16 JUILLET

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Guy BEART est décédé à l’âge de 85 ans

Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format - Centre de la Chanson de Paris

Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format – Centre de la Chanson de Paris

L’auteur, compositeur et interprète français Guy BEART est décédé ce mercredi 16 septembre 2015 alors qu’il se promenait dans une rue de la ville de Garches (F) où il habitait depuis longtemps. Il semblerait qu’il ait succombé à un malaise cardiaque. Les secours n’ont rien pu faire pour sauver l’artiste.

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Guy Béart est né le 16 juillet 1930 au Caire en Egypte sous le nom de Guy Béhar-Hasson. Son père est comptable pour une entreprise française et son travail l’oblige à beaucoup voyager. C’est ainsi que c’est finalement au Liban que Guy grandit jusqu’à ses 17 ans. C’est à cet âge qu’il décide de vivre à Paris. Il s’inscrit à l’école nationale de musique et y apprend notamment le violon et la mandoline. Mais il décroche aussi un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Malgré ce bagage intéressant, Guy Béart est toujours passionné par la musique et la chanson et, en 1954, il tente sa chance dans les cabarets de la Rive gauche à Paris. Il chante ainsi à « La colombe » ou au théâtre des Trois Baudets. Remarqué notamment pour sa chanson « Bal chez Temporel », il lui est proposé d’enregistrer un premier disque chez Philips en 1957. Celui-ci est couronné du Grand-Prix de l’Académie Charles Cros l’année suivante. C’est le début d’une carrière florissante pour celui qui n’aura de cesse de s’accompagner de son unique guitare, pied sur le tabouret. Les succès vont se multiplier : « L’eau vive », « Qu’on est bien », etc. Profitant de sa popularité grandissante, il écrit pour des artistes féminines comme Patachou, Zizi Jeanmaire ou Juliette Gréco. A la fin des années 1960, il devient l’animateur et le producteur d’une émission de la télévision française où il accueille des collègues artistes : « Bienvenue chez Guy Béart ». Sa carrière de chanteur se poursuit sur un mode majeur avec des succès comme « L’espérance folle » (repris par Line et Willy en 1972) ou « A Amsterdam » en 1976. Il lui est alors découvert un cancer qui l’éloigne de son public et du métier pendant quelques années. Jusqu’en 1986 lorsqu’il revient avec un album au titre très optimiste : « Demain je recommence ». Cette année-là, lors d’une émission « Apostrophes » de Bernard Pivot, il s’accroche avec Serge Gainsbourg à propos de l’importance de la chanson. Pour Gainsbourg, il s’agit d’un art mineur alors que pour Béart c’est tout le contraire. En 1989, alors que la guerre y fait rage, il part à Beyrouth sur les traces d’une enfance qu’il ne retrouve pas. Il participe à un grand mouvement organisé en faveur de la paix et écrit une chanson de soutien intitulée « Liban libre ». Il fait ensuite quinze ans sans enregistrer d’album puis, en 2010, il sort « Le meilleur des choses ». Comme tous ses albums commercialisés depuis des années, celui-ci est une production propre des disques Temporel et il est distribué par Sony Music qui en profite pour demander à Béart de « compiler » sur un triple CD ses plus grands succès. Le 17 janvier 2015, Guy Béart donne le dernier concert de sa carrière à l’Olympia, avec seulement trois musiciens à ses côtés dont Roland Romanelli. Le spectacle dure quatre heures et il est ponctué d’anecdotes. Il annonce alors qu’il ne fera plus d’album ni de tournée. Le 16 septembre 2015, Guy Béart s’écroule alors qu’il se promène dans la ville de Garches où il habite. Les secours ne peuvent rien pour lui : il est mort.

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26 JANVIER

26 janvier 1908 : Naissance, à Paris, du violoniste de jazz Stéphane GRAPPELLI. Décédé à Paris le 1er décembre 1997, Stéphane Grappelli est éternellement associé au nom de Django Reinhardt avec qui il crée le « Quintette du Hot Club de France » en 1934. Stéphane Grappelli apporte assez souvent sa contribution musicale à des chansons françaises aux ambiances swing. Il accompagne ainsi Sacha Distel dans sa chanson hommage à Django Reinhardt, « Ma première guitare », en 1972.

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Eddie Barclay en 1960 – Photo (c) Herman Léonard

26 janvier 1921 : Naissance, à Paris, d’Edouard Ruault mieux connu sous le nom d’Eddie BARCLAY. Chef d’orchestre, compositeur mais surtout mieux connu comme producteur phonographique ainsi que pour ses nombreux mariages et fêtes « people », ce bon vivant s’est éteint le 13 mai 2005 à Paris à l’âge de 84 ans. Au retour d’un voyage aux Etats-Unis, c’est lui qui importe en France les premiers 45 tours microssillon à la fin des années 1950 en créant la maison de disques Barclay. Il invente aussi, en France, le système de la promotion des disques vinyles en offrant des exemplaires gratuits aux radios afin qu’ils en disposent pour les programmer sans devoir les acheter. Ce comportement lui permet de faire découvrir bon nombre de jeunes artistes et de donner ainsi leur chance, réaliser les enregistrements et développer les carrières d’un nombre impressionnant de vedettes françaises: Dalida, Jacques Brel, Charles Aznavour, Léo Ferré, Hugues Aufray, Eddy Mitchell, Michel Delpech, Daniel Guichard, etc.

