LEVEL Charles

Charles Level en 1964 – Photo (c) Nisak

L’auteur, compositeur et interprète français Charles LEVEL naît à Cherbourg le 17 juin 1934. C’est en 1958 que Charles Level chante pour la première fois à la radio. Il rejoint ensuite les artistes en herbe qui fréquentent « Le Petit Conservatoire de la chanson » de Mireille. Au début des années 1960, il enregistre quantité de 45-tours sous son véritable nom mais aussi sous le pseudonyme de Charlie Level. Il interprète ainsi des titres personnels mais aussi des reprises comme « Pepito », « Brigitte Bardot », « La marche des anges », « Roméo », « Retiens la nuit », « Un premier amour », « Un clair de lune à Maubeuge », « Roses blanches de Corfou », « Pour une amourette », « J’entends siffler le train », « Telstar », etc.

A partir de 1964, et uniquement sous le nom de Charles Level, il interprète de plus en plus de chansons dont il est le compositeur ou l’auteur. Il travaille alors souvent avec le compositeur Roland Vincent mais il ne connaît pas un grand succès en tant que chanteur.

Par contre, il se met à écrire de véritables tubes pour des artistes réputés comme Mireille Mathieu, Dalida, Charles Aznavour, Marcel Amont, Sacha Distel, Régine, Line Renaud et Michel Delpech entre autres. Son oeuvre la plus célèbre en tant qu’auteur reste « La Bonne du curé » qu’Annie Cordy enregistre en 1974 et qui se vend à plus de trois millions d’exemplaires en 1975.

Plus tard, Charles Level va écrire les adaptations en français de génériques de dessins animés comme « Au pays de Candy », « Winnie l’ourson » et « Chapi Chapo ».

Son dernier enregistrement d’interprète date des années 1980: « A gauche gauche, à droite droite ».

Membre de la SACEM, Société française des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique, pendant plus de cinquante ans, il y a déposé, en tant qu’auteur ou compositeur, plus de 1.300 œuvres dont plus de 1.000 chansons et plus de 300 musiques pour le cinéma et la télévision. Charles Level meurt le 24 octobre 2015  à Rueil Malmaison.
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MIREILLE

MIREILLE au début des années 1960 – Photo (c) Wiesniak

La chanteuse, compositrice et actrice française MIREILLE naît le 30 septembre 1906 à Paris sous le nom de Mireille Hartuch. Née dans une famille de musiciens, c’est tout naturellement que la petite fille apprend le piano. Passionnée de théâtre, elle décroche un rôle de figurante en Angleterre à l’âge de six ans. Elle se tourne ensuite vers la musique et veut devenir pianiste mais, ses mains étant trop petites, elle se contente de composer des mélodies sur cet instrument. A 22 ans, elle rencontre l’auteur Jean Nohain avec qui elle compose une comédie musicale de cinq heures intitulée « Fouchtra » et qui, en fonction de sa durée et de son étrangeté, n’est pas montée. Ayant appris l’anglais, Mireille décide de partir aux Etats-Unis où elle reste deux ans: le temps de se produire à Broadway et à Hollywood où elle tourne notamment avec Buster Keaton en 1931. A la grande surprise de sa compositrice, une mélodie de la comédie musicale « Fouchtra » enregistrée par le duo Pills et Tabet qu’elle accompagne au piano, sous le titre « Couchés dans le foin », est sortie durant son séjour aux Etats-Unis et est devenue l’un des grands succès de l’année 1932.

 

Mireille rentre alors en France où elle est demandée pour composer d’autres chansons destinées à des vedettes comme Maurice Chevalier ou Jean Sablon. Mais elle décide aussi d’enregistrer quelques titres avec Pills et Tabet: « Ce petit chemin » ou « C’est un jardinier qui boîte ».

Et, en 1934, elle commence une carrière de chanteuse soliste pour se produire, accompagnée d’un piano, sur les scènes parisiennes de l’A.B.C., l’Alhambra et Bobino. La guerre va obliger Mireille et son mari, le philosophe Emmanuel Berl, d’origines juives, à fuir la capitale française occupée. Ils s’installent donc en Corrèze où Mireille va entrer en résistance en prenant la tête du Comité de Libération. Après la seconde guerre mondiale, elle continue à écrire des chansons pour Yves Montand notamment et enregistre encore quelques disques comme un album de ses succès réorchestrés en jazz en 1962.

Sacha Guitry, qui est de ses amis, lui conseille un jour de mettre ses grandes connaissances artistiques à la disposition des jeunes artistes en devenir. Dès 1955, elle crée ainsi « Le petit conservatoire de la chanson » qui fait l’objet d’un programme de radio avant de devenir un rendez-vous télévisé de 1960 à 1974. Cette école hors du commun révèle toute une série de chanteurs et chanteuses parmi lesquels on peut citer Alice Dona, Pierre Vassiliu, Françoise Hardy, Yves Duteil, Frida Boccara, Hervé Cristiani, Sapho, Julien Clerc, Pascal Sevran, Daniel Prévost, Dick Annegarn et Alain Souchon.

A 70 ans, elle est sur la scène du Printemps de Bourges en 1976 où elle interprète ses succès mais aussi des nouvelles chansons figurant sur un album produit par Michel Berger: « J’ai changé mon piano d’épaule ».

Près d’un an avant son décès, qui survient à Paris le 29 décembre 1996, Mireille se produit encore au théâtre parisien  de la Potinière.

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COWL Darry

Darry Cowl en 1967 – Photo (c) Harcourt

Le musicien et comédien français Darry COWL naît sous le nom d’André Darricau le 27 août 1925 à Vittel. Il quitte les Vosges en 1934 pour Menton où son père, médecin, a été nommé chef de clinique. Il pratique le scoutisme à Paris. Après avoir subi une grave blessure à la hanche en demi-finale du championnat de France de pelote basque, il se tourne vers la musique. Il entame donc des études musicales puis s’oriente vers le cabaret où il met au point son personnage ahuri et zozoteur. Il s’intéresse alors au cinéma où son rôle dans « Le Triporteur » le rend rapidement célèbre. Pianiste de bar, Darry Cowl s’intéresse aussi beaucoup à la chanson. En 1967, il enregistre un duo avec Annie Cordy: « Pic et pioche ».

C’est d’ailleurs le titre de l’opérette qu’il compose avec des textes de Raymond Vincy et Jacques Mareuil. Deux ans plus tard, sous le nom de « Darry Cowl Girls », il enregistre un 45 tours EP de quatre titres dont « Tirer un coup ». En 1970, il compose une chanson, « Mon léopard et moi », qui est interprétée par Brigitte Bardot.

Mais ce sont bien évidemment ses activités théâtrales et cinématographiques qui vont faire de lui une vedette inoubliable. Le 14 février 2006, il meurt à son domicile de Neuilly-sur-Seine des suites d’un cancer du poumon. Ses cendres sont d’abord déposées au cimetière parisien du Père-Lachaise avant d’être transportées, quelques mois plus tard, au cimetière de Neuilly-sur-Seine.
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FERRER Nino

Nino Ferrer dans les années 1970

Le chanteur, auteur et compositeur italo-français Nino FERRER naît le 15 août 1934 à Gênes en Italie sous le nom de Nino Agostino Arturo Maria Ferrari. Le jeune Nino passe d’abord son enfance en Nouvelle-Calédonie où son père travaille comme ingénieur. A l’âge de treize ans, il débarque en France où il est étudiant à Paris. Il mène de front des études d’ethnologie et d’archéologie préhistorique à la Sorbonne avec des activités artistiques comme la peinture et la musique. Après un tour du monde, il revient en France où il pratique le jazz, genre musical qu’il affectionne tout particulièrement. Il devient ainsi bassiste de quelques orchestres et accompagne ensuite des artistes comme Nancy Holloway. Il envoie alors régulièrement des compositions personnelles aux éditeurs de musique qui font la sourde oreille. En 1963, on lui propose enfin d’enregistrer lui-même une de ses mélodies et il connaît un premier succès d’estime avec la chanson « Pour oublier qu’on s’est aimé ».

Mais le premier véritable résultat positif de ses nombreux essais sera le titre « Mirza » en 1965.

Le succès populaire est alors fulgurant et rapide et il va obliger l’artiste à poursuivre dans la veine en enregistrant des chansons comme « Oh hé hein bon » et « Les Cornichons » par exemple.

Cette manière de satisfaire le show-business français ne va cependant pas lui plaire et, malgré des succès comme « Le téléfon » ou « Je voudrais être noir », il s’installe en Italie à partir de 1967.

Là-bas, il anime notamment une émission télévisée de variétés qui connaît une grande notoriété. En 1970, il revient en France et élève des chevaux dans le Sud-Ouest. Il y rencontre un musicien irlandais, Micky Finn, avec qui il se lance dans de nouvelles et originales aventures musicales. Ces dernières débouchent sur la sortie d’un nouvel album personnel intitulé « Métronomie » en 1971. Un 45-tours est extrait de l’opus. C’est « La maison près de la fontaine » qui se vend à plus de 500.000 exemplaires.

Désormais, Nino Ferrer va accomoder son répertoire de mélodies qu’il décide d’enregistrer comme il l’entend. L’une de celles-ci rencontre les faveurs d’un public énorme en 1975: « Le Sud ».

Cette nouvelle grosse popularité va à nouveau troubler le chanteur qui connaît encore des succès beaucoup moins importants avec « Chanson pour Nathalie » en 1976 et « Joseph Joseph » en 1978.

En 1982, il fait une brève incursion dans le cinéma de Jean-Pierre Mocky avec le film « Litan ». Quelques mois plus tard, Nino Ferrer enregistre un nouveau 33-tours qui ne connaît à nouveau pas le succès espéré malgré un excellent travail de composition et de production: « Rock’n’roll cow-boy ».

Au début des années 1990, la sortie de ses plus grands hits en disque compact permet au chanteur d’être à nouveau invité à prendre part à des émissions de radio et de télé. Dans la foulée de cette « re-connaissance » du public et des professionnels, il lui est proposé de commercialiser un nouvel album qu’il intitule « La désabusion » en 1993.

Mais c’est encore un échec au niveau des ventes et, malgré cela, Nino réalise encore un ultime album où les chansons sont cette fois écrites et chantées par l’un de ses fils, son épouse et lui-même: « La vie chez les automobiles ».

