PLANA Georgette

Georgette Plana en 1978 – Photo (c) Vogue Pascal Carqueville

La chanteuse française Georgette Plana naît le 4 juillet 1917 à Agen dans le Sud-Ouest. C’est à Bordeaux, où ses parents tiennent un restaurant, qu’elle effectue ses premiers pas de danseuse de music-hall avant de rejoindre Paris en 1941. Elle chante à l’Alhambra de Paris avec Bourvil en 1942 puis à l’ABC et l’Européen. Elle enregistre alors bon nombre de chansons avant de se retirer du show business à la fin des années 1940. Elle mène alors une vie de famille tranquille et s’occupe de ses deux enfants. Dans la seconde moitié des années 1950, quelques succès des années 1920 et 1930 sont enregistrés et commercialisés. Mais la passion de la chanson refait vraiment surface pour Georgette Plana lorsqu’elle sort, en 1967, un 33 tours de classiques de la chanson réaliste française. A 50 ans, elle atteint les sommets des ventes de disques en France avec « Riquita ».
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Il s’agit d’une chanson du répertoire francophone écrite et composée par Ernest Dumont et Louis Bénech en 1926. Parmi les autres chansons de cet album de reprises, il y a aussi « La femme aux bijoux », « Le dénicheur », « Du gris » ou « Les nocturnes ». C’est elle qui « déclenche », à l’époque, la mode des anciennes chansons remises au goût du jour. Des groupes comme les Sunlights enregistrent ainsi avec succès « Les roses blanches », les Charlots reprennent, entre autres, « Sur la commode », « Cach’ton piano » ou « Pétronille tu sens la menthe » et Antoine livre une nouvelle version de « Dites-moi ma mère » de Maurice Chevalier. Quelques mois avant mai 1968, les jeunes artistes essaient ainsi de séduire encore parents et grands parents en leur proposant une nouvelle lecture des chansons de leur jeunesse.
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Les qualités vocales de Georgette Plana ne sont pas irréprochables mais elle possède ce grain de gouaille qui convient parfaitement au répertoire qu’elle interprète. Elle connaît ainsi encore le succès avec « La fille du bédouin », « La valse brune » ou encore « E Viva Espana » composée par le Belge Léo Caerts. Sur ses enregistrements, Georgette est parfois accompagnée par le célèbre accordéoniste français Aimable. En 1969, elle enregistre aussi un duo avec Antoine: « Je t’offre un verre » et, cinq ans plus tard, elle fait partie de la tournée française du podium de la radio Europe 1 aux côtés du groupe Martin Circus. Le 10 mars 2013, à l’âge de 95 ans, Georgette Plana décède à L’Isle-Adam, au nord-ouest de Paris. A la fin des années 1980 et dans les années 1990, elle participe régulièrement aux émissions télévisées françaises nostalgiques de Pascal Sevran comme « La chance aux chansons ».
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AUDREY (Audrey ARNO)

AUDREY en 1969 – Photo (c) Bennett

La chanteuse des sixties AUDREY ou Audrey ARNO naît le 7 mars 1942 à Mannheim en Allemagne. De son vrai nom Adrienna Médini, elle est une véritable enfant de la balle née au cirque Médini où sa mère est écuyère et son père clown. Son premier passage à la télévision date de 1961 et elle y est présentée comme une chanteuse acrobate. En février, suite à ce passage télévisé, elle est sur scène à « la tête de l’Art » après la sortie d’un premier 45 tours. Un an plus tard, elle obtient un rôle dans le film de Michel Boisrond « Comment réussir en amour » où elle tourne aux côtés d’Eddy Mitchell et des Chaussettes Noires. Ce n’est toutefois qu’après la commercialisation de plusieurs disques chez Polydor qu’elle se fait remarquer par Henri Salvador qui lui propose d’enregistrer des chansons pour sa maison de production « Rigolo ». Elle connaît alors un vrai succès discographique avec des chansons comme « Les amours d’artiste », « Des roses rouges pour un ange blond » (également interprétée par Lucky Blondo) ou « Tu m’as manqué Chéri ».
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En France, ses principaux disques ont été enregistrés entre 1960 et 1969. A la fin des années 1970, Audrey devient meneuse de revue aux Etats-Unis. Elle restera aux USA jusqu’à son décès qui survient, après une longue période de maladie d’Alzheimer, le 9 juin 2012.
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CHENOT Francis