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Ria Bartok en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

26 janvier 1943 : Naissance, à Einbeck, de la chanteuse allemande Ria BARTOK. Née sous le nom de Marie-Louise Pleiss, elle a de qui tenir puisqu’elle est la fille d’un chanteur d’opéra. Elle connaît un premier succès à l’âge de 20 ans avec « Parce que j’ai revu François ». Ayant beaucoup de mal à rivaliser avec d’autres chanteuses de l’époque yé-yé comme Sylvie Vartan, Sheila, Françoise Hardy, France Gall, Jacqueline Taieb, Alice Dona ou Stella, elle connaît toutefois un véritable « tube » avec « Et quelque chose me dit », adaptation française d’un titre anglo-saxon. Elle enregistre des disques entre 1963 et 1965 mais son dernier concert français date du 13 mai 1967. Trois ans plus tard, Ria Bartok décède subitement dans un incendie le 2 mars 1970.
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Michel Delpech en 1988

26 janvier 1946 : Naissance, à Courbevoie, du chanteur français Michel DELPECH. A presque 20 ans, il est propulsé chanteur à succès avec « Chez Laurette » mais il lui faut attendre la fin des années 1960 pour qu’il s’installe durablement dans le paysage de la chanson francophone. Après les immenses « tubes » « Wight is Wight » (1969) et « Pour un flirt » (1971), les réussites vont s’accumuler en ayant pour titres: « Que Marianne était jolie » (1972), « Les divorcés »(1973), « Le chasseur » (1975), « Tu me fais planer » (1976) et « Le Loir et Cher » (1977). Puis, après une période personnelle et professionnelle difficile passant notamment par la dépression, Michel Delpech revient au premier plan en évoluant artistiquement selon ses désirs. Ce retour est couronné de succès avec la sortie, fin 2006, d’un album de ses grandes chansons interprétées en duo avec des collègues nommés Souchon, Cabrel, Clerc, Bénabar, Cali, Jonasz ou Voulzy. Cet opus donne même lieu à un spectacle enregistré au Grand Rex à Paris en 2007. Une grande partie de ses compagnons de duo viennent alors le rejoindre sur scène. En 2011-2012, Michel Delpech fait partie de la tournée « Age tendre et tête de bois ». Quelques mois plus tard, la presse révèle que l’artiste est atteint d’un cancer et ses apparitions en public se font beaucoup plus rares. Malgré une farouche volonté de vaincre la maladie, les nouvelles qui nous parviennent de lui sont de moins en moins bonnes au fil du temps. Parmi celles-ci, il y a cette annonce de Michel Drucker (à lire en CLIQUANT ICI), en juin 2015, qui prétend dramatiquement que le chanteur n’en a plus que pour quelques mois. Le 2 janvier 2016, Michel Delpech s’éteint à Puteaux en région parisienne. François Hollande, président de la République française, évoque dans son communiqué d’hommage la chanson « Que Marianne était jolie » que tous les Français ont encore dans le coeur. Quarante ans après la sortie du disque « Quand j’étais chanteur », le texte chanté par l’artiste sonne désormais un peu faux : il n’aura pas eu 73 ans, Mick Jagger n’est pas mort et Sylvie Vartan chante toujours. Mais il est bien vrai que, cette fois, pour lui, c’est fini… L’artiste est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 8 janvier 2016.
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Michel Sardou en 2011

26 janvier 1947 : Naissance, à Paris, du chanteur français Michel SARDOU. Né dans une famille d’artistes, il est le fils de Jackie Rolin et de Fernand Sardou. Depuis le début des années 1970, Michel Sardou est une des vedettes les plus populaires de France. Ses succès se comptent par dizaines : « Les Ricains », « Petit », « Les bals populaires », « J’habite en France », « Le rire du sergent », « Un enfant », « Le surveillant général », « La maladie d’amour », « Les vieux mariés », « Une fille aux yeux clairs », « Un accident », « Le France », « Je vais t’aimer », « J’accuse », « Dix ans plus tôt », « La java de Broadway », « En chantant », « Les lacs du Connemara », « Musulmanes », « Etre une femme », « Vladimir Ilitch », « Chanteur de jazz », etc. Dans les années 1990, la carrière de Sardou commence à décliner un peu et ses grands succès se font plus rares. L’artiste en profite pour se consacrer au théâtre avec un certain brio. En 2010, un album sur lequel figure une nouvelle version d' »Etre une femme », lui rend une popularité qu’il n’a peut-être jamais vraiment perdue. Fin 2012, Michel Sardou publie « Les grands moments », une double compilation où se trouvent ses « tubes » de toujours dont certains ont été réenregistrés pour l’occasion. Une tournée de spectacles avec ses plus grands succès est alors présentée parallèlement. Après une longue pause qui pouvait faire croire à un arrêt définitif, Michel Sardou déclare, à la fin 2016, qu’il remontera sur scène à l’été 2017 pour se produire dans des festivals avant une rentrée parisienne. Le titre choisi pour cette nouvelle tournée est « La dernière danse ». Pour en savoir plus, CLIQUEZ ICI.
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Pochette du disque sorti en 1978 (c) José Ferré