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Cinq ans après ce dernier opus, alors que sa mère est décédée deux mois plus tôt, Nino Ferrer profite d’une promenade au milieu des champs pour se donner la mort d’un coup de fusil dans le coeur. C’est le 13 août 1998 au soleil couchant que l’on retrouve son corps inerte dans la campagne du Quercy qu’il appréciait tant et où il vivait (à Montcuq) depuis 1976. Le grand regret de cet artiste hors du commun a toujours été d’avoir, selon lui, composé près de 200 chansons pour que les gens n’en retiennent que trois.
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NOËL-NOËL

NOËL NOËL dans les années 1950 – Photo (c) Parimage

L’acteur et chanteur français NOËL-NOËL est né le 9 août 1897 à Paris sous l’identité de Lucien Édouard Noël. Le jeune Edouard fait ses études à Paris et apprend aussi le piano. Pendant, la première guerre mondiale, il travaille dans une banque puis est mobilisé en 1917 pendant quelques mois. Après le conflit mondial, il est engagé comme dessinateur humoristique pour les journaux français « Le Canard Enchaîné » et « l’Humanité ». Mais il a aussi la ferme intention de devenir chansonnier. C’est ainsi qu’en s’accompagnant au piano il se produit dans les cabarets parisiens « Le Noctambule » et « La Pie qui Chante ». Dès 1931, il enregistre toute une série de chansons pour les disques Odeon. Il s’agit de textes légers qui sont autant de témoignages de la vie quotidienne de l’époque: « Les étrennes », « Souvenir d’enfance » ou « L’enterrement ».

Parallèlement à cette carrière de chanteur-chansonnier, Noël-Noël entame aussi le tournage de nombreux films pour le cinéma et, peu à peu, délaisse la scène. A partir de 1934 toutefois, il s’efforce de se produire à l’ABC de Paris en fin d’année. Pendant la guerre, il continue à se produire sur plusieurs scènes parisiennes avant d’en être empêché par l’occupant allemand pour avoir chanté « Vaches de boches ». En 1950, passé de l’autre côté de la caméra, il réalise un film où il interprète ses succès: « La vie chantée ». Et il va poursuivre pendant près de vingt ans son travail de réalisateur et de comédien avant de se retirer à Nice où il décède le 4 octobre 1989.

 

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Auteur de « La bonne du curé », Charles Level est décédé

Charles Level en 1964 - Photo (c) Nisak

Charles Level en 1964 – Photo (c) Nisak

Charles Level, auteur, compositeur et interprète français, est décédé le 24 octobre 2015. Il était né à Cherbourg en 1934. C’est en 1958 que Charles Level chante pour la première fois à la radio. Il rejoint ensuite les artistes en herbe qui fréquentent « Le Petit Conservatoire de la chanson » de Mireille. Au début des années 1960, il enregistre quantité de 45-tours sous son véritable nom mais aussi sous le pseudonyme de Charlie Level. Il interprète ainsi des titres personnels mais aussi des reprises comme « Pepito », « Brigitte Bardot », « La marche des anges », « Roméo », « Retiens la nuit », « Un premier amour », « Un clair de lune à Maubeuge », « Roses blanches de Corfou », « Pour une amourette », « J’entends siffler le train », « Telstar », etc. A partir de 1964, et uniquement sous le nom de Charles Level, il interprète de plus en plus de chansons dont il est le compositeur ou l’auteur. Il travaille alors souvent avec le compositeur Roland Vincent mais il ne connaît pas un grand succès en tant que chanteur. Par contre, il se met à écrire de grands succès pour des artistes réputés comme Mireille Mathieu, Dalida, Charles Aznavour, Marcel Amont, Sacha Distel, Régine, Line Renaud et Michel Delpech entre autres. Son succès le plus célèbre en tant qu’auteur reste « La Bonne du curé » qu’Annie Cordy enregistre en 1974 et qui se vend à plus de trois millions d’exemplaires. Plus tard, Charles Level va écrire les adaptations en français de génériques de dessins animés comme « Au pays de Candy », « Winnie l’ourson » et « Chapi Chapo ». Son dernier enregistrement d’interprète date des années 1980 : « A gauche gauche, à droite droite ». Membre de la Sacem pendant plus de cinquante ans, il y a déposé, en tant qu’auteur ou compositeur, plus de 1 300 œuvres dont plus de mille chansons et plus de 300 musiques pour le cinéma et la télévision.
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19 FEVRIER

Pierre Barouh dans les années 1970 – Photo (c) Claude Barouh

19 février 1934 : Naissance, à Paris dans le 15e arrondissement, de l’auteur-compositeur-interprète, acteur et producteur français Pierre BAROUH. Il est devenu célèbre pour son implication dans le film de Claude Lelouch « Un homme et une femme » où il était à la fois acteur et auteur-interprète de la chanson du film composée par Francis Lai et interprétée par Nicole Croisille en 1966. Sous le prénom initial d’Elie, le petit garçon est issu de parents juifs originaires de Turquie et marchands de tissus sur les marchés de la région parisienne avant la seconde guerre mondiale. Pourchassés par l’occupant allemand nazi, Elie, son frère, sa soeur et ses parents se réfugient et se cachent en Vendée chez des amis. C’est là qu’il change son prénom d’Elie en Pierre. A la Libération, grand sportif, Pierre Barouh pratique le volley-ball dans l’équipe nationale française et est aussi journaliste sportif. Mais la musique est l’autre de ses grandes passions et, lors d’un voyage au Portugal, il découvre les compositeurs brésiliens qu’il admire. Du coup, dès qu’il a suffisamment d’argent en 1959, il ne résiste plus et embarque sur un cargo pour le Brésil. Mais, paradoxalement, c’est plus tard et à Paris qu’il fait vraiment connaissance avec les grands compositeurs brésiliens de bossa nova. Au début des années 1960, il fréquente le milieu de la chanson française et du cinéma. Et c’est de cette manière qu’il décroche le rôle du chef des gardians dans le film musical « D’où viens-tu Johnny? » (avec Johnny Hallyday) en 1963. La même année, il enregistre ses premiers disques 45-tours avec des chansons comme « Tes dix-huit ans », « La chanson du port », « Le tour du monde », « La plage » ou « Monsieur de Furstemberg ».

En 1966, il participe au film « Un homme et une femme » qui obtient la Palme d’or du Festival de Cannes. Acteur dans le film et auteur d’une version française, intitulée « Samba Saravah », de la chanson Samba da Bênção des Brésiliens Baden Powell et Vinícius de Moraes, son succès est énorme. C’est l’époque où il commence à gagner sa vie avec ses activités musicales et il achète une maison en Vendée à proximité d’un moulin qu’il acquiert ensuite pour y installer un studio d’enregistrement. A la fin des années 1960, il crée le label discographique Saravah qui lui permet d’aider quelques artistes à devenir connus: Areski, Higelin, Brigitte Fontaine, Maurane, Allain Leprest, David McNeil, Françoise Kucheïda, etc. En 1968, avec Francis Lai qui a déjà composé le thème d' »Un homme et une femme », il écrit « La bicyclette » qui est un des plus grands succès d’Yves Montand. Après avoir été marié à Anouk Aimée de 1966 à 1969, Pierre Barouh épouse ensuite Dominique avec qui il monte quelques spectacles à Paris. Il rencontre notamment la troupe du théâtre Aleph d’Ivry et, ensemble, ils conçoivent un opéra intitulé « Le Kabaret de la Dernière Chance ». Le spectacle est proposé au Bataclan à Paris à partir du 9 décembre 1986. Trois ans plus tard, la chanson principale du spectacle est reprise par Yves Montand qui déclare alors qu’il s’agit d’une des plus belles oeuvres qu’il ait enregistrée lorsqu’il l’interprète lors d’une émission télévisée de Michel Drucker. Pierre Barouh est alors marié à une antiquaire japonaise, Atsuko Ushioda, et il réside très souvent au Japon, un pays qu’il aime passionnément et où il développe des activités artistiques et commerciales. Pierre Barouh poursuit infatigablement son travail en réalisant des documentaires, en écrivant des chansons et en enregistrant des disques. En 1992, il compose ainsi la musique des Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville en France. Et, toujours à l’affût de nouveaux talents, Barouh se promène de festival en festival. Il est ainsi le président du jury du concours « Miroir de la chanson francophone » au Festival d’été de Québec en juillet 2000 qui récompense Fred Fortin, Eric Lapointe, Claude Léveillée, Sally Nyolo et Marc Déry. Pierre Barouh décède le mercredi 28 décembre 2016 alors qu’il a été admis à l’hôpital Cochin de Paris quelques jours auparavant. Selon son épouse Atsuko Ushioda qui a communiqué son décès, l’artiste français de 82 ans a été victime d’un infarctus.

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En 1985

19 février 1938 : Naissance, à Jérusalem, ville alors sous occupation britannique, de la chanteuse israélienne Rika ZARAÏ sous le vrai nom de Rika Gozman. Le père de Rika est russe et sa mère polonaise. Elle a dix ans lorsque l’état d’Israël est créé. Elle s’inscrit au conservatoire de musique de Jérusalem pour y étudier le piano et, à 17 ans, elle obtient son certificat d’études. Elle effectue alors son service militaire obligatoire pendant 18 mois et elle en profite pour exploiter ses connaissances musicales: elle produit une comédie musicale qui obtient un grand succès auprès des soldats israéliens avant d’être proposée au public du Grand Théâtre d’Israël. Son but est alors de devenir chanteuse et, après ses obligations militaires, c’est comme jeune maman qu’elle débarque à Paris pour accomplir son rêve. Elle se présente pour une audition devant Bruno Coquatrix, le directeur de l’Olympia, qui refuse de l’engager car elle ne connaît pas un mot de français. Qu’à cela ne tienne, la jeune Rika s’entête et fait le tour des cabarets parisiens afin de se constituer un répertoire et d’apprendre la langue de Molière. Au cours de ces soirées, elle rencontre Eddie Barclay qui apprécie beaucoup les chanteuses à accent et qui décide de lui donner sa chance en lui permettant d’enregistrer des chansons dès 1959: « A dos de chameau » ou « Prière au désert ».

Un an plus tard, elle reprend des succès comme « Exodus », « Hava Naguila » ou « Kalinka ». Puis, elle interprète d’autres mélodies connues comme « Roméo » (1961), « Bei mir bist du schön » (1962), ou « Elle était si jolie » (1963). En 1964, elle va connaître son premier succès personnel avec la chanson « Michaël ». Et c’est alors le début d’une longue carrière francophone dont les principaux succès ont pour titres « Quand je faisais mon service militaire » (1965), « Prague » (1966), « Le temps des fleurs » (1968), « 21, rue des amours » (1969), « Alors je chante » (1969) et « Casatchok » (1969). Le 9 novembre 1969, Rika Zaraï est hospitalisée à la suite d’un accident de voiture qui va l’immobiliser pendant près de trois ans. Malgré cette épreuve, la chanteuse continue à enregistrer des chansons qui connaissent une belle popularité: « Balapapa » (1970), « Tante Agathe » (1970), « Les jolies cartes postales » (1971), « Les beaux jours » (1972), « C’est ça la France » (1973), « Le train électrique (Ding a dong) » (1975), « Sans chemise sans pantalon » (1976), « Aba-nibi » (1978), « Alleluia » (1979) et « Sans rancune et sans regret » (1985). Dans les années 1980, elle se révèle une fervente pratiquante de la médecine par les plantes et publie quelques livres sur le sujet. Alors qu’elle fait partie des artistes participant aux premières tournées des spectacles « Age tendre et tête de bois », Rika Zaraï fête ses 50 ans de carrière en 2008. Elle enregistre un nouvel album à cette occasion mais, le 3 juin 2008, elle est victime d’un accident vasculaire cérébral qui interrompt brutalement ses projets. Souffrant d’hémiplégie, elle entame alors une longue rééducation qui l’oblige depuis à rester chez elle, à Paris, éloignée des feux de l’actualité musicale. A 75 ans, le 3 octobre 2013, elle apparaît au journal de 13 heures de la télé privée française TF1 à l’occasion de la sortie d’une anthologie évoquant sa carrière de 1960 à 1982 publiée chez Marianne Mélodie (cliquez ICI pour en savoir plus).
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Charles Trenet en 1961

