RAISNER Albert

Albert Raisner dans les années 1970

L’harmoniciste, compositeur, animateur et producteur de radio et de télévision français Albert RAISNER naît le 30 septembre 1922 à Apolda (Allemagne) sous l’identité d’Albert Rufenach. Avec un père représentant de commerce français et une mère allemande, Albert arrive à Paris à l’âge de trois ans. Sa famille, il a deux frères, est plutôt modeste et habite dans le 18e arrondissement de Paris. Très tôt, le petit Albert est initié à la musique par son père qui est passionné de violon, piano, trompette, guitare et clarinette. Et, pourtant, il choisit un autre instrument pour en devenir un virtuose : l’harmonica. Albert Rufenach entame sa scolarité au lycée Colbert de Paris et la poursuit ensuite à l’Ecole normale d’Auteuil avant de la terminer à l’université de la Sorbonne qu’il quitte avec un doctorat en linguistique en poche. Pré-adolescent chez les scouts, il se sert de son harmonica lors des veillées organisées autour d’un feu de camp. Et, en passionné, il rencontre Charles Rodriguez, guitariste, violoniste tzigane, homme-orchestre et pionnier de l’harmonica en France. Jusqu’en 1939, il se fait connaître dans le milieu du spectacle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il connaît le rationnement et les bombardements. Il s’engage aussi dans la Résistance à Beaulieu-sur-Dordogne. En 1943, il modifie son nom et crée le premier Trio Raisner qui dure jusqu’en 1945. Ensuite, Albert forme, avec Sirio Rossi et Adrien Belin, le second Trio qui se produit à la fois sur scène et à la radio. A la Libération, le succès du groupe s’amplifie quand il lui est demandé de jouer pour les forces armées américaines basées en Allemagne aux côtés d’artistes comme Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Louis Armstrong, Duke Ellington ou encore Elvis Presley. Avec un mélange de chants, de danses, de sketches et d’harmonica, le trio acquiert aussi une grande popularité en France où il effectue de nombreuses tournées mais aussi en Allemagne, en Italie, en Angleterre et en Israël. Albert Raisner joue bien sûr de l’harmonica mais il compose aussi des morceaux qui sont diffusés sur différentes radios françaises. Et le trio reçoit le Grand-Prix du Disque en 1952 pour « Le canari ».
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Alors que les Etats-Unis découvrent le rock’n’roll avec Bill Haley en 1955, son fameux « Rock around the clock » enregistré l’année suivante par le Trio Raisner est probablement le premier disque de ce nouveau genre musical qui sort en France. A la fin des années 1950, le trio se sépare et Albert Raisner poursuit sa carrière en solo. Il se retrouve même à l’affiche de l’Olympia où il assure la première partie du rocker américain Chuck Berry. Parallèlement à cette carrière musicale, Albert se tourne vers la radio et la télévision naissante où il se fait engager comme animateur. A la radio, il est l’un des premiers présentateurs du « Jeu des 1.000 francs » bien avant Lucien Jeunesse. Puis, à partir de 1961, il est l’animateur créateur du programme télévisé « Age tendre et tête de bois » qui s’adresse, à la manière des revues et des émissions de radio « Salut les Copains », avant tout aux jeunes assoiffés de musiques nouvelles et rythmées. Le nom du programme est le titre d’une chanson de Gilbert Bécaud. Chaque soirée se déroule dans des lieux privilégiés des jeunes Parisiens comme le Golf Drouot, le Moulin de la Galette ou la cité universitaire. La programmation musicale tourne autour du rock’n’roll, du twist et du style « yé-yés » dignement représenté par des artistes débutants comme Sheila, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Eddy Mitchell, Dalida, Adamo, Michèle Torr, Richard Anthony ou Claude François entre autres. Mais les artistes anglo-saxons sont aussi bien présents avec les Beatles, les Beach Boys, Stevie Wonder (Little Stevie à l’époque) ou encore Ray Charles.
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Même si son titre évolue vers « Tête de bois et tendres années » en 1965, l’émission se poursuit jusqu’en 1968, après les événements et les grandes manifestations de mai. Peut-être parce que, à ce moment, la jeunesse française se tourne vers d’autres artistes et d’autres mouvements comme les hippies.
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Simultanément à la présentation de ces émissions-là, l’homme met sur pied d’autres programmes comme « Rendez-vous sur le Rhin » (avec la télévision allemande en 1966), « Europarty » (avec six autres chaînes de télé européennes) et deux directs exceptionnels de Moscou diffusés en même temps en Russie et en France.
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L’expérience « Tête de bois » ayant pris fin, Albert Raisner anime l’émission « Samedi et Compagnie » en 1968 puis « Samedi pour vous » à partir de 1970. La même année, il est à la barre d’une nouvelle émission de rencontres musicales, « Point Chaud » où il reçoit des artistes francophones et internationaux jusqu’en 1979.
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A ce moment il enchaîne avec un autre format musical télévisé baptisé « Tremplin 80 » jusqu’en 1983. Albert Raisner fait alors une pause et revient à la télé en 1990 avec « Ages tendres » sur la chaîne publique française Antenne 2. Il y est question d’un parallèle musical entre les années 1960 et 1990.
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Il reste encore très actif dans les années 1990 en animant des émissions sur Radio Montmartre et à Europe 1. Et les années 2000 seront plus calmes pour celui qui verra son concept « Age tendre et tête de bois » se décliner sur scène avec les spectacles nostalgiques des années 1960-1970 proposés au départ par le producteur Michel Algay. Albert Raisner meurt, à l’âge de 88 ans, le 1er janvier 2011, des suites d’une pneumopathie à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne-Billancourt.
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DE KEUKELEIRE Marcel