Francis CHENOT (c) Maison de la Poésie Amay

Le journaliste et écrivain belge Francis CHENOT naît le 6 mars 1942 à Petitvoir dans l’entité de Neufchâteau. Grand passionné de chanson française à texte, Francis est longtemps le responsable des pages culturelles du journal communiste belge « Le drapeau rouge » jusqu’à l’arrêt de celui-ci. Il écrit ensuite pour l’éphémère journal « Libertés ». Puis il crée le magazine « Une autre chanson » avec le syndicaliste de gauche Albert Faust sous le bienveillant parrainage de Jean Ferrat. Cette aventure médiatique s’achève au milieu des années 2000 après bien des essais de reprise. Francis est aussi l’un des principaux artisans de l’ouvrage « Brel ! et après ? », un livre dont il partage l’écriture avec Geneviève François, Ronald Theunen et Jean-Pierre Vander Straeten et qui est publié aux Editions Labor en 1984. Le bouquin est sous-titré « 33 détours et autres dans la chanson de la Communauté française de Belgique ». Pour Francis Chenot, c’est clair: la chanson est d’abord de la poésie « musiquée ». Cette opinion bien tranchée lui fait, petit à petit, prendre ses distances avec des festivals aux tendances commerciales qu’il juge trop marquées comme les « Francofolies de Spa ». Au début de ces Francofolies belges, Francis présente les soirées gratuites du « Salon Bleu » à une époque où « Une autre chanson » est partenaire de ces rendez-vous poétiques dont la philosophie change ensuite avant de disparaître. Entre 1965 et 2010, Francis Chenot publie 17 ouvrages de poésie et récolte deux prix : le Prix René Lyr pour « Mémoire de schiste » en 1982 et le Prix Arthur Praillet en 1997. Il a aussi fondé, avec Francis Tessa, la « Maison de la poésie d’Amay » (B) et il est le directeur de la revue « L’arbre à paroles ». Francis Chenot est décédé le 13 juillet 2020 à Huy des suites d’un cancer.
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SAVARY Jérôme

Jérôme Savary

Le metteur en scène et directeur de théâtre français Jérôme SAVARY naît le 27 juin 1942 à Buenos Aires en Argentine. Son père, Français et Juif, est écrivain. Sa mère, Juive d’origine allemande et américaine de la haute société, est la fille de Frank Higgins, Gouverneur de l’État de New York de 1905 à 1907. Élève au Collège Cévenol, Jérôme Savary se rend très jeune à Paris où il apprend la musique et fait des études aux Arts Déco. À 19 ans, il part pour New York où il découvre les jazzmen qu’il fréquente: Count Basie et Thelonious Monk entre autres. En 1962, il retourne en Argentine et travaille à Buenos Aires comme illustrateur et dessinateur. De retour à Paris trois ans plus tard, il crée la « Compagnie Jérôme Savary ». En mai 1968, il collabore au journal « Action ». Passionné de théâtre et de musique, il n’a de cesse de mettre en scène des spectacles où les deux genres sont étroitement liés. Son humour très particulier et son amour pour les scènes légères avec de jolies dames font de la plupart de ses mises en scène de grands moments souvent festifs et colorés. De 1982 à 1986, il dirige le Centre Dramatique National du Languedoc-Roussillon baptisé Nouveau Théâtre Populaire de la Méditerranée à Montpellier. Ensuite, pendant deux ans, Jérôme Savary dirige le Centre Dramatique de Lyon. Puis, de retour à Paris, il dirige le Théâtre National de Chaillot de 1988 à 2000. De 2000 à 2007, il prend les rênes de l’Opéra-Comique. Enfin, de 2007 à son décès survenu à Levallois-Perret (F) le 4 mars 2013 des suites d’un cancer, il dirige sa propre structure de création théâtrale: « La Boîte à Rêves » à Béziers.
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Parmi les spectacles de musique et de chanson qu’il a mis en scène, nous retiendrons en particulier: « Cabaret » avec Ute Lemper en 1987, « La Légende de Jimmy » de Michel Berger et Luc Plamondon en 1990, « Y’a d’la joie !… et d’l’amour » sur des musiques de Charles Trenet » en 1997, « Irma la douce » en 2000, « Mistinguett » en 2001, « A la recherche de Josephine (Baker) » en 2006 et « Une trompinette au paradis » d’après des textes de Boris Vian en 2008.
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ASSIA Lys