19 février 2001 : Décès, à Créteil, de l’auteur-compositeur-interprète français Charles TRENET à l’âge de 87 ans. Né Louis-Charles-Augustin-Georges Trenet le 18 mai 1913 à Narbonne, il reste l’un des plus illustres artistes de la chanson française. Elevé dans une atmosphère plutôt bourgeoise, ses parents divorcent en 1920 et il se sensibilise à la musique en écoutant les disques de sa mère qui joue aussi des morceaux de jazz sur son piano. Il subit ainsi une véritable tragédie lorsqu’il est envoyé en pension, avec son frère aîné Antoine, dans un collège religieux de Béziers. Encouragé par un ami de son père grand amateur de théâtre, de poésie et de calembours, Charles va publier des poèmes dès l’âge de treize ans. Il les signe Charles ou Jacques Blondeau. Renvoyé de l’école en 1928 pour avoir offensé le surveillant général, il rejoint sa maman qui vit à Berlin avec son second mari. Il y fréquente des artistes et s’intéresse à diverses disciplines. Lorsqu’il revient en France en 1929, il écrit un roman et se lance dans la peinture. L’année suivante, il part pour Paris afin d’y devenir journaliste. Et, pour pouvoir vivre dans la capitale française, il cherche du boulot et se retrouve accessoiriste dans les studios de Pathé Cinéma. Au fil de ses rencontres, il se laisse convaincre et se met à écrire des chansons. Avec le pianiste suisse Johnny Hess, il forme le duo Charles et Johnny et ils composent ensemble la chanson « Vous qui passez sans me voir » qu’ils confient à Jean Sablon qui en fait un succès planétaire. En octobre 1936, Charles Trenet est appelé à effectuer ses obligations militaires et cela met fin au duo avec Johnny Hess car il commence à chanter seul sur scène. Il compose des chansons que d’autres interprètes, célèbres, ajoutent à leur répertoire : « Y’a d’la joie » pour Maurice Chevalier, « Quel beau dimanche » par Lys Gauty et « La valse à tout le monde » par Fréhel. Une fois libéré de son service militaire au début 1938, celui qui se révèle bien vite comme « le fou chantant » va se consacrer essentiellement au cinéma durant la seconde guerre mondiale. Durant le conflit, il est soupçonné par l’occupant nazi d’avoir des origines juives et il est obligé de prouver le contraire. Il se produit aux Folies Bergère mais il rompt son contrat lorsqu’il se rend compte de la présence de soldats allemands dans la salle. Un concert en Allemagne lui sera aussi reproché à la Libération, moment où il décide de partir au Canada, aux Etats-Unis ainsi qu’au Brésil. Il parcourt ainsi le monde jusqu’en 1954 et livre des concerts partout où il passe. De retour à Paris, il fait connaître au public français, les versions de ses grandes chansons interprétées sur scène. Créateur de près de mille chansons, Charles Trenet reste l’un des poètes marquants de la chanson francophone et même internationale puisque son grand succès « La mer » est devenu un « tube » mondial sous le titre anglais de « Beyond the sea ».

Mais s’il y a eu « La mer », il y a aussi « Que reste-t-il de nos amours » (« I wish you love » en anglais), « Je chante », « Y’a d’la joie », « Le jardin extraordinaire », « L’Âme des poètes », « Revoir Paris », « Douce France », « Route Nationale 7 » et plein d’autres titres qui sont autant de mélodies populaires et éternelles. Son style musical, souvent basé sur le swing et le jazz, a inspiré énormément d’autres artistes comme Jacques Higelin ou Jean-Jacques Debout par exemple. Charles Trenet laisse également derrière lui une discographie impressionnante car, à toutes les époques, il a enregistré des disques: des 78 tours, des 33 tours, des 45 tours et des compacts. Le dernier opus réalisé de son vivant l’est en 1999. Mais quelques titres inédits sont encore publiés après sa disparition.
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28 DECEMBRE

Gilbert Montagné en 1986 – Photo (c) Juan Quimo

28 décembre 1951 : Naissance, à Paris, du chanteur français Gilbert MONTAGNE. Prématuré, il est victime d’une rétinopathie en couveuse et est désormais aveugle. A l’âge de cinq ans, alors qu’il est placé dans un établissement spécialisé pour les jeunes non-voyants, il apprend la musique qui lui est enseignée de manière rigoureuse. Mais c’est sur le piano qu’il se procure par la suite qu’il développe vraiment sa passion pour une musique différente faite de jazz et de rock. A l’âge de seize ans, il se destine à être chanteur et passe des auditions dans ce sens. L’une d’entre elles l’amène à enregistrer un 45-tours chez Philips sous le pseudonyme de Lor Thomas. Et, malgré la chance d’interpréter une chanson signée Pierre Delanoë, l’essai n’est pas concluant. Gilbert décide alors de changer d’air et de retrouver sa soeur qui enseigne le français en Floride. Il entreprend des études musicales classiques à l’université de Miami. C’est le début des années 1970 et, pour payer ses études, Gilbert joue du jazz et de la soul dans les clubs américains. En 1971, Salvatore Adamo le remarque et pense qu’il y a de la place pour ce type d’artiste en France. Il le convainc à revenir en Europe et lui produit un 33-tours que Gilbert enregistre, presque totalement en anglais, à Londres. Il y a un titre qui va devenir un « tube » international sur cet album: « The fool ». Et Gilbert Montagné est propulsé en quelques semaines au rang de vedette. Il a les faveurs de la télé française et se retrouve très vite sur la scène de l’Olympia de Paris en première partie de Julien Clerc. Quelques mois plus tard, il est sollicité pour enregistrer un second « long playing » qu’il va interpréter en français cette fois avec un nouveau tube: « Elle chantait ma vie en musique », adaptation française de « Killing me softly » de Roberta Flack.

Le troisième album, qui est commercialisé en 1976, est celui de trop. Gilbert est en effet épuisé et il s’enfuit aux Etats-Unis et au Canada pour se recentrer sur l’essentiel: jouer de la musique de manière anonyme. Il faut alors attendre 1979 pour revoir Gilbert Montagné en France: à l’invitation de Johnny Hallyday, il vient l’accompagner au piano sur la scène du Palais des Sports de Paris pour une évocation du rock and roll. Cela suffit à le faire revenir dans le circuit du show-business français et, en 1980, il sort un 45-tours qui connaît à nouveau le succès: « Believe in me ». A ce moment, le chanteur songe déjà à de nouvelles chansons en français dont il prépare l’écriture avec Didier Barbelivien et une nouvelle équipe italienne. En 1984, Gilbert Montagné revient au premier plan et sort l’album intitulé « Liberté » sur lequel se trouvent des succès désormais légendaires: « On va s’aimer » et « Les sunlights des tropiques ». Il revient cette fois en vedette sur la scène parisienne de l’Olympia en 1985 et 1986. Les albums à succès vont alors se succéder avant que Gilbert ne parte vivre au Canada en 1990. Depuis cette époque, les grands succès discographiques de Gilbert Montagné se sont raréfiés. Mais l’artiste est de ceux qui resteront dans la légende: celle des fameuses années 1980 dont tant de nostalgiques regrettent l’ambiance musicale. Admirateur de Gilbert Bécaud depuis très longtemps, l’artiste rend hommage à « Monsieur 1000.000 volts » en 2016 lors de l’enregistrement d’un album hommage intitulé « Gilbert chante Bécaud ». En 2018, un an avant la sortie d’un album live enregistré en 2017, il commercialise un single avec une chanson intitulée « La niña ».
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En 2014

28 décembre 1965 : Naissance, à Tunis, du chanteur français d’origine tunisienne Dany BRILLANT sous le vrai nom de Daniel Cohen. Ses parents quittent Tunis en 1966 pour la France et Sainte-Geneviève-des-Bois où Dany est bercé par les musiques qu’écoute son père: salsa, jazz, bel canto et chanson. L’année 1977 est marquée par un nouveau déménagement puisque le père de Dany ouvre une épicerie à Paris. En 1980, il reçoit une guitare en cadeau de son grand-père. Cet instrument, sur lequel il va apprendre à jouer seul, va radicalement changer sa vie. Il est alors un adolescent plutôt calme et solitaire qui écoute aussi bien Aznavour et Reggiani que Le Forestier, Léonard Cohen ou Frank Sinatra. Il s’intéresse aussi à la poésie et à la philosophie. Après avoir obtenu son bac scientifique, il suit l’avis de ses parents et entame des études de médecine. Mais, pendant ces études, il découvre les cabarets parisiens de la rive gauche et ses chanteurs. Il débauche alors un voisin musicien pour qu’il l’accompagne au saxophone dans les chansons qu’il interprète aux terrasses du Quartier Latin à Paris. Un patron de cabaret, celui des Trois Maillets, qui s’appelle Jacques Boni, le remarque et l’engage à l’essai pour une semaine. Mais Dany s’y produit finalement pendant cinq ans et y trouve son pseudonyme de Brillant. Le chanteur y propose chaque soir des reprises mais il commence aussi à peaufiner ses propres textes et compositions. En 1985, il n’est plus question pour lui de devenir médecin. Non seulement, il pratique la musique mais il envisage maintenant de devenir acteur en s’inscrivant au cours Florent. Il y est remarqué par l’assistant de Francis Huster et il tourne une scène du film que ce dernier est en train de réaliser: « On a volé Charlie Spencer ». Le rôle de Suzette y est tenu par Béatrice Dalle et, à la demande de Francis Huster, Dany interprète la chanson qu’il vient de composer pour le personnage: « Suzette ». Lors de la sortie en salles du film, Dany Brillant se rend compte avec désolation que la scène qu’il a tournée avec la chanson a été supprimée au montage final. Un peu déçu par cette expérience, le jeune artiste revient à la chanson et se produit à nouveau dans les cabarets où il interprète « Suzette » qui récolte un beau succès en 1986. Il travaille alors d’autres mélodies et compose des titres comme « Viens à Saint-Germain ». En 1990, un ami qui croit en lui lui propose de rencontrer un responsable de la firme de disques Warner. Dany s’exécute et se voit proposer un contrat pour l’enregistrement de trois albums. Il entame la réalisation du premier opus en 1991 avec cinq musiciens dans un cabaret. L’ambiance qui s’en dégage est celle des grands soirs de Saint Germain-Prés et ça tombe bien parce que les dix chansons qu’il a composées rendent hommage à cette époque. Et, bien entendu, le premier extrait de l’album qui est envoyé aux medias en 1992 est « Suzette » qui est, immédiatement, un grand succès.

