8 FEVRIER

 

Georges Guétary en 1969

8 février 1915 : Naissance, à Alexandrie en Egypte, du chanteur Georges GUETARY. De nationalité grecque, il demandera la naturalisation française au début des années 1950. Georges Guétary est le pseudonyme de Lambros Worloou. Son oncle, le célèbre violoniste Tasso Janopoulo décide de l’aider et c’est à Paris que le jeune Lambros débarque pour étudier le commerce international. Mais la carrière artistique de son oncle lui fait rencontrer des personnes qui lui décèlent un talent vocal certain. La cantatrice Ninon Vallin l’aide ainsi à développer son organe. Attiré par la musique de variétés, il se retrouve soliste dans l’orchestre de Jo Bouillon avant d’être boy dans une revue du Casino de Paris aux côtés de Mistinguett en 1937. Pendant la seconde guerre mondiale, il rencontre à Toulouse l’accordéoniste Fredo Gardoni qui l’engage comme chanteur. Il enregistre alors son premier disque sous le nom de Georges Guétary, tiré de la localité de Guéthary au Pays basque. Mais c’est sa rencontre avec le compositeur d’opérettes Francis Lopez qui va être décisive: Guétary crée « Caballero » et « Robin des Bois » en 1943.

Ces deux succès vont véritablement lancer la carrière du chanteur. À la Libération, « A Honolulu », chanson signée Francis Lopez, est sur toutes les lèvres. Georges Guétary tourne alors son premier film en 1945: « Le Cavalier noir ». Il y chante « Chic à Chiquito », un autre grand succès. L’artiste tente alors le pari fou de conquérir le public américain. Et, en 1950, il est consacré meilleur chanteur d’opérette à Broadway. De retour en France, il tient le premier rôle dans « La Route fleurie » en 1952 avec Bourvil et Annie Cordy. Le célèbre danseur et acteur américain Gene Kelly, de passage à Paris, le repère et l’engage pour le tournage de « Un Américain à Paris », film réalisé sur la musique de Gershwin. Participant ensuite à d’autres opérettes, Georges Guétary y crée « La Polka des lampions » ou encore, avant Charles Aznavour qui l’enregistre ensuite, « La Bohème », une chanson reprise dans « Monsieur Carnaval » en 1965. On peut aussi retenir de Georges Guétary quelques duos interprétés avec sa fille Hélène comme le célèbre et mignon « Dis papa ». L’artiste décède d’une crise cardiaque le 13 septembre 1997 à Mougins (Alpes-Maritimes, France).
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Pochette d’un 45 tours de Christian Marin en 1973 (c) A. Nisak

8 février 1929 : Naissance, à Lyon, du comédien français Christian MARIN célèbre pour son rôle de Laverdure dans le feuilleton TV des années 1960: « Les Chevaliers du Ciel ». On le sait moins mais, entre 1962 et 1967, il enregistre quelques 45 tours qui n’ont pas un succès retentissant. Notons toutefois que la chanson « Zut à mon patron » a quand même eu droit au tournage d’un scopitone, l’ancêtre du clip video, en 1964. Christian Marin décède le 5 septembre 2012 à Paris alors qu’il vient de publier ses mémoires intitulées « Mémoires d’un chevalier du ciel ».

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Tiny YONG en 1964

8 février 1944 : Naissance, à Phnom Penh au Cambodge, de la chanteuse Tiny YONG. Ses parents sont vietnamiens et elle vit son enfance à Saïgon. En 1958, alors que la guerre bat son plein, toute la famille quitte le Vietnam pour s’installer à Paris. La jeune Asiatique, dont le vrai nom est Thien Huong Ton Nu Thi, veut faire du théâtre. Mais c’est la chanson qui lui sourit. Elle décroche ainsi l’opportunité de sortir un premier disque en France sous le nom de Thien Huong: « Le monde de Suzie Wong ». Deux ans plus tard, en 1963, Henri Salvador décide de produire ses 45 tours suivants et l’invite à changer de nom: elle devient Tiny Yong. Le premier enregistrement issu de leur collaboration est d’emblée un succès: « Tais-toi petite folle ».

Sur le même « extended play », Tiny enregistre aussi le célèbre « Syracuse » immortalisé par Salvador. Jusqu’en 1965, Tiny Yong va sortir des vinyles qui sont tout à fait dans l’air du temps: l’époque dite des « yé-yé ». Après sa participation à la Rose d’Or d’Antibes en 1965 et une participation à un gala de l’UNICEF en 1968, Tini Yong abandonne la chanson pour ouvrir des restaurants asiatiques à Paris d’abord, puis à Pont-sur-Yonne et, enfin, à Montpellier. Au début des années 1980, sa chanson « Tais-toi petite folle » est à nouveau un succès interprété cette fois par la Belge Héléna Lemkovitch.
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Catherine Bardin en 1979

Catherine Bardin en 1979

8 février 2010 : Décès, dans les environs de Bourges, de la chanteuse française Catherine BARDIN. Née le 25 octobre 1954, elle est la fille du journaliste et animateur-producteur de radio et télévision Jean Bardin et elle est très tôt passionnée par la musique et la chanson. Entre 1978 et 1983, elle va enregistrer une série de 45 tours dont certains vont connaître le succès avec des chansons comme « Si tu savais » (1978), « Le pont des soupirs »(1979) et « 18eme étage » (1980). Les mélodies comme la voix sont douces et plaisantes mais elles ne suffisent pas à imposer Catherine Bardin comme une chanteuse à succès des années 1980, un domaine où la concurrence est rude. Après cette courte carrière éphémère, Catherine donne des cours de chant puis s’oriente vers le cinéma et elle tourne, en 1986, dans le film de Serge Korber « Le maestro ». La jeune femme nourrit ensuite quelques projets culturels servant à la médiation entre différents publics. Elle crée ainsi une web radio animée par des jeunes en difficulté à Paris.
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1er JANVIER

Lucette Raillat en 1959

1er janvier 1929 : Naissance, à Lyon, de l’actrice et chanteuse française Lucette RAILLAT. Avec un père photographe qui l’initie à l’art, elle veut devenir comédienne et, à 13 ans, elle participe à toutes les pièces de théâtre montées par son groupe de « guides » dans la région lyonnaise. Mais, à la fin de ses études, ce sont des cours de secrétariat qu’elle suit toutefois tout en faisant partie d’une troupe de comédiens amateurs. Ainsi, au moment de choisir une activité professionnelle, c’est vers le théâtre qu’elle se tourne. Elle se fait ainsi engager par la compagnie des comédiens lyonnais de Roger Planchon avant de rejoindre la Comédie de Saint-Etienne de Jean Dasté. A 20 ans, avec l’accord de ses parents, elle « monte » à Paris mais éprouve les pires difficultés à intégrer l’univers du théâtre. Au fil de ses rencontres parisiennes, deux comédiens, Grenier et Hussenot, l’encouragent plutôt à se diriger vers la chanson. Du coup, elle se présente dans les cabarets où l’on accepte qu’elle interprète, toute habillée de noir, des chansons tristes et désabusées. C’est dans ce cadre qu’elle découvre une chanson que possède son pianiste : « La môme aux boutons ». Celle-ci étant totalement à l’opposé des autres mélodies de son répertoire, Lucette Raillat est bien consciente qu’elle va devoir travailler son interprétation pour rendre cette chanson crédible. Après quelques semaines d’un travail intensif, « La môme aux boutons » est présentée sur scène en 1954 et enregistrée sur disque en 1957. La mélodie, composée par Jacques Lacôme avec un texte de Pierre Louki, devient un gros succès qui est dû, en grande partie, au ton nouveau de son interprète qui n’a pas son pareil au niveau de la fausse niaiserie.

Dans la foulée du succès discographique, « La Môme aux boutons » devient également un film de Georges Lautner, en 1958, avec Lucette Raillat bien sûr mais aussi Jack Ary (interprète du célèbre « Mange des tomates ») et Léo Campion entre autres. Entre 1957 et 1982, l’artiste enregistre une quinzaine de 45-tours dont un extrait de l’opérette « Douchka » écrite et composée par Charles Aznavour et Georges Garvarentz pour Marcel Merkes et Paulette Merval en 1973. A partir de cette année-là, elle se tourne vers le théâtre (« La purée » de Jean-Claude Eger en 1973) et la télévision avec un rôle dans la série Chateauvallon (1985) ainsi que dans « Palace » de Jean-Michel Ribes (1991, 1992 et 1993). Entretemps, ell aura effectué une réapparition au cinéma en 1991 dans le film « Riens du tout » de Cédric Klapisch où elle tourne aux côtés de Fabrice Lucchini, Odette Laure et Jean-Pierre Darroussin entre autres.
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Louis Chédid en 2010

1er janvier 1948 : Naissance, à Ismaïlia en Egypte, de l’auteur-compositeur-interprète français Louis CHEDID. Fils d’Andrée, célèbre écrivain, et père de Matthieu, alias M, ainsi que d’Anna, alias Nach, Louis Chédid est assurément un artiste qui compte dans le paysage de la chanson francophone. Pourtant, au départ, comme pour Bénabar et d’autres, c’est le d’abord le cinéma qui le tente et c’est à Bruxelles qu’il suit des études de réalisateur. Mais, bien vite, les petits scénars de courts métrages deviennent des chansons où le flow s’apparente très fort aux balbutiements du rap et du slam en français: « Hold-up » (en 1974 déjà) et, surtout, « Ainsi-soit-il » (en 1981) en restent des exemples parfaits. Entre-temps, de nombreux succès viennent ponctuer une carrière qui s’installe dès 1976: « La belle », « Nous sommes des clowns », « T’as beau pas être beau », ou « Papillon ».

Après le tubesque « Ainsi soit-il », la liste des succès augmente encore avec « Anne ma soeur Anne » notamment. En 2006, un peu comme l’avait fait son ami Philippe Chatel bien des années plus tôt, Louis Chédid se lance dans l’écriture d’un spectacle pour enfants: « Le Soldat rose ». L’histoire donne naissance à un disque mais elle est aussi mise en scène au Grand Rex à Paris avec, notamment, dans les différents rôles, des artistes comme Vanessa Paradis, M, San Severino, Bénabar et bien d’autres. En 2010, le chanteur enregistre, quelques mois avant le décès de sa mère, un album dont le titre en dit long: « On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime ». Trois ans plus tard, Louis Chédid commercialise l’opus « Deux fois l’infini », où il rend notamment hommage à Nino Ferrer. Fin 2014, Louis annonce la mise en place d’une tournée de concerts familiaux où il est rejoint sur scène par ses enfants Mathieu (alias M), Joseph et Anna. De nombreuses dates affichent complet pour ce spectacle tout au long de l’année 2015. Quelques mois plus tard, Louis Chédid réalise l’album « Brassens sur paroles » dans lequel il parvient à faire chanter quelques acteurs français qui rendent hommage au célèbre auteur-compositeur-interprète sétois. Et, en 2017, il célèbre le centenaire de la naissance d’Henri Salvador en lui consacrant tout un opus interprété par divers chanteurs et chanteuses tels que Véronique Sanson, Bénabar, Héléna Noguerra, Calogero, François Morel, Robert Charlebois et le fils de Louis : M.
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David CHRISTIE en 1969

1er janvier 1948 : Naissance, à Tarare, du chanteur français David CHRISTIE sous le nom de Jacques Pépino. Après une série de disques enregistrés en français dans les années 1960 et qui rencontrent des fortunes diverses, comme Julie » en 1968, c’est en 1976 que David Christie connaît son premier « tube » international. Celui-ci est un titre anglais qui sacrifie à la mode disco: « Falling in love in summertime ». Au début des années 1980, dans la même lignée musicale, l’artiste réussit à nouveau un succès avec « Saddle up » (1982). Puis c’est la chute aux oubliettes malgré quelques tentatives peu concluantes de retour. En 1985, il rencontre la chanteuse Nina Morato avec qui il a une fille qui décède accidentellement en 1999. David Christie meurt à Capbreton le 14 mai 1997 à l’âge de 49 ans.

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ALPHA BLONDY : Pochette de 45 tours en 1987

1er janvier 1953 : Naissance à Dimbroko du chanteur ivoirien ALPHA BLONDY. De son vrai nom Seydou Koné, l’artiste enregistre son premier album « Jah Glory » en 1981. Cet album est suivi par « Cocody Rock » 1984 et « Apartheid is nazism » en 1985. Mais c’est l’année 1987 qui est marquée par les premiers vrais succès du chanteur avec « Sweet Fanta Diallo » et la reprise en reggae du célèbre « Travailler c’est trop dur » de Zachary Richard. Au fil de ses enregistrements suivants, Alpha Blondy recueille encore des succès divers comme, en 1992, « Rendez-vous ». En 2015, il commercialise l’album « Positive energy » et il crée sa station de radio FM à Abidjan: Radio Alpha Blondy. Trois ans plus tard, l’opus « Human race » comprend plusieurs titres en anglais et en français dont une reprise en reggae de « Je suis venu te dire que je m’en vais » de Serge Gainsbourg.
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Maurice Chevalier – Photo (c) Piaz