26 janvier 1947 : Naissance, à Saint-Brieuc, de l’acteur français Patrick DEWAERE sous le nom de Patrick Jean-Marie Henri Bourdeaux. Surtout connu pour ses rôles de personnages abrupts et un peu « paumés » dans de nombreux films, Patrick Dewaere nourrissait aussi une passion pour la musique et la chanson. En 1971, il compose une mélodie qu’il interprète en duo avec Françoise Hardy: « T’es pas poli ». Et, sept ans plus tard, il enregistre un 45 tours produit par Yves Simon. S’y trouvent deux chansons de sa composition: « L’autre » et « Le policier ». En 2006, 24 ans après sa mort, huit chansons inédites composées et interprétées par l’acteur sont éditées sur un CD accompagnant sa biographie écrite par sa mère. Ce sont des problèmes d’ordre sentimental qui amènent Patrick Dewaere à mettre fin à ses jours le 16 juillet 1982 à 35 ans.

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Alec Mansion en 1982

26 janvier 1958 : Naissance, à Bruges, du chanteur belge Alec MANSION. Au début des années 1980, il enregistre quelques 45 et 33 tours qui connaissent un beau succès dans son pays natal: « En volant », « Falbala », « Trop triste » ou « Dans l’eau de Nice ». Mais c’est avec ses deux frères, Hubert et Benoît, qu’il va connaître un « tube planétaire » en 1987 sous le nom de « Léopold Nord et Vous »: « C’est l’amour ». Toujours avides d’expériences nouvelles, les trois frères vont ensuite enregistrer d’autres succès moins forts sous d’autres noms: « Les Chéris » (« On en a marre ») ou « Les Frères Mansion » (« Les travaux de la ferme »). Alec Mansion poursuit son chemin artistique d’abord sous le nom de « Léopold Nord » puis sous son vrai nom. Il connaît encore de bons succès en Belgique en 2001 avec « Cette femme est un héros » et, en 2002, avec « Deux lits deux maisons ». Quelques années plus tard, Alec rencontre Jean-Pierre Mader au cours d’une tournée avec les idoles des années 1980. Avec l’interprète de « Macumba », il compose et enregistre une chanson symbolique qui devient un hit en Belgique et ailleurs : « Bruxelles Toulouse » en 2009. Un album de chansons nouvelles interprétées en duo avec les stars des années 1980 est commercialisé: on y retrouve des artistes comme Désireless par exemple. En 2014, Alec Mansion réalise son vieux rêve de créer une comédie musicale sur le thème des jeunes chanteurs pleins d’espoir: « Hopes ». Ce travail se concrétise à la fin de l’année 2015 par quelques représentations sur scène prévues à Bruxelles. Mais les attentats parisiens du 13 novembre 2015 et la menace terroriste qui paralyse ensuite la Belgique empêchent ces prestations qui sont reportées au mois d’avril 2016.
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26 janvier 1973 : Naissance, à Paris, de l’acteur français Melvil POUPAUD. Il a tourné dans de nombreux films depuis ses débuts à l’âge de onze ans. Et il a aussi été musicien dans le groupe FFF (Fédération Française de Funk) qu’il fonda avec son frère Yarol le temps de 2 albums. En 2002, Melvil Poupaud a sorti un album intéressant, « Un simple appareil », qui, il faut bien le dire, ne connut qu’un succès d’estime.
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Tina Arena en 2002

Tina Arena en 2002

26 janvier 2002 : Dans son émission « C’est show » sur la chaîne télé publique France 2, Patrick Sébastien accueille ce samedi soir des artistes comme Tina Arena, Nuttea et Dick Rivers au côté des célèbres humoristes du moment. Dans la foulée, en fin de soirée sur la même chaîne de télévision, Thierry Ardisson accueille Lââm dans son talk-show « Tout le monde en parle« .
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TAL en 2013 – Pochette album