Marcel De Keukeleire dans les années 1960

L’accordéoniste, éditeur et producteur belge Marcel DE KEUKELEIRE naît à Mouscron le 15 mai 1922. Il se fait connaître un peu dans sa région frontalière natale en pratiquant l’accordéon. Puis, après la guerre, il devine l’engouement que va susciter le développement de la musique enregistrée et il s’installe comme disquaire à la rue de la Marlière à Mouscron. Un peu à la manière dont Eddie Barclay le fait en France, il saisit l’importance des éditions musicales et c’est de cette façon qu’il déniche des grands succès anglo-saxons pour les lancer en Europe en se procurant leurs droits d’utilisation. C’est Marcel De Keukeleire qui est ainsi à la base du succès de « Strangers in the night » de Frank Sinatra en Belgique et en France. Par la suite, il pousse encore un peu plus son implication dans les affaires musicales en devenant le dénicheur puis le producteur des jeunes talents du Nord de la France et de la Belgique. C’est lui qui découvre ainsi le groupe Crazy Horse qui, de la scène des bals régionaux, est propulsé en quelques disques à l’Olympia.
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Producteur des disques Elver, il est aussi à la base du succès de Christian Adam en 1973 avec « Si tu savais combien je t’aime ».
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Puis, ce sont les Chocolat’s qui conquièrent le monde avec « Brasilia Carnaval » après Jacky James (« Ne pleure pas Jeannette » et « Take my heart ») et avant Patrick Hernandez avec « Born to be alive ». Des succès qui sont parfois partagés, au niveau de la production, avec son ancien professeur de natation, le Français Jean Van Loo. Enfin, en 1981, il « donne » au Belge JJ Lionel l’occasion d’interpréter une chanson basée sur un morceau d’accordéon originaire d’Allemagne et cela devient le tube « La danse des canards ».

Une façon pour cet ancien accordéoniste de, discrètement, revenir à ses origines. Marcel De Keukeleire, dans son souci de toujours aider les artistes, n’a eu de cesse de multiplier les activités dans ce sens. Il s’est fortement impliqué au sein de la société d’auteurs belges, la SABAM, mais aussi en aidant ou créant d’autres associations, parfois éphémères, comme le centre Annie Cordy de Jean Martin dans le Bruxelles des années 1980 par exemple. Marcel De Keukeleire décède le 20 novembre 1986. En 2004, l’œuvre et la vie de Marcel De Keukeleire font l’objet d’un documentaire intitulé « Marcel Superstar » réalisé par Olivier Monssens. Vous pouvez d’ailleurs le visionner en CLIQUANT ICI pour vous rendre sur le site web de Kaos Productions.
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DEVOS Raymond

Raymond Devos en 1988 – Photo (c) Gilles Cappé

L’humoriste français Raymond DEVOS naît le 9 novembre 1922 à Mouscron en Belgique. Fils d’un industriel travaillant dans le textile qui joue du piano et de l’orgue, le petit Raymond quitte sa Belgique natale alors qu’il est à peine âgé d’un an. Pour des raisons fiscales en effet, la famille Devos s’installe en France, à cinq kilomètres de là, à Tourcoing. La maman de Raymond est une femme d’esprit qui adore les jeux de mots et qui joue de la mandoline et du violon. C’est elle qui va l’orienter, inconsciemment, vers une carrière artistique. Obligé d’interrompre ses études à l’âge de treize ans, Raymond va se construire lui-même en apprenant la musique et la langue française. Curieux de tout, il veut jouer d’un instrument et apprend, en parfait autodidacte, la clarinette, le piano, la harpe, la guitare, le concertina, la trompette et, aussi, la scie musicale. L’entreprise de son père ayant fait faillite, Raymond se retrouve en banlieue parisienne avec la famille. Il y découvre le monde des artistes de rue et des forains. Il sait plus que jamais qu’un jour il fera partie de leur univers. Mais, en attendant, il faut vivre et exercer divers métiers pour s’en sortir: coursier, crémier ou libraire. La guerre arrive et Devos est engagé par l’occupant pour le Service du Travail Obligatoire en Allemagne. Il propose alors des petits spectacles pour égayer quelque peu les soirées de ses compagnons d’infortune. Il travaille la technique du mime. Après la guerre, il prend des cours de théâtre et joue dans « Le Médecin malgré lui » de Molière et « Knock » de Jules Romains. Il entre dans la compagnie Jacques Fabbri. En 1948, avec André Gille et Georges Denis, il forme « les trois cousins » qui proposent des numéros burlesques. Et, par la suite, il crée un duo avec Roger Verbecke: « Les Pinsons ». A eux deux, ils proposent un spectacle composé de parodies comiques de chansons. Ils enregistrent d’ailleurs un album de ces chansons et se produisent dans les salles parisiennes de l’ABC et des Trois-Baudets.