1er janvier 1972 : Décès, à Paris, du chanteur et acteur français Maurice CHEVALIER. Né à Paris le 12 septembre 1888, il est élevé dans la plus pure tradition du titi parisien. Digne héritier de Gavroche, le jeune et charmant Maurice ne songe qu’à séduire la gent féminine qui, en retour, l’apprécie bien. Au début du 20e siècle, il commence timidement à pousser la chansonnette dans la rue avant d’en faire son activité principale dans les cafés-concerts du quartier parisien de Ménilmontant. Il vit alors une passion amoureuse avec la chanteuse Fréhel avant de la quitter, en 1909, pour Mistinguett avec qui il reste dix ans. En 1914, au début de la « grande guerre », Maurice Chevalier est envoyé au front où il est blessé et capturé par les Allemands. Mistinguett se porte volontaire pour devenir espionne mais aussi pour essayer de libérer Maurice. Elle y parvient en 1916. Le succès populaire important de Chevalier est dû, bien sûr, à sa frimousse souriante mais aussi à son délicieux accent faubourien qu’il fait roucouler aussi bien en français que, plus tard, en anglais. Il enregistre, dans les années 1920, toute une série de chansons qui vont faire le bonheur des détenteurs de phonographes dont « Valentine » ou « Dans la vie faut pas s’en faire ». Remarqué par un producteur de cinéma américain, Chevalier quitte la France pour Los Angeles et Hollywood en 1927. Il s’y installe et y tourne de nombreux films jusqu’en 1935. Mais au fil du temps, son étoile américaine pâlit et c’est ce qui l’oblige à revenir en France où il a gardé une grande popularité. Il crée alors de nouveaux succès comme « Ma pomme », « Prosper » ou « Y’a d’la joie » qu’un jeune auteur du nom de Charles Trenet écrit pour lui. En 1939, alors que la seconde guerre mondiale est déclarée, il chante pour les soldats français présents sur le front. Il va même jusqu’à enregistrer la chanson « Ca fait d’excellents Français » qui glorifie le comportement de ses compatriotes tous unis contre l’ennemi. Il revient ensuite à Paris et se produit dans les théâtres pour divertir les citadins de la capitale française occupée. En 1941, il enregistre « La marche de Ménilmontant » qui évoque le quartier de son enfance. Puis il anime des émissions de divertissement sur Radio-Paris. Jusqu’en 1942, Maurice Chevalier travaille sans cesse sur les scènes parisiennes. Puis, il disparaît mystérieusement avant de revenir à Paris à la Libération. Il est alors un moment accusé d’avoir collaboré avec l’occupant nazi et menacé d’être fusillé. Mais en fait, il explique que, à partir de 1942, il s’est attaché à protéger la famille juive d’origine roumaine de sa compagne Nita Raya en vivant d’abord à Cannes avant de se réfugier chez des amis dont un résistant. Complètement blanchi par le Comité national français d’épuration des professions d’artistes dramatiques et lyriques en 1945, il enregistre immédiatement la chanson « Fleur de Paris » qui devient l’un des hymnes de la libération. Son nouveau départ est couronné de succès tant dans la musique qu’au cinéma où il tourne en France et, de nouveau, aux Etats-Unis. En 1956, il se produit sur la scène de l’Alhambra à Paris et il accueille, en première partie, l’orchestre d’un jeune musicien qui a pour nom Michel Legrand. Dans les années 1960, il réenregistre tous ses grands succès avec de nouvelles orchestrations et des moyens techniques plus sophistiqués. Le son est meilleur mais la voix de Chevalier n’est plus celle d’il y a 40 ans. Qu’à cela ne tienne, il renoue avec le succès auprès des jeunes en partageant « Le twist du canotier » avec les Chaussettes Noires et Eddy Mitchell en 1962. Ce titre l’amène à se produire à la télévision italienne où, comme vous le voyez ci-dessous sur cette vidéo de 1962, il est seul en studio et chante sur le play-back enregistré par les Chaussettes Noires.

Deux ans plus tard, il enregistre un duo, « L’Italiano, la leçon d’italien » avec la jeune chanteuse italienne qui vient de remporter le concours Eurovision de la chanson: Gigliola Cinquetti. En 1966, il parraine une toute jeune artiste qui est révélée par la télévision et « Le jeu de la chance » de Télé-Dimanche avec Raymond Marcillac: Mireille Mathieu. En 1967, à presque 80 ans, Maurice Chevalier fait ses adieux sur scène avec ses accessoires désormais traditionnels: la canne et le canotier. Il entame alors une tournée internationale qui l’emmène dans une vingtaine de pays dont les Etats-Unis, l’Angleterre et le Canada. Son tout dernier spectacle a lieu à Paris, au théâtre des Champs-Elysées le 20 octobre 1968. Quelques mois après, il lui est demandé d’interpréter la chanson du dessin animé « Les Aristochats » de Walt Disney. Momo accepte et enregistre le morceau en anglais et en français. Le 13 décembre 1971, il est hospitalisé à l’hôpital Necker de Paris pour un problème rénal qui va se compliquer. Il décède le 1er janvier 1972 à 17 heures. Le 5 janvier 1972, Maurice Chevalier est enterré à Marnes-la-Coquette auprès de sa mère.
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Olivia RUIZ : pochette de l’album à succès de 2005

1er janvier 1980 : Naissance, à Carcassonne de la chanteuse Olivia RUIZ sous le nom d’Olivia Blanc. Son père, Didier Blanc, est alors musicien dans le célèbre orchestre de René Coll et sa mère, d’origine espagnole, est employée de bureau. La famille vit à Marseillette dans un bar-tabac qui abrite aussi la salle de concert du village. Après une scolarité normale effectuée à Capendu, Olivia poursuit, à Montpellier, des études dans les arts du spectacle et obtient un brevet de technicien supérieur (BTS) en communication. Pourtant, depuis qu’elle a quinze ans, en choisissant de vivre chez sa tante de Narbonne, elle décide aussi de suivre des cours de théâtre et de danse. Mais la musique l’intéresse aussi très fortement et, avec des copains, elle forme le groupe de rock « Five ». Avec un répertoire reprenant notamment des chansons des Cranberries, la formation assure de nombreux levers de rideaux pour des artistes de passage et s’inscrit dans divers concours amateurs où elle se distingue. Libérée de ses études, elle participe au spectacle estival des Médiévales de Carcassonne et, avec un musicien nommé Frank Marty, elle propose des spectacles dans les bars et cabarets où elle évoque la chanson française de Bécaud, Montand, etc. Par la suite, elle chante aussi dans la formation de son père : « Didier Blanc et la Belle Histoire ». De plus en plus intéressée par le métier de la chanson, elle s’inscrit pour participer à une nouvelle forme de crochet télévisé qui a pour nom « Star Academy ». Le programme, diffusé pendant plusieurs semaines par la chaîne privée française TF1 a pour but de mettre en concurrence de jeunes artistes afin d’en consacrer un(e) au terme de la série d’émissions hebdomadaires. Et c’est véritablement l’occasion pour Olivia de se révéler au public français ce qu’elle est vraiment en 2001 : une artiste hors norme, enfant de la balle. Le grand mérite d’Olivia est sans doute de savoir, d’emblée, prendre ses distances avec la chanson dite de variétés pour se créer un univers particulier mais difficile à partager avec le plus grand nombre. Cependant, après un premier album en 2003, « J’aime pas l’amour », qui récolte un beau succès, le deuxième est un triomphe: « La femme chocolat » se vend à plus d’un million d’exemplaires en 2005. Depuis, les autres disques d’Olivia Ruiz se sont moins bien vendus mais la crise du CD est aussi passée par là et la chanteuse poursuit une vraie carrière sur la durée. Une carrière qui s’est affirmée notamment par le succès très populaire d’une chanson interprétée en duo avec Salvatore Adamo, « Ce Georges », en 2007, et qui s’est poursuivie, fin 2012, avec la sortie de l’album « Le calme et la tempête ». Après quelques participations sur des projets discographiques comme « La Bande à Renaud », Olivia Ruiz connaît une fin d’année 2016 très intense avec la sortie de son cinquième album studio intitulé « A nos corps-aimants » mais aussi avec la mise sur pied d’une comédie musicale fortement autobiographique: « Volver ».
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Estella Blain en 1965

1er janvier 1982 : Décès, à Port-Vendres, de l’actrice et chanteuse française Estella BLAIN. Née le 30 mars 1930 à Paris sous le vrai nom de Micheline Estellat, elle est d’origine basque mais passe son enfance à Montmartre. Elle y voit régulièrement les artistes qui viennent tourner des films dans les studios Pathé tout proches. Après la seconde guerre mondiale, Micheline « fait la manche » en interprétant des chansons aux terrasses des cafés parisiens. Voulant devenir comédienne, elle fréquente le Cours Simon avant de se produire chez Gabrielle Fontan, au théâtre du Grand Guignol et à Marigny. Elle tourne son premier film en 1953 sous la direction d’Hervé Bromberger: « Les fruits sauvages ». Elle rencontre alors le jeune acteur Gérard Blain qui l’épouse et elle relie leurs deux patronymes pour en faire son pseudonyme: Estella Blain. En quinze ans, la jeune femme passe alors du statut de débutante à celui de star du cinéma mais aussi de la télévision. Ella va aussi quitter Gérard Blain pour connaître d’autres liaisons sentimentales. Puis, petit à petit, sa carrière va prendre une tournure moins optimiste et, à partir de 1973, elle ne travaille presque plus. Entre 1965 et 1969, elle tente l’aventure de la chanson et elle compose plusieurs titres qui sont orchestrés par le célèbre Alain Goraguer et enregistrés sur des disques 45-tours: « Je n’aime que toi » (1965), « Hurlevent » (1967), « Nitchevo » (1968) et « Toi » (1969). Elle interprète « Solitude » dans l’émission télévisée française « Dim dam dom » en 1967 et elle apparaît en première partie d’un concert de Nana Mouskouri à l’Olympia de Paris. Mais sa carrière dans la chanson s’arrête à l’aube des années 1970 car le public ne la suit pas vraiment. Le 1er janvier 1982, Estella Blain est retrouvée morte dans le jardin de sa maison à Port-Vendres dans les Pyrénées Orientales. Elle s’est suicidée avec une arme à feu. Son corps est incinéré au crématorium de Cornebarrieu à Toulouse en présence de nombreuses personnalités du monde artistique et culturel.
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Alain BASHUNG

1er janvier 2009 : Quelque deux mois avant son décès, Alain BASHUNG est promu « Chevalier de la Légion d’honneur » de la République Française.
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Albert Raisner dans les années 1970

1er janvier 2011 : Décès, à Boulogne-Billancourt, de l’harmoniciste, animateur et producteur de radio et de télévision français Albert RAISNER. Né le 30 septembre 1922 à Apolda (Allemagne) sous l’identité d’Albert Rufenach, son père français est représentant de commerce et sa mère est allemande. Albert arrive à Paris à l’âge de trois ans et sa famille, il a deux frères, plutôt modeste, habite dans le 18e arrondissement. Très tôt, le petit Albert est initié à la musique par son père qui est passionné de violon, piano, trompette, guitare et clarinette. Et, pourtant, il choisit un autre instrument pour en devenir un virtuose : l’harmonica. Albert Rufenach entame sa scolarité au lycée Colbert de Paris et la poursuit ensuite à l’Ecole normale d’Auteuil avant de la terminer à l’université de la Sorbonne qu’il quitte avec un doctorat en linguistique en poche. Pré-adolescent chez les scouts, il se sert de son harmonica lors des veillées organisées autour d’un feu de camp. Et, en passionné, il rencontre Charles Rodriguez, guitariste, violoniste tzigane, homme-orchestre et pionnier de l’harmonica en France. Jusqu’en 1939, il se fait connaître dans le milieu du spectacle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il connaît le rationnement et les bombardements. Il s’engage aussi dans la Résistance à Beaulieu-sur-Dordogne. En 1943, il modifie son nom et crée le premier Trio Raisner qui dure jusqu’en 1945. Ensuite, Albert forme, avec Sirio Rossi et Adrien Belin, le second Trio qui se produit à la fois sur scène et à la radio. A la Libération, le succès du groupe s’amplifie qaund il lui est demandé de jouer pour les forces armées américaines basées en Allemagne aux côtés d’artistes comme Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Louis Armstrong, Duke Ellington ou encore Elvis Presley. Avec un mélange de chants, de danses, de sketches et d’harmonica, le trio acquiert aussi une grande popularité en France où il effectue de nombreuses tournées mais aussi en Allemagne, en Italie, en Angleterre et en Israël. Albert Raisner joue bien sûr de l’harmonica mais il compose aussi des morceaux qui sont diffusés sur différentes radios françaises. Et le trio reçoit le Grand-Prix du Disque en 1952 pour « Le canari ». Alors que les Etats-Unis découvrent le rock’n’roll avec Bill Haley en 1955, son fameux « Rock around the clock » enregistré l’année suivante par le Trio Raisner est probablement le premier disque de ce nouveau genre musical qui sort en France. A la fin des années 1950, le trio se sépare et Albert Raisner poursuit sa carrière en solo. Il se retrouve même à l’affiche de l’Olympia où il assure la première partie du rocker américain Chuck Berry. Parallèlement à cette carrière musicale, Albert se tourne vers la radio et la télévision naissante où il se fait engager comme animateur. A la radio, il est l’un des premiers présentateurs du « Jeu des 1.000 francs » bien avant Lucien Jeunesse. Puis, à partir de 1961, il est l’animateur créateur du programme télévisé « Age tendre et tête de bois » qui s’adresse, à la manière des revues et des émissions de radio « Salut les Copains », avant tout aux jeunes assoiffés de musiques nouvelles et rythmées. Le nom du programme est le titre d’une chanson de Gilbert Bécaud. Chaque soirée se déroule dans des lieux privilégiés des jeunes Parisiens comme le Golf Drouot, le Moulin de la Galette ou la cité universitaire. La programmation musicale tourne autour du rock’n’roll, du twist et du style « yé-yé » dignement représenté par des artistes débutants comme Sheila, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Eddy Mitchell, Dalida, Adamo, Michèle Torr, Richard Anthony ou Claude François entre autres. Mais les artistes anglo-saxons sont aussi bien présents avec les Beatles, les Beach Boys, Stevie Wonder (Little Stevie à l’époque) ou encore Ray Charles. Même si son titre évolue vers « Tête de bois et tendres années » en 1965, l’émission se poursuit jusqu’en 1968, après les événements et les grandes manifestations de mai. Peut-être parce que, à ce moment, la jeunesse française se tourne vers d’autres artistes et d’autres mouvements comme les hippies. Simultanément à la présentation de ces émissions-là, l’homme met sur pied d’autres programmes comme « Rendez-vous sur le Rhin » (avec la télévision allemande), « Europarty » (avec six autres chaînes de télé européennes) et deux directs exceptionnels de Moscou diffusés en même temps en Russie et en France. L’expérience « Tête de bois » ayant pris fin, Albert Raisner anime l’émission « Samedi et Compagnie » en 1968 puis « Samedi pour vous » à partir de 1971. La même année, il est à la barre d’une nouvelle émission de rencontres musicales, « Point Chaud » où il reçoit des artistes francophones et internationaux jusqu’en 1979. A ce moment il enchaîne avec un autre format musical télévisé baptisé « Tremplin 80 » jusqu’en 1983. Albert Raisner fait alors une pause et revient à la télé en 1990 avec « Ages tendres » sur la chaîne publique française Antenne 2. Il y est question d’un parallèle musical entre les années 1960 et 1990. Il reste encore très actif dans les années 1990 en animant des émissions sur Radio Montmartre et à Europe 1. Et les années 2000 seront plus calmes pour celui qui voit son concept « Age tendre et tête de bois » se décliner sur scène avec les spectacles nostalgiques des années 1960-1970 proposés au départ par le producteur Michel Algay. Albert Raisner meurt, à l’âge de 88 ans, le 1er janvier 2011, des suites d’une pneumopathie à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne-Billancourt.
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26 DECEMBRE

Régine en 1984 – Photo (c) A. Robert

26 décembre 1929 : Naissance, à Anderlecht en Belgique, de la chanteuse française REGINE, sous le vrai nom de Régina Zylberberg. D’origine juive polonaise, la famille Zylberberg est en provenance d’Argentine lorsqu’elle réside dans la banlieue de Bruxelles au moment où naît Régina. Le père y tient une boulangerie florissante qu’il va devoir abandonner après l’avoir perdue au poker. Il décide alors d’emmener tout le monde à Paris en 1932. Sauf la mère qui décide de repartir seule en Amérique du Sud. Du coup, Régina et son frère sont placés en pension et vivent cachés durant toute la seconde guerre mondiale. A la Libération, le père de Régina ouvre un café à Paris avant de lui demander de le gérer à sa place. Elle le fait un moment puis se marie et donne naissance à son fils unique Lionel. Elle découvre alors la musique américaine, le jazz, le be-bop et les boîtes de nuit lors d’un séjour à Juan-les-Pins. De retour à Paris, elle trouve un job de disc-jockey au « Whisky à Gogo » puis, en 1956, elle ouvre son propre établissement de nuit: « Chez Régine ». Elle y accueille du beau monde et le tout Paris des célébrités d’alors. Sur sa lancée, elle ouvre à Montparnasse le New Jimmy’s qui est, en 1961, à la clientèle mondaine ce que le Golf Drouot est aux jeunes: on y découvre le twist et toutes les danses qui font la tendance du jour. La même année, durant le festival de Cannes, elle met sur pied dans la cité balnéaire un club « Chez Régine » aussi éphémère que fréquenté par les stars. Ces activités l’amènent forcément à rencontrer des artistes et, parmi eux, la chanteuse Renée Lebas qui estime qu’elle devrait prendre des cours de chant. Régine trouve l’idée séduisante et décide de se lancer dans la chanson en demandant à des auteurs très connus de lui écrire des textes: Aznavour, Salvador et Gainsbourg entre autres. Ses premiers disques ont pour titres « Nounours » (1965), « Les p’tits papiers » (1965), « La grande Zoa » (1966) ou « Rue des rosiers » (1966).