Lys Assia dans les années 1950

La chanteuse et actrice Lys ASSIA naît le 3 mars 1924 à Rupperswil en Suisse sous le nom de Rosa Mina Schärer. Son père est alors le propriétaire d’une entreprise de plomberie et sa mère est d’origine noble. Dès son plus jeune âge, elle suit des cours de danse avant d’étudier au Conservatoire et à l’Académie des Arts de Zurich. Contre l’avis de sa mère, elle se lance ensuite dans une carrière artistique et fait ses débuts sur scène alors qu’elle a seize ans. Elle se produit comme danseuse de revue au Corso de Zurich. Pendant la seconde guerre mondiale, elle intègre les ballets Riva et se produit devant les troupes françaises. Elle chante pour la première fois en public à Nice en 1942 puis entre dans l’orchestre d’Eddie Bruner. La même année, le label discographique « La Voix de son maître », à la recherche de nouveaux talents, la repère et lui fait signer son premier contrat d’enregistrement. Après la guerre, Lys Assia est engagée par Radio Basel et elle entame, avec l’orchestre de la radio, plusieurs tournées à l’étranger qui l’amènent à se produire notamment à Madrid et à Paris. En 1948, elle remplace, dans une revue du Club des Champs-Élysées, Joséphine Baker, tombée malade. Elle se montre si convaincante que les producteurs du spectacle l’engagent pour la saison. Et, en 1950, elle se fait connaître en interprétant, en allemand, « O Mein Papa », chanson tirée de l’opérette « Das Feuerwerk », composée par Paul Burkhard. Parallèlement à cette activité de chanteuse, Lys Assia se tourne vers le cinéma et tourne dans une dizaine de films.  En 1956, elle se présente au premier concours Eurovision de la Chanson qu’elle remporte en interprétant « Refrain ».
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L’année suivante, elle tente à nouveau sa chance au même concours, toujours pour la Suisse, avec la chanson « L’Enfant que j’étais » et elle se classe septième.
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En 1958, elle récidive en chantant « Giorgio », en italien, et termine, cette fois, à la deuxième place. Grâce à ces participations au concours Eurovision, elle développe une carrière internationale qui lui permet notamment de se produire devant la reine Elizabeth II d’Angleterre, le roi égyptien Faruk et Eva Peron en Argentine. A 88 ans, elle veut forcer le destin une fois encore et se présente à la présélection suisse du concours Eurovision mais elle n’est pas retenue pour participer à l’édition 2012.
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Ce sera le dernier coup d’éclat artistique de la chanteuse qui connaît quelques problèmes de santé avant d’être admise à l’hôpital Zollikerberg près de Zurich. Elle y décède le samedi 24 mars 2018 à l’âge de 94 ans.
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LEGRAND Michel

Michel Legrand en 2015

Le compositeur, chanteur et musicien français Michel LEGRAND voit le jour le 24 février 1932 à Bécon-les-Bruyères. C’est un enfant de la balle né de l’union du compositeur Raymond Legrand et de Marcelle Der Mikaëlian, sœur du chef d’orchestre Jacques Hélian. Il est aussi, plus tard, le frère de la chanteuse de jazz Christiane Legrand. Michel Legrand étudie d’abord le piano au Conservatoire de Paris de 1942 à 1949. Il se passionne ensuite pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie. A 19 ans, il écrit déjà des arrangements pour l’orchestre de son père et ce dernier lui fait découvrir la chanson de variétés. Comme arrangeur, il travaille alors pour des artistes comme Henri Salvador, Catherine Sauvage ou Maurice Chevalier. En 1954, l’album « I Love Paris » se vend à huit millions d’exemplaires dans le monde et surtout aux Etats-Unis. Il reprend des grandes chansons françaises adaptées au jazz par Michel Legrand lui-même. Dans la seconde moitié des années 1950, le compositeur prend conscience de l’importance de la musique au cinéma. Les réalisateurs de la « nouvelle vague » française sont séduits par sa musique qui illustre des films d’Agnès Varda et de Jean-Luc Godard. Mais c’est surtout avec Jacques Demy que l’osmose est parfaite et Michel signe ainsi la musique des comédies musicales « Lola »(1961), « Les parapluies de Cherbourg » (1964), « Les demoiselles de Rochefort » (1967) et « Peau d’âne » (1970).
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Installé aux Etats-Unis en 1966, il compose alors les musiques d’un bon nombre de films à succès comme « L’affaire Thomas Crown » avec « Les Moulins de mon coeur » qui reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale à Hollywood. Cette dernière chanson devient d’ailleurs un classique de la chanson française interprété par Michel Legrand mais aussi repris par une multitude d’artistes.

Parallèlement à sa carrière de compositeur et d’arrangeur, Michel Legrand se lance aussi dans la chanson avec succès. Au début des années 1960, son tandem avec Claude Nougaro donne naissance à quelques succès de ce dernier: « Le cinéma », « Les Don Juan » ou « La chanson ». Puis, il interprète notamment « Quand ça balance », « La valse des lilas », « 1789 », « Où vont les ballons », ou encore « Quand on s’aime » en duo avec Nana Mouskouri.
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Au début des années 1970, il signe et chante même la bande originale de la série télé animée « Oum le dauphin »: un souvenir impérissable pour des milliers d’enfants de l’époque.
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Pour ses cinquante ans de carrière en 2009, il livre trois concerts en la salle Pleyel à Paris. Fin 2011, Michel Legrand est à la base de la création d’un très beau disque de Noël enregistré par divers artistes francophones et anglo-saxons. On y retrouve Emilie Simon, Renan Luce, Coeur de Pirate, Carla Bruni, Olivia Ruiz et M mais aussi Mika, Iggy Pop ou Jamie Cullum. En 2015, l’album « Michel Legrand & ses amis » est commercialisé. Sur ce disque, le compositeur et interprète partage ses grands succès et un inédit avec une pléiade d’artistes français dont Maurane, Charles Aznavour, Muriel Robin, Laurent Gerra, Brigitte, Thomas Dutronc, Hélène Ségara, Christophe Willem ou encore Brigitte.
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Fin 2015, Michel Legrand travaille avec le jeune artiste français Vincent Niclo et, ensemble, ils composent un spectacle qu’ils présentent début 2016 à Paris.
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A la fin de l’année 2017, le compositeur se rend à Charleroi, en Belgique, où est mise en scène et présentée une version « comédie musicale » du film « Les parapluies de Cherbourg ». Michel Legrand décède à Paris le 26 janvier 2019 à l’âge de 86 ans.