Après cette aventure musicale, Raymond Devos va définitivement se tourner vers la comédie d’abord puis vers le one-man show humoristique avec le succès que l’on sait. Mais l’artiste, un clown merveilleux, ne se passe jamais de musique et de chanson dans ses spectacles inoubliables. En décembre 2005, il est victime d’une attaque cérébrale pour laquelle il est hospitalisé une première fois puis une seconde fois en février 2006. Son état de santé se dégrade alors de plus en plus et, le 15 juin 2006, il s’éteint des suites d’une crise d’œdème aigu du poumon chez lui à Saint-Rémy-lès-Chevreuse dans les Yvelines. Il a alors 83 ans.
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LASSO Gloria

Gloria Lasso en 1986

La chanteuse Gloria LASSO naît le 25 octobre 1922 à Villafranca del Penedes, en Espagne, de sous le nom de Rosa Coscolin Figueras. La jeune Espagnole suit des études d’infirmière lorsqu’elle doit remplacer, au dernier moment, une chanteuse tombée malade mais prévue au programme de la soirée d’une radio de Barcelone. Cette opportunité réveille en elle une passion déjà solidement ancrée pour la musique et le chant. C’est en 1954 qu’elle débarque en France où un producteur estime que son accent mélangé à des mélodies latinos ne peut que récolter le succès.

Et c’est rapidement le cas puisque, dès 1955, Gloria connaît une grande popularité avec des titres comme « Comment vas-tu ? » (« Hola que tal »), « Étrangère au paradis » (1955), « Amour, castagnettes et tango » (1956), « Buenas noches mi amor » (1957), « Bon voyage » (1957), « Sois pas fâché » (1959) ou « Si tu reviens un jour » (1960).

En 1962, on lui demande de chanter au Mexique et elle y effectue une tournée qui est un triomphe. Elle décide alors de s’installer à Mexico et y décroche des contrats ainsi que dans d’autres pays d’Amérique du Sud et aux Etats-Unis. En 1972, elle tente un retour en France pour y enregistrer un album intitulé « A force d’espérer« . Le public ne l’a pas oublié mais il a pris de l’âge et son disque n’est pas un succès. Elle retourne alors vivre au Mexique. Pascal Sevran lui demande de revenir à nouveau en France en 1985 pour y enregistrer une série de ses émissions télé nostalgiques de « La chance aux chansons ». C’est dans ce cadre qu’elle a l’occasion de rencontrer une admiratrice qu’elle a inspiré dès le début de sa carrière : Dalida.

L’artiste en profite pour prester un récital unique à l’Olympia de Paris le 5 avril 1985. Par la suite, elle fait encore souvent le voyage entre la France et le Mexique en enregistrant des disques sur les deux continents. En 1986, elle interprète une adaptation en espagnol du succès des Rita Mitsouko « Marcia Baila » qui devient « Bailando con Marcia« . En 1990, elle se produit plusieurs jours de suite dans la salle parisienne du Bataclan. Et, l’année suivante, le 21 novembre 1991, elle est notamment sur scène à Charleroi, en Belgique, pour un spectacle consacré aux belles années du music-hall par Alain Vanek.

En 2002, son dernier album français sort sous le titre « Amor latino » qui comporte, notamment, la chanson « Hablando de amor ».

A la fin de l’année 2003, Gloria Lasso repart au Mexique auprès de sa fille Maria José car l’âge et la fatigue commencent à se faire sentir. Elle ne revient plus en France où elle doit pourtant achever un album qui comporte déjà cinq adaptations gypsies de ses plus grands succès. Le 11 novembre 2005, malgré un état physique qui se dégrade à 83 ans, elle est encore sur la scène du Cine Teatro de Cuernavaca au Mexique pour y présenter ce qui reste son ultime concert. Trois semaines plus tard, Gloria Lasso succombe à un infarctus le dimanche 4 décembre 2005 à son domicile de Cuernavaca. Elle est incinérée le lundi 5 décembre et ses cendres sont déposées dans la crypte de la Cathédrale de Cuernavaca. L’artiste a défrayé la chronique people avant l’heure pour ses six mariages avec des hommes à chaque fois plus jeunes qu’elle. Lorsqu’on lui posait la question de ces mariages successifs, elle parlait de fidélité, préférant se remarier avec un autre homme plutôt que de tromper le mari du moment. Elle n’avait aussi de cesse de rappeler que ses trois filles étaient nées du même père: elle ne pouvait en effet pas imaginer une seconde avoir des enfants avec des hommes différents !