En 1967, elle reçoit le Prix de l’Académie Charles-Cros. La chanteuse se produit alors sur les scènes du monde entier et poursuit aussi l’installation de nombreux bars nocturnes aux quatre coins de la planète. En 1969, elle connaît le succès avec « Patchouli Chinchilla » et « Azzuro », une mélodie signée Paolo Conte. A Paris, elle se produit à Bobino, à l’Olympia, aux Folies Bergère et au théâtre de la Porte Saint-Martin où elle joue un rôle, en 1970, dans la comédie musicale de Jacques Lanzmann « La neige en été ». La même année, elle est présente sur toutes les radios françaises avec « Le temps du borsalino ». Au début des années 1970, elle enchaîne encore les tubes comme « J’ai toujours porté bonheur aux hommes » (1973), « La bonne adresse pour chien perdu » (1974) et « A l’improviso » (1975). Surfant sur la vague des différentes modes, Régine poursuit alors sa carrière de chanteuse en intégrant à son répertoire des mélodies disco comme « Tic tac toe » (de Serge Gainsbourg en 1978), « Je survivrai » (adaptation de « I will survive » de Gloria Gaynor en 1979) ou « Tu m’oublieras » (chanson de 1980 qui lancera bien plus tard la carrière éphémère de Larusso). Durant la décennie suivante, Régine va se lancer dans des chansons aussi étonnantes que « Super super Dupont » ou plus autobiographiques comme « Reine de la nuit » (1983). En 1984, elle fonde l’association « SOS Drogue International ». Quatre ans plus tard, la chanteuse achète le restaurant « Ledoyen » à Paris puis elle crée des lignes de vêtements et lance des parfums: « Régine », « Jimmy’z pour homme » ou « Zoa » par exemple. Au tout début des années 1990, elle prend la direction du « Cheval Blanc Régine’s Hôtel » à Nîmes où le tout-Paris des célébrités défile lors de la Feria. L’aventure s’achève par un flop retentissant et la vente aux enchères de tout le matériel en 1993. Un an auparavant, Régine a repris le club mythique parisien « Le Palace ». En 1996, elle publie ses mémoires sous l’intitulé « Appelez-moi par mon prénom ». En 2004, elle se sépare de tous ses clubs. Deux ans plus tard, un nouveau livre est édité: « Moi, mes histoires ». En mars 2009, l’artiste satisfait avant tout le monde à la mode des duos et enregistre l’album « Regine’s duets » où elle partage ses grands succès avec Jane Birkin, Paolo Conte (pour « Azzuro », juste retour des choses), Maurane, Bernard Lavilliers, Didier Wampas, Juliette, Arthur H., Cali ou La Grande Sophie entre autres. Le 4 février 2012, elle organise à Paris la vente de centaines d’objets, bijoux, chaussures, sacs, robes et manteaux de sa collection personnelle. Les 41.000 Euros récoltés le sont au bénéfice d’une autre association fondée par Régine: « SOS Habitat et Soins ». En 2016, Régine revient sur les planches des Folies-Bergère à Paris pour marquer le début d’une tournée de concerts intitulée « La Grande Zoa ».
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Jean Ferrat dans les années 1970 – Photo (c) Alain Marouani

26 décembre 1930 : Naissance, à Vaucresson, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean FERRAT sous l’identité réelle de Jean Tenenbaum. Il est le fils d’un ouvrier joaillier d’origine russe juive. A l’âge de cinq ans, Jean suit sa famille qui s’installe à Versailles. On y apprécie la musique. Malgré qu’il se soit engagé volontairement, le père de Jean subit sa condition de juif et, dès 1942, il est obligé de porter l’étoile jaune. Durant l’été de cette année-là, il est déporté au camp de concentration d’Auschwitz où il est exterminé. Pendant ce temps-là, le petit Jean est caché par des amis de la famille: des militants communistes. Puis, tout le monde se réfugie en zone libre avant de revenir à Versailles chez une tante en décembre 1943. Six mois plus tard, la famille part pour Perpignan où ils ont des soucis avec la Gestapo. Une fois ces derniers problèmes réglés, Jean, sa mère et ses frères et soeurs s’installent dans la région de Toulouse où ils sont hébergés en attendant la fin de la guerre. Après la libération, la famille Tenenbaum revient à Paris où, sans diplôme, Jean est engagé dans un laboratoire des Travaux Publics. Tout en suivant des cours du soir pour être ingénieur-chimiste, il prend aussi des cours de théâtre et se passionne pour la musique et le chant. Ce sont ces dernières activités qui vont peu à peu prendre le dessus sur le reste au point de le faire abandonner définitivement la chimie et l’industrie pour la vie artistique. Il fréquente alors une troupe de théâtre et se fait embaucher comme guitariste dans une formation de jazz. Au début des années 1950, il compose quelques chansons dont personne ne veut lors des auditions auxquelles il se présente sous le nom de Jean Laroche. En 1956, il met en musique un poème de Louis Aragon qu’il apprécie: « Les yeux d’Elsa ». La vedette qu’est alors André Claveau est séduite par cette mélodie et l’enregistre. Et grâce à cette interprétation, Jean commence à se faire connaître dans le métier. Il décide de prendre le pseudonyme de Ferrat après avoir repéré sur une carte de France, au hasard, le nom de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Il se produit ainsi au cabaret parisien de La Colombe en première partie de Guy Béart. Il élargit ensuite son rayon d’action en chantant au Milord l’Arsouille, à L’Échelle de Jacob ou La Rôtisserie de l’Abbaye. Il parvient alors à obtenir un contrat discographique et sort un premier 45-tours en 1958 avec « Les mercenaires » et « Frédo la nature ». Ce n’est pas un succès.

Un an plus tard, il fait la connaissance de Gérard Meys qui devient son éditeur et décide de s’occuper de l’artiste. Grâce à lui, Jean Ferrat enregistre alors un second disque sous le label Decca et il obtient son premier succès radiophonique avec « Ma môme ». Entretemps, il a immortalisé sur une rondelle de vinyl quatre chansons sous le nom de Frank Noël qu’une autre maison de disques, RCA, sort à ce moment mais sans succès. En 1961, il rencontre la chanteuse et danseuse Zizi Jeanmaire pour qui il compose « Eh l’amour » et il assure le lever de rideau de son nouveau spectacle à l’Alhambra de Paris pendant six mois. La même année, son premier 33-tours est commercialisé et sa chanson « Deux enfants au soleil » est à nouveau un grand succès puisqu’il reçoit, en outre, le prix de la SACEM, la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français. En 1961 toujours, il épouse la chanteuse Christine Sèvres pour qui il a déjà écrit quelques chansons. Quelques mois plus tard, il rencontre l’interprète Isabelle Aubret qu’il engage en première partie de sa tournée pour le début d’une amitié sans faille. En 1963, il entre dans l’écurie Barclay et chante « Nuit et brouillard » qui, sur une musique populaire, raconte l’histoire des trains de la mort en évoquant la tragédie qu’a connue son père sous le régime nazi pendant la seconde guerre mondiale. Le disque reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. Quelque temps après, il enregistre l’une de ses plus éternelles chansons: « La montagne ». C’est à cette époque, en 1964, que Ferrat achète une maison en Ardèche à Antraigues-sur-Volane où il s’installe définitivement en 1973. Les succès de Jean Ferrat se multiplient avec, notamment, en 1969, « Ma France ». En 1971, l’artiste rencontre une professeur d’éducation physique, Colette Laffont, avec qui il emménage. Mais il n’est toutefois pas question pour lui de divorcer avec Christine Sèvres qui est gravement malade et dont il s’occupe. Au fil des ans, Jean Ferrat a de plus en plus de mal à assumer ses spectacles physiquement et il décide de faire ses adieux à la scène en 1972 au Palais des Sports de Paris. Dans la foulée, il quitte la maison de disques Barclay. En 1974, le jeune Daniel Guichard remporte un énorme succès avec la chanson « Mon vieux » que Jean Ferrat a composé pour Jacques Boyer et Jean-Louis Stain en 1963. Le texte est réécrit pour l’occasion sans l’autorisation de son auteur, Michèle Senlis, qui amène l’affaire et Daniel Guichard devant les tribunaux. En 1975, Jean Ferrat sort un nouvel album qu’il édite sous son propre label Temey: « La femme est l’avenir de l’homme » est un énorme succès. A la fin de la décennie 1970, avec les restructurations, la firme discographique multinationale Polygram rachète tout son catalogue à Barclay. Pour ne pas dépendre du bon vouloir des hommes d’affaires de la major à propos de l’utilisation de son répertoire discographique, Jean Ferrat décide de réenregistrer l’intégrale de ses chansons avec son arrangeur Alain Goraguer « à l’identique » sur son propre label. Boulimique de travail, Jean commercialise aussi un album de nouvelles pièces: « Ferrat 80 ». Il y prend ses distances vis-à-vis du communisme contemporain dans lequel il ne se reconnaît plus trop. En 1981, Christine Sèvres décède d’un cancer à 50 ans. Jean Ferrat se fait de plus en plus rare dans les medias. Ses nouveaux disques se raréfient également. Il faut ainsi attendre 1991 pour voir un nouvel album chez les disquaires: « A la une », qui fustige la « télé-poubelle ». Il est toutefois l’invité sur TF1 de Michel Drucker pour une émission spéciale de « Stars 90 ». En janvier 1992, Jean Ferrat se remarie avec Colette Laffont avec qui il vit depuis 20 ans. Multipliant les expériences humaines, il se retrouve candidat pour le Parti Communiste Français aux élections européennes de 1999. En janvier 2003, il est l’invité de Michel Drucker pour son programme télé « Vivement dimanche ». Et il apparaît une dernière fois pour une longue interview avec Patrick Simonin sur TV5 Monde en décembre 2003 dans « L’invité ». En 2007, Ferrat apporte son soutien à José Bové pour l’élection présidentielle française. Peu de temps après, la santé du chanteur décline. Il souffre d’un cancer qui va le terrasser le 13 mars 2010 à Aubenas où il est hospitalisé. L’auteur-compositeur-interprète est inhumé le 16 mars 2010 au cimetière d’Antraigues-sur-Volane après une cérémonie d’hommage qui a lieu sur la place centrale du village et qui est retransmise en direct à la télévision française. Francesca Solleville y interprète « Ma France » et Isabelle Aubret « C’est beau la vie ». Puis « La Montagne » est reprise en choeur par la foule rassemblant plus de 5.000 célébrités et quidams.
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26 décembre 1958 : Naissance de l’auteur-compositeur-interprète français Vincent MALONE sous le vrai nom de Vincent Barrès. Dès sa plus tendre enfance, il est confronté au choix de l’apprentissage d’un instrument de musique et il préfère la trompette et la flûte au piano. Puis, après des études quelque peu écourtées, il se tourne vers la guitare et devient professeur de musique à Toulouse. A 18 ans, il « monte » à Paris et y forme le big band V.O. avant de composer des musiques pour le Théâtre de Créteil et d’arranger des thèmes musicaux pour des téléfilms en 1977. Un an plus tard, il lui est demandé de réaliser le premier disque d’une jeune chanteuse qui ne connaît pas le succès espéré. Parallèlement à ces activités, il est pianiste de bar au « Port du Salut » pendant un an. Ses rencontres artistiques l’amènent à enregistrer lui-même un disque 45 tours (« Hélène » en 1979) puis un deuxième qui connaît un certain succès avec le titre « Margareth » (en 1982). Cette légère popularité le conduit sur le plateau de l’émission télévisée « Champs-Elysées » de Michel Drucker. Mais cette carrière frémissante de chanteur soliste est menée de front avec l’aventure musicale du groupe « Odeurs » qui enregistre notamment « Le cri du kangourou » en 1983. En tant que musicien Vincent (Malone) Barrès participe alors à de nombreux enregistrements de disques dont certains, comme percussionniste, avec Renaud. Le producteur Claude Pascal continue à s’intéresser à lui en tant que chanteur et il lui propose d’enregistrer un album qui ne récolte pas un grand succès. Mais certaines de ses chansons permettent alors à l’artiste de se produire sur scène aux côtés d’autres débutants comme Patrick Bruel ou Marc Lavoine. A ce moment, il lui est proposé de composer la musique d’une pub pour la petite voiture citadine Austin Métro : « Elle est belle c’est un style, la Métro ». Il vient de mettre les pieds dans le domaine de la publicité pour une dizaine d’années aux côtés d’autres compositeurs comme Richard Gotainer. Fin des années 1980, il se décide à enregistrer un album thématique intitulé « Vincent Malone, le roi du merengue ». Alors père de trois enfants, il commercialise un deuxième tome : « Vincent Malone, le roi des papas » qui reçoit le Prix de la chanson pour enfants décerné par la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français). Il n’ira pas plus loin dans le développement thématique et devra réaliser plusieurs volumes du « roi des papas » tant le succès est grand auprès du jeune public et des parents. La saga « Le roi des papas » va se développer à partir de 1992 et se décliner en une dizaine d’albums enregistrés en 20 ans. Vincent Malone propose alors des spectacles très colorés et interactifs qui ont déjà, notamment, fait le bonheur des jeunes spectateurs des Francofolies Juniors de Spa en Belgique. Son aventure auprès des enfants se poursuit alors avec l’écriture de nombreux livres adaptés à ce public qui apprécie fortement cette littérature particulière.