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ANGELIL René

René Angélil en 2009 (c) Nicolas Laffont @ flickr

Le producteur québécois René ANGELIL, mari de Céline Dion, naît le 16 janvier 1942 à Montréal au Canada. Comme beaucoup de producteurs de chanson, René Angélil commence sa carrière en tant que musicien au sein d’un groupe ayant pour nom « Les Baronets » de 1962 à 1972.

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A la dissolution du groupe, il se lance comme imprésario et la première artiste dont il s’occupe est Ginette Reno. Puis, plus tard, à l’époque où Ginette décide de se passer de ses services, René remarque, en 1981, une très jeune fille qui possède une voix remarquable : Céline Dion. Après avoir réalisé deux albums qui font connaître la jeune fille dans toute la francophonie en 1983 et 1984, René Angélil décide de faire de Céline une star de renommée internationale. Et il réalise son rêve pas à pas en présentant d’abord Céline Dion comme interprète d’une oeuvre suisse au Concours Eurovision de la Chanson en Irlande en 1988. Grand joueur (de poker) et parieur devant l’éternel, René avoue plus tard être entré dans une agence de paris à Dublin et d’avoir gagné quelques livres en misant sur la victoire de Céline avec la chanson « Ne partez pas sans moi ».
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Peu à peu, l’amitié, d’abord professionnelle, va se transformer en amour et, le 17 décembre 1994, René et Céline se marient à Montréal en la basilique Notre-Dame.
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C’est le troisième mariage de René. Et sa seconde épouse, la chanteuse Anne Renée, lui a donné deux enfants. En 1999, un cancer de la gorge est décelé chez René mais, soigné à temps, il en guérit rapidement. La même année, il accepte de s’occuper de la carrière de Garou mais cette collaboration ne dure pas. Dans le même ordre d’idées, c’est lui qui est aussi à la base de la carrière de l’imitatrice québécoise Véronic Dicaire. Le 25 janvier 2001, Céline Dion donne naissance à leur premier fils René-Charles. Et, le 23 octobre 2010, René-Charles accueille ses deux frères jumeaux: Eddy et Nelson. Le 23 décembre 2013, René Angélil subit l’ablation d’une nouvelle tumeur cancéreuse à la gorge. Les médias s’alarment mais Céline Dion communique que René va bien.  Elle doit cependant désormais imaginer différemment son avenir artistique en changeant, notamment, d’équipe et de producteur. Le 14 janvier 2016, deux jours avant son 74e anniversaire, le cancer emporte René Angélil qui décède à Las Vegas, aux Etats-Unis, où il est en convalescence depuis le début 2014. Les funérailles ont lieu le vendredi 21 janvier là où le couple s’est marié en 1994 : dans la basilique Notre-Dame de Montréal.
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DEMARNY Jacques