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WILLIAM John

John William en 1966 (c) RTS

Le chanteur franco-ivoirien John WILLIAM naît le 9 octobre 1922 à Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire, sous le vrai nom d’Ernest Armand Huss. Né d’un père alsacien, il est enlevé à sa mère ivoirienne à 18 mois. Il est alors élevé par une lointaine parente en Seine-et-Marne (F). Après des études dans un pensionnat, il travaille dans les usines automobiles de Boulogne-Billancourt. Pendant la seconde guerre mondiale, il est mêlé à un attentat contre un atelier allemand. Interrogé et torturé sans succès par la Gestapo, il est ensuite déporté dans un camp de concentration à Neuengamme en Allemagne en 1944. John William raconte cet épisode sombre de sa vie dans un reportage télévisé à voir ci-dessous… ATTENTION : les images de ce reportage sont parfois insoutenables mais témoignent de l’épouvantable réalité des camps de concentration nazis durant la seconde guerre mondiale…

A la libération, il ne veut plus retourner travailler en usine. Il songe plutôt à devenir chanteur et prend le pseudonyme de John William. Il s’inscrit dans plusieurs concours et, en 1952, il remporte le grand prix d’interprétation de Deauville avec la chanson « Je suis un nègre ». Une chanson dont le texte en dit long sur les conditions de vie des personnes noires de peau dans ces années-là et qui est interpellant.

Peu de temps après, il enregistre « Si toi aussi tu m’abandonnes », la chanson du film « Le train sifflera trois fois », adaptation de « High Noon » composée par Dimitri Tiomkin.

Il consacre ensuite une partie de son répertoire au gospel en important en France un genre méconnu que sa voix chaude et grave sert à merveille. Les années 1960 et l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yé » met à mal sa carrière qu’il essaie d’adapter aux rythmes du moment avec peu de succès. Pourtant son interprétation de la musique du film « Le jour le plus long » ne laisse pas insensible.

Et en 1966, c’est de nouveau l’adaptation française d’une chanson de film qui lui rend une gloire éphémère mais marquante. Il interprète ainsi « La chanson de Lara » du film « Docteur Jivago » dont le rôle principal est tenu par Omar Sharif. Ce « tube » monumental est la chanson qui inspire même la maman de la chanteuse Lara Fabian dans le choix du prénom de sa fille.

A partir de 1968, John William quitte progressivement les planches de music-hall pour se produire dans les églises. En 1970, il chante régulièrement au cours des traversées transatlantiques du paquebot France et cela lui vaut un public d’Américains intéressé. Trois ans plus tard, il est le chanteur principal de la comédie musicale « Show boat » et il y interprète un classique: le fameux « Ol’man river ».

Les années passent et sa passion pour la chanson reste intacte. En 1986, il chante avec sa fille Maya et, en 2005, il effectue une tournée d’adieu à la Martinique. La même année, le 16 décembre, il est fait chevalier de la Légion d’honneur à Paris. Il décède le samedi 8 janvier 2011 à Antibes (F) à l’âge de 88 ans.

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MOULOUDJI

MOULOUDJI en 1985

L’auteur, compositeur, interprète, acteur et peintre français Marcel MOULOUDJI naît le 16 septembre 1922 à Paris. Son père est d’origine algérienne kabyle et sa mère bretonne. L’enfance de Marcel n’est pas simple: lorsqu’il a dix ans, sa maman est internée pour troubles mentaux et son papa, analphabète, a des difficultés à élever ses deux fils avec peu de moyens. Adolescent, Marcel fréquente avec son frère un mouvement de jeunesse de gauche: les Faucons rouges. De rencontres en rencontres, il a treize ans lorsqu’il est remarqué par le comédien Jean-Louis Barrault qui recherche un enfant pour l’un de ses spectacles. Il est alors hébergé par Barrault et il entre de plein pied dans la vie artistique parisienne. Mouloudji fait ainsi ses premiers pas au cinéma en 1936 dans « La guerre des gosses ». Les années de guerre sont des moments pendant lesquels Mouloudji se cache en fréquentant toutefois des personnalités comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Une fois le conflit terminé, il participe à la renaissance de Paris et du quartier de Saint-Germain-des-Prés. Il découvre les textes de Boris Vian et de Jacques Prévert qu’il se met à chanter dans les cabarets en vue. Mais il est aussi demandé au cinéma et tourne quelques films avant de connaître un premier succès discographique avec « La complainte des infidèles » en 1951.

Le découvreur de talents Jacques Canetti le remarque à ce moment et lui fait enregistrer la chanson « Comme un p’tit coquelicot » qui deviendra l’une des mélodies les plus importantes de la chanson française. La chanson sera couronnée par le Grand-Prix du Disque en 1953 et par le Prix de l’Académie Charles-Cros.

En 1954, Mouloudji amplifie son succès grâce à « Un jour tu verras », autre mélodie inoubliable de la chanson française.

