SOEUR SOURIRE

SOEUR SOURIRE – Photo (c) Jean Guyaux

La chanteuse belge Jeanine Deckers, mieux connue sous le nom de SOEUR SOURIRE, naît le 17 octobre 1933 à Bruxelles. Elle passe une jeunesse plutôt calme dans la pâtisserie de ses parents entre une mère autoritaire et un père soumis. Elle veut devenir professeur de dessin mais ça ne marche pas et, finalement, elle entre dans les ordres. Elle choisit celui des Dominicaines en 1959 et elle devient sœur Luc-Gabriel au couvent de Fichermont près de Waterloo. Elle y écrit des chansons qui font le bonheur de quelques-unes des pensionnaires du couvent. Sa chanson « Dominique » arrive aux oreilles avisées d’un producteur qui estime que, au-delà de la mélodie très intéressante, le personnage de cette soeur chantante pourrait être porteur comme l’avait été, quelques années plus tôt, celui du Père Duval en France. Ses supérieures acceptent de lui faire enregistrer un disque qui peut devenir une source de revenus intéressante pour le couvent et l’ordre des Dominicaines. Mais, sur le contrat signé avec la firme de disques Philips, il est bien précisé que ni son nom ni son image ne peuvent apparaître sur les pochettes des vinyles. Le nom de « Soeur Sourire » est choisi et devient la propriété de l’éditeur des disques ainsi que du couvent. Ce sont les mêmes signataires du contrat qui empochent les droits d’auteurs et les royalties normalement dévolus à l’auteur-compositeur et interprète. Par un concours de circonstances extraordinaire, la chanson connaît un succès mondial en 1963: en Europe, en Amérique, en Océanie et en Afrique du Sud. « Dominique » est une des rares chansons francophones à se classer en tête des ventes de disques aux Etats-Unis en décembre 1963. Les Américains font une vedette de Soeur Sourire qu’ils baptisent « The Singing Nun ».

La chanteuse entreprend alors une tournée mondiale contre l’avis de sa hiérarchie qui ne désire toujours pas que l’on dévoile son visage. Le contrat est rompu et, après mûre réflexion mais à contre-coeur, Soeur Sourire quitte les ordres. A partir de 1967, libérée de toute contrainte contractuelle, elle décide de se lancer dans une nouvelle carrière de chanteuse sous le pseudonyme de Luc Dominique.

Elle enregistre alors des chansons très engagées dans lesquelles elle s’en prend aux mères, aux hommes qu’elle juge violents et dominateurs, à l’Église catholique romaine, au conservatisme et à la pilule contraceptive qu’elle magnifie. Ses disques ne se vendent que très peu et elle gagne sa vie en donnant des cours de guitare ou en travaillant avec les enfants autistes. En 1976, elle pense pouvoir faire un « come-back » aux Etats-Unis en profitant de sa notoriété passée mais il n’en est rien. En 1981, sur une idée du regretté Gilles Verlant, elle accepte de faire la promotion de la version remixée de son « tube » « Dominique » par le groupe belge Telex (avec Michel Moers, Marc Moulin et Dan Lacksman).

Mais cela ne marche à nouveau pas et Jeanine Deckers va de plus en plus s’isoler du monde extérieur pour vivre avec son amie Annie Pécher. Le fisc belge lui réclame alors l’argent qu’elle aurait dû logiquement toucher de ses ventes de « Dominique ». Mais le contrat entre le couvent et la firme de disques mentionné par Jeanine Deckers n’émeut pas les contrôleurs des impôts qui font mine de ne pas comprendre. Finalement, les soeurs Dominicaines lui rendront la part d’argent qui lui revient mais il n’en sera rien de la part de la maison de disques qui a pourtant empoché une très grosse portion des revenus de « Dominique ». Les dettes et les intérêts de celles-ci se cumulent et Jeanine et sa compagne sombrent dans une sévère dépression où l’alcool et les médicaments constituent un cocktail très dangereux. Les deux femmes décident alors ensemble de mettre un terme à leur vie le 29 mars 1985. Leurs corps seront découverts le lendemain.
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PIAF Edith

Edith Piaf en 1961 – Photo (c) Sam Lévin

La chanteuse, compositrice, auteure et comédienne française Edith PIAF naît sous le nom d’Edith Giovanna Gassion le 19 décembre 1915 à Paris dans la misère d’un milieu d’artistes circassiens. La petite est dès lors très vite confiée à sa grand-mère maternelle quelques mois avant d’être prise en charge par sa grand-mère paternelle, patronne d’une maison close. Les pensionnaires de l’établissement trouvent en Edith une mascotte qu’elles vont choyer. Alors qu’elle a sept ans, son père vient la chercher pour mener avec elle la vie d’artiste itinérant. Elle chante dans les rues et tout le monde s’aperçoit bien vite qu’elle possède une voix peu commune. En 1930, elle décide de quitter son père et part avec une amie, Simone, qui chante en duo avec elle. A 17 ans, elle rencontre un certain Louis Dupont qui lui donne une fille, Marcelle, qui naît le 11 février 1933 et qui meurt d’une méningite à l’âge de deux ans. Edith continue à chanter dans les rues de Paris malgré ses soucis et, à la fin de l’année 1935, Louis Leplée, le gérant d’un cabaret situé sur les Champs-Elysées, lui demande de venir chanter chez lui. Il estime qu’elle doit avoir un pseudonyme et, comme elle chante comme un moineau, il la surnomme « la môme Piaf ». Ses prestations au cabaret « Le Gerny’s » attirent du monde et des professionnels de la musique qui lui proposent d’enregistrer un disque. En 1936, la firme Polydor édite « Les mômes de la cloche ».

Quelques semaines plus tard, Louis Leplée est assassiné par le milieu du banditisme qu’il fréquente et Edith Piaf est d’abord soupçonnée puis mise en cause par la presse. Cela complique ses débuts qui pourtant s’annonçaient plutôt bien. Malgré cela, elle parvient à se produire dans les théâtres parisiens de Bobino et de l’Européen. Le compositeur Raymond Asso, qui est l’un des professionnels à l’avoir remarquée au Gerny’s, lui propose de travailler avec elle et, mieux que ça, de devenir son mentor. Il va faire d’Edith Gassion Edith Piaf, la chanteuse professionnelle des music-halls. Et ça marche puisqu’elle chante très vite à l’Alhambra puis à nouveau à Bobino et, enfin, à l’ABC où elle est consacrée vedette de la chanson. Ses enregistrements et disques sont alors diffusés par toutes les radios à la fin des années 1930. En 1940, elle tente l’aventure du théâtre en donnant la réplique à son amant du moment, Paul Meurisse, dans une pièce écrite pour elle par Jean Cocteau: « Le bel indifférent ». Du théâtre, elle passe au cinéma, toujours en compagnie de Paul Meurisse, et elle joue dans « Montmartre-sur-Seine » de Georges Lacombe en 1941. C’est alors la guerre et, parallèlement à ses activités de comédienne, Edith continue à chanter dans la France occupée par les nazis. En 1943, elle va à Berlin « promouvoir la chanson française » en compagnie d’autres artistes comme Loulou Gasté, Viviane Romance ou Albert Préjean. Elle mène alors une sorte de double jeu qui lui permet, selon certains témoignages, de protéger des artistes juifs, de faire évader certains prisonniers français et de poser quelques actes de résistance. Au début de l’année 1944, Edith Piaf chante au Moulin Rouge à Paris et elle tombe amoureuse du jeune premier qui chante en lever de rideau: Yves Montand. La même année, elle perd son père. Et sa mère décède l’année suivante. Après avoir bénéficié de textes et de mélodies écrits et composées par d’autres, Edith Piaf se lance dans l’écriture en 1945 et il faut bien reconnaître que ce coup d’essai est un coup de maître: la chanson s’appelle « La vie en rose ».

Avec Yves Montand, désormais célèbre à son tour, elle joue dans le film « Etoile sans lumière » où ils entonnent ensemble « C’est merveilleux ». Le couple se sépare toutefois en 1946.

A ce moment, la chanteuse rencontre un groupe vocal qui répond au nom des « Compagnons de la Chanson ». Avec eux, elle va connaître un succès fulgurant en interprétant « Les trois cloches » et elle va ainsi leur permettre d’entamer une longue et grande carrière internationale. De 1946 à 1948, elle vit aussi une histoire d’amour avec Jean-Louis Jaubert, le chef des Compagnons.

Mais en 1948, alors qu’elle chante à New York, elle croise le boxeur français Marcel Cerdan et en tombe éperdument amoureuse. Elle voit en lui l’homme qu’elle croit avoir toujours cherché et le couple échafaude de nombreux projets malgré que Cerdan soit marié. Pour cette idylle, elle compose en septembre 1949 le fameux « Hymne à l’amour ».

Mais, le 28 octobre, le boxeur meurt dans un accident d’avion la laissant dans un état psychologique désastreux. En 1951, elle fait la connaissance du chanteur Charles Aznavour qui va lui écrire quelques chansons inoubliables comme « Plus bleu que tes yeux » et « Jezebel ».

Après une passion aussi forte qu’éphémère avec le coureur cycliste Louis Gérardin, Edith Piaf épouse le chanteur Jacques Pills en 1952. Une cure de désintoxication s’avère alors nécessaire avant que l’artiste ne se reconcentre sur sa carrière pour devenir une très grande vedette aux Etats-Unis. En 1956, elle se produit au Carnegie Hall de New York. Elle découvre alors le jeune Georges Moustaki qu’elle va aider pour ses débuts dans la chanson. Ils deviennent amants et Georges lui écrit un « tube »: « Milord ».

En 1959, Edith Piaf s’effondre lors d’un concert à New York: son état de santé ne fait qu’empirer et elle devient dépendante de la morphine. En 1961, apprenant que le music-hall parisien de l’Olympia est menacé de fermeture, Edith décide d’y donner une série de concerts. Elle sauve ainsi l’Olympia et son directeur, Bruno Coquatrix, de la faillite en y chantant « Non je ne regrette rien », une nouvelle mélodie signée Charles Dumont.