26 janvier 2013 : A Cannes (F), les NRJ Music Awards récompensent SHY’M comme artiste féminine francophone, M. POKORA comme artiste masculin francophone, TAL révélation francophone et SEXION D’ASSAUT groupe francophone de 2012. La chanson francophone récompensée a pour titre ‘Avant qu’elle parte’ et est interprétée par Sexion d’Assaut. Quant aux NRJ Music Awards d’honneur, ils sont attribués à Johnny HALLYDAY et à Patrick BRUEL.
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26 janvier 2017 : La cérémonie de remise des D6bels Music Awards récompense la scène musicale de la Belgique francophone à Liège. Chaque lauréat de cette deuxième édition se voit remettre, des mains d’une personnalité, le trophée réalisé par le maître verrier Bernard Tirtiaux. Le chanteur montois SAULE et le rappeur d’origine congolaise BALOJI sont les deux artistes s’exprimant en français primés au cours de cette soirée où la langue anglaise était à nouveau omniprésente dans les oeuvres sélectionnées. SAULE obtient la reconnaissance du public de la radio généraliste de la RTBF: Vivacité. Quant à BALOJI, il doit son « award » à son clip vidéo illustrant la chanson « Spoiler ». Parmi les autres productions en français qui pouvaient prétendre à une distinction, il y avait celles de Nicolas Michaux, Françoiz Breut (réalisée en Belgique), Gaëtan Streel et Delta. Il faut relever qu’en région Wallonie-Bruxelles, dont la langue officielle est pourtant le français, 90 à 95% des artistes et groupes musicaux préfèrent s’exprimer en anglais avec le soutien inconditionnel des médias, même publics. Et ce aussi avec la bénédiction des instances officielles ayant notamment la culture dans leurs attributions.

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Adamo Décibel Music Award d’honneur en 2018

26 janvier 2018 : Les D6bels Music Awards sont remis à Liège. Récompensant les artistes de la scène musicale belge francophone, ils sont décernés à quatre artistes francophones parmi les douze lauréats. Sont ainsi primés : Roméo ELVIS pour le meilleur album et le meilleur artiste hip hop, CABALLERO & JEANJASS comme meilleur groupe musical, DELTA pour la meilleure chanson française et BALOJI pour le meilleur concert. Enfin, Salvatore ADAMO reçoit un prix d’honneur récompensant sa carrière.
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Michel Legrand en 2015

26 janvier 2019 : Décès, à Paris, du compositeur, chanteur et musicien français Michel LEGRAND à l’âge de 86 ans. Il voit le jour le 24 février 1932 à Bécon-les-Bruyères et il est un enfant de la balle né de l’union du compositeur Raymond Legrand et de Marcelle Der Mikaëlian, sœur du chef d’orchestre Jacques Hélian. Il est aussi, plus tard, le frère de la chanteuse de jazz Christiane Legrand. Michel Legrand étudie d’abord le piano au Conservatoire de Paris de 1942 à 1949. Il se passionne ensuite pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie. A 19 ans, il écrit déjà des arrangements pour l’orchestre de son père et ce dernier lui fait découvrir la chanson de variétés. Comme arrangeur, il travaille alors pour des artistes comme Henri Salvador, Catherine Sauvage ou Maurice Chevalier. En 1954, l’album « I Love Paris » se vend à huit millions d’exemplaires dans le monde et surtout aux Etats-Unis. Il reprend des grandes chansons françaises adaptées au jazz par Michel Legrand lui-même. Dans la seconde moitié des années 1950, le compositeur prend conscience de l’importance de la musique au cinéma. Les réalisateurs de la « nouvelle vague » française sont séduits par sa musique qui illustre des films d’Agnès Varda et de Jean-Luc Godard. Mais c’est surtout avec Jacques Demy que l’osmose est parfaite et Michel signe ainsi la musique des comédies musicales « Lola »(1961), « Les parapluies de Cherbourg » (1964), « Les demoiselles de Rochefort » (1967) et « Peau d’âne » (1970).

Installé aux Etats-Unis en 1966, il compose alors les musiques d’un bon nombre de films à succès comme « L’affaire Thomas Crown » avec « Les Moulins de mon coeur » qui reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale à Hollywood. Cette dernière chanson devient d’ailleurs un classique de la chanson française interprété par Michel Legrand mais aussi repris par une multitude d’artistes.

Parallèlement à sa carrière de compositeur et d’arrangeur, Michel Legrand se lance aussi dans la chanson avec succès. Au début des années 1960, son tandem avec Claude Nougaro donne naissance à quelques succès de ce dernier: « Le cinéma », « Les Don Juan » ou « La chanson ». Puis, il interprète notamment « Quand ça balance », « La valse des lilas », « 1789 », « Où vont les ballons », ou encore « Quand on s’aime » en duo avec Nana Mouskouri. Au début des années 1970, il signe et chante même la bande originale de la série télé animée « Oum le dauphin »: un souvenir impérissable pour des milliers d’enfants de l’époque.

Pour ses cinquante ans de carrière en 2009, il livre trois concerts en la salle Pleyel à Paris. Fin 2011, Michel Legrand est à la base de la création d’un très beau disque de Noël enregistré par divers artistes francophones et anglo-saxons. On y retrouve Emilie Simon, Renan Luce, Coeur de Pirate, Carla Bruni, Olivia Ruiz et M mais aussi Mika, Iggy Pop ou Jamie Cullum. En 2015, l’album « Michel Legrand & ses amis » est commercialisé. Sur ce disque, le compositeur et interprète partage ses grands succès et un inédit avec une pléiade d’artistes français dont Maurane, Charles Aznavour, Muriel Robin, Laurent Gerra, Brigitte, Thomas Dutronc, Hélène Ségara, Christophe Willem ou encore Brigitte. Fin 2015, Michel Legrand travaille avec le jeune artiste français Vincent Niclo et, ensemble, ils composent un spectacle qu’ils présentent début 2016 à Paris. A la fin de l’année 2017, le compositeur se rend à Charleroi, en Belgique, où est mise en scène et présentée une version « comédie musicale » du film « Les parapluies de Cherbourg ».
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8 NOVEMBRE