Pendant les années 1960, Mouloudji va un peu s’effacer devant la vague des chanteurs « yé-yé » mais il ne va jamais raccrocher. En 1970, il est à l’affiche d’une comédie musicale qui se joue au théâtre parisien de la Porte Saint-Martin: « La neige en été ». Il y joue aux côtés de Nicole Croisille et Régine. En 1973, à la faveur de quelques passages dans des émissions télévisées populaires comme celles de Guy Lux, il connaît un certain succès avec des chansons comme « Tout fout l’camp » ou « Faut vivre ».

Il effectue aussi de nombreux concerts un peu partout dans les pays francophones. Au cours de la décennie 1980, Mouloudji enregistre encore des disques qui n’ont que très peu d’écho auprès des médias et, discrètement, il se retire de la chanson pour se consacrer de plus en plus à l’écriture et à la peinture. En 1987 toutefois, il revient avec ses chansons et ses succès sur la scène de l’Elysée Montmartre à Paris. Cinq ans plus tard, il souffre d’une pleurésie qui a pour effet de lui faire perdre partiellement sa voix. Mais il continue cependant à faire des spectacles comme, en mars 1994, lors du festival « Chorus des Hauts-de-Seine » en région parisienne. Contre toute attente, il décède à Neuilly-sur-Seine le 14 juin 1994. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

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STARK Johnny

Johnny Stark

L’imprésario français Johnny STARK naît le 29 août 1922 à Huningue, en Alsace, sous le nom de Roger Stark. Sa mère, Julie Chappuit, étant de l’endroit, il vit en Corse jusqu’à l’âge de onze ans. Son père, lui d’origine alsacienne, décide alors d’installer la famille sur la Côte d’Azur près de Cagnes-sur-Mer où il exerce des activités d’horticulteur. Roger fréquente l’école à Cannes. Mais sa mère meurt à l’âge de 33 ans et, en 1941, il se porte volontaire pour combattre en Afrique du Nord. La seconde guerre mondiale l’oblige à fréquenter des soldats américains et il s’intéresse aux spectacles dédiés à la détente de ces combattants. Il y découvre le métier d’imprésario. Après un séjour d’un an à Hong-Kong à la fin de la guerre, il revient en France en 1946 et y organise « La nuit des vedettes » à Cannes le 15 août. Le stade des Hespérides accueille des artistes comme Edith Piaf, Yves Montand, Marie Bizet, Réda Caire, Lily Fayol, Johnny Hess ainsi que l’orchestre d’Aimé Barelli. Il s’agit là d’une belle et solide première expérience qui va aussi se solder par un échec financier costaud. Sous le nom de Johnny Stark qu’il a choisi de porter, il décide de se relever financièrement en créant, à Juan-les-Pins, le Théâtre de Verdure qu’il inaugure en 1947 en présentant Jil et Jan au même programme qu’Edith Piaf. Pygmalion de la jeune Line Renaud, le compositeur Loulou Gasté demande à Johnny Stark de devenir l’imprésario de son artiste en 1949. Au cours du mariage de Loulou avec Line Renaud, l’épouse de Johnny, Nanou Taddéi est leur témoin en décembre 1950. Au cours des années 1950, il met sur pied des tournées de concerts pour Tino Rossi, Gloria Lasso, Luis Mariano et Dalida. En 1957 un cabaret de Colmar qui organise les soirées de la Foire aux vins en confie la programmation à Johnny Stark qui frappe un grand coup en proposant Luis Mariano, Dalida et Jean Yanne en 1958. La manifestation va se développer ensuite et devenir, comme les très populaires Kermesse de la Bière de Maubeuge, Kermesse de la Bêtise de Cambrai ou Kermesse de l’Ami Bidasse d’Arras, un rendez-vous incontournable pour les vedettes de la chanson française qui attire, sur plusieurs journées, plus de 150.000 spectateurs chaque année. L’homme s’occupera de la liste des artistes présents à Colmar jusqu’en 1973. En 1961, la jeune idole des jeunes Johnny Hallyday quitte la maison de disques Vogue et Johnny Stark, qui l’a rencontré quelques mois plus tôt, lui propose de signer un nouveau contrat assez exceptionnel chez Philips. Johnny Stark devient aussi son imprésario. Au fil du développement naissant des carrières de Sylvie Vartan et d’Hugues Aufray, l’homme s’occupe aussi des affaires de ces deux artistes. En 1966, un désaccord entre les deux Johnny, Hallyday et Stark, met un terme au contrat entre les deux hommes. A ce moment, Johnny Stark se met à la recherche d’une chanteuse dont la tessiture vocale pourrait rappeler celle d’Edith Piaf dont la disparition a laissé un trou béant dans le paysage de la chanson française. Plusieurs chanteuses sont alors suggérées à ses oreilles attentives : Georgette Lemaire et Michèle Torr notamment. Mais l’homme n’est pas convaincu par le profil professionnel et personnel de ces deux jeunes dames. Et, malgré une première appréciation faussée lors d’un gala d’Enrico Macias à Avignon, c’est finalement le passage de Mireille Mathieu, un dimanche après-midi, au concours télévisé du « Jeu de la Chance » de Raymond Marcillac qui va le faire craquer pour cette artiste. Et il va faire de cette jeune fille naïve et docile une grande vedette internationale en quelques années au prix d’un travail souvent très acharné.