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6 DECEMBRE

Philippe Bouvard en 1981 (c) Andanson

6 décembre 1929 : Naissance, à Coulommiers, du journaliste, humoriste, présentateur de radio-télévision, écrivain, auteur de théâtre et dialoguiste français Philippe BOUVARD. Il ne connaîtra jamais son père qui était imprimeur au Maroc. Mais sa mère, Alsacienne d’origine juive, l’oblige à se cacher durant la deuxième guerre mondiale. Après une scolarité vécue dans divers établissements parisiens, c’est à l’École supérieure de journalisme de Paris qu’il entre en 1948 pour la quitter quelques mois plus tard. Il doit dès lors pratiquer des petits métiers pour vivre et, en 1953, il est coursier au journal « Le Figaro » avant de réaliser un stage où il écrit dans la rubrique parisienne. A cette époque, il est aussi, un temps, attaché de presse pour les disques Barclay. A partir de 1962, il devient rédacteur au Figaro et commence aussi à travailler pour Radio Luxembourg où il réalise des interviews. Il devient animateur de « RTL Non Stop » entre 1967 et 1974 et également rédacteur en chef de la station de radio. En 1977, il prend les commandes d’une nouvelle émission humoristique et culturelle appelée « Les grosses têtes ». 22 ans plus tard, alors qu’il est toujours l’animateur-présentateur de l’émission, Bouvard est remercié et on demande à Christophe Dechavanne de le remplacer. Après un séjour de quelques mois à Europe 1, Philippe Bouvard est rappelé à RTL pour reprendre les Grosses Têtes en 2001. Il reste à la barre jusqu’en septembre 2014, moment où il cède la place à Laurent Ruquier. Parallèlement à ses activités de presse et de radio, Philippe Bouvard présente aussi des émissions de télévision entre 1971 et la fin des années 1980. C’est surtout au cours des talk-shows des années 1970 qu’il a l’occasion de côtoyer et de présenter de nombreux chanteurs francophones : « Samedi soir » (1971), « Dix de der » (1976), « L’huile sur le feu » (1977), « Le dessus du panier » (1978), « Sur la sellette » (1979) ou « Passez donc me voir » (1980). C’est au cours de l’émission « Bouvard en liberté » en 1975, que le chanteur Gérard Lenorman connaît la frayeur de sa vie lorsque, aux côtés de Philippe Bouvard, il assiste en direct comme de très nombreux téléspectateurs, à l’accident de trampoline de Richard Tison qui s’en sort finalement sans trop de mal (video à visionner en CLIQUANT ICI). Entre 1990 et 2006, Philippe Bouvard dirige aussi la salle de spectacles parisienne de la Gaîté-Bobino.

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Lucienne Boyer dans les années 1950

6 décembre 1983 : Décès, à Paris, de la chanteuse française Lucienne BOYER. Née à Paris le 18 août 1901 sous le nom d’Émilienne-Henriette Boyer, elle travaille dans une usine d’armement pendant la première guerre mondiale lorsque son père se tue. Par la suite, sa mère lui apprend le métier de modiste. Adolescente, elle se fait remarquer comme mannequin puis est engagée comme dactylo au théâtre parisien de l’Athénée, question de s’approcher du monde artistique qui la fascine. Ce qui devait arriver arrive et elle est bientôt sollicitée pour faire un bout d’essai au théâtre puis, grâce à sa voix, dans la chanson dès 1916. En tant que chanteuse, elle se produit alors aussi à l’Eldorado ou au Concert Mayol avec un succès grandissant. Au point qu’un producteur américain la remarque et lui propose de se produire à Broadway pendant neuf mois. L’ascension ne s’arrête pas là puisque, des Etats-Unis, Lucienne Boyer se rend à Buenos Aires, en Argentine, où elle devient aussi une vedette dans les années 1920. En 1928, la chanteuse revient à Paris et s’y occupe d’un cabaret: « Les Borgias ». Elle enregistre aussi ses premiers disques et connaît une certaine popularité avec « Tu me demandes si je t’aime ». Mais ce premier succès est minime par rapport à celui de la chanson qu’elle enregistre en 1930 et qui est récompensée par le premier Grand-Prix du disque de l’Académie Charles-Cros: « Parlez-moi d’amour ».

Ce titre lance véritablement sa carrière qui sera ensuite jalonnée de mélodies inoubliables comme « Mon coeur est un violon » ou « Un amour comme le nôtre ». En 1939, elle épouse en seconde noce, le musicien et compositeur Jacques Pills: une fille naît de leur union deux ans plus tard. Elle s’appelle Jacqueline et elle sera aussi chanteuse sous le nom de Jacqueline Boyer. A partir des années 1950, Lucienne Boyer se fait plus discrète et les nombreux disques qui sont commercialisés reprennent presque toujours son succès immortel « Parlez-moi d’amour ». Elle enregistre toutefois un 45-tours avec quatre titres nouveaux et originaux dans les années 1960 mais ce disque ne connaît qu’un succès d’estime. L’une de ces nouvelles chansons, « Si je vois tout en bleu », évoque la couleur préférée de l’artiste qui, sur scène, s’habille régulièrement d’une robe bleue. En 1970, elle obtient un petit rôle dans le film « Le Clair de Terre » réalisé par Guy Gilles et elle y interprète deux chansons. Dans la foulée, elle commercialise ce qui semble être son dernier 45-tours en 1971: « Si quelqu’un vient vous dire », écrit et composé par Pascal Sevran, Pascal Auriat et Sylvain Lebrail. Pascal Sevran écrit alors un livre sur la chanteuse: « La dame en bleu, Lucienne Boyer, m’a raconté ». En 1976, elle fait une apparition sur scène aux côtés de sa fille Jacqueline. Puis, au début des années 1980, elle propose encore des spectacles où, toujours vêtue de bleu, elle chante ses grands succès. Lucienne Boyer décède le 6 décembre 1983 et son corps est inhumé au cimetière parisien de Bagneux.
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M : pochette de l'album "Qui de nous deux" en 2003

M : pochette de l’album « Qui de nous deux » en 2003

6 décembre 2003 : Les nouveaux disques de Frédéric FRANCOIS (« Les romances de toujours » 49e), Patricia KAAS (« Sexe Fort », 35e), et M (« Qui de nous deux », 13e) font leur apparition dans le classement des meilleures ventes d’albums en Belgique francophone.

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21 OCTOBRE

Album 2011

21 octobre 1929 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de l’homme de télévision et de radio ainsi qu’écrivain et interprète français Pierre BELLEMARE. Son père est passionné des livres d’art qu’il vend et son beau-frère est le célèbre musicologue Pierre Hiégel qui lui fait connaître l’univers de la radio dès 1948. Il y découvre une passion et y effectue diverses tâches avant de devenir animateur sur les radios périphériques parisiennes Radio Luxembourg puis Europe 1. A partir de 1955, il est sollicité pour animer et présenter des émissions de télévision et c’est le début d’une longue carrière audiovisuelle avec des divertissements célèbres comme « La tête et les jambes » par exemple. Il aime aussi raconter des histoires tant à la radio qu’à la télévision: il s’agit souvent de récits extraordinaires qui font partie de séries comme « C’est arrivé un jour », « Histoires vraies », etc. En 1982, il fait une première incursion dans la chanson en enregistrant un 45 tours à l’initiative d’un producteur belge. Il s’agit d’un texte intitulé « Le Père » que Pierre Bellemare récite sur une musique du guitariste belge Guy Lukowski. Le succès de ce disque reste assez confidentiel. En 1987, il crée la première émission française de Télé-Achat sur TF1 et il fonde assez vite une maison de production pour ce genre de programmes qu’il va fournir un peu partout en Europe. Le 7 novembre 2011, il réalise un vieux rêve en enregistrant un premier album avec des reprises de titres célèbres qu’il nomme « Les chansons de ma mémoire ». Parmi les morceaux qui s’y trouvent, il y a « Coin de rue » de Charles Trenet, « Soirées de prince » de Jean-Claude Pascal, « C’était bien » de Bourvil ou encore « Un seul couvert please James » de Jean Sablon. C’est le fils de Gilbert Bécaud, Gaya, qui réalise l’album. Pierre Bellemare s’éteint chez lui, à Suresnes, le 26 mai 2018.

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Juliette Gréco en 1954

21 octobre 1954 : Juliette GRECO fait ses débuts sur la scène de Bobino à Paris. Un tour de chant de 50 minutes sur lequel elle revient dans l’émission de télévision « Paris Club » à visionner ci-dessous.

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9 OCTOBRE

John William dans les années 60

9 octobre 1922 : Naissance à Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire, du chanteur franco-ivoirien John WILLIAM. Le vrai nom de John William est Ernest Armand Huss et on peut comprendre qu’il ait choisi un pseudonyme, moins complexe et plus facile à retenir, pour se lancer dans la chanson. Né d’un père alsacien, il est enlevé à sa mère ivoirienne à 18 mois. Il est alors élevé par une lointaine parente en Seine-et-Marne (F). Après des études dans un pensionnat, il travaille dans les usines automobiles de Boulogne-Billancourt. Pendant la seconde guerre mondiale, il est mêlé à un attentat contre un atelier allemand. Interrogé et torturé sans succès par la Gestapo, il est ensuite déporté dans un camp de concentration en Allemagne en 1944. A la libération, il ne veut plus retourner travailler en usine. Il songe plutôt à devenir chanteur et prend le pseudonyme de John William. Il s’inscrit dans plusieurs concours et, en 1952, il remporte le grand prix d’interprétation de Deauville avec la chanson « Je suis un nègre ». Peu de temps après, il enregistre « Si toi aussi tu m’abandonnes », la chanson du film « Le train sifflera trois fois », adaptation de « High Noon » composée par Dimitri Tomkin.

Il consacre ensuite une partie de son répertoire au gospel en important en France un genre méconnu que sa voix chaude et grave sert à merveille. Les années 1960 et l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yé » met à mal sa carrière qu’il essaie d’adapter aux rythmes du moment avec peu de succès. Pourtant son interprétation de la musique du film « Le jour le plus long » ne laisse pas insensible. Et en 1966, c’est de nouveau l’adaptation française d’une chanson de film qui lui rend une gloire éphémère mais marquante. Il interprète ainsi « La chanson de Lara » du film « Docteur Jivago » dont le rôle principal est tenu par Omar Sharif. Ce « tube » monumental est la chanson qui inspire même la maman de la chanteuse Lara Fabian dans le choix du prénom de sa fille. A partir de 1968, John William quitte progressivement les planches de music-hall pour se produire dans les églises. En 1970, il chante régulièrement au cours des traversées transatlantiques du paquebot France et cela lui vaut un public d’Américains intéressé. Trois ans plus tard, il est le chanteur principal de la comédie musicale « Show boat » et il y interprète un classique: le fameux « Ol’man river ». Les années passent et sa passion pour la chanson reste intacte. En 1986, il chante avec sa fille Maya et, en 2005, il effectue une tournée d’adieu à la Martinique. La même année, le 16 décembre, il est fait chevalier de la Légion d’honneur à Paris. Il décède le samedi 8 janvier 2011 à Antibes (F) à l’âge de 88 ans.
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Nicole Croisille en 1992 – Photo (c) Cathy Cabrol

9 octobre 1936 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de la chanteuse et actrice française Nicole CROISILLE. Enfant, elle se passionne déjà pour la danse et le chant. Mais, adolescente, c’est vers la dactylographie qu’elle s’oriente avant de finalement suivre des cours de danse. Fréquentant la Comédie Française, elle travaille avec des artistes comme le mime Marceau à la fin des années 1950. En 1961, lorsque Bruno Coquatrix et Jacques Tati organisent une grande soirée à l’Olympia pour la sortie parisienne du film « Jour de fête » fraîchement colorisé, elle travaille à la chorégraphie du spectacle. De même, elle fait partie de l’équipe de la comédie musicale « L’apprenti fakir » avec Jean Marais. Elle enregistre un premier disque au début des années 1960 où figure une reprise du succès de Ray Charles: « Halleluia I Love Her So ». Elle est alors engagée pour prester en première partie de Jacques Brel à l’Olympia puis, en 1963, elle enregistre un duo avec Gilbert Bécaud: « Toi ». Quelques mois plus tard, elle part avec la troupe des Folies Bergères aux USA. Lorsqu’elle revient en France en 1966, le réalisateur de cinéma Claude Lelouch et le compositeur Francis Lai lui proposent d’enregistrer, en duo avec Pierre Barouh, la chanson issue du thème principal du film « Un homme et une femme ».