Jacques Demarny

L’auteur et parolier français Jacques DEMARNY naît le 21 décembre 1925 dans le 13e arrondissement de Paris sous le nom de Jacques Lemaître. Ses parents vivent alors à Alger où son enfance se déroule sans souci. A quinze ans, il rejoint la France où c’est la guerre et, en 1942, il est volontaire pour participer à un réseau dans la résistance à l’ennemi nazi. Deux après la fin du conflit mondial, Jacques se lance avec son frère, Jean, dans un numéro de duettistes chanteurs et se produisent sur quelques grandes scènes parisiennes, notamment en première partie de Georges Brassens. Par la suite, il s’oriente vers l’animation et la présentation. Il anime ainsi des émissions sur la radio périphérique française Europe 1 et porte le costume de Monsieur Loyal au cirque Médrano. Mais, depuis toujours, Jacques est attiré par la poésie et écrit de petits textes qui deviendraient facilement des paroles de chansons. Alors, en 1949, il décide de devenir auteur et s’inscrit en tant que tel à la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français.  Il lui faudra cependant dix ans avant d’écrire des chansons pour Annie Cordy (« Allez hop », « 1960 »), Danielle Darrieux (« Prendre le temps de s’aimer davantage ») ou Miguel Amador.
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Un soir de janvier 1963, Jacques va applaudir Enrico Macias qui se produit sur la scène parisienne de Bobino. Au terme du concert, il demande à rencontrer le chanteur pour lui soumettre le texte d’une éventuelle chanson. Macias est séduit par le thème et compose de suite une mélodie qui va faire le tour du monde : « Enfants de tous pays ».
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Il s’agit là de la première concrétisation d’une collaboration qui va durer des dizaines d’années et qui va se compléter avec le travail du chef d’orchestre et arrangeur Jean Claudric. Plus de 500 chansons vont émaner de ce travail collectif dont les plus connues ont pour titres « Les gens du Nord », « Les millionaires du dimanche », « J’ai quitté mon pays », « Mon coeur d’attache » (pour lequel ils reçoivent le Prix Vincent Scotto en 1965), « Paris, tu m’as pris dans tes bras », « Dès que je me réveille », « Noël à Jérusalem », « Malheur à celui qui blesse un enfant » ou « Un berger vient de tomber ».
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La popularité de ses textes chantés par Enrico Macias va permettre à Jacques Demarny d’écrire pour la nouvelle génération des artistes français qui débarquent dans les années 1970. Il écrit ainsi la chanson « Un jardin sur la terre » qui permet à Serge Lama de représenter la France au concours Eurovision en 1971.
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Deux ans plus tard, Gérard Lenorman enregistre « Mourir au champ d’amour » puis « Je voudrais devenir berger ». En 1974, il est l’auteur de quelques chansons pour Gilles Olivier et, à partir de 1975, il écrit quelques succès pour Daniel Guichard : « La découverte », « Je t’aime tu vois » ou encore « Ne parle pas » (1976).
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Parmi les autres artistes « servis » par des textes de Jacques Demarny, il y a encore Dalida, Rika Zaraï, Pierre Groscolas et Bibie. Pour cette dernière chanteuse, il est le parolier de « J’veux pas l’savoir » qui lui permet de décrocher le Prix Rolf Marbot en 1987. En 1982, après vingt ans de complicité dans l’écriture et la composition avec Enrico Macias, Jacques Demarny rend hommage au chanteur en publiant le livre de souvenirs « Non je n’ai pas oublié ». Grand défenseur de la cause des auteurs, il a été administrateur de la SACEM pendant 30 ans et son président pendant cinq années. Cette carrière exceptionnelle est honorée par ses pairs en 2007 qui lui décernent le Grand Prix de la Chanson Française. Jacques Demarny décède le 12 janvier 2011 à Paris à l’âge de 85 ans.
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CHEVALIER Maurice