En 1987

8 novembre 1935 : Naissance, à Sceaux, de l’acteur franco-suisse Alain DELON. Son père, tenancier d’un cinéma, et sa mère, pharmacienne, divorcent quand le petit Alain a quatre ans. Alain est placé dans une famille d’accueil et est envoyé en pension d’où il est expulsé à plusieurs reprises. Alors que, sur les conseils de son beau-père qui est dans la profession, il se destine à devenir charcutier, il a quatorze ans lorsqu’il a l’opportunité de jouer dans un court-métrage tourné par un ami. Trois ans plus tard, il anticipe son service militaire qu’il effectue dans la marine en Indochine en pleine guerre. Lorsqu’il revient en France en 1956, il s’installe à Paris dans les quartiers des Halles et de Montmartre où il côtoie la pègre. Alors qu’il est de passage à Saint-Germain-des-Prés, il croise le comédien Jean-Claude Brialy qui l’invite au festival de Cannes. Il effectue un bout d’essai pour un film et se fait engager sur le champ. Il obtient ainsi un petit rôle dans le film « Quand la femme s’en mêle » d’Yves Allégret. En 1958, il fait la connaissance de l’actrice Romy Schneider avec qui il se fiance quelques mois plus tard. Dans les années 1960, sa carrière cinématographique va prendre un essor fulgurant avec des films à succès comme « Rocco et ses frères », « Le Guépard », « Mélodie en sous-sol », « La piscine », « Le Samouraï », « Borsalino », « Monsieur Klein », etc. Du bout des lèvres, Alain Delon s’intéresse à la chanson en enregistrant de temps en temps un disque pour se faire plaisir. Son succès le plus célèbre reste sans doute le duo qu’il interpréte avec Dalida en 1973: « Paroles paroles ». En terme de popularité, ce 45 tours est sans doute suivi par celui qui permet à Alain Delon de chanter sur une mélodie de Romano Musumara en 1987: « Comme au cinéma ». Et, parmi les autres expériences chantées en français d’Alain Delon, on peut encore citer le titre « Laetitia » qui fait partie de la bande originale du film « Les Aventuriers » en 1967. En 1996, au cours d’une émission de la télévision française présentée par Michel Drucker, Alain Delon accepte de rechanter « Paroles paroles » aux côtés de Céline Dion. La vidéo de ce duo est visible ci-dessous.

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Guy Mattéoni en 1974

Guy Mattéoni en 1974

8 novembre 1945 : Naissance, à Marseille, du compositeur, arrangeur, chef d’orchestre et interprète français Guy MATTEONI. Né dans le quartier de “La belle de mai”, le jeune prodige suit des études de piano classique et d’harmonie au conservatoire de musique de Marseille. Et, à 18 ans, il fait partie d’une formation appelée « Les Ambitieux » qui enregistre, en 1965, un 45 tours de quatre titres dont « Danse danse encore » et « C’est pas vrai ». Avec les mêmes musiciens (Jean Fredenucci, Claude Olmos, François Paoli et Michel Donat), il fonde ensuite le groupe “Les 5 gentlemen” qui se classe au sommet des ventes de disques avec le titre “Dis-nous Dylan” en 1967.

En 1966 et 1967, le band enregistre une demi-douzaine de disques et le succès est au rendez-vous en France, en Belgique, en Suisse mais aussi en Italie et en Allemagne. Après avoir créé un autre groupe, « Darwin’s Theory », les copains se retrouvent, toujours sous le nom de « 5 Gentlemen », à accompagner le chanteur Peter Holm pour l’enregistrement de son « tube » international « Monia » en 1968. Au début des années 1970, Guy Mattéoni devient l’assistant du compositeur de musiques de films français Michel Magne. Puis, il se lance seul dans une carrière d’orchestrateur et arrangeur pour un grand nombre d’artistes français qui débutent. Avec la complicité du directeur artistique Jean-Jacques Souplet et de l’ingénieur du son Bernard Estardy, il est ainsi celui qui réalise les orchestrations des premiers succès de Gérard Lenorman (« Il » en 1971), Dave (« Vanina » en 1974) ou Francis Cabrel (« Les murs de poussière » en 1977). Il accompagne d’ailleurs ces artistes comme chef d’orchestre sur scène. Parallèlement à ces activités « de l’ombre », il enregistre quelques chansons dont « Je roule vers toi » qui connaît un léger succès en 1974. En 1979, il compose avec Eric Charden le « tube » de ce dernier: « L’été s’ra chaud ». Puis, il joue du piano sur quelques disques instrumentaux dont « Le piano sous la pluie » qui remporte un certain succès en 1981. En tant qu’arrangeur, il travaille alors avec des artistes comme Michèle Torr, Dalida, Michel Sardou et Richard Anthony entre autres. En 1982, il est aussi l’orchestrateur des premiers disques de Céline Dion: « D’amour ou d’amitié » et « Mon ami m’a quitté » notamment. Six ans plus tard, il est également derrière le succès du groupe « Début de Soirée »: « Nuit de folie ». En 1989, il signe la chanson qui représente la France au concours Eurovision de la Chanson, « J’ai volé la vie », qui est interprétée par la très jeune Belge Nathalie Pâque. A la fin des années 1990, il réalise un album pour la chanteuse française Chantal Eden et il devient le chef d’orchestre de Pierre Bachelet jusqu’à son décès en 2005. Quelques mois plus tard, Guy Mattéoni devient le directeur musical des spectacles nostalgiques de la tournée « Age tendre et tête de bois ». Impliqué dans la vie de sa commune, Guy Mattéoni est conseiller municipal à Marignane près de Marseille où il est responsable de la culture et des animations.