De 1967 à 1970, Johnny Stark épaule également la carrière de Michel Delpech qui vient de changer de label discographique. En 1976, l’imprésario demande à François Valéry de partir en tournée avec Mireille Mathieu pour effectuer une soixantaine de galas dans toute la France. Il s’occupe des affaires de Mireille Mathieu jusqu’au 24 avril 1989 lorsqu’il meurt d’un infarctus à Paris.

Divorcé de ses deux épouses, Nanou Taddei et Nicole Bertho, Johnny Stark est inhumé, au cimetière Saint-Véran à Avignon, dans la sépulture de la famille de Mireille Mathieu.

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THIELEMANS Toots

L’harmoniciste et musicien belge Toots THIELEMANS naît le 29 avril 1922 dans le quartier des Marolles à Bruxelles. Il a à peine trois ans lorsque son père fait apprendre l’accordéon à Jean-Baptiste (le vrai prénom de Toots). Le petit semble apprécier mais c’est à seize ans que l’adolescent découvre l’harmonica dans un des films musicaux tournés par Ray Ventura et son orchestre. Pendant l’occupation, il se passionne et joue dans des clubs où on lui conseille d’apprendre la guitare. Son modèle est alors Django Reinhardt. Après la guerre, il joue avec de petits orchestres. Il rêve de faire carrière aux Etats-Unis et, en 1950, il effectue une tournée européenne avec Benny Goodman. En 1952, il décide de s’installer aux USA et il joue avec de grands noms du jazz: Charlie Parker et George Shearing notamment. En 1962, il compose un morceau intitulé « Bluesette » et la mélodie devient un standard international d’un genre nouveau: sifflé et joué à la guitare simultanément. Toots devient alors l’harmoniciste le plus demandé pour des musiques de films comme « Midnight cowboy » ou « Jean de Florette » par exemple. Il est aussi, dans les années 1970, le soliste qui enregistre l’indicatif, composé par Vladimir Cosma, de la célèbre émission de radio de Max Meynier sur RTL France: « Les routiers sont sympas ». A l’harmonica, il accompagne aussi de nombreux artistes francophones au cours de l’enregistrement de leurs chansons. C’est le cas notamment pour Salvatore Adamo et la chanson « La vie comme elle passe » en 1995. Le 12 mars 2014, à presque 92 ans, Toots Thielemans déclare mettre un terme à ses concerts, sa santé ne lui permettant plus d’assumer ce type d’activité. Il décède à Uccle (Bruxelles) le 22 août 2016.

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L’harmoniciste belge Toots Thielemans est décédé

THIELEMANS TootsJean-Baptiste Frédéric Isidore Thielemans ou, tout simplement « Toots », est décédé ce lundi 22 août 2016 à l’âge de 94 ans. L’artiste est décédé dans son sommeil à l’hôpital où il avait été admis après une chute le mois dernier.
Né à Bruxelles le 29 avril 1922, il a trois ans lorsque son père lui fait apprendre l’accordéon que le petit semble apprécier. Mais c’est à seize ans que l’adolescent découvre l’harmonica dans un des films musicaux tournés par Ray Ventura et son orchestre. Pendant l’occupation, il se passionne et joue dans des clubs où on lui conseille d’apprendre la guitare. Son modèle est alors Django Reinhardt. Après la guerre, il joue avec de petits orchestres. Il rêve alors de faire carrière aux Etats-Unis et, en 1950, il effectue une tournée européenne avec Benny Goodman. En 1952, il décide de s’installer aux USA et il joue avec de grands noms du jazz: Charlie Parker et George Shearing notamment. En 1962, il compose un morceau intitulé « Bluesette » et la mélodie devient un standard international d’un genre nouveau: sifflé et en joué à la guitare simultanément. Toots devient alors l’harmoniciste le plus demandé pour des musiques de films comme « Midnight cowboy » ou « Jean de Florette » par exemple. Il est aussi, dans les années 1970, le soliste qui enregistre l’indicatif, composé par Vladimir Cosma, de la célèbre émission de radio de Max Meynier sur RTL France: « Les routiers sont sympas ». A l’harmonica, il accompagne aussi de nombreux artistes francophones au cours de l’enregistrement de leurs chansons. C’est le cas notamment pour Salvatore Adamo et la chanson « La vie comme elle passe » en 1995. Le 12 mars 2014 Toots Thielemans déclare mettre un terme à ses concerts, sa santé ne lui permettant plus d’assumer ce type d’activité.