Puis, pour des raisons commerciales, elle prend le pseudonyme anglo-saxon de Tuesday Jackson lorsqu’on lui demande, en 1968, d’interpréter la chanson du film « Les jeunes loups » de Marcel Carné: « I’ll never leave you » qui marche bien. Un an plus tard, après avoir enregistré d’autres chansons en anglais, elle connaît à nouveau le succès en français cette fois avec « Qu’est-ce qui se passe dans mon coeur » puis « Quand nous n’aurons que la tendresse ». En 1970, elle joue aux côtés de Mouloudji et de Régine dans la comédie musicale « La neige en été » au théâtre de la Porte-Saint-Martin à Paris. A partir de 1974, Nicole Croisille va se concentrer de plus en plus sur sa carrière de chanteuse qui va s’accélérer. Elle enregistre ainsi le deuxième album de sa carrière et connaît de grands succès avec des extraits de celui-ci comme « La vie facile » (de Maxime Le Forestier), « Ne t’en fais pas la vie change » ou encore « Parlez-moi de lui ». Pendant quelques années, les « tubes » s’accumulent pour la chanteuse: « Téléphone-moi » (1975), « Une femme avec toi » (1975), « Je ne suis que de l’amour » (chanson du film « Histoire d’O » en 1975), « J’ai besoin de toi, j’ai besoin de lui » (1976), « Emma » (1976), « La garonne » (1978) et « Fané, fini, foutu » (1978). En 1981, elle est l’interprète de la chanson du nouveau film de Claude Lelouch « Les Uns et les Autres ». Sept ans plus tard, Claude Lelouch lui propose de jouer dans « Itinéraire d’un enfant gâté », film dans lequel elle interprète « Qui me dira ». Nicole Croisille se passionne ensuite pour le jazz, qu’elle a toujours apprécié, et les mélanges rythmiques. Elle se tourne ainsi vers le répertoire de Claude Nougaro et reprend notamment avec beaucoup de subtilité une chanson comme « Assez ». En 2003, elle revient sur la scène de l’Olympia à l’occasion du festival de la Rose d’Or où elle retrouve des artistes comme Dave, Esther Galil, Gérard Blanc ou Julie Pietri. Elle y est à nouveau dans le même cadre un an plus tard avec d’autres chanteurs comme Daniel Guichard, Jeane Manson, Christian Delagrange ou Gilles Dreu. En 2006, elle propose un spectacle intitulé « Nougaro, le jazz et moi » au théâtre de Dix Heures à Paris avant de le présenter, quelques mois plus tard, au Grand Rex à Paris. Un album est consacré aux chansons de ce spectacle. « Bossa d’hiver » est ensuite le titre du disque qu’elle enregistre en 2008. En octobre 2011 et en janvier 2012, elle se produit à de nombreuses reprises sur la scène de l’Alhambra à Paris. En septembre 2015, Nicole Croisille est à l’affiche de la comédie musicale « Irma la Douce » sur la scène du théâtre de la Porte-Saint-Martin aux côtés de Laurent Deutsch et de Marie-Julie Baup. Elle poursuit ensuite ses activités théâtrales et musicales avec, notamment, « L’Opéra de quat’sous » de Weill et Brecht en 2016.
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Sophie Hecquet en 1973 - Photo (c) Georges Giaufret

Sophie Hecquet en 1973 – Photo (c) Georges Giaufret

9 octobre 1944 : Naissance, à Dax, de la chanteuse ainsi qu’animatrice de radio et de télévision française Sophie HECQUET sous le vrai prénom d’Arlette. Arlette commence sa carrière artistique sous le pseudonyme de Jenny Hahn et accompagne Johnny Hallyday en tournée au début des années 1960. En 1962, elle tient le rôle de Zizi la twisteuse dans un scopitone tourné par Claude Lelouch. Un an plus tard, elle apparait, sous le nom de Sophie Hecquet cette fois, dans le film « Cherchez l’idole » réalisé par Michel Boisrond. Elle y tourne aux côtés de Mylène Demongeot, Franck Fernandel, Dany Saval, Pierre Bellemare, Harold Kay, Hector et les Médiators, Claude Piéplu, Les Frères Ennemis, Bruno Coquatrix, Johnny Hallyday, Frank Alamo, Charles Aznavour, Eddie et Sylvie Vartan, Nancy Holloway, Jean-Jacques Debout, Eddy Mitchell, les Chaussettes Noires, les Surfs, Pierre Doris et Christian Marin notamment. Comme la plupart des artistes apparaissant au générique, Sophie y joue son propre rôle de chanteuse. Car elle rejoint à ce moment le peloton des jeunes « yéyés » dont les 45 tours se vendent plutôt bien. Sophie Hecquet interprète ainsi sous le seul prénom de Sophie quelques succès comme « Quand un air vous possède » (1963), « Tout ça pour le locomotion » (1963) ou « Reviens vite et oublie » (« Be my baby ») (1963). Le dernier disque de l’époque « sixties » est commercialisé en 1965. C’est aussi en 1965 qu’elle interprète, dans l’émission télévisée française « La la la », la chanson « For me formidable » en duo avec Charles Aznavour. Puis, la chanteuse revient avec quelques 45 tours dans les années 1970 comme « Souvenirs » (1973) et « Je t’aime bien » (1974). Mais ce qui reste probablement sa chanson la plus connue est celle avec laquelle elle représente Monaco au concours Eurovision de la Chanson en 1975 et qui lui permet de se classer treizième: « Une chanson c’est une lettre ».

C’est aussi la dernière trace discographique que l’on possède de Sophie Hecquet qui, par la suite, va devenir animatrice de radio et de télévision. Elle officie ainsi durant une quinzaine d’années sur RMC, Radio Monte-Carlo, aux côtés notamment de Jean-Pierre Foucault. Elle s’occupe aussi des programmes destinés aux jeunes. Puis, au début des années 1980, elle rejoint RTL Télévision et travaille pour le groupe essentiellement en Belgique dès la naissance de RTL-TVI en 1987. Entre septembre 1995 et juin 1996, elle y produit ainsi l’émission « Comme chez vous ». A la même époque et jusqu’en 1998, elle revient interpréter ses succès dans les émissions de Pascal Sevran à la télé française. Au début des années 2000, Sophie tente une reconversion difficile dans la restauration en ouvrant un restaurant à Uccle dans la banlieue bruxelloise: « La maison de Sophie ». Puis, alors qu’elle pense s’installer durablement en République dominicaine, elle doit être rapatriée à Paris pour y subir l’opération d’un anévrisme aortique. Alors qu’elle est hospitalisée, Sophie Hecquet s’éteint à 04h30 du matin le dimanche 28 octobre 2012.

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France Gall en 1981 - Photo (c) Dominique Isserman

France Gall en 1981 – Photo (c) Dominique Isserman

9 octobre 1947 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française France GALL dont les vrais prénoms sont Isabelle Geneviève Marie Anne. Elle naît dans un milieu artistique puisque son père, Robert, est un auteur connu qui a notamment composé « La Mamma » pour Charles Aznavour. Et sa mère n’est autre que la fille de l’un des co-fondateurs de la manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Ses parents accueillent donc régulièrement à la maison des artistes et elle manque parfois l’école pour accompagner son père aux concerts de Piaf ou de Bécaud. A l’âge de cinq ans, elle commence à apprendre le piano puis, plus tard, la guitare. Adolescente, elle forme un trio avec ses deux frères: le groupe se produit l’été sur les plages et l’hiver à Paris. Son père pense alors qu’Isabelle possède un réel potentiel artistique et il démarche pour elle auprès d’éditeurs musicaux. En 1963, elle passe une audition et décroche un contrat pour enregistrer un 45 tours avec quatre chansons interprétées sous le nom de France Gall. Le titre « Ne sois pas si bête » remporte les suffrages et s’avère être le premier succès de la jeune artiste à la chevelure alors châtain.

A ce moment, son producteur, Denis Bourgeois, est également celui de Serge Gainsbourg. Et c’est tout naturellement qu’il propose à ce dernier d’écrire quelques compositions pour France. En mars 1964, le deuxième « tube » de France Gall a pour titre « N’écoute pas les idoles » et il est signé par Serge Gainsbourg. Le 14 avril 1964, la chanteuse est pour la première fois sur scène en première partie de Sacha Distel à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Avec l’équipe de Sacha Distel, elle se crée un répertoire personnel et original qui ne se compose pas d’adaptations de mélodies anglo-saxonnes. Les « tubes » se multiplient alors: « Mes premières vraies vacances », « Laisse tomber les filles » (1964), « Christiansen » et « Sacré Charlemagne » (1965) qui se vend à plus de deux millions d’exemplaires. Pour représenter le Luxembourg au concours Eurovision de la chanson 1965 à Naples en Italie, France va choisir une chanson de Gainsbourg: « Poupée de cire poupée de son ». Elle remporte le Grand-Prix et enregistre la chanson dans plusieurs langues dont le japonais. A peine rentrée d’une tournée effectuée au sein du Cirque de France, la chanteuse enregistre une nouvelle chanson écrite par Gainsbourg, « Baby Pop », puis une autre, faussement anodine: « Les sucettes ». La chanteuse est alors soupçonnée de chercher la provocation et son image s’entache de plus en plus face à une presse et à un public qui ne l’imaginent pas naïve à ce point. Toutes ses apparitions télévisées et ses nouvelles chansons sont analysées pour en calculer le degré de perversité. Il faut attendre la fin de l’année 1967 pour qu’une nouvelle mélodie plaise à nouveau aux radios et au public: « Bébé requin » signé par Joe Dassin, Frank Thomas et Jean-Michel Rivat. Gainsbourg cesse alors de composer pour France Gall et se tourne vers Brigitte Bardot. La chanteuse s’oriente à ce moment vers l’Allemagne où ses disques connaissent le succès. Elle y enregistre toute une série de chansons originales et y travaille avec une équipe spécifiquement germanique. Jusqu’en 1972, elle sort ainsi régulièrement des 45 tours dans le pays de Goethe. Cette escapade allemande va aussi lui permettre d’éviter les événements français de 1968 qui l’effraient. En France, elle change de maison de disques et rejoint « La Compagnie », une écurie fondée par des artistes comme Hugues Aufray et Nicole Croisille. Avec cette équipe, elle enregistre une de ses premières adaptations françaises: celle de « La Pioggia » qui devient « L’orage », chanson également interprétée avec succès dans les deux langues par l’Italienne Gigliola Cinquetti. Invitée au Festival de San Remo, Gigliola Cinquetti a l’idée d’interpréter la chanson sur scène en duo avec France Gall. La maison de disques fait ensuite faillite et ses efforts multiples et démesurés pour revenir au premier plan restent vains. En 1972, elle rappelle Serge Gainsbourg qui lui écrit « Frankenstein » qui ne marche pas. En 1973, les titres « Par plaisir » et « Plus haut que moi » obtiennent quelques passages sur les radios qui semblent vouloir dire que tout n’est peut-être pas perdu pour la chanteuse désormais blonde. Un jour de cette année-là, France entend à la radio la chanson « Attends-moi » de Michel Berger qui la bouleverse. Elle rencontre l’auteur, compositeur et producteur pour obtenir de lui un avis sur ses prochaines chansons. Six mois plus tard, l’éditeur de France Gall lui propose d’écouter une chanson que Berger voudrait lui voir interpréter. Nous sommes en 1974 et France enregistre « Ma déclaration d’amour », une chanson produite par Michel Berger et commercialisée par une nouvelle firme de disques. La chanteuse vient alors s’inscrire dans une suite logique d’interprètes féminines chantant du Berger initiée par Véronique Sanson d’abord et Françoise Hardy ensuite. Le succès est immédiat et les radios, ainsi que les disquaires et le public, se précipitent sur le titre qui devient l’un des tubes marquants de l’année 1974. France Gall succombe aussi aux charmes de Michel Berger qui devient son amant après Claude François et Julien Clerc. Un amoureux qu’elle épouse le 22 juin 1976 alors que leur duo « Ca balance pas mal à Paris » est sur toutes les ondes. Les « tubes » se succèdent pour France Gall: « Musique » (1977), « Si maman si » (1977) ou « Viens je t’emmène » (1978). L’interprète a envie de remonter sur une scène mais pas à n’importe quel prix. En 1978, son spectacle est à l’affiche du Théâtre des Champs-Elysées à Paris et il se caractérise par le fait que tout l’entourage de l’artiste est féminin: musiciennes, choristes et danseuses. Un an plus tard, l’épouse de Michel Berger fait partie de la distribution de l’opéra rock qu’il vient d’écrire avec le Québécois Luc Plamondon: « Starmania » où elle interprète « Besoin d’amour ». Les chansons à succès sont alors de plus en plus nombreuses pour France Gall: « Il jouait du piano debout » (1980), « Bébé comme la vie » (1980), « Donner pour donner » (en duo avec Elton John en 1980), « Tout pour la musique » (1981), « Résiste » (1981), » Diego libre dans sa tête » (1981), « Amor También » (1981), « Débranche » (1984), « Hong Kong Star » (1984), « Cézanne peint » (1985), « Babacar » (1987), « Ella, elle l’a » (1987) et « Évidemment » (1988). Cette dernière chanson est écrite par Michel Berger en hommage à un ami: le chanteur Daniel Balavoine disparu tragiquement en 1986 et avec qui lui et France Gall avaient mis sur pied une association caritative appelée « Action Ecoles » en faveur des enfants du Mali. Après l’album « Babacar » de 1987, France va marquer une pause dans sa carrière. Et elle n’interrompt celle-ci que pour enregistrer un nouvel album en duo avec Michel Berger sur un concept particulier en 1992: « Double jeu ». L’expérience est nouvelle, intéressante et le couple n’a qu’une envie: présenter ces chansons dans un show tout aussi exceptionnel sur scène. Les endroits et les dates sont déjà réservés pour la rentrée 1992 mais, le 2 août de cette année-là, Michel Berger succombe d’une crise cardiaque à Ramatuelle. France Gall essaie ensuite de reprendre le dessus en enregistrant des albums en 1994 et 1996 et en se produisant sur scène à Bercy (1993) ou à l’Olympia (1996). Mais elle n’est alors pas épargnée par le destin: en 1997, sa fille Pauline décède de la mucoviscidose à 19 ans et la chanteuse doit aussi faire face à un cancer du sein. Avec les années, elle se fait de plus en plus discrète et laisse planer peu de doutes sur l’impossibilité pour elle d’encore enregistrer des disques. En 2013, alors que la chanteuse Jenifer lui rend hommage en enregistrant un album consacré à ses succès, France Gall sort de son mutisme et exprime tout le mal qu’elle pense de ce projet pour lequel elle dit ne pas avoir été consultée. Quelques mois plus tard, elle dévoile le projet de spectacle musical « Résiste » articulé autour des chansons de Michel Berger. Un spectacle qui est présenté sur la scène parisienne du Palais des Sports puis à travers toute la France et la Belgique à partir du 4 novembre 2015. A ce moment, elle reste discrète sur la récidive de son cancer qui va l’obliger à régulièrement être hospitalisée. Au début du mois de décembre 2017, de son lit d’hôpital, elle fait savoir qu’elle regrette de ne pouvoir être présente aux funérailles de Johnny Hallyday. Le 8 janvier 2018, France Gall rejoint le paradis blanc de Michel Berger. Elle est inhumée au cimetière parisien de Montmartre le vendredi 12 janvier 2018 dans le caveau familial aux côtés de Michel Berger et de sa fille Pauline.
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Edith Piaf & Théo Sarapo

9 octobre 1962 : Mariage d’Edith PIAF avec Théo SARAPO. Le jeune homme grec passe ses soirées à Saint-Germain-des-Prés au début des années 1960 lorsqu’il est présenté à Edith Piaf par un ami. La chanteuse l’embauche promptement comme secrétaire. Mais elle est toutefois aussi séduite par la voix du jeune homme et par sa personnalité toute entière. Elle l’encourage et lui fait suivre des cours de chant afin qu’il puisse interpréter des chansons sur une scène. C’est aussi Edith Piaf qui lui fait choisir le pseudonyme de Sarapo qui veut dire « je t’aime » en grec prononcé à la française. Edith Piaf est déjà gravement malade lorsqu’elle épouse Théo Sarapo à la mairie du 16e arrondissement de Paris. Elle a 46 ans et lui 20 de moins. Le mariage religieux a lieu en l’église orthodoxe grecque. Quelque temps après leur mariage, le couple enregistre une chanson ensemble: « A quoi ça sert l’amour ? ». La santé de la chanteuse déclinant de jour en jour, Théo loue une villa à Grasse pour s’occuper de son épouse jusqu’au décès de cette dernière un an après leur mariage le 10 octobre 1963.
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En 1964 – Photo (c) Dworkine