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Hervé Cristiani en 1982

8 novembre 1947 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Hervé CRISTIANI. Très jeune, il est influencé par le blues et le rock du début des années 1960. Son adolescence est bercée par les courants musicaux distillés par Ray Charles ou Aretha Franklin. Et il n’est pas vraiment fasciné par la chanson francophone de la même époque qui, souvent d’ailleurs, est constituée de succès anglo-saxons adaptés ou maladroitement traduits en français. Au collège des Jésuites, il n’est pas parmi les meilleurs élèves. Il apprend la guitare et en joue très bien, ce qui lui permet de se produire de temps en temps à l’American Center de Paris où il figure aux côtés d’autres inconnus comme Marcel Dadi, Bill Deraime ou Maxime Le Forestier par exemple. A seize ans, Hervé fréquente le petit conservatoire de Mireille dans le but, aussi, d’apprendre à écrire et à interpréter des chansons. Grâce à la chanteuse, il va avoir l’occasion d’enregister un premier 45-tours et d’obtenir un premier passage à la télé française et à la radio. Un second disque est commercialisé peu après: il s’agit d’un duo interprété avec Dick Annegarn qui a pour titre « La femme fleur ». Il sort un premier album en 1975 qui a pour titre « Au pays de mélodie ». Un des titres de l’opus est souvent programmé par la station française Europe 1: « Les étoiles noires ».

Alors que tout est en place pour que la carrrière d’Hervé Cristiani démarre bien, le deuxième album, « Campanules » (1976), ne récolte qu’une écoute confidentielle réservée aux professionnels du secteur. Sa maison de disques du moment décide de ne pas le suivre plus loin et c’est sous un nouveau label que sort, en 1979, l’album « Récréation » qui lui permet d’entamer des tournées de concerts en compagnie de Francis Cabrel qui, à ce moment, cartonne partout avec « Je l’aime à mourir ». Dans ses spectacles, une chanson particulière semble retenir l’attention du public qui la fredonne rapidement: « Il est libre Max ». Ce succès populaire spontané permet à l’artiste d’imposer cette chanson qui donne son titre à l’album suivant qui est chez les disquaires en 1981. Deux ans plus tard, Cristiani enregistre son cinquième album sur lequel se trouvent des chansons comme « Salve Regina » et « Ma claque ». Après cela, l’artiste ralentit sa production discographique à un 45 tours par an et le succès n’est plus au rendez-vous. En 1989, il se lance dans la chanson pédagogique en enregistrant « Mutiplicato », une mélodie facilitant l’usage par les enfants de la table de multiplication. Il obtient ainsi le prix du disque pour enfants de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français. En 1990, Hervé Cristiani revient à la chanson pour adultes et sort l’album le plus abouti de sa carrière: Antinoüs. A cause de la faillite de la maison de disques, l’album n’est pas promotionné correctement et ne se vend qu’à très peu d’exemplaires. Un an après, le chanteur récidive en matière de disque pédagogique avec, cette fois, « L’alphabet en chansons » et « Bébé chante ». En 1992, il devient le réalisateur, pour la télévision française, de deux films musicaux consacrés au tennis et à ses champions de l’époque. Les années 1990 vont être celles de la réalisation de clips publicitaires et de l’écriture de chansons qui doivent encore mûrir avant de sortir. En 2002, Hervé Cristiani se met à l’écriture d’un livre consacré à Max, le héros de « Il est libre Max », la chanson qui lui colle éternellement à la peau. Doté d’une personnalité hors du commun, l’artiste va décider, en 2007, de réaliser treize versions nouvelles et différentes de la chanson « Il est libre Max » qui voyage du côté du rap, du reggae du jazz ou du hard rock. Un an plus tard, il se décide à enregistrer les quatorze chansons qui ont mûri depuis une quinzaine d’années et il les réunit sur un album intitulé « Paix à nos os ». A la faveur d’émissions télévisées nostalgiques des années 1980, il fait encore quelques apparitions au début des années 2010. Hervé Cristiani décède le mercredi 16 juillet 2014 à Paris. L’artiste succombe à un cancer des cordes vocales.
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En 2006