Epuisée et de plus en plus souffrante, Edith Piaf épouse un jeune homme de 20 ans son cadet le 9 octobre 1962: Théo Sarapo. Avec lui, elle enregistre un duo: « A quoi ça sert l’amour ».

Au début de l’année 1963, elle enregistre ce qui s’avère être son dernier disque avec une chanson de Francis Lai: « L’homme de Berlin ».

La chanteuse entreprend alors une longue période de repos aux côtés de celui qu’elle vient d’épouser. Pour ce faire, ils emménagent dans une propriété de Grasse sur la Côte d’Azur où Piaf fuit les mondanités et les medias. Malheureusement, rien n’y fait et, le 10 octobre 1963, à 13 h 10, une rupture d’anévrisme emporte la chanteuse. Ayant manifesté la volonté d’être inhumée à Paris, au cimetière du Père Lachaise, le transport de son corps est effectué en cachette, afin semble-t-il d’éviter un certain nombre de formalités administratives, et l’annonce de son décès est officiellement faite le 11 octobre. Les obsèques ont lieu en présence de 200.000 personnes et Piaf est enterrée aux côtés de son père et de sa fille.

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MARTIN Jacques

Jacques Martin en 1978 – Photo (c) G. Spitzer

Le fantaisiste, chanteur et homme de télévision français Jacques MARTIN naît à Lyon le 22 juin 1933. Son père est un industriel qui joue de sept instruments de musique. Les études du petit Jacques sont assez difficiles et il finit par se retrouver chez les Jésuites. A l’âge de seize ans, il songe sérieusement à faire du théâtre. Finalement, c’est la télévision qui va l’attirer dans les années 1950. Et c’est à Strasbourg qu’il entame des activités de présentateur tout en faisant partie d’une troupe de théâtre satirique. Au début des années 1960, avec d’autres jeunes humoristes comme Jean Yanne, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, il se lance dans l’écriture de parodies de chansons. Parallèlement à ses activités télévisuelles, il va d’ailleurs se consacrer à la chanson de manière plus sérieuse. C’est ainsi qu’il se retrouve, notamment, en première partie de Jacques Brel à l’Olympia de Paris. Il écrit aussi une comédie musicale en 1968: « Petitpatapon » qui est un solide échec. En 1975, il enregistre un album qui regroupe des reprises de grandes chansons françaises (« Le piano de la plage » de Charles Trenet) et des créations originales comme « Il pleut sur mes lunettes ».

Passionné de bel canto, d’opéra et d’opérette, il se fait aussi plaisir dès qu’il le peut en reprenant des airs lyriques lors des émissions de variétés qu’il présente. Et, en 1978, il enregistre même, avec Jane Rhodes et Rémy Corazza, une version de l’opérette « La Belle Hélène » de Jacques Offenbach. A la télévision, en 1969, il présente les émissions « Midi-Magazine » et « Midi Chez Vous » avec Danièle Gilbert jusqu’en 1972. Ensuite, durant un an, il est aux côtés d’Evelyne Pagès pour une émission télévisée appelée « Taratata » mais qui n’a rien à voir avec le programme proposé par Nagui et Gérard Pullicino bien des années plus tard.

En janvier 1975, Jacques Martin s’entoure d’une solide équipe de joyeux drilles pour présenter le dominical « Petit rapporteur ». Il y a là Stéphane Collaro, Pierre Bonte, Piem, Pierre Desproges et Daniel Prévost qui, chaque dimanche, épluchent à leur manière l’actualité de la semaine. La troupe se fend parfois de quelques chansons populaires qui deviennent rapidement des « tubes » sur disques: « A la pêche aux moules » et « Mam’zelle Angèle ».

A cette époque, Jacques Martin est l’un des présentateurs télé les plus populaires de France avec Guy Lux et Michel Drucker. En 1977, il prend les rênes d’une nouvelle tranche d’émissions hebdomadaire sur Antenne 2. « Bon dimanche » est un concept qui commence vers midi pour se terminer vers 22 heures 30 après ce que l’on n’appelle pas encore un « prime time » de chansons. Des programmes différents se succèdent tout au long de l’après midi avec, notamment, la célèbre « Ecole des fans » où un chanteur est invité à apprécier la performance des enfants interprétant ses succès. Vanessa Paradis y passe comme candidate en 1981 à l’âge de huit ans.

Le soir, « Musique and Music », enregistrée le samedi après-midi au Théâtre de l’Empire à Paris, fait la part belle aux artistes déjà installés, comme Serge Gainsbourg, et révèlent, par exemple en 1977, un certain Laurent Voulzy avec « Rockollection » ou, un an plus tard, Richard Cocciante avec « Marguerite ».

La formule de ce programme s’arrête un moment et Jacques Martin en profite pour proposer des spectacles basés sur le principe de l’Ecole des Fans en province et aussi en Belgique où son amitié avec un autocariste, Francis Colignon, l’amène à se produire souvent à La Bouverie dans la région de Mons. Dans les années 1980, Antenne 2 lui propose de reprendre ses émissions dominicales, ce qu’il fait avec « Dimanche Martin ». Ces activités télévisées vont ainsi se poursuivre jusqu’en 1998.

A ce moment, après avoir appris que le programme cesserait bientôt, Jacques Martin est victime d’un accident vasculaire cérébral qui le paralyse. Gardant des séquelles qui le diminuent physiquement, Jacques Martin se retire dans sa maison de Neuilly. Puis, pour les besoins de sa santé, il s’installe à Biarritz en novembre 2006. Et c’est là qu’il décède des suites d’un cancer généralisé le 14 septembre 2007. Il est inhumé au cimetière de la Guillotière dans sa ville natale de Lyon le 20 septembre 2007.

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Complice musical de Jacques Brel, Gérard JOUANNEST n’est plus

Gérard Jouannest en 2005

Décidément, cette année 2018, qui va commémorer les 40 ans de la disparition de Jacques Brel, est marquée par la disparition d’artistes qui, de près ou de loin, ont été concernés par l’univers de l’immense chanteur belge. Après le décès de la chanteuse Maurane qui avait commencé sa carrière en interprétant du Brel et qui prévoyait de commercialiser un album consacré à quelques-unes de ses grandes chansons, c’est maintenant Gérard Jouannest qui nous a quittés ce mercredi 16 mai 2018.
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Lors de la naissance de Gérard Jouannest le 2 mai 1933 à Vanves, son grand-père est facteur de piano et son père ouvrier est passionné par la musique. Le petit Gérard partage cet amour et, à l’âge de treize ans, il est admis au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Il en sort avec un premier prix de piano et, après un service militaire de 30 mois au Maroc, il se prépare à présenter le concours de professeur au Conservatoire de musique de Besançon. Mais ses projets et son avenir de concertiste sont brutalement interrompus par la mort soudaine de son père deux jours avant l’examen. L’urgence est alors de subvenir financièrement aux besoins de la famille et Gérard va mettre à profit ses talents de musicien pour récolter un peu d’argent. Il joue ainsi dans un orchestre tzigane qui se produit dans une brasserie parisienne et accompagne ensuite le groupe des Trois Ménestrels. Avec le trio, il découvre le monde de la chanson française et il accroit son expérience lorsqu’il est engagé pour accompagner des cahnteurs au théâtre des Trois Baudets. Jacques Canetti, le directeur artistique, y fait en effet se produire toute une série de jeunes artistes très prometteurs. Et c’est de cette manière que Gérard y rencontre le Belge Jacques Brel, alors accompagné au piano par François Rauber. Ce dernier devant satisfaire à d’autres activités musicales, c’est bientôt Jouannest qui suit Brel en tournée à partir de 1958. Au fil du temps, l’accompagnateur va devenir compositeur et travailler dès 1959 sur des chansons comme « Ne me quitte pas ». Cette collaboration s’annonce très fructueuse et va se poursuivre avec des titres comme « On n’oublie rien », « Bruxelles », « Madeleine », « Les Vieux », « Mathilde », « La chanson de Jacky » ou « La chanson des vieux amants » notamment. Tout au long de ce travail commun qui s’arrêtera avec les adieux de Brel à l’Olympia en 1967, 35 chansons naîtront initiées tantôt par le texte de l’un, tantôt par la musique de l’autre. En 1968, il est sollicité pour accompagner Juliette Gréco sur scène lors d’une tournée au Canada. L’interprète est d’abord séduite par les talents de musicien de Gérard Jouannest à qui elle demande de mettre en musique des textes de différents auteurs, un travail qu’il n’avait jamais effectué de cette manière. Juliette Gréco sera par la suite séduite tout simplement par l’homme et, le 15 avril 1988, Juliette et Gérard se marient à Ramatuelle. Jouannest s’éloigne ensuite un tout petit peu de la chanson pour tenter d’autres expériences musicales comme des génériques de téléfilms dans les années 1990. Il continue alors inlassablement à toujours accompagner Juliette Gréco sur toutes les scènes du monde. Puis, à sa grande surprise, il est contacté au début des années 2000 par le slammeur Abd Al Malik qui lui propose de participer à son album « Gibraltar » qui est commercialisé en 2006 puis à celui qui s’appelle « Dante » en 2008. En 2013, il réalise encore l’album « Gréco chante Brel » et part en tournée avec la chanteuse. Cette tournée d’adieux qui s’appelle « Merci » est interrompue en mars 2016 suite aux problèmes de santé de Juliette Gréco victime d’un accident vasculaire cérébral. Dans leur propriété de Ramatuelle, Gérard Jouannest veillera sur elle jusqu’à ce jour de mai 2018 où il s’éteint à l’âge de 85 ans.
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29 JANVIER

Sacha DISTEL en 1985

29 janvier 1933 : Naissance, à Paris, de Sacha DISTEL, guitariste de jazz, compositeur et chanteur français d’origine russe par son père qui était un chimiste émigré en France. Par sa mère, Andrée Ventura, Sacha Distel est le neveu du musicien Ray Ventura. Il commence par être guitariste de jazz dans les boites de Saint-Germain-des-Prés. Puis, il fait ses débuts de chanteur en 1958 au casino d’Alger. Après une idylle très médiatisée avec Brigitte Bardot, il épouse, en 1963, la skieuse Francine Bréaud avec laquelle il aura deux fils, Laurent, né en 1964, et Julien, né en 1967. C’est son oncle, Ray Ventura, qui va l’initier au jazz et lui faire rencontrer des personnages qui seront déterminants pour son avenir: Henri Salvador par exemple. Sacha Distel est ainsi d’abord reconnu comme guitariste de jazz avant de se lancer dans la chanson à la fin des années 1950. Son premier succès est énorme: « Scoubidou » en 1959.