Maurice Chevalier – Photo (c) Piaz

Le chanteur et acteur français Maurice CHEVALIER naît à Paris le 12 septembre 1888. Il est élevé dans la plus pure tradition du titi parisien. Et, digne héritier de Gavroche, le jeune et charmant Maurice ne songe qu’à séduire la gent féminine qui, en retour, l’apprécie bien. Au début du 20e siècle, il commence timidement à pousser la chansonnette dans la rue avant d’en faire son activité principale dans les cafés concerts du quartier parisien de Ménilmontant. Il vit alors une passion amoureuse avec la chanteuse Fréhel avant de la quitter, en 1909, pour Mistinguett avec qui il reste dix ans. En 1914, au début de la « grande guerre », Maurice Chevalier est envoyé au front où il est blessé et capturé par les Allemands. Mistinguett se porte volontaire pour devenir espionne mais aussi pour essayer de libérer Maurice. Elle y parvient en 1916. Le succès populaire important de Chevalier est dû, bien sûr, à sa frimousse souriante mais aussi à son délicieux accent faubourien qu’il fait roucouler aussi bien en français que, plus tard, en anglais. Il enregistre, dans les années 1920, toute une série de chansons qui vont faire le bonheur des détenteurs de phonographes: « Valentine » ou « Dans la vie faut pas s’en faire » par exemple.
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Remarqué par un producteur de cinéma américain, Chevalier quitte la France pour Los Angeles et Hollywood en 1927. Il s’y installe et y tourne de nombreux films jusqu’en 1935. Mais, au fil du temps, son étoile américaine pâlit et cela l’oblige à revenir en France où il a gardé une grande popularité. Il crée alors de nouveaux succès comme « Ma pomme », « Prosper » ou « Y’a d’la joie » qu’un jeune auteur du nom de Charles Trenet écrit pour lui.
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En 1939, alors que la seconde guerre mondiale est déclarée, il chante pour les soldats français présents sur le front. Il va même jusqu’à enregistrer la chanson « Ca fait d’excellents Français » qui glorifie le comportement de ses compatriotes tous unis contre l’ennemi.
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Il revient ensuite à Paris et se produit dans les théâtres pour divertir les citadins de la capitale française occupée. En 1941, il enregistre « La marche de Ménilmontant » qui évoque le quartier de son enfance.
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Puis il anime des émissions de divertissement sur Radio Paris. Jusqu’en 1942, Maurice Chevalier travaille sans cesse sur les scènes parisiennes. Puis, il disparaît mystérieusement avant de revenir à Paris à la Libération. Il est alors un moment accusé d’avoir collaboré avec l’occupant nazi et menacé d’être fusillé. Mais en fait, il explique que, à partir de 1942, il s’est attaché à protéger la famille juive d’origine roumaine de sa compagne Nita Raya en vivant d’abord à Cannes avant de se réfugier chez des amis dont un résistant. Complètement blanchi par le Comité national français d’épuration des professions d’artistes dramatiques et lyriques en 1945, il enregistre immédiatement la chanson « Fleur de Paris » qui devient l’un des hymnes de la libération.
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Son nouveau départ est couronné de succès tant dans la musique qu’au cinéma où il tourne en France et, de nouveau, aux Etats-Unis. En 1956, il se produit sur la scène de l’Alhambra à Paris et il accueille, en première partie, l’orchestre d’un jeune musicien qui a pour nom Michel Legrand. Dans les années 1960, il réenregistre tous ses grands succès avec de nouvelles orchestrations et des moyens techniques plus sophistiqués. Le son est meilleur mais la voix de Chevalier n’est plus celle d’il y a 40 ans.
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Qu’à cela ne tienne, il renoue avec le succès auprès des jeunes en partageant « Le twist du canotier » avec les Chaussettes Noires et Eddy Mitchell en 1962. Ce titre l’amène à se produire à la télévision italienne où, comme vous le voyez ci-dessous sur cette vidéo de 1962, il est seul en studio et chante sur le play-back enregistré par les Chaussettes Noires.
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Deux ans plus tard, il enregistre un duo, « L’Italiano, la leçon d’italien » avec la jeune chanteuse italienne qui vient de remporter le concours Eurovision de la chanson: Gigliola Cinquetti.
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En 1966, il parraine une toute jeune artiste qui est révélée par la télévision et « Le jeu de la chance » de Télé-Dimanche avec Raymond Marcillac: Mireille Mathieu.
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En 1967, à presque 80 ans, Maurice Chevalier fait ses adieux sur scène avec ses accessoires désormais traditionnels: la canne et le canotier. Il entame alors une tournée internationale qui l’emmène dans une vingtaine de pays dont les Etats-Unis, l’Angleterre et le Canada. Son tout dernier spectacle a lieu à Paris, au théâtre des Champs-Elysées le 20 octobre 1968.
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Quelques mois après, il lui est demandé d’interpréter la chanson du dessin animé « Les Aristochats » de Walt Disney. Momo accepte et enregistre le morceau en anglais et en français : « Les Aristocats ».
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Le 13 décembre 1971, il est hospitalisé à l’hôpital Necker de Paris pour un problème rénal qui va se compliquer. Il décède le 1er janvier 1972 à 17 heures. Les funérailles de Maurice Chevalier ont lieu le 5 janvier 1972 à Marne-la-Coquette où il est inhumé auprès de sa mère. Parmi les célébrités présentes à la cérémonie, comme on le voit dans la vidéo américaine ci-dessous, il y a la princesse Grâce de Monaco.
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FERRAT Jean

Jean Ferrat dans les années 1970 – Photo (c) Alain Marouani

L’auteur, compositeur et interprète français Jean FERRAT naît le 26 décembre 1930 à Vaucresson sous l’identité de Jean Tenenbaum. Il est le fils d’un ouvrier joaillier d’origine russe juive. A l’âge de cinq ans, Jean suit sa famille qui s’installe à Versailles. On y apprécie la musique. Malgré qu’il se soit engagé volontairement, le père de Jean subit sa condition de juif et, dès 1942, il est obligé de porter l’étoile jaune. Durant l’été de cette année-là, il est déporté au camp de concentration d’Auschwitz où il est exterminé. Pendant ce temps-là, le petit Jean est caché par des amis de la famille: des militants communistes. Puis, tout le monde se réfugie en zone libre avant de revenir à Versailles chez une tante en décembre 1943. Six mois plus tard, la famille part pour Perpignan où ils ont des soucis avec la Gestapo. Une fois ces derniers problèmes réglés, Jean, sa mère et ses frères et soeurs s’installent dans la région de Toulouse où ils sont hébergés en attendant la fin de la guerre. Après la libération, la famille Tenenbaum part à Paris où, sans diplôme, Jean est engagé dans un laboratoire des Travaux Publics. Tout en suivant des cours du soir pour être ingénieur-chimiste, il prend aussi des cours de théâtre et se passionne pour la musique et le chant. Ce sont ces dernières activités qui vont peu à peu prendre le dessus sur le reste au point de le faire abandonner définitivement la chimie et l’industrie pour la vie artistique. Il fréquente alors une troupe de théâtre et se fait embaucher comme guitariste dans une formation de jazz. Au début des années 1950, il compose quelques chansons dont personne ne veut lors des auditions auxquelles il se présente sous le nom de Jean Laroche. En 1956, il met en musique un poème de Louis Aragon qu’il apprécie: « Les yeux d’Elsa ». La vedette qu’est alors André Claveau est séduite par cette mélodie et l’enregistre.
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Grâce à cette interprétation, Jean commence à se faire connaître dans le métier. Il décide de prendre le pseudonyme de Ferrat après avoir repéré sur une carte de France, au hasard, le nom de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Il se produit ainsi au cabaret parisien de La Colombe en première partie de Guy Béart. Il élargit ensuite son rayon d’action en chantant au Milord l’Arsouille, à L’Échelle de Jacob ou La Rôtisserie de l’Abbaye. Il parvient alors à obtenir un contrat discographique et sort un premier 45-tours en 1958 avec « Les mercenaires » et « Frédo la nature ». Ce n’est pas un succès.