9 octobre 1978 : Décès, à Paris de l’auteur, compositeur, interprète, réalisateur et acteur belge Jacques BREL. Né à Schaerbeek (Bruxelles) le 8 avril 1929, Jacques est élevé dans la cartonnerie familiale et n’est pas un grand fan de l’école. Mais il a quand même une préférence pour la langue française: à quinze ans à peine, il écrit déjà des poèmes et il crée une troupe de théâtre au sein d’un mouvement de jeunesse catholique. Dès qu’il est en âge de travailler, son père l’engage au service commercial de la fabrique de carton. Mais Jacques n’est pas fait pour ça et rêve d’autres horizons: il sera chanteur. Et c’est en autodidacte qu’il compose ses premières mélodies sur sa guitare ou sur le piano de la maison. Alors qu’il vient d’épouser « Miche », il commence à chanter en 1950. Pendant trois ans, il n’aura de cesse de convaincre son entourage du bien fondé de ses chansons. En vain. Mais il ne se décourage pas et, en 1953, Jacques Brel envoie une maquette, réalisée à ses frais sur un 78 tours, au découvreur de talents français Jacques Canetti. Ce dernier est aussi le propriétaire du théâtre des Trois Baudets à Paris et, ayant écouté les chansons de Brel, il l’invite à venir s’y produire. Jacques quitte alors foyer et famille pour vivre seul dans la capitale française. De petit contrat en petit contrat, il se retrouve en lever de rideau des spectacles de l’Olympia de Paris dont le directeur, Bruno Coquatrix, finit par remarquer la détermination du chanteur. A Bruxelles, Brel se produit à l’Ancienne Belgique en première partie du chanteur flamand Bobbejaan Schoepen. Et, ailleurs, il précède sur scène des artistes comme Dario Moreno ou Philippe Clay. Parallèlement à ce début de carrière sur les planches, Jacques Brel publie ses premiers disques et, en 1956, il fait la rencontre de François Rauber, un pianiste qui deviendra l’orchestrateur de ses chansons. Avec lui, il enregistre son premier grand succès: « Quand on n’a que l’amour ». Un an plus tard, Jacques Brel se lie d’amitié avec un autre musicien qui, lui, sera son accompagnateur sur scène: Gérard Jouannest. Ce dernier composera également un bon nombre de musiques pour et avec Jacques. Le deuxième 33 tours de Brel reçoit le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1957 et, un an plus tard, l’artiste est à l’Olympia. Les galas et les enregistrements de disques vont alors se multiplier. En 1959, Brel est tête d’affiche à Bobino et il y crée « Ne me quitte pas ». Les succès s’enchaînent ensuite pendant quinze ans: « Le plat pays », « La Fanette », « Les Vieux », « Jef », « La valse à mille temps », « Mathilde », « Les bourgeois », « Madeleine », « Ces gens-là » ou encore « Amsterdam » dont il n’existera jamais qu’un enregistrement public réalisé en 1964. Alors qu’il a 37 ans, Jacques Brel décide de faire ses adieux à la scène et, même si la date symbolique de ceux-ci correspond à un concert à l’Olympia de Paris en 1966, le chanteur honore les contrats prévus pendant encore environ un an. C’en sera fini des spectacles de l’artiste mais l’homme a encore beaucoup de projets artistiques en tête: enregistrer des disques mais aussi jouer au cinéma puis réaliser des films. Il obtient ainsi le rôle principal d’un film d’André Cayatte en 1967: « Les risques du métier ». De retour d’un voyage aux Etats-Unis où il était tombé en admiration devant ce spectacle musical, Jacques Brel décide d’adapter en français et de monter sur scène « Don Quichotte de la Mancha » qui devient « L’homme de la Mancha ». Les représentations ont lieu en octobre 1968 au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Jacques y apparaît en héros aux côtés de Sancho Pança dont le rôle est interprété par Dario Moreno. Mais, alors que le spectacle est prévu à Paris en décembre, Dario Moreno décède subitement le 1er décembre. Et c’est Robert Manuel qui reprend son rôle au pied levé. En 1969, l’acteur Brel tourne dans « Mon oncle Benjamin » d’Edouard Molinaro. En même temps, il suit des cours d’aviation et pilote de petits avions de tourisme. Puis, il passe de l’autre côté de la caméra pour réaliser les films « Frantz » avec Barbara en 1971 et « Far West » en 1973. Ces deux longs métrages tournés en Belgique ne sont pas des succès. Avant de partir vivre aux îles Marquises, Jacques Brel tourne encore dans « L’aventure c’est l’aventure » de Claude Lelouch et joue le rôle de François Pignon dans « L’emmerdeur » d’Edouard Molinaro sur un scénario de Francis Veber. En 1974, il s’installe aux îles Marquises avec l’ex-danseuse Madly Bamy mais il faut l’opérer d’un cancer du poumon. La maladie ne le quittera plus et, en 1977, il enregistre un tout dernier album après cinq ans d’absence. Ce disque est un succès énorme dont il ne profite que quelques mois car, en juillet 1978, son cancer s’aggrave et il est rapatrié à Paris où il s’éteint le 9 octobre 1978. L’artiste repose au cimetière d’Atuona, Hiva Oa, aux îles Marquises, à quelques pas du peintre Paul Gauguin.
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MC Solaar

MC Solaar

9 octobre 2001 : Pour l’émission de la chaîne privée TF1 « Stars à domicile » qui a pour but de surprendre des téléspectateurs français en amenant chez
eux la star dont ils sont de grands admirateurs, Flavie Flament accueille ce soir Dany BRILLANT, Isabelle BOULAY, LAAM et MC SOLAAR.
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Leny Escudero en 1972 - Photo (c) Birgit

Leny Escudero en 1972 – Photo (c) Birgit

9 octobre 2015 : Décès, à Giverny dans l’Eure (F), du chanteur, auteur et compositeur Leny ESCUDERO. Né le 5 novembre 1932 à Espinal de parents analphabètes qui fuient l’Espagne ravagée par la guerre civile en 1939. La famille se réfugie en France, à Mayenne, où le petit Leny entre à l’école communale. Sans formation ni métier particulier, il passe sa jeunesse, devient communiste et se marie dans la même région avant de s’installer à Paris dans les années 1950. Il effectue alors divers petits boulots pour survivre: terrassier et carreleur notamment. Passionné de guitare, il n’est pas rare que Leny chante en caressant les cordes de son instrument de prédilection. Et sa façon de chanter retient l’attention de quelques personnes qui lui proposent de se produire dans des cabarets parisiens dès 1957. Le fameux découvreur de talents Jacques Canetti est de ceux-là et il propose à l’artiste de chanter dans son théâtre des Trois Baudets. Et Leny finit par se faire remarquer par un producteur, Léo Missir, qui lui propose d’enregistrer un premier 45-tours de quatre chansons en 1962. Les titres « Pour une amourette » et « Ballade à Sylvie » deviennent immédiatement des grands succès à contre-courant des rythmes rock et twist qui envahissent alors les hit-parade. Cette popularité est inattendue et déstabilisante: Leny Escudero ne la vit pas très bien. En pleine ascension, l’artiste abandonne tout pour effectuer un voyage qui va l’emmener aux quatre coins du monde. En Afrique, il développe même un projet humanitaire pour construire une école en pleine brousse. Il revient ensuite à la chanson mais le succès populaire ne sera plus jamais au rendez-vous malgré une carrière plutôt bien remplie. Il faut dire aussi que les thèmes de ses chansons ne sont plus très légers et retiennent plus l’attention des passionnés et professionnels de la chanson que celle du grand public. En 1971, l’album « Escudero 71 » est d’ailleurs récompensé par le Grand-Prix de l’Académie Charles Cros. Les thèmes de ses chansons évoquent notamment la guerre d’Espagne, les dictatures, la maltraitance de notre planète et la fuite du temps. Sa carrière musicale lui permet aussi ensuite de participer à quelques bandes originales de films. Et il obtient aussi quelques rôles au cinéma et à la télévision. En 1997, il enregistre l’album « Leny Escudero chante la Liberté » où il reprend des titres comme « L’affiche rouge » (Aragon/Ferré), « Le chant des partisans » (Kessel/Druon) ou encore « Le déserteur » (Vian). En mars 2013, une autobiographie est éditée par « Le Cherche midi »: « Ma vie n’a pas commencé ». Mais cette vie s’achève néanmoins le 9 octobre 2015 à la suite d’une insuffisance pulmonaire. Il meurt à 82 ans à son domicile de Giverny près de Vernon.
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11 SEPTEMBRE

Lucien Morisse en 1961

11 septembre 1970 : Décès à Paris de l’homme de médias et directeur de radio Lucien MORISSE. Né le 9 mars 1929 à Paris sous le nom de Lucien Trzesmienski, il est discothécaire à la RTF, la Radiodiffusion Télévision Française, lorsqu’il est remarqué par le journaliste Pierre Sabbagh qui lui confie, en 1950, l’illustration sonore du journal télévisé qui doit alors être réalisée en direct. En 1956, les fondateurs de la toute nouvelle radio périphérique française Europe 1 font appel à ses services pour créer un nouveau style de radio qui soit populaire. Cela marche bien et, en 1960, il devient le responsable de la programmation musicale de la station. Il est le premier à instaurer en France le système de la playliste qui est alors en vigueur sur les radios américaines. Mais Lucien Morisse est aussi animateur de l’émission « Le Discobole » et, en octobre 1960, il casse en direct le troisième 45 tours de Johnny Hallyday qu’il estime mauvais. En fait, la vérité est peut-être à chercher ailleurs: à cette époque Lucien Morisse est en couple avec la chanteuse Dalida qui vient d’enregistrer la même chanson que Johnny: « Itsy bitsy petit bikini ». Très créatif, il est à la base d’émissions comme le fameux « Musicorama » d’Europe 1 ou encore le célèbre « Salut les copains ». Mais il est aussi le directeur du label « Disc’Az » dont les artistes sont souvent programmés sur Europe 1: Pascal Danel, Michel Polnareff, Saint-Preux, Gilles Marchal, etc. Le 8 avril 1961, il finit par épouser Dalida après cinq ans de vie commune. Mais leur mariage ne dure que quelques mois et, en 1963, il épouse la mannequin Agathe Aëms avec qui il aura deux enfants. Le 11 septembre 1970, Lucien Morisse se suicide par arme à feu dans son appartement parisien. Il avait 41 ans. Quelques semaines avant son décès, Lucien Morisse fait une apparition à la télévision française pour y présenter une jeune artiste qui répond au nom de Célia mais c’est aussi l’occasion pour lui de croiser une dernière fois Dalida. La vidéo de ce moment est ci-dessous.

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Georges Chelon sur scène

11 septembre 2001 : Alors que toute l’Europe a appris, dans l’après-midi, la catastrophe terroriste des tours jumelles du World Trade Center de New York, Georges CHELON se produit le soir en Belgique sur une scène bruxelloise. Comme tout le monde à ce moment-là, l’auteur-compositeur-interprète français se pose des tas de questions sur les suites de cet attentat épouvantable. Et il songe à écrire le texte d’une future chanson sur le sujet: « Le monde a peur » qui se trouve sur l’album « Comme des vitrines » qui sort en 2002.

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11 septembre 2010 : L’Autumn Rock Festival de Braine-le-Comte (B), accueille, entre toute une série de groupes s’exprimant en anglais, les artistes francophones Larko, Poulycroc, Cédric Gervy, Camping Sauvach, Sttellla, Mass Hysteria et Eté 67.
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Jo Masure en 2013

Jo Masure en 2013

11 septembre 2015 : C’est à Castelsarrasin qu’est remise, par la chanteuse JULIETTE, la médaille de Chevalier des Arts et des Lettres à Jo MASURE, directeur-fondateur du festival « Alors, Chante ! ». La cérémonie a lieu quelques heures avant un spectacle mémorable de plus de quatre heures au cours duquel une pléiade d’artistes francophones sont venus rendre hommage au festival qui, de Montauban, sera délocalisé à Castelsarrasin en 2016. Comme il était trop difficile pour l’équipe du festival d’organiser l’édition 2015 dans un délai aussi court, elle a choisi, dans un premier temps, de proposer une soirée du 30e anniversaire d’Alors Chante le 12 septembre 2015 à Castelsarrasin. Mais on peut dire qu’il s’agit là d’une étape avant la 30e édition du festival qui se tiendra donc du 2 au 7 mai 2016 à Castelsarrasin. Pour en savoir plus sur les motifs de ce changement de lieu, veuillez CLIQUER ICI.
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11 septembre 2016 : Deuxième édition, en Belgique, du nouveau festival d’Obourg à l’affiche duquel des artistes locaux sont à découvrir. Se succèdent ainsi sur la scène du parc de ce petit village de Mons: Dimitri, Mademoiselle Joséphine (Pascale Delagnes), Monsieur Olivier, Méliska, Getch Gaëtano, Céléna & Sophia ou encore Antoine Hénaut. A tendance plus familiale et conviviale, la manifestation se place dans la tradition du célèbre festival d’Obourg des années 1960 et 1970 qui accueillit de grandes vedettes et découvertes de la chanson française.
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9 SEPTEMBRE

Claude Nougaro en 1964 – Photo (c) Suzy Souchon

9 septembre 1929 : Naissance, à Toulouse, de l’auteur et chanteur français Claude NOUGARO. Il naît dans un milieu musical et artistique puisque son papa est chanteur d’opéra et sa maman professeur de piano. Il est élevé par ses grands parents paternels qui, tous deux, sont passionnés de musique et chantent dans une chorale. Rien d’étonnant dès lors dans le fait que le petit Claude s’éveille musicalement grâce à Edith Piaf et aux grands noms du jazz américain qu’il entend à la radio de l’époque: la TSF. Après la seconde guerre mondiale, il s’improvise journaliste à Paris et devient correspondant pour plusieurs journaux de province. Au hasard des rencontres, il se découvre des talents d’auteur et commence à écrire des chansons pour des artistes déjà réputés comme Marcel Amont ou Philippe Clay. Il fait aussi la connaissance de Georges Brassens avec qui il se lie d’amitié. Il croise aussi la route du musicien Michel Legrand et, ensemble, ils écrivent les chansons que Claude Nougaro va se décider à chanter lui-même et enregistrer sur un premier disque 33 tours qui ne connaît qu’un faible succès en 1958. Avec ces chansons-là, il se produit aussi pour la première fois sur scène dans des cabarets parisiens. Au début des années 1960, il se fait remarquer par Eddie Barclay qui l’engage dans sa maison de disques. Et, dès 1962, le premier album enregistré sous ce label est un très grand succès pour Nougaro qui y interprète « Une petite fille » et « Cécile ma fille » entre autres.