C’est également l’époque de « Mon beau chapeau », de « Personnalités » et « Ouah Ouah Ouah Ouah ». A partir de 1962, il anime des émissions de variétés à la télévision française et tout le monde se souvient des célèbres « Sacha Show ». Il adapte et reprend bon nombre de succès anglo-saxons et gagne ainsi le coeur des Français mais aussi et surtout celui des Françaises. C’est que ce fringant dandy chante bien: « Scandale dans la famille », « Monsieur Cannibale », « La belle vie », etc. On le sait moins mais, au début des années 1960, Sacha Distel enregistre un 33 tours complet avec des chansons écrites pour lui par Jacques Brel, Georges Brassens, Serge Gainsbourg ou Charles Trenet. Jusqu’au milieu des années 1980, Sacha Distel reste très populaire avec des mélodies plus que célèbres: « Toute la pluie tombe sur moi », « Le soleil de ma vie » en duo avec Brigitte Bardot, « Vite chérie vite », « Le père de Sylvia », « La porte d’en face », « Ma femme », « Je t’appelle pour te dire que je t’aime », etc. Ce sont toutes des adaptations françaises de « tubes » étrangers signés Stevie Wonder, Burt Bacharach ou Smokie entre autres.

Le 28 avril 1985, le chanteur est victime d’un accident de la route, sur la nationale 7 dans la traversée du hameau de Maltaverne à proximité de Cosne-sur-Loire. A bord de la Porsche qu’il conduit se trouve la comédienne Chantal Nobel, alors héroïne du feuilleton télé « Châteauvallon ». Chantal Nobel est grièvement blessée et reste handicapée à vie. Sacha, lui, est légèrement blessé et est condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires. Sacha Distel est l’un des rares artistes français à avoir mené une carrière parallèle en Angleterre. C’est ce qui lui a permis, notamment, de tenir le rôle principal de la comédie musicale « Chicago » à Londres en 2001. Trois ans plus tard, après avoir déjà lutté à plusieurs reprises contre la maladie, Sacha Distel perd son ultime combat contre un cancer de la peau. Il décède au Rayol-Canadel-sur-Mer (F) le 22 juillet 2004. La mémoire de Sacha Distel et de ses oeuvres est perpétuée par l’un de ses fils, Laurent. A la fin de l’année 2012, ce dernier a commercialisé un superbe coffret de trois DVD reprenant les grands moments du « Sacha Show », ces émissions de variétés mythiques présentées à la télé française par son père entre 1962 et 1973. En janvier 2014, quelques mois avant le dixième anniversaire de la mort Sacha Distel, son fils Laurent annonce la sortie prochaine d’un autre coffret de DVD avec d’autres extraits d’émissions de télé.
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Roméo en 1975 (c) Christian Deville

29 janvier 1962 : Naissance du chanteur français ROMEO révélé très jeune, en 1973, grâce au succès de la chanson « Maman ». Roméo, de son vrai nom Georges Brize, est, à l’époque, le concurrent direct de Noam, autre enfant chanteur. Il est lancé par le producteur Claude Carrère mais sa carrière doit s’arrêter lorsque sa voix mue. Il serait aujourd’hui journaliste et a essayé de revenir à la chanson en se produisant au cours de galas nostalgiques. Les succès de Roméo, entre 1973 et 1975, avaient pour titres: « Maman », « Je veux être un homme », « Ton petit amoureux », la reprise de « Petit papa Noël » ou « Juste un petit baiser ». Une compilation de tous ces titres est sortie en CD dans les années 2000.

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Georges Van Parys

29 janvier 1971 : Décès, à Paris, du compositeur français Georges VAN PARYS à l’âge de 68 ans. Né le 7 juin 1902 à Paris, il apprend le piano dans sa jeunesse et découvre, en pleine adolescence, des compositeurs comme Ravel et Debussy qui resteront toujours ses modèles. Dès 1924, il utilise ses talents de pianiste pour accompagner des chanteuses comme Arletty, Lucienne Boyer ou Yvonne George. Trois ans plus tard, il change de registre et se lance dans la composition d’opérettes qui vont obtenir un certain succès: « Lulu » et « L’eau à la bouche » par exemple. Avec l’avènement du cinéma parlant, Georges Van Parys va s’orienter vers la musique de film et composer des centaines de thèmes. Parallèlement à ces activités cinématographiques, il se met aussi à composer des chansons dont certaines vont devenir de grands classiques de la chanson française: « La complainte de la butte » est chantée par Cora Vaucaire et « Comme de bien entendu » est interprétée par Arletty et Michel Simon. Mais d’autres mélodies viennent aussi étoffer les répertoires de Mouloudji, Danielle Darrieux, Maurice Chevalier, Fréhel et bien d’autres. Quelques unes de ces ritournelles sont d’ailleurs toujours reprises par des artistes contemporains comme Patrick Bruel ou Hélène Ségara. En 1968, il a reçu le Grand Prix de la Musique de la Société des Auteurs français pour l’ensemble de sa carrière. Georges Van Parys est inhumé au cimetière de Villiers-sur-Marne.

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17 JANVIER

 

 

17 janvier 1933 : Naissance, au Caire en Egypte, de Yolanda Gigliotti qui deviendra la chanteuse DALIDA. D’abord atteinte de cécité dans sa prime enfance, Dalida, qui en garde ensuite un sévère strabisme, devient Miss Egypte avant de tenter sa chance à Paris en tant que chanteuse. Sa rencontre avec le directeur d’Europe 1, Lucien Morisse, qu’elle épouse alors, lui donne l’occasion d’enregistrer ses premiers disques grâce à Eddie Barclay et de chanter à l’Olympia grâce à Bruno Coquatrix. C’est le début d’une belle et longue carrière pour cette interprète à l’accent exotique qui plaît. Entre son premier succès de 1959 (« Bambino ») et le dernier de 1986, elle enregistre des centaines de chansons notamment sous la houlette de son frère: le producteur Orlando. Malheureusement, le succès qu’elle trouve auprès de son public n’est pas celui de ses amours. Lucien Morisse se suicide après quelques mois de vie commune. Dalida fait alors la connaissance d’un charmant chanteur italien, Luigi Tenco, qui se suicide lui aussi. Le même sort funeste attend celui qui partage sa vie au début des années 1970: le comte Richard de Saint-Germain avec qui elle enregistre un duo. Après toutes ces épreuves, on peut croire Dalida endurcie mais elle reste toujours un être fragile qui, un soir de mai 1987, le 3, décide de s’endormir pour toujours dans son appartement de Montmartre. Elle laisse une oeuvre importante en qualité comme en quantité. Son frère Orlando fait en sorte qu’elle ne soit jamais oubliée. Les rééditions de ses succès sont légion et se renouvellent souvent depuis son décès. Des chansons légères comme « Le Lambeth Walk » et « Monday Tuesday » ou des chansons plus significatives comme « Il venait d’avoir 18 ans », « Gigi l’Amoroso », « Je suis malade » ou « Mourir sur scène » laissent à jamais de Dalida le portrait d’une grande artiste hors du commun. En 2012, pour les 35 ans de la disparition de la chanteuse, son frère Orlando sort un double CD avec, d’une part, des succès interprétés par Dalida et, d’autre part, des chansons reprises par divers artistes francophones. Début 2017, à l’aube de la commémortaion des 30 ans de la disparition de la chanteuse, l’actrice italienne Sveva Alviti incarne son personnage dans « Dalida, le film » réalisé par Lisa Azuelos avec Riccardo Scamarcio, Jean-Paul Rouve, Patrick Timsit, Vincent Perez, Nicolas Duvauchelle, Niels Schneider, Brenno Placido et Alessandro Borghi.

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Pochette de l’album de Françoise Hardy « L’amour fou » sorti en 2012

17 janvier 1944 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Françoise HARDY. Révélée en 1962 par une ballade romantique (« Tous les garçons et les filles »), Françoise Hardy garde toujours une place importante et particulière dans le paysage de la chanson francophone.

Sa relation avec Jacques Dutronc aboutit à la naissance de Thomas le 16 juin 1973 et à leur mariage en Corse le 30 mai 1981. Françoise et Jacques interprètent quelques chansons en commun comme, en 2000, la reprise de « Puisque vous partez en voyage » de Mireille et Jean Nohain. Après avoir interprété des compositions personnelles, Françoise a toujours eu le bon goût de choisir ses compositeurs: Serge Gainsbourg (« Comment te dire adieu »), Michel Berger (« Message personnel »), Julien Clerc (Fais-moi une place), Etienne Daho, etc. Grâce à ces chansons parfois adaptées en anglais, elle récolte un certain succès au pays de Shakespeare. En 2006, l’album « Parenthèses » lui permet de se faire plaisir en enregistrant des duos aussi variés que prestigieux. Deux ans plus tard, elle publie un très beau livre de souvenirs intitulé « Le désespoir des singes ». En 2012, Françoise Hardy sort un album plébiscité par la critique et dont le titre est « L’amour fou ». Entourée, entre autres, de Calogero, de Julien Doré ou de Thierry Stremler, elle nous livre dix chansons inédites. Deux ans après son album « La pluie sans parapluie », ce retour artistique majestueux est bercé par un thème que Françoise Hardy affectionne particulièrement depuis ses débuts: l’amour impossible aussi passionné qu’autodestructeur et qui fait perdre la raison. Cet album séduit la presse et obtient notamment les faveurs de Télérama qui lui décerne quatre clés. Parallèlement à ce nouvel album, et loin de se cantonner à son travail habituel, la chanteuse s’essaie aussi à l’écriture. Elle publie ainsi son premier roman intitulé, comme son disque, « L’amour fou ». Depuis 2005, la chanteuse se bat avec courage contre un lymphome. En mars 2015, elle est victime d’une chute et son état de santé se détériore ensuite rapidement avec de multiples fractures et un placement préventif dans un coma artificiel pendant huit jours. Sortie de ce pas difficile, Françoise Hardy déclare, en juin 2015, suivre sa deuxième chimiothérapie en dix ans. Fin 2016, après avoir déclaré qu’elle ne chanterait probablement plus, l’artiste publie un nouveau livre intitulé « Un cadeau du ciel ». Elle y raconte comment elle a frôlé la mort et comment elle pense être, miraculeusement, en rémission de son cancer grâce aux traitements reçus lors de son hospitalisation de 2015. En avril 2018, elle confirme sa meilleure forme en enregistrant un nouvel album studio, le 28e de sa carrière : « Personne d’autre ». En juin de l’année suivante, elle déclare, au cours d’une interview sur RTL-France, qu’un traitement contre une récidive du cancer la rend sourde d’une oreille et qu’il lui est désormais impossible de chanter avec ce handicap.
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17 janvier 2008 : Décès, à Clichy, du chanteur français CARLOS des suites d’un cancer à 64 ans. De son vrai nom Jean-Chrisostome Dolto, ce chanteur éternellement jovial né le 20 janvier 1943 était le fils de Françoise Dolto, la célèbre pédiatre et psychanalyste. Après avoir taté du métier de kiné, il fut, dans les années 1960, le secrétaire et ami de Johnny Hallyday et de Sylvie Vartan. C’est cette dernière qui lui propose de pousser la chansonnette pour la première fois en sa compagnie dans la chanson « 2’35 de bonheur » en 1967.