8 novembre 1959 : Naissance, à Nancy, du chanteur et acteur français Tom NOVEMBRE, sous le vrai nom de Jean Thomas Couture. Il est le frère cadet de l’artiste pluridisciplinaire Charlélie Couture qui est également chanteur. Leur père est antiquaire et leur mère professeur de français. Diplômé, comme son père, de l’école des Beaux-Arts, Jean Thomas entame une carrière de chanteur en 1980 après avoir fait quelques apparitions au théâtre. Il a d’ailleurs toujours exercé cette activité parallèlement à la chanson. En mai 1982, il participe au Printemps de Bourges où il est sacré révélation. Pour son anniversaire, en novembre 1982, il sort son premier album: « Version pour doublage ».

Sa voix chaude et imposante de même que son côté dandy vont séduire un public particulier qui va aussi acheter ses disques suivants comme « Toile cirée » (1983) et « L’insecte » (1985). Par la suite, Tom Novembre va se faire plus rare dans les studios d’enregistrement qu’il va délaisser pour les plateaux de cinéma et de télévision comme celui de « Caméra Café » par exemple. En 2002, il revient à la chanson avec l’album « Bande de pions » et, en 2006, il rend hommage à Bourvil en reprenant ses chansons dans l’album « André ».
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Mickaël Miro en 2011

8 novembre 1978 : Naissance, à Roanne, de l’auteur-compositeur-interprète français Mickaël MIRO sous le nom de Mickaël Cohen. Après une enfance et une adolescence plutôt classiques, il tente des études de droit mais celles-ci ne sont pas trop en accord avec ses passions malgré le fait qu’il décroche quand même une maîtrise en droit des affaires en 2001. Car, depuis longtemps, celles-ci se trouvent du côté de la musique et de sa guitare. Il compose des chansons qu’il commence à faire entendre au public des bars locaux et régionaux. Il se forge un petit succès sous le nom de Mickaël Miro, en hommage à son grand-père décédé. Il tente alors, en 2007, de rejoindre un groupe qui a pour nom « Les Marguerites contre Alzheimer » et il enregistre avec lui la chanson « J’y étais pas » avant d’effectuer une tournée. Mais, rien n’y fait et il décide finalement de chanter seul. Il commence ainsi à se produire sur des scènes parisiennes comme le Sentier des Halles et le Réservoir puis la Scène Bastille. Fin 2008, il chante en lever de rideau du groupe Anesa à la Boule Noire à Paris. D’une manière très étonnante, il lui est proposé d’assurer la première partie d’un concert de Zazie à Londres puis de Calogero à Lille en 2010. Au niveau des ses influences musicales, Mickaël se dit de l’école BCBG comme Balavoine-Cabrel-Berger-Goldman. Parmi les chansons qu’il a écrites, il y en a une que le public apprécie particulièrement et qui parle du temps qui passe par l’intermédiaire de sms reçus sur son téléphone portable. Elle a pour titre « L’horloge tourne » et, postée sur internet, la vidéo devient très vite virale. Le label discographique Mercury découvre la pépite et fait signer un contrat à son auteur, compositeur et interprète. La chanson est l’un des grands succès francophones du début de l’année 2011 et elle est reprise sur le premier album de l’artiste intitulé « Juste comme ça ». Fort de ce succès pourtant naissant, Mickaël est invité par Chimène Badi à partager la chanson « Là-bas » et il participe aussi à l’album de duos d’Enrico Macias pour « Le Mendiant de l’amour ». Ces deux titres sont ajoutés au listing du deuxième album de Mickaël, « Le Temps des Sourires » qui paraît en mars 2013 et qui comprend également son nouveau simple « La Vie simplement ». En 2015, Mickaël enregistre les chansons du disque de la comédie musicale Marie-Antoinette et le Chevalier de Maison-Rouge signée Didier Barbelivien et dans laquelle il interprète le rôle de Maurice Lindet. Les premières représentations sont prévues pour l’automne 2016 puis pour 2017 avant que le projet ne soit à nouveau postposé. Depuis 2016, Mickaël fait partie d’un groupe de DJ-électro qu’il a fondé avec trois amis : « The Parakit » dont le répertoire est en anglais. Et, aussi, il devient le manager d’une nouvelle star de la chanson francophone : Slimane.
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Jean Marais en 1988 – Photo (c) Gérard Dufraigne