Malgré cette popularité discographique soudaine, le chanteur continue à se produire aux Trois Maillets et deux autres titres confirment sa gloire: « Y’a qu’les filles qui m’intéressent » et « Viens à Saint-Germain ». Les choses sérieuses commencent avec le deuxième album. Dany Brillant est attendu au tournant: il faut qu’il confirme le statut qu’il est en train d’obtenir au sein de la chanson d’expression française. Tout en changeant d’orientation musicale, le chanteur veut rester dans la lignée des chansons qui l’ont fait connaître et il se tourne vers des rythmes latinos avec un big band. En 1994 sort ainsi l’album intitulé « C’est toi ». Il est suivi d’une grande tournée française et de ses premiers pas sur les scènes parisiennes de l’Olympia et du Casino. Pour le troisième opus, le dernier du contrat signé chez Warner, Dany Brillant retrouve une formation musicale plus restreinte qui va lui permettre de s’attarder sur la musique cubaine qui berce son coeur depuis longtemps. Du coup, l’artiste part à La Havane pour composer et enregistrer l’album simplement intitulé « Havana ». En quelques semaines de vente, l’album est disque de platine avec des chansons comme « Quand je vois tes yeux », Dis-moi » ou « Une fille comme ça ». Le chanteur se produit au Printemps de Bourges en avril 1997. L’artiste est désormais bien installé et est convoîté par plusieurs firmes de disques. Il signe la sortie de l’album suivant chez Columbia et il part cette fois à Londres pour y travailler « Nouveau jour ». Les chansons y recèlent une touche plus rock et présentent des textes plus mûrs où il est question du show-business mais aussi des intégrismes ou de la manipulation entre autres. Les principaux titres sont « Toi et moi », « Garde la danse », « Quand je s’rai beau » ou « Dieu ». En 1999, Dany Brillant assure la première partie du show de Céline Dion au Stade de France à Saint-Denis en banlieue parisienne. Deux ans plus tard, le CD « Dolce Vita » est dans les bacs et l’interprète s’attaque cette fois au répertoire italien. Il reprend ainsi une série de mélodies qui lui rappellent, notamment, celles qui ont bercé les vacances de son enfance: « Tu vuo’ fa l’Americano », « Dans les rues de Rome » ou « Tant qu’il y aura des femmes ». Le tout est enregistré à Rome et à Paris sous la direction artistique de Mick Lanaro qui, dix ans plus tôt, a donné la consécration à Patrick Bruel et son album « Alors regarde ». Après Saint-Germain, Cuba, Londres et Rome, le lieu d’enregistrement, en 2003, de l’album suivant est logique pour Dany Brillant: ce sera La Nouvelle-Orléans et un détour par le jazz musical avec big band cette fois. Et pas n’importe quel orchestre puisqu’il est constitué des musiciens d’Harry Connick Junior avec lesquels il reprend notamment le standard « Fly me to the moon ». La tournée qui suit, où tous les succès de l’artiste sont revisités par le big band, donne lieu à l’enregistrement d’un CD et d’un DVD live. Avec l’opus « Histoire d’un amour » qui est commercialisé en 2006, ce sont les rythmes latinos qui enrobent les tangos, mambos et autres bossas enregistrés par Dany. Il raconte avec plaisir à cette occasion que la chanson « Histoire d’un amour » dans la version de Dalida n’est certainement pas étrangère à son existence puisque c’est sur cette mélodie que ses parents se sont rencontrés. La tournée de concerts qui suit est festive puisqu’elle permet au public de danser partout où elle passe. Après l’album « Puerto Rico » en 2009, Dany Brillant se consacre quelques mois au théâtre et au cinéma. Puis, il revient à la chanson par une participation remarquée à l’album « Gentleman forever » en 2013 aux côtés de Roch Voisine et de Damien Sargues notamment. Fin 2014, l’artiste commercialise un nouvel opus consacré cette fois aux grands slows d’autrefois (« Le dernier romantique ») et espère ainsi surfer sur une certaine nostalgie perdue. En 2017, toujours à la recherche d’une thématique nouvelle pour chacun de ses albums, c’est cette fois « Rock and Swing » qui est le titre générique de son disque.
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Pierre Barouh dans les années 1970 – Photo (c) Claude Barouh

28 décembre 2016 : Décès, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète, acteur et producteur français Pierre BAROUH. Admis à l’hôpital Cochin de Paris quelques jours auparavant, l’artiste français de 82 ans a été victime d’un infarctus. Né le 19 février 1934 à Paris dans le 15e arrondissement, il est devenu célèbre pour son implication dans le film de Claude Lelouch « Un homme et une femme » où il était à la fois acteur et auteur-interprète de la chanson du film composée par Francis Lai et interprétée par Nicole Croisille en 1966. Sous le prénom initial d’Elie, le petit garçon est issu de parents juifs originaires de Turquie et marchands de tissus sur les marchés de la région parisienne avant la seconde guerre mondiale. Pourchassés par l’occupant allemand nazi, Elie, son frère, sa soeur et ses parents se réfugient et se cachent en Vendée chez des amis. C’est là qu’il change son prénom d’Elie en Pierre. A la Libération, grand sportif, Pierre Barouh pratique le volley-ball dans l’équipe nationale française et est aussi journaliste sportif. Mais la musique est l’autre de ses grandes passions et, lors d’un voyage au Portugal, il découvre les compositeurs brésiliens qu’il admire. Du coup, dès qu’il a suffisamment d’argent en 1959, il ne résiste plus et embarque sur un cargo pour le Brésil. Mais, paradoxalement, c’est plus tard et à Paris qu’il fait vraiment connaissance avec les grands compositeurs brésiliens de bossa nova. Au début des années 1960, il fréquente le milieu de la chanson française et du cinéma. Et c’est de cette manière qu’il décroche le rôle du chef des gardians dans le film musical « D’où viens-tu Johnny? » (avec Johnny Hallyday) en 1963. La même année, il enregistre ses premiers disques 45-tours avec des chansons comme « Tes dix-huit ans », « La chanson du port », « Le tour du monde », « La plage » ou « Monsieur de Furstenberg ».

En 1966, il participe au film « Un homme et une femme » qui obtient la Palme d’or du Festival de Cannes. Acteur dans le film et auteur d’une version française, intitulée « Samba Saravah », de la chanson Samba da Bênção des Brésiliens Baden Powell et Vinícius de Moraes, son succès est énorme. C’est l’époque où il commence à gagner sa vie de ses activités musicales et il achète une maison en Vendée à proximité d’un moulin qu’il acquiert ensuite pour y installer un studio d’enregistrement. A la fin des années 1960, il crée le label discographique Saravah qui lui permet d’aider quelques artistes à devenir connus: Areski, Higelin, Brigitte Fontaine, Maurane, Allain Leprest, David McNeil, Françoise Kucheïda, etc. En 1968, avec Francis Lai qui a déjà composé le thème d' »Un homme et une femme », il écrit « La bicyclette » qui est un des plus grands succès d’Yves Montand. Après avoir été marié à Anouk Aimée de 1966 à 1969, Pierre Barouh épouse ensuite Dominique avec qui il monte quelques spectacles à Paris. Il rencontre notamment la troupe du théâtre Aleph d’Ivry et, ensemble, ils conçoivent un opéra intitulé « Le Kabaret de la Dernière Chance ». Le spectacle est proposé au Bataclan à Paris à partir du 9 décembre 1986. Trois ans plus tard, la chanson principale du spectacle est reprise par Yves Montand qui déclare alors qu’il s’agit d’une des plus belles oeuvres qu’il ait enregistrée lorsqu’il l’interprète lors d’une émission télévisée de Michel Drucker. Pierre Barouh est alors marié à une antiquaire japonaise, Atsuko Ushioda, et il réside très souvent au Japon, un pays qu’il aime passionnément et où il développe des activités artistiques et commerciales. Pierre Barouh poursuit infatigablement son travail en réalisant des documentaires, en écrivant des chansons et en enregistrant des disques. En 1992, il compose ainsi la musique des Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville en France. Et, toujours à l’affût de nouveaux talents, Barouh se promène de festival en festival. Il est ainsi le président du jury du concours « Miroir de la chanson francophone » au Festival d’été de Québec en juillet 2000 qui récompense Fred Fortin, Eric Lapointe, Claude Léveillée, Sally Nyolo et Marc Déry.
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13 OCTOBRE

Yves Montand en 1962

13 octobre 1921 : Naissance, à Monsummano (Toscane), du chanteur et acteur français d’origine italienne Yves MONTAND sous le nom d’Ivo Livi. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Nana Mouskouri en 1984 – Photo (c) Renaud Marchand

13 octobre 1934 : Naissance, à La Canée en Crète, de la chanteuse grecque Nana MOUSKOURI sous le vrai nom Ioánna Moúskhouri. Lorsqu’elle voit le jour, son père est projectionniste dans un cinéma local où sa mère est ouvreuse. En 1937, la famille déménage à Athènes. Alors que la Grèce est occupée par les troupes nazies venues d’Allemagne, le père fait de la résistance pendant la seconde guerre mondiale. Dès l’âge de six ans, la petite Ioanna semble déjà posséder des talents vocaux étonnants. Et il est donc décidé de lui faire suivre des cours de chant dès que possible. Et c’est donc en 1946 qu’elle peaufine sa façon de chanter en apprenant également le piano et l’harmonie. Elle suit ces études pendant huit ans. En 1958, elle rencontre le compositeur grec Manos Hadjidakis qui lui conseille d’enregistrer un premier disque qui récolte, en Grèce, un succès d’estime. Elle pense alors que son avenir se trouve à Paris et, en 1960, elle s’installe dans la capitale française bien décidée à faire carrière dans la musique et la chanson. Elle devient ainsi de plus en plus connue dans le milieu et il lui est proposé de représenter le Luxembourg au Concours Eurovision de la Chanson en 1963. Sa chanson, « A force de prier », se classe huitième.