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30 JANVIER

 

Jacqueline François en 1961

30 janvier 1922 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de la chanteuse française Jacqueline FRANCOIS sous le nom de Jacqueline Guillemautot. Bien qu’attirée par des activités artistiques, ce n’est qu’après la Libération qu’elle décide de se lancer dans la chanson. L’ambiance de l’époque s’y prête: les Parisiens ont envie de se distraire après toutes les privations de la guerre. Si bien que Jacqueline, qui a choisi « François » comme nom de scène, ne connait guère le chômage. Les maisons de disques mettent pourtant du temps avant de s’intéresser à elle. Le monde entier, de la France à l’Amérique du Nord et à l’Amérique du Sud, en passant par la Russie et le Japon, applaudit « Mademoiselle de Paris ». Cette chanson, un de ses premiers succès, reste sa signature musicale. Grande musicienne, Jacqueline François l’enregistre plusieurs fois avec, selon la mode, des arrangements différents.

Ses autres grands succès ont pour titre: « Est-ce ma faute à moi », « Les lavandières du Portugal » et plein d’autres classiques de la chanson française qu’elle reprend à son répertoire: « L’âme des poètes », « Les feuilles mortes » ou « La mer ». Jacqueline François décède à Courbevoie le 7 mars 2009.
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30 janvier 1951 : Naissance, à Londres, du batteur, auteur, compositeur et chanteur britannique Phil COLLINS. D’abord batteur du groupe Genesis puis chanteur soliste il est l’interprète de nombreux tubes anglo-saxons. Mais, si Phil Collins figure sur ce site consacré à la chanson francophone, c’est parce que, résidant en Suisse, il parle relativement bien le français et qu’il a enregistré dans cette langue la chanson « Je veux savoir ». Il s’agit d’un extrait de la bande originale du dessin animé de Walt Disney « Tarzan » sorti en 1999.

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30 janvier 1978 : Décès, à la Celle-Saint-Cloud, de la chanteuse française DAMIA. Née le 5 décembre 1889 à Paris, elle fugue à l’âge de quinze ans pour faire de la figuration au théâtre du Châtelet. De rencontres en cours de chant, elle finit par se produire dans des cafés concerts dès 1908. Avec un répertoire composé de chansons tragiques et hyperréalistes, Damia, vêtue de noir sur scène, connaît un très grand succès dans les années 1920 et 1930. Parmi ses chansons les plus connues, il y a « Les goélands » ou « J’ai l’cafard » mais aussi « Les nocturnes » et « Johnny Palmer ».

Après la seconde guerre mondiale, la popularité de celle que l’on appelle « la tragédienne de la chanson » va fléchir. Mais elle donne encore quelques spectacles remarquables à Paris et au Japon. En 1954, elle est à l’affiche de l’Olympia de Paris et la première partie de son concert est assurée par un jeune artiste belge débutant: Jacques Brel. Damia a aussi été actrice et on a pu la voir notamment dans les films « Napoléon » d’Abel Gance en 1927 ou encore « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy en 1956 aux côtés de Boris Vian, Marianne Oswald et Philippe Clay entre autres.
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Affiche saison 3 2008-200930 janvier 2009 : Le spectacle nostalgique « Age tendre et tête de bois » fait une halte au Spiroudôme de Charleroi en Belgique. Présenté par Denise Fabre, le plateau propose des prestations limitées de Stone et Eric Charden, Danyel Gérard, Annie Cordy, Pierre Vassiliu, Catherine Lara, Marcel Amont, Richard De Witte (Il était une fois), Richard Anthony, Jean-François Michaël, Herbert Léonard, Frank Alamo, Michel Orso, Pascal Danel, Alain Delorme, Claude Barzotti, les Surfs et Patrick Juvet. Quatre heures de concerts avec quinze musiciens dirigés par Guy Mattéoni. Une courte première partie est assurée par la chanteuse belge Maria D. qui rend hommage, avec talent, à Edith Piaf.
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Didier Arcq au cours d’une présentation dont il avait le secret

30 janvier 2011 : Un dimanche après-midi, une trentaine d’artistes belges rendent hommage à Didier ARCQ, comédien et fondateur de la Biennale de la Chanson Française de Bruxelles, décédé le 27 novembre 2010 d’un arrêt cardiaque à l’âge de 50 ans. Le spectacle a lieu à l’Espace Delvaux de Watermael-Boisfort (Bruxelles). On y applaudit Daniel Hélin, Marka, Seb Duthoit, Hughes Maréchal et Daria de Martynoff entre autres.
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24 DECEMBRE

Diane Tell – Pochette Album Popeline en 2004

24 décembre 1959 : Naissance, à Québec, de la chanteuse canadienne Diane TELL, Fortin de son vrai nom. Son père est Québécois et médecin tandis que sa mère est Américaine et professeur de théologie. Passionnée par la musique dès son plus jeune âge, Diane est inscrite au conservatoire de musique de Val d’Or dès qu’elle a six ans. Elle y étudie le violon. Et, six ans plus tard, ce sont des cours de guitare classique qu’elle suit au conservatoire de Montréal cette fois. Enfin, Diane perfectionne ses connaissances musicales par la guitare de jazz. Pendant les jeux olympiques qui ont lieu à Montréal en 1976, Diane se fait un peu d’argent en chantant dans les rues de la ville. Elle s’y fait remarquer par un responsable de Radio Canada qui lui donne un coup de pouce. Contre toute attente, elle est ainsi sollicitée pour enregistrer les chansons qu’elle a déjà écrites et composées. Elle sort un premier album comportant onze titres qui connaît un certain succès au Québec en 1977. Deux ans plus tard, la popularité du deuxième album de Diane ne dépasse pas non plus les frontières du Québec même si la chanson « Gilberto » qui s’y trouve connaît un succès international quelques années plus tard.