Il enregistre ensuite quantité de chansons qui sont d’énormes succès entre 1970 et 1982: « Les pieds bleus », « Y’a des Indiens partout », « La cantine », « Tout nu et tout bronzé », « Rosalie », « Big Bisou », « Papayou » ou encore « Je suis un rigolo ». Son amitié avec Joe Dassin lui permet d’enregistrer quelques unes de ses compositions comme « Senor Météo » ou « Le bougalou du loup-garou ». Carlos aimait rire et raconter des blagues plutôt costaudes qui lui valurent quelques soucis. Il vouait une véritable passion pour la pêche au gros et il anima des émissions télé sur ce thème sous le titre « Le gros homme et la mer ».
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17 janvier 1991 : Faisant une pause dans sa carrière de chanteur, Serge LAMA est sur les planches du théâtre des Bouffes Parisiens, aux côtés d’Agnès Soral notamment, pour jouer la comédie dans la pièce « La facture » de Françoise Dorin. La première soirée sera suivie de nombreuses autres pendant près de trois mois.
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17 janvier 2011 : Sortie de l’album live d’INDOCHINE : « Putain de stade » enregistré, comme son nom l’indique, au Stade de France à Paris.

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29 DECEMBRE

 

Eddie Defacq en 1966

29 décembre 1933 : Naissance, à Ixelles, de l’auteur, compositeur et interprète belge Eddie DEFACQ. Il ne connaît pas la musique mais, passionné par le jazz, il apprend la clarinette en autodidacte. Et, en 1954, il remporte, à Bruxelles, le prix Carlos de Radzitzky dans la discipline musicale de son instrument de prédilection. Un an plus tard, Eddie gagne le prix Benny Goodman et se décide alors à prendre des cours. Pendant des années, Eddie Defacq va vivre de sa clarinette en parcourant des pays comme la Suède, le Danemark, l’Italie, l’Egypte ou encore l’Afrique. En 1964, il revient en Belgique et décide de se lancer dans la chanson en enregistrant un premier album dont il signe tantôt les musiques, tantôt les textes et mélodies: « Ces petits riens », « Comme deux enfants » et « Paysans ».

Au même moment, avec l’aide de Jean Darlier qui s’occupe de la maison de disques Hebra, il a l’idée de faire enregistrer des chansons à ses deux filles de quatre et cinq ans qui ont pour prénoms Karine et Rebecca. Ces dernières sont alors les interprètes d’un « tube » belge extraordinaire: « Moi je dors avec Nounours dans mes bras », qui se vend à 600 000 exemplaires. Jusqu’en 1977, Eddie Defacq va enregistrer quantité d’albums dont certains titres restent dans nos mémoires de passionnés de chanson française: « Les mariniers », « Le nénuphar », « Wallonie », etc. A partir de 1978, il se consacre à la composition et au jazz. Il met aussi sur pied le « Eddie Defacq Quartet » puis le « Eddie Defacq Orchestra » qui enregistre un disque compact. Eddie Defacq s’en est allé le vendredi 12 juillet 2013 à la suite d’une infection pulmonaire, à Bouge, près de Namur. Il est inhumé à Saint-Gérard.
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MIREILLE au début des années 1960 – Photo (c) Wiesniak

29 décembre 1996 : Décès à Paris de la chanteuse, compositrice et actrice française MIREILLE. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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17 OCTOBRE

SOEUR SOURIRE – Photo (c) Jean Guyaux

17 octobre 1933 : Naissance, à Bruxelles, de la chanteuse belge Jeanine Deckers mieux connue sous le nom de SOEUR SOURIRE. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Jacques Mercier en 2017

17 octobre 1943 : Naissance, à Mouscron, de l’écrivain, auteur, journaliste, romancier, conférencier, animateur et producteur de radio et télévision belge Jacques MERCIER. Son enfance et son adolescence se passent dans sa ville natale où il fréquente le collège Saint-Joseph avant de suivre des études secondaires à Tournai dans un collège jésuite. Attiré, dès l’âge de quatorze ans par l’écriture, il rédige de petites rubriques pour le magazine pour jeunes « Plein Jeu ». Puis, il s’adresse à la rédaction du journal local « Nord-Eclair » pour y écrire quelques articles sur les concerts et spectacles de la région. Il parvient à interviewer des artistes de passage comme Jacques Brel ou Raymond Devos (lui aussi originaire de Mouscron). C’est à Tournai qu’il obtient ensuite un diplôme de l’Institut des Hautes Etudes en Communications Sociales (IHECS) en section journalisme. L’été 1963 est marqué pour Jacques Mercier par un stage à Radio Luxembourg. Et, dès la rentrée, il est engagé à la RTB, Radiodiffusion Télévision Belge, pour y travailler à la radio dans les studios de Bruxelles. Il y est d’abord assistant avant de pouvoir remplacer de temps en temps, devant le micro, Gérard Valet lors de l’émission « Musique au petit-déjeuner » diffusée sur le premier programme national francophone. Au début des années 1970, il anime aussi des émissions pour les jeunes en compagnie du producteur et animateur Jean-Loup Viseur en direct de Mons les samedis et dimanches.

Jacques Mercier et Jean-Loup Viseur dans les studios de la RTBF Mons – Photo (c) Collection Passion Chanson

Il le fera jusqu’au début des années 1980 et aura ainsi l’occasion de présenter quelques rendez-vous ludiques en public les dimanches en fin de matinée (« Dédicase » par exemple) en compagnie de grandes vedettes de la télévision, de la radio et de la chanson comme Chantal Goya. Au début des années 1970, il crée, sans le savoir, un programme mythique de la radio belge le dimanche soir, de 20h00 à 00h00, en compagnie de l’humoriste et fantaisiste Stéphane Steeman : « Dimanche musique ». Cette émission, largement consacrée à la musique et à l’humour, permet alors de recevoir des artistes en direct mais aussi d’organiser des voyages pour les auditeurs comme celui consacré au tour de chant de Salvatore Adamo à l’Olympia de Paris en 1972.

Lors du voyage à Paris des auditeurs de Dimanche Musique pour un concert d’Adamo à l’Olympia en 1972. Dans le cercle rouge : Stéphane Steeman, Jacques Mercier et Salvatore Adamo – Photo (c) R. Jacquet (Collection Passion Chanson) – CLIQUER SUR LA PHOTO POUR AGRANDIR

Enfin, nombreux sont les adolescents qui, parfois en cachette, écoutaient le programme jusqu’à minuit pour y suivre la dernière heure consacrée à des sujets à l’humour coquin. A la même époque, pour satisfaire ses talents d’écriture, Jacques Mercier signe quelques textes de chansons sous le pseudonyme de Michel Detry. Il le fait ainsi, notamment, pour Claude Barzotti, Frank Michaël, Maria Miel, Paul Severs, Christian Vidal, Eddy Pascal, Annie Duparc, Liliane St-Pierre, Timothy, Alain Tomasi ou encore Peter Koelewijn (Angéline ma blonde sex-machine).

C’est avec le même souci de l’écriture qu’il signe alors bon nombre de rubriques discographiques dans les hebdomadaires belges « Télé-Moustique », « Bonne Soirée », « Marie-Claire » ou « Pourquoi pas ». Dans les années 1980, Jacques Mercier poursuit son travail à la radio avec l’animation, pendant dix ans, du « Grand Dictionnaire », un programme des radios publiques francophones du Canada, de la Suisse, de la France et de la Belgique. Puis, il anime « La Semaine infernale » (1987) et, pendant de nombreuses années, « Le jeu des dictionnaires » (1989) avec Jean-Pierre Hautier, Philippe Geluck, Marc Moulin, Soda, Monsieur Météo (Jules Metz) et Jean-Jacques Jespers. Au début des années 1980, Jacques Mercier effectue une première incursion à la télévision en devenant, notamment, le producteur de l’émission « Palmarès » où le présentateur Pierre Collard-Bovy accueille de nombreux artistes belges le dimanche après-midi. C’est aussi l’époque où il est le commentateur du concours Eurovision de la Chanson pour la RTBF mais ce n’est pas lui qui assure les commentaires de la victoire belge en 1986 car Patrick Duhamel lui a déjà succédé à ce poste. Au début des années 1990, Jacques Mercier présente la version télévisée du « Jeu des dictionnaires ».

Ensuite, on le voit, dans la même décennie, aux commandes d’un bon nombre de programmes comme « L’Empire des Médias », « Forts en tête » et « La télé infernale ». Le journal « La Libre Belgique », lui permet d’écrire un billet quotidien sur la langue française entre 1998 et 2009. Puis, c’est dans PlusMagazine qu’on peut lire sa prose avant qu’elle ne paraisse en 2016 dans les pages du Figaro à Paris. Début 2007, il présente, tous les mois avec Armelle, l’émission télévisée « Bonnie and Clyde », toujours sur la RTBF, où ils évoquent tous deux l’actualité culturelle et divertissante en Belgique francophone. En mars 2009, il est aux côtés de son grand ami Philippe Geluck pour réaliser de petites séquences consacrées aux expressions de la langue française : « Monsieur Dictionnaire ».