Cette compétition et son retentissement européen sont toutefois très importants pour la notoriété de Nana Mouskouri qui va commencer à connaître de jolis succès: « Roses blanches de Corfou » (1962), « L’Enfant au tambour (1965), « Quand on s’aime » (avec Michel Legrand en 1965), « C’est bon la vie » (1967), « Vole vole farandole » (1969), « Dans le soleil et dans le vent (1969), « Le Tournesol » (1970), « Pauvre Rutebeuf » (1970), « Comme un soleil » (1971), « Soleil soleil » (1972), « Le ciel est noir » (1974), « Toi qui t’en vas » (1975), « Le tournesol » (1976), « Quand tu chantes » (1976), « Je chante avec toi Liberté » (1981), « Chanter la vie » (1982), « L’amour en héritage » (1984) ou encore « Répondez-moi » (1985). Tout au long de sa carrière, la chanteuse va s’attacher à aborder une multitude de genres et de styles musicaux différents: folklore, country, jazz, gospel, pop, chanson française, classique et même, de manière très légère, opéra (en interprétant l’Habanera de Carmen avec Serge Lama notamment). Avec la totalité de ses enregistrements, Nana Mouskouri a vendu plus de 300 millions de disques dans le monde. Elle interprète ses chansons en français et en grec mais aussi en anglais, en allemand, en néerlandais, en espagnol, en italien, en japonais, en portugais, en hébreu et en gallois. Le 25 novembre 2007, elle donne un concert d’adieu à l’opéra Garnier à Paris. Mais ce ne sont pas ses vrais adieux définitifs puisque, en 2013, elle entame une tournée mondiale appelée « la tournée de ses 80 ans ». La série de concerts internationaux se termine en 2014 avec la sortie d’un album live « Happy birthday tour ». Trois ans auparavant, Nana Mouskouri a enregistré un album de duos où elle reprend ses grandes chansons aux côtés de Roch Voisine (« Adieu Angelina »), Alain Delon (« Pauvre Rutebeuf”), Dave (« Le temps des cerises »), Francis Cabrel (« Guantanamera »), Graeme Allwright (« Suzanne »), Lara Fabian (« La Vie, l’Amour, la Mort”), Serge Lama (“Aux marches du palais”), Garou (“Le ciel est noir”), Alain Souchon (“C’est bon la vie”), Herbert Léonard (“Je chante pour toi Liberté”) et Julio Iglesias (“Grande Grande Grande”) entre autres. Elle y interprète aussi, pour la première fois, un duo avec sa fille Lenou que le grand public découvre: “Tous les arbres sont en fleurs”. Au début de l’année 2018, elle commercialise un nouvel album de reprises baptisé « Forever young ». Sur les quinze titres de l’opus, trois ont été popularisés par des artistes francophones : « Sa jeunesse » (Charles Aznavour), « Dis quand reviendras-tu » (Barbara) et « Salma ya salama » (Dalida).
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CHRISTOPHE en 1988 – Photo (c) Antoine Giacomoni

13 octobre 1945 : Naissance, à Juvisy-sur-Orge, en banlieue parisienne, du chanteur, auteur et compositeur français CHRISTOPHE sous le nom de Daniel Bevilacqua. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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SLIMANE en 2016

13 octobre 1989 : Naissance à Chelles, en banlieue parisienne, du chanteur français SLIMANE sous le nom de Slimane Nebchi. Issu d’une famille d’origine algérienne, il fréquente le lycée Jehan puis travaille pour une société de commerce en gros. Il vit ensuite aux Lilas, toujours en banlieue de Paris. Passionné par la musique depuis tout petit, il s’inscrit à différents télé-crochets français pour jeunes talents: Nouvelle Star (2009), Popstar (2011), X-Factor (2011) et Encore une chance (2012).Dans le même temps, il se fait connaître sur Youtube en 2009 où il interprète quelques-unes de ses compositions. En 2015, il se présente aux auditions pour « Marie-Antoinette et le Chevalier de Maison-Rouge » et il décroche le second rôle, celui de Lorin, dans cette comédie musicale de Didier Barbelivien qui attend toujours d’être montée. Un album des chansons est toutefois commercialisé en 2015 et Slimane y est entouré de Didier Barbelivien bien sûr mais aussi de Stéphane Bern, Mickaël Miro, Aurore Delplace, Kareen Antonn, etc. Le 14 mai 2016, après avoir parcouru toutes les étapes de ce crochet télévisuel, Slimane remporte la saison 5 de « The Voice France » sur la chaîne privée française TF1. Il sort ensuite un premier album qui a pour titre « A bout de rêves » avant de se lancer dans la tenue de nombreux concerts en France mais aussi en Belgique francophone et en Suisse. Son premier single s’intitule « Paname » et connaît un grand succès.

Il est suivi des titres « Le vide », « Adieu », « La Famille ça va bien » et « Frérot » qui lui permettent de se produire dans de nombreux festivals durant l’été 2017. Mais ces chansons préparent alors la venue du « tube » de la fin 2017 : « Viens on s’aime ». En 2018, l’album « Solune » confirme la notoriété grandissante du chanteur qui devient coach de la saison 7 de l’émission télévisée « The Voice Belgique » sur la chaîne publique francophone RTBF. Un poste qu’il reprend pour la saison 8 à partir de janvier 2019 aux côtés de la chanteuse Vitaa. C’est d’ailleurs avec cette dernière qu’il enregistre un nouvel album, intitulé « Versus », qui est commercialisé en août 2019. Une tournée de concerts avec Vitaa est d’ailleurs prévue dans la foulée l’année suivante. Mais le coronavirus Covid-19 chamboule le planning des dates qui doivent être reportées et cela permet aux deux artistes d’enregistrer un deuxième album ensemble en 2020.
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Gérard Berliner en 1990 – Photo (c) Tony Frank

13 octobre 2010 : Décès, à Paris, d’une crise cardiaque, de l’auteur-compositeur-interprète français Gérard BERLINER à la suite d’une crise cardiaque à l’âge de 54 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Henri Golan dans les années 1980

13 octobre 2020 : Décès, à Charleroi, du chanteur et fantaisiste belge Henri GOLAN. Né le 8 décembre 1926 à Montignies-sur-Sambre sous le vrai nom de Willy Dehaibe, il effectue ses études primaires et techniques au sein de la célèbre Université du Travail de Charleroi. Puis, il décroche un emploi dans la sidérurgie alors florissante de sa région natale. Mais il est passionné depuis toujours par la musique et, sans connaissance musicale particulière, il écrit, compose et interprète des chansons qui vont bientôt le faire connaître. Sa préférence va pour les textes en dialecte wallon de Charleroi mais il signe aussi un bon nombre de textes en français. Il attendra toutefois près de cinquante ans avant de réaliser ses premiers enregistrements. Car, entretemps, il décroche de nombreux contrats pour présenter des spectacles où les vedettes ont pour nom Claude François, Rika Zaraï, Sacha Distel, Dalida, Jacques Dutronc ou encore Annie Cordy. Mais c’est Georgette Plana qui lui conseille de devenir chanteur. Et il commence par créer et intégrer une troupe appelée « Les Comédiens de la Chanson » avant de se lancer de l’aventure totalement seul. En 1979, il obtient ce qui restera probablement son plus grand succès discographique avec le titre « Em’ vî mononke est cyclo » (en français: « Mon vieil oncle est cyclotouriste »).

cette popularité va se poursuivre ensuite avec d’autres chansons comme, par exemple, « Lès Flaminds èyèt lès Walons » (« Les Flamands et les Wallons »), « Walonûye si djolîye » (« Wallonie si jolie »), « Handicapé mon ami » (1981) ou « Gn’aveu l’Cazier »(1983) (à propos de la catastrophe minière du Bois du Cazier à Marcinelle en 1956). Artiste au grand coeur, Henri crée en 1989 la Fondation Frédérix qui a pour finalité la lutte contre la mucoviscidose. Pour ses arrangements musicaux et les harmonisations, Henri Golan a souvent fait confiance, notamment, à la star belge du rock des années 1960: Burt Blanca. Le 21 février 2016, l’artiste tire sa révérence sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Charleroi. Après 50 ans de carrière, il décide en effet, à près de 90 ans, d’arrêter la chanson. L’artiste profite d’une courte retraite puisque, le 13 octobre 2020, il s’éteint à l’âge de 93 ans.
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28 SEPTEMBRE

Brigitte Bardot en 1969

28 septembre 1934 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Brigitte BARDOT. Dès le milieu des années 1950, Brigitte Bardot, ou BB, devient le sex-symbol du cinéma français grâce au film « Et Dieu créa la femme » de Roger Vadim. D’abord marquée par des rôles de femme-enfant, sa carrière évolue ensuite vers des personnages de femme fatale. A partir de 1962, l’actrice se tourne vers la chanson grâce au film « Vie privée » dont elle enregistre le thème: « Sidonie ».

Dans le domaine de la musique comme dans celui du cinéma, Brigitte Bardot véhicule alors l’image d’une femme libérée et sans complexe. Elle enregistre ainsi des titres évocateurs comme « Je me donne à qui me plaît » (1963), « Je danse donc je suis » (1964) ou « Moi je joue » (1964). Sa rencontre avec Serge Gainsbourg va alors être aussi importante dans sa carrière musicale que dans sa vie sentimentale. Et, d’emblée, l’une des premières chansons, écrite par mais aussi interprétée avec Gainsbourg, donne le ton: « Je t’aime moi non plus ». Ce duo Gainsbourg-Bardot est jugé tellement sulfureux sur le moment que le disque n’est pas commercialisé. La chanson, elle, est finalement gravée sur disque deux ans plus tard par Serge Gainsbourg et sa nouvelle compagne Jane Birkin. Mais, qu’à cela ne tienne, Serge Gainsbourg va être le créateur de quelques-unes des meilleures chansons du répertoire de Bardot puisque, à partir de cet instant, il compose et écrit « Harley Davidson » (1967), « Bonnie and Clyde » (1968) et « Comic strip » (1968). Après que l’homme l’ait délaissé pour Birkin, BB n’arrête pas la chanson pour autant et poursuit une fort belle carrière jusqu’en 1973, date à laquelle elle décide d’arrêter ses activités cinématographiques et musicales. Parmi les mélodies, interprétées par Bardot, qui marquent les années 1969 à 1973, on peut citer « La Fille de paille » (signée par le jeune Gérard Lenorman en 1969), « Tu veux ou tu veux pas » (de Marcel Zanini en 1970), « Nue au soleil » (1970) et « Le soleil de ma vie » (en duo avec Sacha Distel en 1973). Au bout du compte, Brigitte Bardot a enregistré quelque 80 chansons avant de se consacrer exclusivement et avec passion à la défense des animaux. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’elle sort un ultime 45 tours en 1982: « Toutes les bêtes sont à aimer ».
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28 septembre 1952 : Naissance à Utrecht, aux Pays-Bas, de l’actrice et mannequin néerlandaise Sylvia KRISTEL. Pour en savoir plus sur sa très brève carrière de chanteuse, veuillez CLIQUER ICI.