Un an plus tard, il fait la connaissance de Gérard Meys qui devient son éditeur et décide de s’occuper de l’artiste. Grâce à lui, Jean Ferrat enregistre alors un second disque sous le label Decca et il obtient son premier succès radiophonique avec « Ma môme ».
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Entretemps, il a immortalisé sur une rondelle de vinyl quatre chansons sous le nom de Frank Noël qu’une autre maison de disques, RCA, sort à ce moment mais sans succès. En 1961, il rencontre la chanteuse et danseuse Zizi Jeanmaire pour qui il compose « Eh l’amour » et il assure le lever de rideau de son nouveau spectacle à l’Alhambra de Paris pendant six mois.
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La même année, son premier 33-tours est commercialisé et sa chanson « Deux enfants au soleil » est à nouveau un grand succès puisqu’il reçoit, en outre, le prix de la SACEM, la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français.
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En 1961 toujours, il épouse la chanteuse Christine Sèvres pour qui il a déjà écrit quelques chansons. Quelques mois plus tard, il rencontre l’interprète Isabelle Aubret qu’il engage en première partie de sa tournée pour le début d’une amitié sans faille. En 1963, il entre dans l’écurie Barclay et chante « Nuit et brouillard » qui, sur une musique populaire, raconte l’histoire des trains de la mort en évoquant la tragédie qu’a connue son père sous le régime nazi pendant la seconde guerre mondiale. Le disque reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros.
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Quelque temps après, il enregistre l’une de ses plus éternelles chansons: « La montagne ».
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C’est à cette époque, en 1964, que Ferrat achète une maison en Ardèche à Antraigues-sur-Volane où il s’installe définitivement en 1973. Les succès de Jean Ferrat se multiplient avec, notamment, en 1969, « Ma France ».
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En 1971, l’artiste rencontre une professeur d’éducation physique, Colette Laffont, avec qui il emménage. Mais il n’est toutefois pas question pour lui de divorcer avec Christine Sèvres qui est gravement malade et dont il s’occupe. Au fil des ans, Jean Ferrat a de plus en plus de mal à assumer ses spectacles physiquement et il décide de faire ses adieux à la scène en octobre 1972 au Palais des Sports de Paris.
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Dans la foulée, il quitte la maison de disques Barclay. En 1974, le jeune Daniel Guichard remporte un énorme succès avec la chanson « Mon vieux » que Jean Ferrat a composé pour Jacques Boyer et Jean-Louis Stain en 1963. Le texte est réécrit pour l’occasion sans l’autorisation de son auteur, Michèle Senlis, qui amène l’affaire et Daniel Guichard devant les tribunaux.
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En 1975, Jean Ferrat sort un nouvel album qu’il édite sous son propre label Temey: « La femme est l’avenir de l’homme » est un énorme succès.
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A la fin de la décennie 1970, avec les restructurations, la firme discographique multinationale Polygram rachète tout son catalogue à Barclay. Pour ne pas dépendre du bon vouloir des hommes d’affaires de la major à propos de l’utilisation de son répertoire discographique, Jean Ferrat décide de réenregistrer l’intégrale de ses chansons avec son arrangeur Alain Goraguer « à l’identique » sur son propre label. Boulimique de travail, Jean commercialise aussi un album de nouvelles pièces: « Ferrat 80 ». Il y prend ses distances vis-à-vis du communisme contemporain dans lequel il ne se reconnaît plus trop.
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En 1981, Christine Sèvres décède d’un cancer à 50 ans. Jean Ferrat se fait de plus en plus rare dans les médias. Ses nouveaux disques se raréfient également. Il faut ainsi attendre 1991 pour voir un nouvel album chez les disquaires: « A la une », qui fustige la « télé-poubelle ». Il est toutefois l’invité sur TF1 de Michel Drucker pour une émission spéciale de « Stars 90 ».
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En janvier 1992, Jean Ferrat se remarie avec Colette Laffont avec qui il vit depuis 20 ans. Multipliant les expériences humaines, il se retrouve candidat pour le Parti Communiste Français aux élections européennes de 1999. En janvier 2003, il est l’invité de Michel Drucker pour son programme télé « Vivement dimanche ». Et il apparaît une dernière fois pour une longue interview avec Patrick Simonin sur TV5 Monde en décembre 2003 dans « L’invité ».
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En 2007, Ferrat apporte son soutien à José Bové pour l’élection présidentielle française. Peu de temps après, la santé du chanteur décline. Il souffre d’un cancer qui va le terrasser le 13 mars 2010 à Aubenas où il est hospitalisé. L’auteur-compositeur-interprète est inhumé le 16 mars 2010 au cimetière d’Antraigues-sur-Volane après une cérémonie d’hommage qui a lieu sur la place centrale du village et qui est retransmise en direct à la télévision française. Francesca Solleville y interprète « Ma France » et Isabelle Aubret « C’est beau la vie ». Puis « La Montagne » est reprise en choeur par la foule rassemblant plus de 5.000 célébrités et quidams.
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Cinq ans après le décès de Jean Ferrat, un album d’hommage est enregistré par un certain nombre de chanteurs français et est commercialisé en mars 2015. Y participent, entre autres, Marc Lavoine, Cali, Dionysos, Julien Doré, Patrick Bruel, Patrick Fiori, Hubert-Félix Thiéfaine, Zebda et Natasha St-Pier.
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MEURISSE Paul