Retraité et libéré de ses contraintes professionnelles, Jacques Mercier se lance alors dans le théâtre en 2009. Il joue dans « Mercier: go home ! » au théâtre de la Toison d’or à Bruxelles. C’est une pièce qu’il a écrite et où il s’imagine racontant ses souvenirs en tant que résident d’un home pour seniors. Chaque semaine, de nouveaux intervenants l’accompagnent : Philippe Geluck, Laurence Bibot, Pierre Kroll, Jean-Luc Fonck, etc. En janvier 2010, il joue avec Nara Noïan, à la Comédie Claude Volter à Bruxelles, « Mon jardin secret ». En 2011, il revient à la radio et à la RTBF pour participer, régulièrement, à l’émission d’Olivier Monssens « On n’est pas rentré » sur La Première. Et, l’année suivante, il propose un coup de coeur littéraire dans « Mémo » sur Radio Judaïca à Bruxelles. Diversifiant au maximum ses activités, il présente un spectacle itinérant appelé « La boîte de jazz » consacré à ce genre musical : il traverse ainsi la Belgique francophone, entre 2013 et 2014, en racontant 100 ans de jazz avec l’aide de musiciens comme son fils, Stéphane Mercier, mais aussi Vincent Bruynincks et Ivan Paduart. En 2014, il réalise, à Bruxelles, une lecture-spectacle de la pièce dont il est l’auteur : « Excès » avec Jean-Claude Frison et Charlotte Mattiussi. Le même concept est présenté à Paris, dans le cadre du Festival des universités populaires du théâtre, le 12 mai 2015. En 2017, il est le narrateur du conte musical « Pierre et le Loup » de Serge Prokofiev, avec l’orchestre philharmonique royal de Liège, dans une mise en scène de Bruno Coppens. En 2018, il revient, une fois de plus, à la radio en participant à l’émission « Les Bonnes Ondes » de Sandrine Dans sur Bel-RTL. Parallèllement à toutes ces occupations, Jacques Mercier poursuit toujours l’écriture de livres et de romans. Dans le contexte de la chanson francophone, dont il est un fervent amateur, il est ainsi l’auteur d’un essai, « Charles Dumont, un chant d’amour », paru aux Editions Labor en 1984, et d’un livre d’anecdotes intitulé « De Brel à Lio, totalement confidentiel » édité par Les Archers et la RTBF en 1988. En 1995, il collabore à la rédaction du « Dictionnaire de la Chanson en Wallonie et à Bruxelles » paru aux Editions Mardaga.
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François Corbier en 1988 – Photo (c) J.Benaroche

17 octobre 1944 : Naissance, à Paris, sous l’identité véritable d’Alain Roux, du chanteur, auteur-compositeur, poète,  musicien, guitariste, animateur de télévision et comédien français François CORBIER. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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17 octobre 2012 : Décès à Amsterdam, aux Pays-Bas, de l’actrice et mannequin néerlandaise Sylvia KRISTEL des suites d’un cancer. Pour en savoir plus sur sa très brève carrière de chanteuse, veuillez CLIQUER ICI.
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Danielle Darrieux en 1961 – Photo (c) Sam Lévin

17 octobre 2017 : Décès à Bois Le Roy, dans l’Eure (F), suite à une légère chute qui l’avait affaiblie, de l’actrice et chanteuse française Danielle DARRIEUX  à l’âge de 100 ans. Pour en savoir plus sur sa vie de chanteuse et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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22 JUILLET

Cora Vaucaire en 1963 - Photo (c) Nisak

Cora Vaucaire en 1963 – Photo (c) Nisak

22 juillet 1918 : Naissance, à Marseille, de la chanteuse française Cora VAUCAIRE sous le nom de Geneviève Collin. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Mireille Mathieu en 1984

Mireille Mathieu en 1984

22 juillet 1946 : Naissance, à Avignon, de la chanteuse française Mireille MATHIEU. Aînée d’une famille de quatorze enfants, elle vient en aide à ses parents en travaillant dès son adolescence dans une usine d’enveloppes. Son père, un tailleur de pierres admirateur d’opéra, l’éveille très tôt à la musique et à la chanson. Edith Piaf est alors l’artiste de référence pour la jeune Mireille qui décide de devenir chanteuse. A l’âge de seize ans, elle postule ainsi pour un concours organisé par la municipalité d’Avignon: « On chante dans mon quartier ». Et, pour cette édition de 1962, elle se distingue en terminant deuxième derrière une jeune débutante du nom de Michèle Torr. Avec opiniâtreté, elle s’inscrit une seconde fois à ce concours en 1964 et elle le remporte en interprétant « La vie en rose » d’Edith Piaf. Cette victoire permet à la jeune Mireille de multiplier ses expériences sur les scènes régionales et elle participe au télé-crochet de l’émission « Télé-Dimanche » sur la première chaîne française en 1965.

Elle y est remarquée par l’impresario Johnny Stark qui a déjà travaillé avec Tino Rossi ou Johnny Hallyday. Il lui propose un contrat qui va la contraindre à travailler beaucoup pour, déjà, se présenter à l’Olympia de Paris en décembre 1965. Elle y chante en première partie de Dionne Warwick et Sacha Distel. L’année suivante, elle revient au music-hall parisien du Boulevard des Capucines mais, cette fois, en vedette grâce à ses premiers succès qui ont pour titre « Mon crédo », « Qu’elle est belle » ou « Viens dans ma rue ». La popularité de Mireille Mathieu dépasse alors très vite les frontières de la France et de l’Europe et elle se retrouve, en 1966, invitée du show télévisé de la star américaine Ed Sullivan où elle est présentée comme la digne héritière de Piaf. La même année, elle interprète « Paris en colère », chanson du film « Paris brûle-t-il ? » qui évoque la Libération sur une musique de Maurice Jarre. Sa carrière internationale s’élargit encore lorsqu’elle est invitée à participer à la « Royal Performance » à Londres devant la reine Elizabeth II en 1967. Tout en gardant son répertoire de succès francophones (« La dernière valse », « Les bicyclettes de Belsize », « J’ai gardé l’accent », etc.), Mireille Mathieu se produit alors sur les scènes du monde entier: Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, Allemagne et, plus tard, URSS, Japon et Mexique. Ses tubes s’enchaînent alors: « Acropolis Adieu » (1971), « La Paloma Adieu » (1973), « Tous les enfants chantent avec moi » (1975), « Mille Colombes » (1977), « Santa Maria de la Mer » (1978), « A Blue Bayou » (1978), « Une femme amoureuse » (1980), « Bravo tu as gagné » (1981), « Together we’re strong » (en duo avec Patrick Duffy, le Bobby Ewing de Dallas, en 1983), etc. La chanteuse d’Avignon enregistre aussi des thèmes de films comme celui de « Love Story » (« Une histoire d’amour ») en 1971 et se voit offrir deux chansons originales par le maestro italien Ennio Morricone en 1974. A la fin des années 1980, Mireille Mathieu effectue une tournée en Chine et sa carrière française commence à péricliter malgré quelques albums matures très bien produits. En 1993, pour le 30e anniversaire de la disparition d’Edith Piaf, elle consacre tout un album à celle qui fut l’un de ses modèles avoués: elle en vend 100.000 exemplaires. Trois ans plus tard, elle se produit avec succès à Los Angeles à l’Universal Amphitheatre. En 2002, à l’occasion de la sortie d’un nouvel album aux chansons très personnelles, « De tes mains », la chanteuse entreprend sa première tournée en France, Suisse et Belgique depuis 20 ans. Le 9 mai 2005, elle chante sur la Place Rouge de Moscou pour le soixantième anniversaire de la victoire des alliés sur l’Allemagne. En novembre de la même année, elle chante dix soirs de suite à l’Olympia de Paris pour ses 40 ans de carrière. Elle y reçoit une récompense exceptionnelle: un disque de rubis pour ses 112 millions d’albums vendus dans le monde. Le 6 mai 2007, Mireille Mathieu interprète, dans des conditions épouvantables, « La Marseillaise » sur la place de la Concorde à Paris pour la victoire aux élections présidentielles de son ami Nicolas Sarkozy. La fin des années 2000 voit la carrière de la chanteuse se dérouler presque exclusivement en Russie, Autriche, Pologne, Lituanie, Lettonie, Estonie, Ukraine et en Allemagne. Fin 2012, à l’approche du 50e anniversaire de la mort d’Edith Piaf, Mireille Mathieu sort un nouvel album d’hommage à Edith Piaf qui ne contient, en fait, que deux nouveaux enregistrements, les autres étant ceux du disque de 1993 simplement recopiés sur le « nouveau » CD. Depuis, la chanteuse commercialise régulièrement des compilations qui regroupent des thématiques comme l’album « Mireille Mathieu chante Ennio Morricone » sorti en 2015 par exemple. En 2018, l’artiste enregistre son quarantième album studio en français. L’opus s’intitule « Mes classiques » et comprend 18 titres de facture classique signés Tchaikovsky, Brahms, Fauré, Schubert, Tarrega, Offenbach, Mozart, Haendel, Franck ou encore Verdi. Le 20 avril 2019, Mireille Mathieu est invitée à chanter l’Ave Maria au cours d’un concert diffusé sur la chaîne de télévision publique France 2 à la suite de l’incendie de Notre-Dame de Paris.
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Jérôme Cotta: pochette de l'album sorti en 1998

Jérôme Cotta: pochette de l’album sorti en 1998

22 juillet 1999 : A 33 ans, le chanteur français Jérome COTTA (qui deviendra plus tard JEHRO) participe pour la première fois aux Francofolies de Spa en Belgique. Il y présente, dans le cadre du Salon Bleu du casino, les chansons de son premier album intitulé « L’arbre et le fruit ». Ce soir-là, les Francofolies de Spa accueillent aussi, à guichet fermé, les spectacles de Philippe LAFONTAINE et Angelo BRANDUARDI.