En 1980, l’album québécois « En flèche » contient une perle qui va déclencher la carrière européenne de Diane Tell: « Si j’étais un homme ». L’opus sort en effet dans sa version intégrale en France en 1981 mais avec une autre pochette et un autre titre générique: « Si j’étais un homme ».

Après l’album « Chimères » qui contribue à la faire connaître un peu plus en France, la chanteuse décide de s’installer dans le pays de Molière en 1983. Un an plus tard, elle sort à la fois en France et au Québec le disque « On a besoin d’amour » dont la chanson « Savoir » est un bon succès radiophonique. A ce moment, Diane délaisse un peu la composition et l’écriture de ses chansons pour se tourner vers des auteurs et des compositeurs français comme Boris Bergman ou Françoise Hardy. L’opus qui sort en 1986 est ainsi réalisé en France et comporte des succès comme « Faire à nouveau connaissance » et « J’arrive pas j’arrive ». Diane Tell prend alors un peu de recul et accepte un des rôles principaux de la comédie musicale « La légende de Jimmy » signée Luc Plamondon et Michel Berger dans une mise en scène de Jérôme Savary en 1991. Le spectacle remporte un triomphe et, profitant de cette expérience nouvelle, Diane Tell va se lancer dans l’écriture d’une comédie musicale dont Jérôme Savary écrit le texte: « Marilyn Montreuil ». Le spectacle est créé avec succès en 1992 au Théâtre de Chaillot à Paris. Il faut alors attendre 1995 pour découvrir l’album suivant enregistré à Londres par l’artiste avec des chansons en anglais et en français et une reprise de « La maison où j’ai grandi » de Françoise Hardy. Elle change de maison de disques en 2001 et elle entreprend de réenregistrer une grande partie de son répertoire passé tout en préparant un nouvel album qui sort en 2004: « Popeline ». En octobre 2008, elle se retrouve à Paris sur la scène du Théâtre du Gymnase Marie Bell pour y interpréter le rôle de Francesca Lavi dans la comédie musicale « Je m’voyais déjà » consacrée aux chansons de Charles Aznavour et écrite par Laurent Ruquier. Quelques mois plus tard et l’année suivante, Diane Tell commercialise un album nommé « Docteur Boris & Mister Vian » où elle reprend des standards du jazz américain qui ont eu la particularité d’être adaptés en français par Boris Vian. Au début 2012, la chanteuse sort un nouvel album « retour aux sources » né de sa rencontre avec Serge Fortin dans la ville de son enfance, le Val d’Or: « Rideaux ouverts ». Paru en 2013 au Québec, c’est en janvier 2015 que l’album « Une » est disponible en Europe francophone: il s’agit d’un disque où l’artiste reprend en solo ses succès et des titres inédits en s’accompagnant à la guitare. Ses aventures musicales suivantes explorent les univers de Jacques Brel ou Félix Leclerc avant qu’il ne soit question d’un nouvel album personnel commercialisé en octobre 2019 : « Haïku ».

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Maurice BIRAUD en 1967

Maurice BIRAUD en 1967

24 décembre 1982 : Décès, à Paris, du comédien et acteur français Maurice BIRAUD. Né le 3 mars 1922 à Paris, il enregistre un 45 tours avec quatre titres en 1967. L’un de ces titres est un duo chanté avec Régine: « Piano punaise ». Auparavant, la même année, il a déjà interprété une chanson en duo avec France Gall: « La petite ». Il décède le même jour que Louis Aragon d’une crise cardiaque au volant de sa voiture à Paris le 24 décembre 1982.

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20 NOVEMBRE

Mélina Mercouri

20 novembre 1977 : A 57 ans, la chanteuse et actrice Mélina MERCOURI obtient un siège de députée en Grèce. Pour en savoir plus sur le parcours et la biographie de cette artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Marcel De Keukeleire dans les années 1960

20 novembre 1986 : Décès de Marcel DE KEUKELEIRE, accordéoniste, éditeur et producteur belge né à Mouscron le 15 mai 1922. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Arthur H en 2012

Jeanne Cherhal, album 2014

20 novembre 2014 : le prix chanson de l’Académie Charles-Cros est remis à Arthur H pour son dernier disque « Soleil dedans ». Ce prix est partagé avec Jeanne CHERHAL pour son opus « Histoire de J. ». Le Québécois Pierre LAPOINTE reçoit, lui, le Grand Prix Scène. Un autre prix récompense aussi le chanteur Jean GUIDONI pour l’ensemble de sa carrière au service de la chanson.

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