Fidèle à Michel Legrand mais aussi à d’autres compositeurs comme Jacques Datin, Claude Nougaro va alors s’imposer petit à petit comme l’une des nouvelles valeurs sûres de la chanson française. Avec un réel talent, il y introduit ainsi la touche de jazz qui en était encore souvent absente et il s’attache à faire swinguer les mots autant qu’à les faire rimer. Ses succès ont pour titre « Le jazz et la java » (que chantent aussi Marcel Amont et Yves Montand), « Le cinéma », « Les mains d’une femme dans la farine », « Quatre boules de cuir », « Chanson pour Marilyn », « Je suis sous » ou « Les Don Juan ». Il sympathise alors avec le poète Jacques Audiberti qui devient pour lui une référence, un maître. En 1964, il se rend au Brésil où il découvre toute la magie des nouvelles sonorités sud-américaines et des percussions. Il se produit ensuite à Paris sur diverses scènes comme celles de l’Olympia ou du Théâtre de la Ville. Les grèves et manifestations parisiennes de mai 1968 lui inspirent ensuite la chanson « Paris Mai » et sa ville natale le magnifique hymne « Toulouse ». Les années 1970 seront aussi ponctuées de grands succès comme « Brésilien », « Ah tu verras », « Dansez sur moi », « L’île de Ré », etc. La début de la décennie suivante va être plus difficile et, au milieu des années 1980, la firme Barclay ne renouvelle pas le contrat de Claude Nougaro. L’artiste se remet alors totalement en question: il vend son domicile parisien et part pour New York en quête de nouvelles inspirations musicales. C’est Philippe Saisse, musicien français installé là-bas depuis longtemps, qui l’accueille et lui fait découvrir ce nouvel univers tant espéré qui passe par un mélange de jazz, de funk et de disco. Avec lui et le producteur Mick Lanaro, le chanteur conçoit cet opus nouveau, « Nougayork », signé chez Warner et qui débarque chez les disquaires en 1987. Le succès est d’emblée au rendez-vous et, en 1988, le chanteur reçoit les Victoires de la musique pour le meilleur album et comme meilleur artiste de l’année. La popularité de Claude Nougaro va se maintenir alors au même niveau pendant des années, jusqu’à son décès en 2004. En 1995, il doit subir une opération cardiaque puis, en 2003, on lui découvre un cancer du pancréas. Un an plus tôt, il s’est lancé dans une nouvelle aventure scénique avec « Les fables de ma fontaine », un spectacle où il récite des textes de ses chansons sans musique. Alors que la maladie commence à le perturber, il entame la réalisation d’un vieux rêve: l’enregistrement d’un album de jazz qu’il parvient à faire signer par le prestigieux label Blue Note. Malheureusement, le musicien ne verra pas la sortie de cet album, « La note bleue », qui est commercialisé le 30 novembre 2004, soit huit mois après son décès. C’est en effet le 4 mars 2004 que Claude Nougaro meurt à l’âge de 74 ans. Ses funérailles sont célébrées dans sa ville natale de Toulouse, en la basilique Saint-Sernin, dont le carillon joue la chanson de Nougaro célébrant la « ville rose ». Et ses cendres sont ensuite dispersées dans la Garonne.
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MINO en 1984

9 septembre 1952 : Naissance, à Paris, de la chanteuse, actrice et professeur de chant belge MINO sous le nom de Dominique Mucret. Née dans un milieu familial artistique, elle suit d’abord son cursus scolaire à l’École des enfants du spectacle. Et, à 16 ans, elle intègre la troupe française de la comédie musicale « Hair » aux côtés de Julien Clerc ou Gérard Lenorman. Mais sa carrière de chanteuse démarre véritablement lorsqu’elle rejoint, avec sa sœur Véronique Mucret, le Big Bazar de Michel Fugain. Et, quand la troupe se sépare, elle se lance dans une carrière solo, sous le pseudonyme de Mino, qui lui permet d’enregistrer quelques bons succès, surtout en Belgique, dans les années 1980 : « Assez super » (1980), « Les mocassins » (1981), « J’ai jamais dit ça » (1981), « Le chef de la bande » (reprise d’un « tube » de Frank Alamo en 1982) ou « Nez en l’air (1984).

Le succès de Mino s’étiole alors assez rapidement et ses chansons ne restent plus que le reflet d’une époque où le 45-tours était un produit de consommation hors norme. Il faut attendre 1991 pour revoir Mino sortir un nouveau disque compact single, au style novateur, sous le nom de Mino D’Oriane : « Garce à toi ». Après ce retour un peu raté, Mino s’est éloignée de la chanson pour redevenir Dominique Mucret et donner des cours de chant à Saint-Bruno de Montarville au Québec.
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9 septembre 1956 : Naissance de la chanteuse française Bibi FLASH sous son vrai nom de Brigitte Gasté. Venue de nulle part ou presque, elle enregistre en 1981 une reprise de la chanson « Le lion est mort ce soir » d’Henri Salvador ou moment où le groupe Tight Fit fait de même avec la version originale anglo-saxonne « The lion sleeps tonight ».

Mais c’est en 1983 que la brunette se fait réellement connaître du grand public avec une chanson de style rap (« Histoire d’un soir ») qui n’est pas sans rappeler celle du groupe Chagrin d’Amour « Chacun fait c’qui lui plaît ». Peu après ce succès, elle est pressentie par le producteur et compositeur Laurent Boutonnat pour interpréter une chanson intitulée « Maman a tort ». Mais c’est finalement une jeune mannequin canadienne, Mylène Farmer, qui est choisie. En 1987, Bibi Flash sort un premier album intitulé « Imposture ». Il est réalisé par Dominique Nicolas du groupe Indochine et Romano Musumara. A cette occasion, la chanteuse devient une punk blonde. Il semblerait ensuite que l’artiste ait encore enregistré des 45 tours jusqu’en 1989 (« Ca suffit ») avant de disparaître du monde de la chanson.

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Réjane Perry

9 septembre 2003 : Décès, à Paris, de la chanteuse Réjane PERRY des suites d’un cancer du sein. L’artiste était née sous la vraie identité de Réjanne Perrimond le 27 janvier 1960 en Savoie. A l’âge de quatorze ans, sa voix pure, cristalline et puissante la pousse à entrer au Conservatoire de Chambéry avant de rejoindre celui de Grenoble. Trois ans plus tard, elle intègre l’opéra de Lyon où elle travaille trop. Très fatiguée, Réjane doit alors subir une opération des cordes vocales qui l’oblige à arrêter le chant. Mais, alors qu’elle trouve un job d’ambulancière, elle décide de tout faire pour retrouver sa voix. Elle finit par la retrouver à force de travail et en se produisant dans des cabarets et des bals, à Marseille et en Suisse notamment. Le 5 mars 1989, lorsque Luc Plamondon est brutalement lâché en pleine série de représentations de Starmania à Paris par Maurane qui joue le rôle de Marie-Jeanne, Réjane Perry est contactée illico par le compositeur canadien pour récupérer le rôle dès le lendemain. Plamondon a, en fait, découvert la chanteuse en regardant la télé un dimanche de 1989 où elle interprète son premier single, « Say », chez Jacques Martin. Ce premier disque est le fruit d’une collaboration entre l’auteur Pascal Auriat et le compositeur Paul Slade et il est arrangé et mixé par Bernard Estardy. Alors qu’elle doit apprendre et reprendre le rôle de Marie-Jeanne en deux jours, elle devient l’une des plus brillantes « serveuse automate » de Starmania au cours de la tournée européenne qui suit les représentations parisiennes. Elle a ensuite la chance d’être l’unique Marie-Jeanne à apparaître dans la version DVD de Starmania. En 1991, forte de son succès de Marie-Jeanne, Réjane Perry sort son premier album qui a pour titre « Altitude » et qui contient dix chansons. En 1996, elle rencontre le compositeur Carolin Petit qui lui donne l’occasion d’interpréter des génériques tels que celui du téléfilm « Les maîtres de l’orge » diffusé sur France 2. Alors qu’il travaille sur les orchestrations d’une nouvelle comédie musicale, « Roméo et Juliette, de la haine à l’amour », Carolin Petit lui fait rencontrer le compositeur Gérard Presgurvic. Ce dernier lui demande alors d’enregistrer toutes les voix féminines pour la maquette et de coacher la troupe pour l’enregistrement de l’album. Presgurvic est aussi charmé par son interprétation de « Et voilà qu’elle aime » et il offre ainsi à Réjane Perry le rôle de la nurse dans le spectacle dont la première parisienne a lieu en 2001. Tenaillée par la maladie dès 2003, Réjane prépare toutefois un nouvel album et envisage de partir en tournée dans toute la France afin de promouvoir ce dernier. Parallèlement à cela, la chanteuse fait régulièrement partager sa connaissance de la musique en animant des stages de développement artistique, en collaboration avec Corinne Roucoules, comédienne, danseuse et chorégraphe. Le 9 septembre 2003, Réjane Perry succombe au cancer et son corps est ensuite inhumé au Muy, son lieu de résidence dans le Var.
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5 SEPTEMBRE

Denise Fabre dans les années 1960

5 septembre 1942 : Naissance, à Cagnes-sur-Mer, de la présentatrice de télévision française Denise FABRE. Elle passe son enfance à Nice et se destine à devenir hôtesse de l’air. Mais, alors qu’elle a 19 ans, le hasard fait qu’elle répond à une petite annonce pour un concours qui lui permet de devenir présentatrice à Télé Monte-Carlo. Elle se pique au jeu de ce nouveau média qu’est la télévision et se décide à y faire carrière en montant à Paris dès 1964. Elle entre alors à l’ORTF où elle est speakerine sur la deuxième chaîne. Parallèlement à ses activités télévisuelles, elle écrit aussi dans France-Soir et anime l’émission matinale de France-Inter. Elle cotoie le milieu de la chanson et du show-business français en présentant, entre autres, les émissions « Télé-Dimanche ». En avril 1978, elle présente, aux côtés de Léon Zitrone, le Concours Eurovision de la Chanson qui se déroule au Palais des Congrès de Paris. En 1982, à l’occasion de la Coupe du Monde de football qui se déroule en Espagne, elle enregistre la chanson officielle de l’équipe française « Ollé la France » vendue au profit de l’Unicef.

En 2008, elle se lance en politique pour le parti français de centre-droit UMP. Et elle devient adjointe au maire de Nice chargée du rayonnement de la ville. En 2009 et 2010, elle présente sur scène la troisième et la cinquième saison de la tournée des idoles « Age tendre et têtes de bois ». Et, en 2014, elle remet le couvert pour rejoindre la troupe des artistes de « Age tendre, rendez-vous avec les stars ».
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5 septembre 1993 : La RTBF, télévision publique francophone belge, propose une émission spéciale intitulée « C’est ma vie » et consacrée à Salvatore ADAMO. Ce reportage-portrait est diffusé à l’occasion de l’anniversaire tout proche de l’auteur-compositeur-interprète qui fêtera ses 50 ans et ses 30 ans de carrière le 1er novembre 1993.
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Stéphanie Blanchoud en 2006

Stéphanie Blanchoud en 2006

5 septembre 2006 : jusqu’au samedi 9, la chanteuse belgo-suisse Stéphanie BLANCHOUD se produit sur la scène bruxelloise de « La Samaritaine« . Elle y est accompagnée par Vincent Noiret à la contrebasse, Lucia Capobianco au piano, Philippe Reul à la guitare et Jean-François Assy au violoncelle. Au même moment, la chanteuse est mise en avant par le poète, auteur, compositeur et interprète belge Julos Beaucarne comme un des jeunes talents francophones de son pays.

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Christian Marin - Pochette d'un 45 tours de 1973 (c) A. Nisak

Christian Marin – Pochette d’un 45 tours de 1973 (c) A. Nisak

5 septembre 2012 : Décès, à Paris, du comédien français Christian MARIN célèbre pour son rôle de Laverdure dans le feuilleton TV des années 60 « Les Chevaliers du Ciel ». Il était né le 8 février 1929 à Lyon. On le sait moins mais, entre 1962 et 1967 ainsi que dans les années 1970, il a enregistré quelques 45 tours qui n’ont pas eu un succès retentissant. Notons toutefois que la chanson « Zut à mon patron » eut quand même droit au tournage d’un scopitone, l’ancêtre du clip vidéo, en 1964. Lorsqu’il est décédé, Christian Marin venait de publier ses mémoires intitulées « Mémoires d’un chevalier du ciel ».

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18 AOUT

Hugues Aufray en 1979

18 août 1929 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de l’auteur-compositeur-interprète français Hugues AUFRAY. Fils d’un industriel spécialisé dans l’import-export, il quitte Paris pour la région du Tarn lorsque ses parents divorcent avant la seconde guerre mondiale. Elevé par sa mère d’origine espagnole, il poursuit ses études à Sorèze de 1941 à 1945. A la libération, Hugues rejoint son père qui séjourne à Madrid. Il y reste trois ans avant de revenir en France où il décide de se lancer dans la chanson. Il commence par chanter en espagnol avant de découvrir, dans les années 1950, les grands auteurs et compositeurs francophones que sont alors Félix Leclerc, Georges Brassens ou Serge Gainsbourg. En 1958, il s’inscrit au concours des « Numéros 1 de demain » qui se déroule à l’Olympia de Paris. Il y est remarqué par le producteur Eddie Barclay qui lui propose d’enregistrer un premier disque. « Y avait Fanny qui chantait » est ainsi l’un de ses premiers succès mais son premier véritable « tube » a pour titre « Santiano » en 1961.