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Sacha Distel en 1985 – Photo (c) Georges Dambier

22 juillet 2004 : Décès, au Rayol-Canadel-sur-Mer (F), du chanteur français Sacha DISTEL des suites d’un cancer de la peau. Né le 29 janvier 1933 à Paris, il est d’origine russe par son père, chimiste émigré en France. Sa mère, Andrée Ventura, est la soeur du célèbre chef d’orchestre et musicien Ray Ventura. C’est son oncle qui va l’initier au jazz et lui faire rencontrer des personnages qui sont déterminants pour son avenir : Henri Salvador par exemple. Sacha commence donc par être guitariste de jazz dans les boites de Saint-Germain-des-Prés. Puis, il fait ses débuts de chanteur en 1958 au casino d’Alger. Son premier succès sera énorme: « Scoubidou » en 1959. C’est également l’époque de « Mon beau chapeau », de « Personnalités » et « Ouah Ouah Ouah Ouah ». A partir de 1962, il anime des émissions de variétés à la télévision française: les célèbres « Sacha Show ». Il adapte et reprend bon nombre de succès anglo-saxons et gagne ainsi le coeur des Français mais aussi et surtout celui des Françaises. C’est que ce fringant dandy chante bien: « Scandale dans la famille », « Monsieur Cannibale », « La belle vie », etc.

On le sait moins mais, au début des années 1960, Sacha Distel a enregistré un 33 tours complet avec des chansons écrites pour lui par Jacques Brel, Georges Brassens, Serge Gainsbourg ou Charles Trenet. Après une idylle très médiatisée avec Brigitte Bardot, il épouse en 1963 la skieuse Francine Bréaud avec laquelle il aura deux fils, Laurent, né en 1964, et Julien, né en 1967. Jusqu’au milieu des années 1980, Sacha Distel reste très populaire avec des mélodies plus que célèbres: « Toute la pluie tombe sur moi », « Le soleil de ma vie » en duo avec Brigitte Bardot, « Vite chérie vite », « Le père de Sylvia », « La porte d’en face », « Ma femme », « Je t’appelle pour te dire que je t’aime », etc. Le 28 avril 1985, il est victime d’un accident de la route, sur la nationale 7 dans la traversée du hameau de Maltaverne à proximité de Cosne-sur-Loire. A bord de la Porsche qu’il conduit se trouve la comédienne Chantal Nobel, alors héroïne du feuilleton télé « Châteauvallon ». Chantal Nobel est grièvement blessée et restera handicapée à vie. Sacha, lui, est légèrement blessé et est condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires. Sacha Distel est l’un des rares artistes français à avoir mené une carrière parallèle en Angleterre. C’est ce qui lui a permis, notamment, de tenir le rôle principal de la comédie musicale « Chicago » à Londres en 2001. Trois ans plus tard, après avoir déjà lutté à plusieurs reprises contre la maladie, Sacha Distel perd son ultime combat contre un cancer de la peau. La mémoire de Sacha Distel et de ses oeuvres est perpétuée par l’un de ses fils, Laurent Distel. A la fin de l’année 2012, ce dernier a commercialisé un superbe coffret de trois DVD reprenant les grands moments du « Sacha Show », ces émissions de variétés mythiques présentées à la télé française par son père entre 1962 et 1973.
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22 juillet 2011 : Dans le cadre des Francofolies de Spa (B), le salon bleu du casino accueille la soirée des « Trois Francos » où les spectateurs peuvent apprécier gratuitement les concerts d’artistes envoyés par les Francofolies de La Rochelle (F), celles de Montréal (Qc) et, bien sûr, celles de Spa. Pour La Rochelle, Albin DE LA SIMONE débarque dans les Ardennes belges avec les chansons d’un nouvel album intitulé « Bungalow ». Le Québec envoie la chanteuse Marie-Pierre ARTHUR pour qui c’est la première visite à Spa. La chanteuse est aussi bassiste et son répertoire se déploie dans un country-rock francophone novateur. Enfin, c’est Sacha TOOROP qui est proposé par les Francofolies belges. Après avoir pas mal bourlingué du côté de la pop anglo-saxonne, Sacha a sorti un premier album en français il y a quelques mois et accompagne Axelle Red sur scène en 2011. Au cours de cette soirée exceptionnelle, Albin DE LA SIMONE reprend le célèbre « Vertige de l’amour » de Bashung à voir ci-dessous.

Et pour savoir ce qui s’est passé aux Francofolies de Spa ce 22 juillet 2011, veuillez cliquer ICI.
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18 JUILLET

18 juillet 1917 : Naissance, à Cayenne en Guyane, du chanteur français Henri SALVADOR. Il débarque en France, au Havre, à l’âge de douze ans. Très vite, bon musicien, il joue de la guitare dans des orchestres de jazz français comme celui de Ray Ventura. Sa carrière commence donc dans les années 1930 mais il faut attendre 1948 pour qu’il devienne populaire en tant que chanteur. Dans des registres allant de la tendresse à l’humour, ses succès sont devenus des incontournables de la chanson française: « Syracuse », « Maladie d’amour », « Le Loup, la biche et le chevalier », « Le lion est mort ce soir », « Le travail c’est la santé » ou encore « Zorro est arrivé ».

En 1949, il obtient le grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros, et passe à l’ABC dans la revue de Mistinguett « Paris s’amuse ». En 1956, sous le pseudonyme d’Henry Cording, il est l’un des premiers à interpréter des airs de rock’n’roll en français qui sont, en fait, des parodies signées par Boris Vian. Dans les années 1960, sa carrière va évoluer avec l’apparition dans les foyers de la télévision et des émissions de variétés. Maritie et Gilbert Carpentier vont mettre en scène ses chansons les plus drôles comme « Juanita Banana ». Et la consécration suprême vient avec la création de son propre show télévisé: « Salves d’or ». En 1979, il est le conteur d' »Emilie Jolie » écrit par Philippe Chatel et il y interprète aussi trois chansons. Ce n’est pas la première fois qu’Henri Salvador enregistre des chansons pour le jeune public. Dans les années 1960, il chante ainsi la plupart des airs connus des dessins animés de Walt Disney. Dans les décennies 1980 et 1990, son succès s’estompe mais il continue à enregistrer des albums qui ne se vendent pas. Toutefois, en 2000, Keren Ann et Benjamin Biolay lui signent des chansons pour un retour triomphal. Le tube « Jardin d’hiver » est extrait de l’album « Chambre avec vue » qui cartonne dans les ventes et amasse les récompenses. Sa carrière est véritablement relancée alors qu’il a plus de 80 ans et les albums suivants marchent encore très bien sans atteindre le résultat de « Chambre avec vue ». Son dernier album, intitulé « Révérence », est commercialisé en 2006. Et, le 21 décembre 2007, il donne un ultime spectacle au Palais des Congrès de Paris. Henri Salvador meurt le 13 février 2008 d’une rupture d’anévrisme. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 16 février 2008. En 2012, le 18 juin, sort un album posthume avec des titres inédits datant de 1999 finalisés par Benjamin Biolay: « Tant de temps ».

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18 juillet 1933 : Naissance, aux Lilas (Seine-Saint-Denis), de l’acteur, cinéaste, humoriste et chanteur français Jean YANNE sous le nom de Jean Gouyé. Après ses études secondaires, il entre à l’école de journalisme mais il la quitte assez vite pour écrire des sketches. Il est néanmoins embauché au journal « Le Dauphiné Libéré » avant de devenir animateur de radio au début des années 1960. Au même moment, il se lance dans la chanson et enregistre deux disques de rock en 1961 sous le nom de Johnny RockFeller et ses RockChild: « J’aime pas le rock » et la reprise de « Je n’suis pas bien portant » d’Ouvrard.

Parmi les autres chansons marquantes de son répertoire, il y a eu « Rouvrez les maisons closes » (1965) et « Hue donc ou Les Emancipations d’Alphonse, Les Revendications d’Albert, Les Pérégrinations d’Anselme, Les Préoccupations d’Antime » (parodie avec Jacques Martin des « Elucubrations » d’Antoine) (1966). En 1964, Jean Yanne s’oriente vers le cinéma où il est remarqué dans de nombreux films dramatiques comme « Le boucher » de Claude Chabrol. A partir de 1972, il désire se tourner vers la comédie et décide de réaliser ses premiers films: il y a « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » (1972), « Moi y’en a vouloir des sous » (1973), « Les Chinois à Paris » (1974), « Chobizenesse » (1975), « Je te tiens tu me tiens par la barbichette » (1978), « Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ » (1982) et « Liberté, égalité, choucroute » (1985). La plupart des musiques et chansons de tous ces films sont composées par Jean Yanne. L’artiste meurt le 23 mai 2003 dans sa propriété de Morsains dans la Marne (F).
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La Grande Sophie en 2016

18 juillet 1969 : Naissance, à Thionville, de l’auteure-compositrice et interprète française LA GRANDE SOPHIE sous le vrai nom de Sophie Huriaux. Elle quitte la Moselle très jeune car ses parents vont s’installer à l’autre bout de la France, à Port-de-Bouc près de Marseille. Le père de Sophie est alors technicien sidérurgiste et sa mère infirmière. Un jour de congé, la petite fille est émerveillée par le film « Peau d’Ane » de Jacques Demy qui est diffusé à la télévision. Et elle décide de s’intéresser à la musique en apprenant d’abord la guitare à l’âge de neuf ans. Quatre ans plus tard, avec son frère et un voisin de la famille, elle crée un premier groupe musical qui a pour nom « Entrée Interdite ». Le 21 juin 1982, la formation se produit lors des fêtes de la musique qui ont lieu dans le collège où Sophie est inscrite. L’adolescente ambitionne de devenir sculptrice et, pour ce faire, s’inscrit aux Beaux-Arts de Marseille où elle suit les cours pendant deux ans. Car, par dessus tout, c’est définitivement la musique qui l’intéresse. Elle décide ainsi de rejoindre la capitale française en 1990 pour tenter sa chance et, dans un premier temps, pour y jouer dans des bars et des petites salles sous le nom qu’elle a désormais choisi: la Grande Sophie. Elle peaufine son expérience pendant quelques années et, en février 1996, elle écrit en partie et interprète une comédie musicale, « La Marée d’Inox », qui est présentée au théâtre Jean Vilar de Suresnes. Remarquée par les organisateurs des Francofolies de La Rochelle, elle est invitée à venir y chanter en juillet. Les chansons de Sophie s’accumulent et sont maintenant prêtes à figurer sur un premier disque que l’artiste autoproduit en 1997. Cet opus connaît ce que l’on appelle un succès d’estime: il est apprécié des professionnels et des journalistes qui en parlent positivement. Il permet aussi à la chanteuse de négocier un contrat avec une firme phonographique qui va lui produire son second album. Commercialisé en 2001 sous le titre « Le Porte-Bonheur », la galette numérique est annoncée par le single « Martin » et se vend à plus de 50.000 exemplaires.