Le comédien, acteur et chanteur français Paul MEURISSE naît le 21 décembre 1912 à Dunkerque. Son entrée dans le monde artistique se fait par la chanson et un radio-crochet qu’il remporte à Paris en 1936. Il devient ensuite un interprète spécialisé dans les chansons gaies mais livrées d’une manière lugubre. En 1939, en tant que comédien, il interprète sur scène « Le Bel indifférent », de Jean Cocteau, aux côtés d’Édith Piaf qui est sa compagne jusqu’en 1942. Il entame sa carrière cinématographique en 1946 en tenant le rôle d’un voyou dans « Macadam », film de Marcel Blistène et Jacques Feyder. Mais au cinéma, il reste surtout « L’oeil du monocle » de Georges Lautner en 1962 et l’excellent personnage des « Diaboliques » réalisé par Henri-Georges Clouzot en 1955. Son plus grand succès de chanteur reste sans doute le fameux « Margot la ventouse » enregistré en 1943. Paul Meurisse décède le 19 janvier 1979 à Neuilly-sur-Seine.

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MORGAN Michèle

Michèle Morgan en 1976 – Photo (c) Georges Spitzer

L’actrice française Michèle MORGAN, naît le 29 février 1920 à Neuilly-sur-Seine sous le nom de Simone Roussel. Alors qu’elle a neuf ans, son père subit la crise et les affres du chômage. En 1933, toute la famille s’installe à Dieppe où il reprend une épicerie qui est déclarée en faillite deux ans plus tard. Et c’est à Dieppe que Simone découvre le théâtre et la comédie au Casino. A quinze ans, elle fugue avec un de ses frères pour aller chez ses grands-parents parisiens. Et, en 1936, elle suit des cours de théâtre chez René Simon. Elle se fait remarquer par le milieu du cinéma et décroche un premier contrat dans le film « Gribouille » en 1937. Elle prend alors le pseudonyme de Michèle Morgan et joue, en 1938, aux côtés de Jean Gabin dans « Quai des Brumes » de Marcel Carné. Une réplique de Jean Gabin est devenue culte : « T’as d’beaux yeux tu sais ». La guerre éclate et la jeune actrice part aux Etats-Unis. Elle y épouse, en 1942, William Marshall. De leur union, qui s’achève en 1948 par un divorce, naît un fils : Mike. En 1950, elle se marie avec Henri Vidal qui réalise plusieurs films avec elle. Après le décès du cinéaste en 1959, elle rencontre le réalisateur Gérard Oury avec qui elle vit jusqu’à la disparition de ce dernier en 2006. Dans les années 1960, elle est au générique de quelques films français avant de se faire plus rare à partir de 1967. De temps à autre, on la retrouve sur une scène de théâtre, dans un studio de télévision ou sur un plateau de cinéma (comme aux côtés de Serge Reggiani dans « Le chat et la souris » de Claude Lelouch en 1975). Elle s’intéresse aussi à la musique et à la chanson mais s’y consacre réellement très peu. En 1964 toutefois, elle chante « Rendez-vous aux pas perdus », dans la bande originale du film de Jacques Robin « Les pas perdus », composée par Jacques Loussier.
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Et, en 1976, elle interprète « Si je te parle ainsi », un texte de Vlyne Buggy qu’elle récite sur une musique de Claude Morgan (qui n’a aucun lien de parenté avec elle). Le 45 tours est alors produit par Laurent Rossi, le fils de Tino.
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Après une carrière cinématographique bien remplie, l’actrice passe une retraite plutôt paisible et décède le 20 décembre 2016 dans sa ville natale. Elle est inhumée le 23 décembre 2016 au cimetière parisien du Montparnasse.
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