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Jean-Pierre Pasqualini

28 septembre 1958 : Naissance à Marseille du journaliste, animateur de télévision et animateur de radio français Jean-Pierre PASQUALINI. Après avoir passé son enfance et une partie de son adolescence à La Ciotat, il passe son baccalauréat en 1977 et suit des études supérieures de tourisme. Cela lui permet de réaliser de nombreux voyages comme accompagnateur, guide, interprète, animateur de clubs et de centre de vacances ou encore commercial pour des voyagistes et des chaînes d’hôtel. A l’occasion, il donne des cours dans des écoles de tourisme et de commerce à Marseille et à Paris. Il publie aussi quelques livres de référence dans le domaine et organise, notamment, le premier Salon Mondial du Tourisme et des Voyages à Paris. A côté du tourisme et des voyages, Jean-Pierre Pasqualini a aussi une autre passion: la chanson. Et, comme beaucoup d’autres passionnés, il se retrouve à animer des émissions sur une radio libre au début des années 1980. Il y a d’abord Radio Golfe d’Amour à La Ciotat, Aubagne FM et Radio Swing à Bandol. Ces activités-là l’amènent notamment à rencontrer la chanteuse Martine Cerdan qui, devenue productrice de télévision à FR3 Marseille Provence, lui permet de participer à l’émission « Tremplin » en 1984. En 1992 Jean-Pierre Pasqualini lance « Platine magazine » qui deviendra, en l’espace de 20 ans, une référence en matière de chanson et de variétés françaises. À la fin des années 1990, il devient rédacteur en chef de Music Musiques sur France 3 Île-de-France, une émission télévisée hebdomadaire de variétés du samedi après-midi animée par Karine Lemarchand. Par la la suite, il est l’auteur de la série des neuf prime-times télé hebdomadaires d’été sur Antenne 2 : « Le temps d’une chanson », présentés par Frédéric Mitterrand avec des interviews réalisées par Franz-Olivier Giesbert. En 2003, celui que l’on surnomme désormais JPP rejoint la chaîne télévisée française de variétés payante « Mélody ». Il en devient le directeur des programmes dix ans plus tard. Reconnu à part entière comme un spécialiste de la chanson de variétés française, Jean-Pierre Pasqualini parcourt la francophonie comme membre de divers jurys de concours mais aussi comme journaliste relatant l’actualité de divers festivals tels que les Francofolies. Il est également régulièrement appelé à témoigner dans divers programmes télévisés francophones et il a signé plusieurs livres sur la chanson ainsi que la réalisation de compilations et de coffrets en CD et DVD. Il a été à la base des premiers enregistrements de Vincent Niclo et de Rodrigue Janois, il fait partie du collège des Victoires de la Musique depuis 1996 et de l’Académie Charles-Cros depuis 2009. Victime de la dématérialisation des médias au profit d’internet et de la dématérialisation des supports audio au profit des téléchargements sur le web, le magazine Platine est obligé d’arrêter sa publication en juin 2017 après 25 ans d’existence. Et Jean-Pierre Pasqualini se consacre alors presque entièrement à la chaîne Mélody TV.

En 2020, il est le commissaire d’une extraordinaire exposition virtuelle sur le mouvement disco français sur le site web de la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique française. Nous vous conseillons fortement de vous y rendre en cliquant simplement sur le lien ICI.
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Fernand Raynaud en 1960

28 septembre 1973 : Décès, à Cheix-sur-Morge dans un accident de voiture, de l’humoriste et chanteur français Fernand RAYNAUD. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître son parcours de chanteur, veuillez CLIQUER ICI.
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Zoé en 2013

28 septembre 1977 : Naissance de ZOE, interprète et auteure belge, fille de la chanteuse Martine Kivits et d’Alain Gilbert, professeur. Toute son enfance est bercée par la musique de ses parents et des amis de ceux-ci comme Maurane par exemple. Dès ses six ans, elle suit des cours de piano classique avec Jean-Luc Fafchamps ainsi que des leçons de danse classique. A l’âge de dix ans, Zoé sort un premier 45 tours où figure deux titres: « Girouette le caméléon », composée par sa maman, et « Musique magique ». Six ans plus tard, elle pratique la danse contemporaine avant d’effectuer ses études secondaires artistiques en chant classique. Puis, la jeune fille entre à la section déclamation du Conservatoire de Bruxelles en 1997. Un an plus tard, elle se présente au concours de la Biennale de la Chanson Française à Bruxelles et elle le remporte. Elle effectue alors une tournée de 100 concerts dans toute la francophonie européenne. En 2000, elle est la « révélation » du Festival « Alors, Chante! » de Montauban puis des Francofolies de Spa. Durant l’été, Zoé participe à « Thyl Uylenspiegel », une épopée musicale d’Isabelle Rigaux adaptée de l’oeuvre de Charles de Coster, qui se joue durant trois semaines dans les ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville. Elle assure aussi les choeurs du groupe de rock belge « Venus » lors de ses concerts acoustiques. La chanteuse est ensuite sélectionnée pour représenter la Belgique à la Bourse Rideau du Québec où elle fait une tournée de près de 30 dates. Elle assure les premières parties de Philippe Lafontaine, Jacques Higelin, Juliette, Richard Desjardins et Romain Didier. En 2002, Zoé part en tournée avec un spectacle baptisée « en scène » et joue dans la pièce « Héritage » aux côtés de sa mère Martine Kivits. Elle accompagne alors les chanteuses Maurane et Lara Fabian comme choriste sur scène. Et, en compagnie notamment de Rick Allison, elle écrit les textes de chansons et succès pour Chimène Badi, Lisa Angell ou Daniel Lavoie notamment. En 2004, elle reçoit le « coup de cœur » de la FrancoFête de Moncton en Acadie et elle effectue une tournée de 20 dates au Québec. Un an plus tard, elle signe la sortie de son premier album avec le label de Luc Besson: l’opus « Tout va bien » est commercialisé par la firme Europacorp en 2006.

La même année, Zoé se voit décerner le coup de coeur des Francofolies de La Rochelle. L’artiste propose alors un spectacle original intitulé « Ma cuisine intérieure » jusqu’en 2009. Puis, quelques mois plus tard, c’est « Symphoniaque » qui est proposé par Zoé aux publics belge, français, suisse et canadien. En 2012, la chanteuse crée une comédie musical burlesque dont la mise en scène est confiée à Pascal Légitimus: « La boîte à muses ». En 2014, elle propose au public un nouveau seul en scène mêlant son répertoire de chansons à des textes de liaison plutôt humoristiques: « L’aspiratrice ». Elle amène ce spectacle au Festival Off d’Avignon du 7 au 30 juillet 2016 après avoir tourné pendant un an en première partie des concerts de Maurane. Après 200 représentations de « L’Aspiratrice » en 2017, elle conçoit et prépare avec Jean-Luc Fafchamps un nouveau spectacle qu’elle propose à Paris en 2018 : « Bémol ».
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28 septembre 1982 : Naissance, à Saint-Renan (Finistère), de la chanteuse française Nolwenn LEROY sous le nom de Nolwenn Le Magueresse. Elle est la fille de l’ancien footballeur Jean-Luc Le Magueresse et passe son enfance à suivre ses parents au gré des déménagements: en Bretagne et dans le Nord-Pas-de-Calais. Lorsqu’elle a onze ans, ses parents divorcent et elle part vivre avec sa mère dans l’Allier près de Vichy. Elle apprend à jouer du piano et de la harpe, suit des cours de violon et de solfège puis rejoint une chorale. Après un séjour d’un an aux Etats-Unis dans le cadre d’un programme d’échanges scolaires, elle prend des cours de chant lyrique au Conservatoire de Vichy. Il est clair que, à partir de ce moment, Nolwenn ne songe qu’à devenir chanteuse mais, dans le doute, elle préfère suivre des études de droit anglo-américain pour envisager une carrière diplomatique au cas où. En 2001, la jeune fille est attirée, comme tous ceux de son âge, par le nouveau programme de téléréalité diffusé en France par TF1: « Star Academy ». Elle estime qu’il y a là une réelle opportunité pour elle d’envisager une carrière artistique et elle décide de s’inscrire pour la deuxième édition de la Star Ac’. Pour apparaître sous son meilleur jour, Nolwenn n’hésite pas à reprendre des cours de chant pendant six mois à Paris. Ses efforts vont être payants puisqu’elle est sélectionnée avant de gagner cette Star Academy 2. Elle n’est alors connue que sous son simple prénom de Nolwenn. Et, pour éviter la confusion avec une autre chanteuse du même nom, elle choisit pour pseudonyme le nom de sa maman: Leroy. Dans le sillage de l’aventure de la Star Ac’, Nolwenn gagne le droit d’enregistrer un premier album. Cet opus est commercialisé le 4 mars 2003 et il bénéficie de la collaboration d’artistes comme Pascal Obispo, Lara Fabian, Laurent Voulzy, Lionel Florence et Daniel Lavoie. La chanson « Suivre une étoile » est un « tube » et l’album se vend à plus de 600.000 exemplaires. En 2004, seule sur scène, elle entame une tournée à travers la France et la Belgique. Pour son second album intitulé « Histoires Naturelles », Nolwenn s’entoure de Laurent Voulzy et Franck Eulry pour la réalisation. Il sort le 5 décembre 2005 et le premier extrait a pour titre « Nolwenn Ohwo », écrit et composé par Alain Souchon et Laurent Voulzy. Mais la grande nouveauté tient dans le fait que Nolwenn a écrit la moitié des textes de ses chansons. Une tournée de spectacles suit à nouveau cet opus et est l’occasion pour l’artiste de commercialiser son premier disque « live » en 2007 en CD et DVD: « Histoires naturelles tour ». Deux ans plus tard, le nouvel album de Nolwenn Leroy a pour titre « Le Cheshire Cat et moi » et se vend moins que les précédents car plus personnel. La tournée des concerts qui suit est intimiste et acoustique. Alors que sa carrière semble ronronner assez dangereusement, la chanteuse lui donne un extraordinaire second souffle en 2010 en enregistrant un album de chansons évoquant ses origines sous le titre « Bretonne ». Avec beaucoup d’intelligence, elle y interprète des morceaux en breton, en français, en anglais et en gaëlique irlandais. L’ensemble est très cohérent malgré le fait qu’elle y entremêle des mélodies de style et d’époque différents. On y trouve aussi bien « La jument de Michao » et « Tri martolod » (traditionnel breton) que le fabuleux « Brest » de Miossec (années 1990) ou « Ma Bretagne quand elle pleut » (de Jean-Michel Caradec dans les années 1970). Le succès de cet album prend vite des proportions inattendues et les chiffres des ventes sont simplement énormes. Surfant sur la vague de popularité de ce nouveau répertoire, Nolwenn Leroy propose en novembre 2011 une nouvelle version de l’album avec sept nouvelles chansons supplémentaires dont le « Moonlight shadow » de Mike Oldfield. L’horizon géographique des concerts s’élargit aussi pour l’artiste. Elle se produit désormais aussi en Allemagne et, en janvier 2012, elle effectue un concert privé de promotion de son album à New York. Fin 2012, Nolwenn joue la carte de la continuité avec un nouveau disque qui, cette fois, évoque le thème de l’eau et de la mer sans oublier le monde de la marine et des influences celtiques. L’album intitulé « Ô filles de l’eau » ne remporte pas le succès colossal du précédent mais il est déjà certifié triple disque de platine deux mois après sa sortie. En septembre 2017, soit cinq ans après l’opus précédent, la jeune maman du petit Marin né en juillet commercialise l’album « Gemme » annoncé par les titres « Bien plus précieux » et « Ce que je suis ». A la fin de l’année 2018, le disque suivant, intitulé « Folk », permet à Nolwenn Leroy de se faire plaisir et d’interpréter à sa façon treize titres francophones des années 1970-1980. Toutes ces chansons ont connu un certain succès. Et si certaines d’entre elles sont toujours présentes sur les ondes, fussent-elles nostalgiques, (« So far away from LA » de Peyrac ou « Je t’aimais je t’aime je t’aimerai » de Cabrel), d’autres ont franchement le mérite d’avoir été revisitées par la chanteuse (« On est comme on est » de Renaud Detressan, « Jolie Louise » de Daniel Lanois, « La Rue Madureira » de Nino Ferrer ou « Sacré Géranium » que l’artiste interprète en duo avec son créateur Dick Annegarn).
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20 SEPTEMBRE