Le répertoire de La Grande Sophie est donc à maturité lorsque sort, en 2004, le troisième opus qui a pour titre « Et si c’était moi » et qui contient les succès « On savait » et « Du Courage ». La tournée de concerts qui suit ainsi que son passage sur la scène de l’Olympia de Paris sont également une grande réussite récompensée par les Victoires de la Musique (révélation scène) en 2005. Quelques mois plus tard, l’artiste aborde un virage musical plus rock avec le disque suivant qui est intitulé « La Suite… ». En 2006, la Grande Sophie décide de souffler un peu, de crainte de se répéter et de se fourvoyer dans un style musical de plus en plus chargé. Elle accepte divers projets scéniques au cours des deux années suivantes et reprend le chemin des studios en 2008 pour enregistrer un mini-album de six chansons en version acoustique. La tournée de concerts qui va suivre est de la même veine et a pour titre « Toute seule comme une grande ». Plus axé sur la voix, l’album « Des vagues et des ruisseaux » est chez les disquaires au début 2009. Elle est sur la scène des trois Francofolies durant l’été: La Rochelle, Montréal et Spa. Et, un an après sa sortie commerciale, l’album reçoit le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros dans la catégorie chanson. La Grande Sophie publie son sixième album, intitulé « La Place du fantôme » en février 2012. Ce disque est basé sur le thème de la rupture et la chanteuse s’y exprime sans complexe ni restriction entre songe et réalité sur des mélodies acoustiques ou des rythmiques pop. Sonorités électroniques, écriture introspective, mélodies cousues main, voix assurée, la chanteuse y laisse la place à toutes les facettes de sa personnalité, même fantomatique. Avec ces nouvelles chansons et des plus anciennes, l’artiste repart sur la route des spectacles qui passent par l’Europe francophone et le Québec en 2012 et 2013. Avec une régularité exemplaire, elle commercialise l’album suivant en septembre 2015: « Nos histoires ». L’opus raconte des histoires comme celle de Maria Yudina, pianiste russe qui vécut sous l’ère stalinienne et qui fit preuve de beaucoup de courage, d’audace et de fermeté dans ses combats. En mai 2019, les médias reçoivent un single avec la chanson « Une vie » qui annonce un nouvel album pour septembre de la même année : « Cet instant ».
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18 juillet 1997 : La chanteuse française ELSA participe à ses premières Francofolies et c’est à Spa en Belgique que cela se passe alors qu’elle fête ses onze ans de carrière. Dans le cadre de ces Francofolies de Spa, le même jour, une fête est consacrée au groupe INDOCHINE. Alors que les invités de la célèbre formation sont Axelle RENOIR, Marc MORGAN et Rudi LEONET, la première partie est assurée par le groupe belge HUY!, VENDETTA, la chanteuse argentine Mercedes AUDRAS et le chanteur français Mathieu BOOGAERTS.
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Marc Chevalier (c) Le hall de la chanson

18 juillet 2013 : Décès, à Paris, du comédien, chanteur, guitariste, musicien, chansonnier et enseignant français Marc CHEVALIER à l’âge de 93 ans. Né en mai 1920 à Avignon, il commence sa carrière comme comédien. Puis il rencontre des musiciens qui s’appelleront bientôt les Frères Jacques. Marc Chevalier les accompagne à la guitare et se passionne pour l’humour et le music-hall. En 1947, après quelques apparitions dans des cabarets parisiens, il rencontre André Schlesser avec qui il forme le duo « Marc et André ». Ils obtiennent de plus en plus de succès avec leurs chansons qu’ils présentent surtout au TNP, le Théâtre National Populaire de Jean Vilar. Mais leurs disques deviennent aussi très populaires et remportent à deux reprises le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1956 et en 1963. Entretemps, en 1951, Marc Chevalier rachète un cabaret parisien nommé « L’Ecluse », bien décidé à en faire un lieu intimiste consacré à la chanson française. Léo Ferré est l’un des premiers artistes connus à s’y produire alors que Barbara, Jacques Brel, Cora Vaucaire ou Serge Lama y débutent. En tant que « boîte à chansons », l’Ecluse ferme ses portes en 1975 et devient, par la suite, notamment, un bar à vins. Plus tard, Marc Chevalier crée un centre de formation aux métiers d’art et de la communication. Il enseigne aussi au conservatoire parisien de Nadia et Lili Boulanger. En 1987, Marc Chevalier raconte ses souvenirs dans un livre intitulé « Mémoires d’un Cabaret: L’Écluse ». Il décède le 18 juillet 2013 et est inhumé au cimetière du Père Lachaise à Paris le 25.
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12 JUILLET

Eddie Defacq en 1966

Eddie Defacq en 1966

12 juillet 2013 : Décès, à Bouge, près de Namur, de l’auteur, compositeur et interprète belge Eddie DEFACQ à l’âge de 79 ans. Né à Ixelles (Bruxelles) le 29 décembre 1933, il ne connaît pas la musique mais, passionné par le jazz, il apprend la clarinette en autodidacte. Et, en 1954, il remporte, à Bruxelles, le prix Carlos de Radzitzky dans la discipline musicale de son instrument de prédilection. Un an plus tard, Eddie gagne le prix Benny Goodman et se décide alors à prendre des cours. Pendant des années, Eddie Defacq va vivre de sa clarinette en parcourant la Suède, le Danemark, l’Italie, l’Egypte ou encore l’Afrique. En 1964, il revient en Belgique et décide de se lancer dans la chanson en enregistrant un premier album dont il signe tantôt les musiques, tantôt les textes et mélodies: « Ces petits riens », « Comme deux enfants » et « Paysans ».

Au même moment, avec l’aide de Jean Darlier qui s’occupe de la maison de disques Hebra, il a l’idée de faire enregistrer des chansons à ses deux filles de quatre et cinq ans qui ont pour prénoms Karine et Rebecca. Ces dernières sont alors les interprètes d’un « tube » belge extraordinaire: « Moi je dors avec Nounours dans mes bras », qui se vend à 600 000 exemplaires. Jusqu’en 1977, Eddie Defacq va enregistrer quantité d’albums dont certains titres restent dans nos mémoires de passionnés de chanson française: « Les mariniers », « Le nénuphar », « Wallonie », etc. A partir de 1978, il se consacre à la composition et au jazz. Il met aussi sur pied le « Eddie Defacq Quartet » puis le « Eddie Defacq Orchestra » qui enregistre un disque compact. Eddie Defacq s’en est allé le vendredi 12 juillet 2013 à la suite d’une infection pulmonaire. Il est inhumé à Saint-Gérard.
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Affiche 201312 juillet 2013 : Jusqu’au 14, le festival LaSemo bat son plein à Enghien (B) et accueille, pendant les trois soirées, des artistes et groupes francophones aussi divers que Les COWBOYS FRINGANTS (Qc), MES SOULIERS SONT ROUGES (F), SKARBONE 14 (B), Le GRAND JOJO (B), Les HURLEMENTS D’LEO (F), Les FILS DE TEUHPU (F), BARCELLA (F), Cedric GERVY (B), AMADOU et MARIAM (Sénégal), Les OGRES DE BARBACK (F), Les FATALS PICARDS (F) et Les DEMENAGEURS (B) entre autres. Créé à Hotton six ans auparavant, le festival LaSemo reste aussi une manifestation artistique éco-responsable. LaSemo, qui signifie « graine » en esperanto, se veut, depuis ses origines, pionnier en matière d’initiatives durables.

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23 JUIN

Nicole Louvier en 1965 – Photo (c) Roberto Zoni

23 juin 1933 : Naissance, à Paris, de l’auteure-compositrice et interprète française Nicole LOUVIER. D’origine juive, Nicole est séparée de sa famille dès le début de la seconde guerre mondiale et on la cache chez des paysans bretons. A la Libération, elle rencontre un éditeur à qui elle montre quantité de poèmes qu’elle a écrit. Il lui conseille de les mettre en musique. Ce qu’elle fait pour sortir un premier disque en 1953. Ses textes surprennent par leur côté mature. Car la chanteuse n’a alors que 20 ans et elle propose ses chansons sur la scène des cabarets parisiens de La Rose Rouge, de la Colombe et Chez Agnès Capri. Elle sera aussi reconnue plus tard pour avoir été la première chanteuse française à s’accompagner à la guitare en concert. Son premier succès, en 1953, a pour titre « Mon p’tit copain perdu » et il sera repris en 1954 par Lucienne Delyle.

D’autres chansons vont asseoir la popularité de la chanteuse ensuite: « File la nuit » en 1955, « J’appelle la Terre » en 1962 et « La Chanson pour la fin du monde » en 1963. En tant que romancière, son livre « Qui qu’en grogne » fait scandale au milieu des années 1950 parce qu’il évoque l’amour de deux jeunes filles entre elles. En 1959, un autre de ses romans lui vaut de se mettre le métier de la chanson française à dos: dans « Les Marchands » elle raconte l’histoire d’une jeune chanteuse naïve exploitée par le show-business. Productrice à la radio française, elle encourage alors fortement une jeune chanteuse débutante qui a pour nom Barbara. Avec le temps, ses propos vont marginaliser Nicole Louvier qui choisit alors de partager sa vie entre la France et Israël. Elle meurt à Paris le 8 mars 2003, 50 ans exactement après avoir connu son premier succès. Elle repose au cimetière parisien du Montparnasse. En 2011 est sortie, dans la collection Les Trésors oubliés de la chanson, une compilation de 25 titres: « Nicole Louvier chante… ».