Trois ans plus tard, Hugues représente le Luxembourg au concours Eurovision de la chanson et le titre « Dès que le printemps revient » se classe troisième ex aequo. Au même moment, il découvre le répertoire folk du chanteur américain Bob Dylan et il décide d’en adapter les chansons en français avec l’aide de l’auteur Pierre Delanoë. Pour les interpréter sur scène, Hugues Aufray s’accompagne d’un « skiffle group », formation spécialisée dans la musique folk et blues. Au fil des ans, le chanteur traverse bon nombre d’époques différentes et ses disques restent tous intemporels. Après ses grands succès des années 1960 (« Céline », Stewball », « Adieu monsieur le professeur », « Les crayons de couleur », etc.), il y a ceux de la décennie suivante (« Hasta luego », « Ton premier chagrin d’amour », « Tchin tchin », « Emilie Emilia », etc.), ceux des années 1980 (« Bye bye Tahiti », « Tu t’en iras », « Dieu que c’est dur d’être modeste », etc) et ceux des années 1990 comme « La terre est si belle ». Les années 2000 sont moins marquées par les chansons originales de l’artiste qui préfère revisiter ses interprétations de Bob Dylan ou reprendre les chansons de Félix Leclerc. Durant sa carrière, Hugues Aufray met aussi à profit sa passion pour les chevaux en concevant des spectacles équestres avec des spécialistes du genre comme Mario Luraschi. En 2011, l’album « Troubador since 1948 » lui permet de réenregistrer quelques-uns de ses grands succès mais aussi de reprendre « Les portes du pénitencier » dont l’adaptation française avait été réalisée par Hugues Aufray pour Johnny Hallyday en 1964. De plus, Hugues en profite pour enregistrer une nouvelle version toute personnelle de ce tube anglo-saxon des Animals (« The house of the rising sun ») avec un texte français s’approchant beaucoup plus du texte original : « L’hôtel du soleil levant ».
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Daniela Lumbroso chanteuse sous le nom de Coco Boer en 1988

18 août 1961 : Naissance, à Tunis, de la présentatrice et productrice de radio et télévision française Daniela LUMBROSO. Née de parents italiens, elle passe toute son enfance en Côte d’Ivoire. À 20 ans, elle suit d’abord des études de sociologie. Puis, elle découvre l’univers des radios libres et y présente des émissions à Paris avant de rejoindre NRJ en 1982 où elle présente les flashes d’information. En 1983, elle est l’une des personnes créant une chaîne française de télévision pirate (Canal 5) pour laquelle elle est convoquée devant la justice. Ses activités radiophoniques se poursuivent en 1984 avec sa participation à l’émission « L’oreille en coin » sur France Inter. Un an plus tard, elle fait ses premiers pas sur TF1, chaîne de télé française, pour y parler culture et société dans les journaux. Lorsque la station est privatisée en 1987, Daniela la quitte pour Antenne 2 où elle travaille aux côtés de Jacques Martin d’abord et seule ensuite pour « La machine à chanter », « Questions de charme » ou « Télématin ». 1988 est l’année où Daniela décide de se lancer dans la chanson, sous le nom de Coco Boer, avec un titre très tendance qui ne restera pas dans les annales: « C’qu’est con Riguediguedon ».

En 1994, elle quitte Antenne 2 pour LCI, la chaîne info de la télé privée TF1 où elle présente pendant sept ans LCA: « La culture aussi ». Sur TF1, elle anime également et simultanément des émissions de plus en plus nombreuses dont des soirées spéciales consacrées à la chanson francophone. Daniela Lumbroso change une fois de plus d’atmosphère en 2001 pour revenir sur la télé de service public français où la chaîne Antenne 2 est devenue France 2. Ici aussi, elle anime quelques magazines mais se voit, de plus en plus, confier des grandes soirées conscacrées à la musique et à la chanson: la Fête de la Musique ou la Fête de la Chanson Française par exemple. En 2004, elle crée sa propre société de production: « Dégel Prod ». Cela lui permet de proposer différents projets et formats d’émission pour un grand nombre de chaînes françaises. A partir de septembre 2009, à la suite du décès de Pascal Sevran et de l’arrêt de ses émissions de chansons, Daniela produit et présente « Chabada » tous les dimanches à 17 heures sur France 3. Cette émission est basée sur un concept mélangeant les générations d’artistes de la chanson francophone. Un peu boudé au début en raison de son format très éclectique et bigaré, le programme va ensuite trouver ses marques et être aussi apprécié des artistes que des téléspectateurs. Mais, en mai 2013, la direction de France 3 décide de ne pas reconduire l’émission à la rentrée. Il s’en suit une levée de boucliers de la part des artistes et une pétition est lancée qui récolte des signatures de toute la francophonie. Rien n’y fait malheureusement et l’émission « Chabada » cesse d’exister en juin 2013. Parallèlement à cette émission hebdomadaire, Daniela lance aussi, toujours sur France 3, l’émission « Noël sous les étoiles » qui est diffusée en décembre 2010, 2011 et 2012. De la même manière, elle initie le projet « Québec sous les étoiles » en permettant à des artistes francophones européens de se produire aux côtés d’artistes québécois pour un programme télévisé enregistré sur la scène principale du Festival d’été de Québec en juillet 2010, 2011 et 2012.
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18 août 1998 : Décès du producteur de télévision belge Nicolas RESIMONT. Né à Romsée en 1925, il est pianiste de formation et obtient un premier prix de piano, d’histoire de la musique, de solfège et d’harmonie au Conservatoire royal de Liège. Il entre en 1950 à l’INR, l’Institut National de Radiodiffusion, la radio belge francophone de service public qui possède alors le monopole des émissions. Il s’occupe, dès le début, d’émissions musicales. Et, de manière logique, dès que la télévision apparaît, il se conscacre également à ce genre de programme. A la fin des années 1960, il est nommé responsable du service Variétés de la télévision belge francophone, la RTB qui deviendra plus tard la RTBF. A ce titre, il produit de nombreuses émissions avec de grands noms de la chanson comme Jacques Brel, Gilbert Bécaud, Barbara, Serge Reggiani, Salvatore Adamo, Annie Cordy ou Jean Ferrat. Il produit aussi des émissions à succès telles que le «Tiroir aux souvenirs», «La belge époque», «La chanson du siècle», « La caméra d’argent » ou «Clin d’oeil». Et, surtout, dans les années 1970: « Chansons à la carte » (de 1972 à 1983) ou « Face au public » qui consistait en l’enregistrement de spectacles d’artistes. Dans la foulée, il demande aussi à des chanteurs belges francophones de présenter des programmes de variétés : Julos Beaucarne (« De bric et de broc »), Jacques Hustin (« La guimbarde »), Paul Louka (« Bidulement vôtre »), Jean Vallée (« La bonne étoile ») ou encore Plastic Bertrand (« Suoer Cool »). Grâce à toutes ces émissions qui ont bien souvent été archivées avec soin, la Sonuma, Société de Numérisation des Archives de la RTBF, propose sur son site web des souvenirs très intéressants de tous ces programmes. En 1985, Nicolas Résimont se retire des affaires pour prendre sa retraite en Suisse.
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18 août 2003 : sortie du premier album de CALI « L’amour parfait ». Un des titres initiaux à en être extrait pour les radios est « Le grand jour » mais ce ne sera pas le plus grand succès de l’opus. D’autres chansons vont en effet installer Cali parmi les valeurs sûres de la chanson francophone en seulement quelques mois: « C’est quand le bonheur », « Elle m’a dit », « Pensons à l’avenir » ou « L’Amour parfait » par exemple.

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26 MAI

DRUCKER Michel Tapis Rouge 2001

Michel Drucker à la présentation de Tapis Rouge

26 mai 2001 : Le producteur et présentateur de télé français Michel DRUCKER propose son émission « Tapis Rouge » sur France 2 à 20h50. Ses invités ont pour nom Patrick BRUEL, Eddy MITCHELL, ASSIA, Sonia LACEN, Judith BERARD, Sofia MESTARI, Gérald DE PALMAS, CALOGERO, Félix GRAY, Frédéric LERNER et PIERPOLJAK.
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Album 2011

26 mai 2018 : Décès, à Suresnes, de l’homme de télévision et de radio ainsi qu’écrivain et interprète français Pierre BELLEMARE. Né le 21 octobre 1929 à Boulogne-Billancourt. Son père est passionné des livres d’art qu’il vend et son beau-frère est le célèbre musicologue Pierre Hiégel qui lui fait connaître l’univers de la radio dès 1948. Il y découvre une passion et y effectue diverses tâches avant de devenir animateur sur les radios périphériques parisiennes Radio Luxembourg puis Europe 1. A partir de 1955, il est sollicité pour animer et présenter des émissions de télévision et c’est le début d’une longue carrière audiovisuelle avec des divertissements célèbres comme « La tête et les jambes » par exemple. Il aime aussi raconter des histoires tant à la radio qu’à la télévision: il s’agit souvent de récits extraordinaires qui font partie de séries comme « C’est arrivé un jour », « Histoires vraies », etc. En 1982, il fait une première incursion dans la chanson en enregistrant un 45 tours à l’initiative d’un producteur belge. Il s’agit d’un texte, écrit par Jacques Lanzmann, intitulé « Le Père » que Pierre Bellemare récite sur une musique du guitariste belge Guy Lukowski. Le succès de ce disque reste assez confidentiel.

En 1987, il crée la première émission française de Télé-Achat sur TF1 et il fonde assez vite une maison de production pour ce genre de programmes qu’il va fournir un peu partout en Europe. Le 7 novembre 2011, il réalise un vieux rêve en enregistrant un premier album avec des reprises de titres célèbres qu’il nomme « Les chansons de ma mémoire ». Parmi les morceaux qui s’y trouvent, il y a « Coin de rue » de Charles Trenet, « Soirées de prince » de Jean-Claude Pascal, « C’était bien » de Bourvil ou encore « Un seul couvert please James » de Jean Sablon. C’est le fils de Gilbert Bécaud, Gaya, qui réalise l’album. Toujours très actif, Pierre Bellemare s’éteint chez lui, à Suresnes, le 26 mai 2018.
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8 AVRIL

 

Jacques Brel en 1964 – Photo (c) Dworkine

 

8 avril 1929 : Naissance, à Schaerbeek (Bruxelles), de l’auteur, compositeur, interprète, réalisateur et acteur belge Jacques BREL. Enfant, Jacques est élevé dans la cartonnerie familiale et n’est pas un grand fan de l’école. Mais il a quand même une préférence pour la langue française et, à quinze ans à peine, il écrit déjà des poèmes et il crée une troupe de théâtre au sein d’un mouvement de jeunesse catholique. Dès que Jacques est en âge de travailler, son père l’engage au service commercial de la fabrique de carton. Mais le garçon n’est pas fait pour ça et rêve d’autres horizons: il sera chanteur. C’est donc en autodidacte qu’il compose ses premières mélodies sur sa guitare ou sur le piano de la maison. Alors qu’il vient d’épouser « Miche », il commence à chanter en 1950. Pendant trois ans, il n’a de cesse de convaincre son entourage du bien fondé de ses chansons. En vain. Mais il ne se décourage pas et, en 1953, Jacques Brel envoie une maquette, réalisée à ses frais sur un 78 tours, au découvreur de talents français Jacques Canetti. Ce dernier est aussi le propriétaire du théâtre des Trois Baudets à Paris et, ayant écouté les chansons de Brel, il l’invite à venir s’y produire. Jacques quitte alors foyer et famille pour vivre seul dans la capitale française. De petit contrat en petit contrat, il se retrouve en lever de rideau des spectacles de l’Olympia de Paris dont le directeur, Bruno Coquatrix, finit par remarquer la détermination du chanteur. A Bruxelles, Brel se produit à l’Ancienne Belgique en première partie du chanteur flamand Bobbejaan Schoepen. Et, ailleurs, il précède sur scène des artistes comme Dario Moreno ou Philippe Clay. Parallèlement à ce début de carrière sur scène, Jacques Brel publie ses premiers disques et, en 1956, il fait la rencontre de François Rauber, un pianiste qui deviendra l’orchestrateur de ses chansons. Avec lui, il enregistre son premier grand succès: « Quand on n’a que l’amour ».

Un an plus tard, Jacques Brel se lie d’amitié avec un autre musicien qui, lui, sera son accompagnateur sur scène: Gérard Jouannest. Ce dernier composera également un bon nombre de musiques pour et avec Jacques. Le deuxième 33 tours de Brel reçoit le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1957 et, un an plus tard, l’artiste est à l’Olympia. Les galas et les enregistrements de disques vont alors se multiplier: en 1959, il est tête d’affiche à Bobino et il y crée « Ne me quitte pas ». Les succès vont alors se suivre pendant quinze ans: « Le plat pays », « La Fanette », « Les Vieux », « Jef », « La valse à mille temps », « Mathilde », « Les bourgeois », « Madeleine », « Ces gens-là » ou encore « Amsterdam » dont il n’existera jamais qu’un enregistrement public réalisé en 1964. Alors qu’il a 37 ans, Jacques Brel décide de faire ses adieux à la scène et, même si la date symbolique de ceux-ci correspond à un concert à l’Olympia de Paris en 1966, le chanteur honore les contrats prévus pendant encore environ un an. C’en sera fini des spectacles de l’artiste mais l’homme a encore beaucoup de projets artistiques en tête: enregistrer des disques mais aussi jouer au cinéma puis réaliser des films. Il obtient ainsi le rôle principal d’un film d’André Cayatte en 1967: « Les risques du métier ». De retour d’un voyage aux Etats-Unis où il est tombé en admiration devant ce spectacle musical, Jacques Brel décide d’adapter en français et de monter sur scène « Don Quichotte de la Mancha ». Les représentations ont lieu en octobre 1968 au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Jacques y apparaît en héros aux côtés de Sancho Pança dont le rôle est interprété par Dario Moreno. Mais, alors que le spectacle est prévu à Paris, Dario Moreno décède subitement le 1er décembre. Et c’est Robert Manuel qui reprend son rôle au pied levé.

En 1969, l’acteur Brel tourne dans « Mon oncle Benjamin » d’Edouard Molinaro. En même temps, il suit des cours d’aviation et pilote de petits avions de tourisme. Puis, il passe de l’autre côté de la caméra pour réaliser les films « Frantz » avec Barbara en 1971 et « Far West » en 1973. Ces deux longs métrages tournés en Belgique ne sont pas des succès. Avant de partir vivre aux îles Marquises, Jacques Brel tourne encore dans « L’aventure c’est l’aventure » de Claude Lelouch et joue le rôle de François Pignon dans « L’emmerdeur » d’Edouard Molinaro sur un scénario de Francis Veber. En 1974, il s’installe aux Marquises avec l’ex-danseuse Madly Bamy mais il faut l’opérer d’un cancer du poumon. La maladie ne le quitte plus et, en 1977, il enregistre un tout dernier album après cinq ans d’absence. Ce disque est un succès énorme dont il ne profite que quelques mois car, en juillet 1978, son cancer s’aggrave et il est rapatrié à Paris où il s’éteint le 9 octobre 1978. L’artiste repose au cimetière d’Atuona, Hiva Oa, aux îles Marquises. A quelques pas du peintre Paul Gauguin.

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