Sophia Loren dans les années 1960

20 septembre 1934 : Naissance, à Rome, de l’actrice italienne Sophia LOREN. Fille d’un ingénieur et d’une professeur de piano, elle passe son enfance dans la région de Naples et espère devenir professeur d’anglais. Mais, à 17 ans, elle s’inscrit au concours de Miss Italie où elle reçoit le prix de l’élégance. Poussée par sa mère dans cette voie, elle se tourne alors vers une carrière artistique et, tout en aspirant à faire du cinéma, elle apparaît dans des romans-photos où sa beauté fait des ravages. Ses souhaits sont exaucés par la suite lorsqu’elle entame une carrière cinématographique longue et brillante. Elle obtient ses plus grands rôles dans les années 1960 et reçoit un Oscar pour son rôle dramatique de La Ciociara. Parallèlement à ses activités cinématographiques, Sophia Loren enregistre quelques chansons durant les sixties. Beaucoup d’entre elles sont en italien, quelques-unes en anglais et d’autres, aussi, en français. En 1963 sort ainsi chez Barclay un 45 tours où l’actrice interprète une chanson signée Maurice Jarre et Bernard Dimey (« Je ne t’aime plus »), une bossa nova d’origine italienne (« De jour en jour ») et deux adaptations françaises de mélodies anglo-saxonnes : « Pourquoi partir » (paroles de Jacques Plante) et « Donne-moi ma chance » (texte d’André Salvet sur une musique de Hal David et Burt Bacharach enregistrée au même moment avec succès par Richard Anthony).

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Aldo Frank en 1964 – Photo (c) Stan Wiezniak

20 septembre 1941 : Naissance du compositeur et chanteur français Aldo FRANK. C’est « Au Pichet », à Montmartre sur la Place du Tertre, qu’Aldo Frank fait la connaissance en 1958 de Michel Colombier, Francis Lai, Pierre Barouh, Bernard Dimey, Hugues Aufray et Claude Nougaro entre autres. Un an plus tard, il devient le pianiste d’Hugues Aufray dans les cabarets parisiens. Puis, c’est dans le milieu du jazz qu’Aldo évolue dans les années 1960 en se produisant notamment à Saint-Germain-des-Prés. Mais, bien que passionné de jazz, Aldo est toujours intéressé par la chanson qu’il a connue grâce à Gilbert Bécaud et à des artistes américains comme Frank Sinatra ou Ray Charles. Et il n’est pas rare qu’il compose au piano des mélodies qu’il conserve sans but précis. En 1962, l’un de ses proches lui conseille toutefois de faire écouter ses compositions à l’auteur André Salvet qui est aussi éditeur. Ce dernier les apprécie et lui demande pourquoi il ne les interpréterait pas lui-même. Et, de fait, quelques jours plus tard, Aldo Frank se retrouve en studio avec le directeur artistique de chez Philips: Jacques Plaît. Il enregistre quatre chansons qui sont commercialisées en mai 1962: « Le roi de la Nouvelle-Orléans », « Ton coeur par télégramme », « On dit de vous » et « Roc désert ».

A cette époque, quatre autres super 45 tours sont encore publiés dont l’un contient un duo avec Lucky Blondo: « Dis Lucky ». Alors qu’il n’est pas un chanteur « yé-yé », Aldo est très souvent programmé dans l’émission « Salut les copains » et il se retrouve même sur la scène parisienne de l’Olympia en première partie de Georgie Fame. De passage au fameux festival de la Rose d’or d’Antibes, Aldo Frank croise le chemin de Nicole Croisille pour qui il compose alors la chanson « Qu’est-ce qui se passe dans mon coeur » puis « Quand nous n’aurons que la tendresse » qui sont des grands succès de l’année 1969. Après un 45 tours enregistré en 1966 (« Sans ton amour ») et un autre en 1970 (« Mélancolie »), Aldo Frank ne sort plus de disque en tant que chanteur avant 1977 (« Eurydice mon amour ») et 1979 (« J’te rendrai heureuse »). Par la suite, il compose quelques musiques de films dont celle, en 1993, d’un long-métrage franc-belge signé Didier van Cauwelaert qui a pour titre « Les amies de ma femme » et dans lequel jouent notamment Michel Leeb, Christine Boisson, Catherine Arditi, Nadia Farès, Dominique Lavanant, Jacques François et Fabienne Guyon.
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Jean-Michel Caradec

20 septembre 1946 : Naissance, à Morlaix dans le Finistère, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Michel CARADEC d’un père marin et d’une mère institutrice. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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MATT Pochette album de 2003FAUDEL Pochette album 200320 septembre 2003 : Les albums de MATT (« Chant de bataille ») et de FAUDEL (« Un autre soleil ») font leur entrée dans le classement des 50 meilleures ventes en Belgique francophone.

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Mochélan lors de la finale de la Biennale de la Chanson Française le 20 septembre 2012 à Bruxelles (c) Passion Chanson

20 septembre 2012 : Finale, au Cirque Royal de Bruxelles, de la Biennale de la Chanson Française. Depuis le mois d’avril, de nombreux candidats se sont présentés aux sélections publiques organisées en Wallonie et à Bruxelles. Il y avait ainsi : Les Femmes ZiZies, Mélanie Isaac, Baptiste Brunello, Siddhartha Björn, Mandaye, MaThéo, Les R’tardataires, Aurore D., Vanessa F., Piangerelli, Les filles de Hiro Hito, Nezrine, Coline, Guillaume de Lophem, Manu et les Condouristes, Djinn Saout, Caroline 2000, Taxidermists, Geiger Neutrino, Barbarie Boxon, Philippe Tasquin, Léa Cohen, Les Fils de l’autre, La Baleine, Besac Arthur, Jullian, Keita Takei, Aurélie Dorzée, Olivier Juprelle, Blackberry D., Airco, Pistolazer, Mon Réal, Chicago, Mochélan, Dan T., Billy Joe, Anne-Sophie Thunus, Nicolas Donnay, Les Herbes Folles. Pour en savoir plus sur la finale du 20 septembre 2012 au Cirque Royal de Bruxelles et les lauréats, veuillez CLIQUER ICI.

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Gilles Verlant – Photo (c) Didier Pruvot

20 septembre 2013 : Décès, à son domicile parisien, de l’animateur de télévision et de radio ainsi que journaliste belge Gilles VERLANT. C’est une chute chez lui, dans les escaliers, qui est la cause de sa mort. Né le 11 juin 1957 à Bruxelles, Gilles était le fils du réalisateur de télévision Louis Verlant qui a travaillé pour la RTBF, la radio-télévision publique francophone belge. C’est d’ailleurs sur cette chaîne que Gilles Verlant débute en 1972 dans l’émission musicale « Tempo » où il assure une chronique destinée aux jeunes. Ses débuts sont franchement encourageants et, très vite, il se spécialise dans des programmes musicaux rock et pop qui réjouissent la jeunesse: « Folllies » de 1978 à 1981 et « Ligne Rock » de 1981 à 1982. En 1981, il est à la tête d’un petit label discographique qui commercialise un remix de la chanson « Dominique » réinterprétée par Soeur Sourire avec des arrangements synthétiques proches de l’univers du groupe Telex de Marc Moulin et Dan Lacksman. Au milieu des années 1980, il quitte la Belgique pour Paris où il commence à se faire remarquer dans les médias: il collabore à « Nulle part ailleurs » avec Antoine de Caunes en 1984 sur Canal + puis à « Rock Report » sur Antenne 2 en 1986 ainsi que à « Rapido » sur Canal +. Il prête sa voix aux bandes annonces de cette dernière chaîne de 1991 à 2001. A partir de 2008, il réalise aussi des petits reportages sur des groupes invités dans l’émission  » Taratata » de Nagui. En 2009, il propose sur la radio France Bleu une chronique nommée « Génération 80 » qu’il présente sous le pseudonyme de DJ Pop. Ces séquences seront aussi diffusées en Belgique francophone sur VivaCité, une des radios de la RTBF. Puis, il propose un autre programme court pour la radio Classic 21, toujours sur la RTBF, et toujours à propos des années 1980 mais dans le rock cette fois. En 2010, il présente « La Scandaleuse Histoire du rock » sur les radios de France Bleu. Fasciné dès son plus jeune âge par le personnage de Serge Gainsbourg, il va devenir ce que l’on pourrait appeler son biographe officiel. Il apparaît d’ailleurs brièvement dans le film « Gainsbourg, vie héroïque » réalisé par Joann Sfar en 2010. Au début des années 2010, il prête sa voix à l’impresssionnante série de portraits d’artistes disparus « Nous nous sommes tant aimés » diffusés par France Télévision. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages sur le rock anglo-saxon et le rock français. Il a écrit des livres sur David Bowie, Daniel Balavoine ou Françoise Hardy. Son dernier livre est écrit avec Michel Drucker en 2012 et s’intitule « Les 500 émissions mythiques de la télévision française ».
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16 SEPTEMBRE

MOULOUDJI en 1985

16 septembre 1922 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur, interprète, acteur et peintre français Marcel MOULOUDJI. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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George Chakiris dans les années 1970

16 septembre 1934 : Naissance, à Norwood (Ohio), de l’acteur, danseur et chanteur américain George CHAKIRIS. Ses premières activités artistiques le poussent très jeune vers la danse. Alors qu’il a 22 ans, il se fait remarquer par Jerome Robbins qui est le metteur en scène et chorégraphe de West Side Story dans un théâtre de Londres. Il y est engagé pour y jouer le rôle de Riff. Quelques années plus tard, lorsqu’il est question de porter le spectacle au cinéma, George Chakiris se présente au casting afin d’obtenir le même role mais il ne réalise pas ses ambitions tout en obtenant quand même le rôle de Bernardo. Ce rôle le fait passer du stade de comédien-danseur débutant à celui de nouvelle idole du cinéma américain. Le réalisateur français Jacques Demy va l’engager, avec Gene Kelly, pour être l’un des danseurs du film « Les demoiselles de Rochefort » aux côtés de Catherine Deneuve, Françoise Dorléac ou Danielle Darrieux en 1967. Mais le cinéma va le décevoir et, plus tard, il se tourne vers quelques rôles dans des séries télévisées. Enfin, à la fin des années 1970, il tente l’expérience de la chanson en France et dans la langue de Molière. Il s’adjoint la collaboration de musiciens et auteurs de variétés comme Pierre Bachelet et Didier Barbelivien avec qui il obtient de grands succès populaires: « Mon pays c’est le soleil », « Carte postale », « Le soleil italien », « Je t’emmène en tango » ou « La chanson de Bernardo ».