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Délizia en 1975

23 juin 1952 : Naissance, à Mons, de la chanteuse belge DELIZIA. De son vrai nom Délizia Adamo, elle est la sœur de Salvatore Adamo. A douze ans, elle enregistre un premier 45 tours dont les deux titres, « Prends le chien » et « Monsieur le professeur », sont composés par son frère.

Un second disque sort en 1967 avec quatre titres dont les deux premières chansons réenregistrées avec une voix plus adolescente. Elle suit ensuite des cours de dessin aux beaux-arts puis s’essaie à la comédie au Théatre de l’Ancre de Charleroi. Elle y joue notamment dans la pièce de Kataiev « Je veux voir Moscou ». Quelques années plus tard, Délizia suit des cours d’art dramatique au Conservatoire royal de Bruxelles. Mais elle revient à la chanson en 1974 quand Salvatore lui écrit à nouveau quelques chansons dont « Qui te retient » et « Aime-moi ». En 1975, elle accompagne son frère en tournée et sort deux 45 tours dont les chansons sont aussi écrites par Salvatore: « Vivre avec toi » et « Alors le bel été ». Puis, Délizia participe aux présélections belges du concours Eurovision de la chanson en 1976 et en 1978 mais elle n’y décroche pas sa participation à la finale européenne. En 1976, Délizia enregistre des chansons dont les textes sont écrits par Didier Barbelivien (« Un hiver avec toi ») et Patrick Loiseau (« Ma prière »). Elle travaille aussi avec l’arrangeur et orchestrateur Guy Matteoni pour les chansons « Le procès de l’amour » et « Le temps pardonne ». Après un dernier disque intitulé « Qui viendra réinventer l’amour » en 1978, Délizia délaisse la chanson. Le 9 février 2020, ses soeurs Giovanna, Eva, Salvina et Tina annoncent le décès de Délizia sur Facebook. Aucune précision n’est apportée sur les circonstances de sa disparition.

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Boris Vian en 1956 – Photo (c) Michel Cot

23 juin 1959 : Décès à Paris de Boris VIAN. Artiste pluridisciplinaire et très complet, on peut dire de Boris Vian qu’il fut écrivain, poète, parolier, chanteur, critique musical, trompettiste de jazz, scénariste, traducteur, conférencier, acteur, peintre et dessinateur. Né le 10 mars 1920, il commence à pratiquer la musique et plus particulièrement le jazz dès 1937 au Hot Club de France. Après la seconde guerre mondiale, il devient un assidu du quartier parisien de Saint-Germain-des-Prés et il s’intéresse alors aussi à la chanson. Pour Henri Salvador, il est le premier à écrire des textes sur des parodies de rock’n’roll. L’un de ces premiers enregistrements est « Rock’n’rollmops » que Salvador sort sous le nom d’Henri Cording. Pour Salvador aussi, il signe ensuite le fameux « Blouse du dentiste » qui, aujourd’hui encore, est un grand classique de la chanson francophone. D’autres textes que Vian a parfois interprétés lui-même ont également été chantés par d’autres artistes: « La java des bombes atomiques » par Serge Reggiani, « La complainte du progrès » par Bernard Lavilliers ou « On n’est pas là pour se faire engueuler » par les Charlots. Mais Vian, c’est aussi « Je suis snob » et, surtout, « Le déserteur », une chanson qui crée la polémique lorsqu’elle sort pendant la guerre d’Algérie.

D’une santé plutôt fragile bien que brûlant la vie par les deux bouts, Boris Vian meurt le 23 juin 1959 à Paris en assistant à une projection du film adaptant à l’écran son livre « J’irai cracher sur vos tombes ». En 2009, pour commémorer le 50e anniversaire de sa mort, un double album hommage est enregistré par divers artistes dont Lio, Thomas Fersen, Juliette Gréco, Zebda, Carla Bruni, Jean-Louis Trintignant, Juliette, M, Maurane, François Hadji-Lazaro, Olivia Ruiz ou Michel Delpech.
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Yann Tiersen sur scène en 2007 - Photo (c) Shadowgate

Yann Tiersen sur scène en 2007 – Photo (c) Shadowgate

23 juin 1970 : Naissance, à Brest, de l’auteur, compositeur et interprète français Yann TIERSEN. Il passe son enfance à Rennes où, très intéressé par la musique, il apprend le violon et le piano en éprouvant quelques difficultés scolaires. Avec une formation musicale classique, il s’oriente vers la direction d’orchestre avant de bifurquer, au hasard des rencontres, vers le rock. Rennes est une des villes-phares du rock français des années 1980 et Yann se retrouve au sein de certains groupes régionaux. Sa trajectoire artistique l’amène ensuite à mélanger ses connaissances classiques et rock au service du théâtre et du cinéma. Il compose ainsi la musique de quelques courts métrages et, en 1995, il sort un premier album intitulé « La valse des monstres ». Deux ans plus tard, sur l’opus intitulé « Rue des cascades », la chanson qui lui a donné son nom est interprétée en anglais malgré le titre français (qui dans la chanson devient « Cascade street » !) par Claire Pichet et est reprise quelques mois plus tard dans la bande originale du film « La vie rêvée des anges ». En 1998, Dominique A interprète, en anglais également, la chanson « Monochrome » que Yann Tiersen a composé sur l’album « Le Phare ». La même année, il met sur pied un concert dans le cadre des Transmusicales de Rennes auquel participent Dominique A, Françoiz Breut, les Têtes Raides, Mathieu Boogaerts et Bertrand Cantat entre autres. L’enregistrement de ce rendez-vous public est alors commercialisé sous le titre « Black Session ». Quelques semaines plus tard, Yann Tiersen sort un album plus rock: « Tout est calme ». 2001 est une année très importante pour Yann Tiersen avec la sortie, d’une part, de l’album « L’Absente » et, d’autre part, de la musique du film « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ». Comme cela semble devenir une bonne habitude, ces deux albums sont marqués par la présence d’interprètes divers. Et, dans le cas de la bande originale du film « Amélie Poulain », Yann Tiersen refuse même d’aller chercher la Victoire de la Musique qui lui est décernée parce qu’il ne considère pas l’oeuvre comme une composition personnelle. En 2002, Yann Tiersen immortalise sur CD un concert donné à la Cité de la Musique de Paris avec de nombreux invités chanteurs. Deux ans plus tard, il remporte à nouveau une Victoire de la Musique pour la bande originale du film allemand « Good Bye Lenin ». En mai 2005, l’album « Les Retrouvailles » permet à Yann Tiersen de faire chanter des habitués comme Dominique A ou Christophe Miossec mais aussi Jane Birkin notamment.

Pour Miossec encore, Tiersen compose les mélodies de l’album « Finistériens » paru en septembre 2009. Depuis, le musicien français a poursuivi son chemin artistique en enregistrant des albums instrumentaux et des musiques de films.
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Magali Noël en 1965

Magali Noël en 1965

23 juin 2015 : Décès, à Chateauneuf-Grasse, dans le sud-est de la France, de la comédienne et chanteuse française Magali NOËL. Née le 27 juin 1931 à Izmir, en Turquie, de parents français travaillant dans le service diplomatique, Magali vit dans son pays natal pendant 20 ans sous son vrai nom de Magali-Noëlle Guiffray. C’est là qu’elle étudie le chant, la musique et la danse avant de se faire engager dans des cabarets où elle chante dès l’âge de seize ans. Arrivée en France en 1951, elle suit des cours d’art dramatique et se produit dans des théâtres avant de se tourner vers le cinéma. En 1955, elle joue dans le film « Du rififi chez les hommes » de Jules Dassin et interprète la chanson du générique. C’est sur ce tournage qu’elle rencontre Boris Vian qui devient son ami pendant des années. Vian pastiche beaucoup les Américains. Il emmène Magali dans les clubs parisiens de Saint-Germain-des-Prés et il la trouve rigolote et espiègle. Au point de lui proposer une chanson et pas n’importe laquelle: »Fais-moi mal Johnny » où elle déclare aimer « l’amour qui fait boum! ». La chanson est à l’époque dénoncée par le Vatican et interdite à la radio en raison de paroles jugées scandaleuses. Elle enregistre alors quelques 45 tours et un 33 tours avec des textes de Boris Vian sur des musiques de Michel Legrand, Alain Goraguer et Alix Combelle. Elle développe ensuite sa carrière cinématographique et ne revient à la chanson qu’en 1965 sur la proposition de Jacques Canetti qui lui fait enregistrer des chansons de Boris Vian comme « J’coûte cher ». Un an plus tard, elle enregistre des chansons de la comédie musicale « Mouche » aux côtés de Christine Delaroche et Jean-Claude Drouot. En 1972, Magali Noël enregistre une chanson dont la musique de Dino Risi supporte un texte de Guy Bonnardot adapté d’un livre de Roger Peyrefitte: « La coloquinte ». Et, en 1979, c’est Luc Plamondon qui lui écrit les textes de deux chansons composées par des artistes québécois: « C’est fini le temps des stars » et « On fait tous du show business ». En 1986, elle interprète le rôle de la logeuse dans la comédie musicale « Cabaret » mise en scène par Jérôme Savary. Dix ans plus tard, elle rend hommage à Jacques Prévert dans un spectacle musical intitulé « Soleil blanc » à la Comédie des Champs-Elysées à Paris. Au cinéma, Magali Noël a la chance d’avoir tourné pour de grands réalisateurs comme René Clair, Jean Renoir, Federico Fellini (« La Dolce Vita » en 1960, « Satyricon » en 1969 et « Armarcord » en 1973), Costa-Gavras (« Z »), Chantal Akerman (« Les Rendez-vous d’Anna » en 1978) ou Andrzej Zulawski (« La Fidélité » en 2000). La comédienne et chanteuse décède le mardi 23 juin 2015 dans la matinée à l’âge de 83 ans dans une maison de retraite de Chateauneuf-Grasse, dans le sud-est de la France. Elle quitte ce monde le même jour que Boris Vian 56 ans après lui.
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