Après cette courte parenthèse chantée, il revient au théâtre dans les années 1990 à Los Angeles puis à Londres. Aux dernières nouvelles, George Chakiris consacrerait désormais sa retraite à sa passion pour la joaillerie.
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Maria Callas en 1958 - Photo (c) Houston Rogers

Maria Callas en 1958 – Photo (c) Houston Rogers

16 septembre 1977 : Décès, à Paris, de la cantatrice grecque Maria CALLAS victime d’une insuffisance cardiaque. Elle naît à New York le 2 décembre 1923 sous le véritable patronyme de Sophie Cecilia Kalos. Son père est pharmacien et sa mère fille d’un colonel. Si la petite fille voit le jour à New York, c’est parce que ses parents, qui vivaient jusque là en Grèce, éprouvent des difficultés conjugales et décident de quitter la Grèce en espérant connaître des jours meilleurs aux Etats-Unis. Lorsque naît Sophie Cecilia, sa mère est extrêmement déçue que ce ne soit pas le garçon qu’elle espérait pour combler le vide laissé par le fils décédé un an plus tôt d’une méningite. De plus en plus mécontente de son couple, la mère finit par reporter toute son affection sur la petite dernière et sera largement à la base de la carrière artistique qu’elle va mener. Enfant, Sophie Cécilia apparaît intelligente et assidue et son comportement scolaire est brillant. Lorsque sa soeur achète un phonographe, la musique entre dans la maison sous diverses formes et, notamment, classique avec l’opéra. Les deux filles chantonnent alors souvent et il est bientôt question d’acheter un piano et de se payer quelques leçons à domicile. A partir de huit ans, la petite fille commence à posséder une voix remarquable et elle ne se fait pas prier dès qu’il y a une occasion d’être appréciée par un public, fut-il très restreint. L’une de ses chansons préférées est alors « La paloma ». En 1934, la jeune fille remporte un concours radiophonique et gagne une montre. Trois ans plus tard, ses parents se séparent et la mère reprend le chemin de la Grèce avec ses deux filles. Et c’est à Athènes que la future Maria Callas prend ses premiers cours de chant en 1937 avant d’intégrer le Conservatoire de la capitale grecque deux ans plus tard. Pendant les années de guerre, les seconds rôles qu’elle décroche à l’Opéra national de Grèce lui permettent de subvenir aux besoins de sa mère et de sa soeur. Le pays est alors occupé par les Italiens et les Allemands et la mère de Maria a pour amant un colonel italien. Il n’en faut pas plus pour qu’elle oblige sa fille à chanter pour les occupants, ce qui représente quelques avantages pécuniaires en ces temps difficiles. Mais, dans le même temps, son talent vocal est de plus en plus apprécié comme un don exceptionnel. A la libération, Callas se produit un peu partout en Grèce: elle apparaît dans sept opéras différents et donne 20 récitals. Mais sa mère est alors soupçonnée de collaboration avec l’occupant. Maria est exclue de l’opéra d’Athènes et elle perd la bourse du Conservatoire pour avoir trop chanté pour les ennemis. Elle décide de retourner aux États-Unis le 14 septembre 1945 pour renouer avec son père. Elle rompt avec sa mère qu’elle considère comme celle qui a exploité et monnayé ses talents avec les occupants. Trois mois plus tard, elle passe une audition devant le directeur du Metropolitan Opera, Edward Johnson, et elle est admise avec la mention « Voix exceptionnelle: doit être entendue rapidement sur une scène ». Malheureusement, d’audition en audition, la cantatrice doit déchanter et elle finit par se produire dans des restaurants. Elle quitte alors les Etats-Unis pour tenter sa chance en Italie, pays de l’opéra. Elle y rencontre un riche industriel, 30 ans plus âgé qu’elle, qui décide de l’aider dans sa carrière artistique. Elle l’épouse en 1949 et il est aussi son mentor et son impresario jusqu’en 1959, année de leur divorce. Elle devient entre-temps une grande vedette de l’opéra qui chante en Italie, à la Scala de Milan, en Grande-Bretagne, au Covent Garden de Londres, et aux Etats-Unis pour des cachets mirobolants. Les magazines s’intéressent à ce moment autant à sa vie privée qu’à ses prestations scéniques. C’est à cette époque qu’elle rencontre Aristote Onassis, armateur grec milliardaire, dont elle devient la maîtresse. La Diva quitte alors le chemin des théâtres pour profiter de la jet set avec son amant. Elle s’installe à Paris en 1961. La cantatrice effectue sa dernière apparition sur scène au Covent Garden de Londres dans un opéra, « La Tosca », le 5 juillet 1965. En 1966, alors qu’Onassis succombe aux charmes de l’ex-first lady américaine Jackie Kennedy, Maria Callas se rend à l’amabassade des Etats-Unis à Paris pour renoncer officiellement à la nationalité américaine. Elle redevient grecque pour profiter d’une loi qui annule un mariage non célébré selon les rites orthodoxes afin d’officialiser sa relation avec Onassis. Mais ce dernier épouse Jackie Kennedy sur l’île de Skorpios le 20 octobre 1968. Malgré cette énorme déception sentimentale, la cantatrice reste fidèle à Onassis et est auprès de lui dans ses derniers moments de vie en 1975. En 1969, le cinéaste Pier Paolo Pasolini tourne Médée, un film non-musical avec Callas dans le rôle-titre. Le film n’est pas un succès commercial mais c’est le seul document sur Callas, actrice de cinéma. En 1973, le ténor Giuseppe Di Stefano, avec qui elle a une liaison, lui propose de faire à ses côtés une tournée de récitals afin de financer le traitement médical de sa fille. Ils chantent dans toute l’Europe, aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon où a lieu la dernière prestation publique de Maria Callas le 11 novembre 1974 à Sapporo. Après ça, elle se retire dans son appartement parisien où elle se replie dans la solitude suite au décès d’Onassis en 1975. Elle tente à plusieurs reprises de se suicider. Le 16 septembre 1977, elle meurt d’une embolie pulmonaire à l’âge de 53 ans. Maria Callas est incinérée au cimetière parisien du Père-Lachaise où une plaque lui rend hommage au colombarium depuis que ses cendres ont été dispersées en mer Egée en 1980.

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Albert Delchambre en 1984

16 septembre 1984 : Le concours de chanson française et wallonne de Charleroi (B) se tient dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville. Les candidats ont pour nom ZO et les LUNDIS PERDUS, NUIT BLANCHE, ALFRED (William Dunker), Rolf MORIN, Corry FLY, CHICHE et Marc de HOLLOGNE. C’est ce dernier artiste qui récolte le prix de la Ville de Charleroi mais aussi le prix de la Promotion des Artistes Belges (PAB) et de la SABAM (Société des Auteurs Compositeurs Belges) ainsi que celui du jury qui est présidé par André Thioux, journaliste à la Nouvelle Gazette, et composé de Sophie Creuz (journaliste), Christiane Gillaerts (attachée de presse), Edmond Lefèvre (producteur radio à la RTBF), Pierre Collard-Bovy (animateur radio et tv à la RTBF), Daniel Barbieux (RTBF), Patrick Printz (de la Communauté française de Belgique) et Pierre Pletinckx (de la Promotion Artistique Belge). Délaissant ensuite la chanson mais poursuivant un chemin artistique hors du commun, Marc de Hollogne assurera la mise en scène d’un spectacle de Charles Trenet pour ses 80 ans à l’Opéra-Bastille de Paris en 1993. Ce 16 septembre 1984, c’est le chanteur belge Albert DELCHAMBRE qui clôt la soirée par un récital.
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Une des rares photos de Bernard Estardy dans son studio d'enregistrement parisien

Bernard Estardy dans son studio d’enregistrement parisien

16 septembre 2006 : Décès, à Paris, du musicien, producteur, compositeur, interprète, ingénieur du son et arrangeur français Bernard ESTARDY. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format - Centre de la Chanson de Paris

Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format – Centre de la Chanson de Paris

16 septembre 2015 : Décès, à Garches, de l’auteur, compositeur et interprète français Guy BEART à l’âge de 85 ans. Il naît le 16 juillet 1930 au Caire en Egypte sous le nom de Guy Béhar-Hasson. Son père est comptable pour une entreprise française et son travail l’oblige à beaucoup voyager. C’est ainsi que c’est finalement au Liban que Guy grandit jusqu’à ses 17 ans, âge où il décide de vivre à Paris. Il s’inscrit à l’école nationale de musique et y apprend notamment le violon et la mandoline. Mais il décroche aussi un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Malgré ce bagage intéressant, Guy Béart est toujours passionné par la musique et la chanson et, en 1954, il tente sa chance dans les cabarets de la Rive gauche à Paris. Il chante ainsi à « La colombe » ou au théâtre des Trois Baudets. Remarqué notamment pour sa chanson « Bal chez Temporel », il lui est proposé d’enregistrer un premier disque chez Philips en 1957. Celui-ci est couronné du Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros l’année suivante. C’est le début d’une carrière florissante pour celui qui n’aura de cesse de s’accompagner de son unique guitare, pied sur le tabouret. Les succès vont se multiplier: « L’eau vive », « Qu’on est bien », etc. Profitant de sa popularité grandissante, il écrit pour des artistes féminines comme Patachou, Zizi Jeanmaire ou Juliette Gréco. A la fin des années 1960, il devient l’animateur et le producteur d’une émission de la télévision française où il accueille des collègues artistes: « Bienvenue ». Sa carrière de chanteur se poursuit sur un mode majeur avec des succès comme « L’espérance folle » (repris par Line et Willy en 1972) ou « A Amsterdam » en 1976. Il lui est alors découvert un cancer qui l’éloigne de son public et du métier pendant quelques années. Jusqu’en 1986 lorsqu’il revient avec un album au titre très optimiste: « Demain je recommence ». Cette année-là, lors d’une émission « Apostrophes » de Bernard Pivot, il s’accroche avec Serge Gainsbourg à propos de l’importance de la chanson. Pour Gainsbourg, il s’agit d’un art mineur alors que pour Béart c’est tout le contraire. En 1989, alors que la guerre y fait rage, il part à Beyrouth sur les traces d’une enfance qu’il ne retrouve pas. Il participe à un grand mouvement organisé en faveur de la paix et écrit une chanson de soutien intitulée « Liban libre ». Il fait ensuite quinze ans sans enregistrer d’album puis, en 2010, il sort « Le meilleur des choses ». Comme tous ses albums commercialisés depuis des années, celui-ci est une production propre des disques Temporel et il est distribué par Sony Music qui en profite pour demander à Béart de « compiler » sur un triple CD ses plus grands succès. Le 17 janvier 2015, Guy Béart donne le dernier concert de sa carrière à l’Olympia, avec seulement trois musiciens à ses côtés dont Roland Romanelli. Le spectacle dure quatre heures et il est ponctué d’anecdotes. L’artiste annonce alors qu’il ne fera plus d’album ni de tournée. Le 16 septembre 2015, Guy Béart s’écroule alors qu’il se rend chez son coiffeur dans la ville de Garches où il habite. Les secours ne peuvent rien pour lui: il est mort d’une crise cardiaque. Le chanteur est inhumé le 21 septembre 2015 dans le cimetière de Garches en présence, notamment, de sa fille Emmanuelle, d’Alain Souchon, Laurent Voulzy, Patrick Bruel, Dave, Laurent Gerra et Daniel Auteuil.
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