8 novembre 1998 : Décès, à Cannes, de l’acteur, metteur en scène, écrivain, peintre, sculpteur et, à l’occasion, chanteur français Jean MARAIS. Jean Alfred Villain-Marais, dit Jean Marais, est né le 11 décembre 1913 à Cherbourg. Quatre ans après sa naissance, sa mère décide de se séparer de son père et emmène le petit Jean avec son frère à Paris. Alors que sa mère, kleptomane, est absente en raison de fréquents séjours en prison, il est scolarisé au lycée Condorcet et ne reverra plus son père avant 40 ans. Adolescent, il s’intéresse au cinéma et, à l’âge de 20 ans, il se fait engager comme figurant. Persévérant, il veut accéder au Conservatoire mais il échoue à l’examen d’entrée. Il aboutit alors au Théâtre de l’Atelier où il étudie et joue des pièces classiques. En 1937, au cours d’une audition, il rencontre l’auteur et cinéaste Jean Cocteau qui devient son amant et qui l’aide vraiment à devenir acteur. Son premier rôle est muet car sa voix est peu convaincante. Mais, comme Cocteau lui écrit une pièce sur mesure, il connaît son premier succès théâtral en 1938 dans « Les parents terribles ». De la même manière, l’auteur écrit pour lui « La Belle et la Bête », un film auquel personne ne croit et qui est pourtant l’un des grands succès de l’après-guerre. D’autres longs métrages viennent ensuite asseoir le succès de Jean Marais comme « Orphée » (1949), « Le Comte de Monte Cristo » (1954), « Le Bossu » (1959), « Le Capitaine Fracasse » (1961) et « Fantômas » (de 1964 à 1966). Il décide alors de ne plus faire de cinéma pour se consacrer entièrement au théâtre mais il apparaît encore une fois au grand écran en 1970 aux côtés de Catherine Deneuve dans « Peau d’âne » de Jacques Demy. Au fil du temps, il se retire dans les Alpes Maritimes où il pratique la poterie et la sculpture. Pour compléter sa palette artistique, Jean Marais tente aussi la chanson avec l’enregistrement de quatre disques 45 tours. Il y a « Je l’ai perdue » (1965), « Mal de dents mal d’amour » (1965), « Depuis que tu es partie » (1966), un disque de Noël et bonne année en 1966 et puis, en 1988, « Je n’oublie rien », un texte signé Gilbert Sinoué et délivré sur une mélodie composée par François Valéry. Jean Marais meurt à Cannes le 8 novembre 1998. Il repose dans le petit cimetière de Vallauris, la ville où il a vécu ses dernières années.
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16 SEPTEMBRE

MOULOUDJI en 1985

16 septembre 1922 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur, interprète, acteur et peintre français Marcel MOULOUDJI. Son père est d’origine algérienne kabyle et sa mère bretonne. L’enfance de Marcel n’est pas simple: lorsqu’il a dix ans, sa maman est internée pour troubles mentaux et son papa, analphabète, a des difficultés à élever ses deux fils avec peu de moyens. Adolescent, Marcel fréquente avec son frère un mouvement de jeunesse de gauche: les Faucons rouges. De rencontres en rencontres, il a treize ans lorsqu’il est remarqué par le comédien Jean-Louis Barrault qui recherche un enfant pour l’un de ses spectacles. Il est alors hébergé par Barrault et il entre de plein pied dans la vie artistique parisienne. Mouloudji fait ainsi ses premiers pas au cinéma en 1936 dans « La guerre des gosses ». Les années de guerre sont des moments pendant lesquels Mouloudji se cache en fréquentant toutefois des personnalités comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Une fois le conflit terminé, il participe à la renaissance de Paris et du quartier de Saint-Germain-des-Prés. Il découvre les textes de Boris Vian et de Jacques Prévert qu’il se met à chanter dans les cabarets en vue. Mais il est aussi demandé au cinéma et tourne quelques films avant de connaître un premier succès discographique avec « La complainte des infidèles » en 1951. Le découvreur de talents Jacques Canetti le remarque à ce moment et lui fait enregistrer la chanson « Comme un p’tit coquelicot » qui deviendra l’une des mélodies les plus importantes de la chanson française.

La chanson sera couronnée par le Grand-Prix du Disque en 1953 et par le Prix de l’Académie Charles-Cros. En 1954, Mouloudji amplifie son succès grâce à « Un jour tu verras », autre mélodie inoubliable de la chanson française. Pendant les années 1960, Mouloudji va un peu s’effacer devant la vague des chanteurs « yé-yé » mais il ne va jamais raccrocher. En 1970, il est à l’affiche d’une comédie musicale qui se joue au théâtre parisien de la Porte Saint-Martin: « La neige en été ». Il y joue aux côtés de Nicole Croisille et Régine. En 1973, à la faveur de quelques passages dans des émissions télévisées populaires comme celles de Guy Lux, il connaît un certain succès avec des chansons comme « Tout fout l’camp » ou « Faut vivre ». Il effectue aussi de nombreux concerts un peu partout dans les pays francophones. Au cours de la décennie 1980, Mouloudji enregistre encore des disques qui n’ont que très peu d’écho auprès des médias et, discrètement, il se retire de la chanson pour se consacrer de plus en plus à l’écriture et à la peinture. En 1987 toutefois, il revient avec ses chansons et ses succès sur la scène de l’Elysée Montmartre à Paris. Cinq ans plus tard, il souffre d’une pleurésie qui a pour effet de lui faire perdre partiellement sa voix. Mais il continue cependant à faire des spectacles comme, en mars 1994, lors du festival « Chorus des Hauts-de-Seine » en région parisienne. Contre toute attente, il décède à Neuilly-sur-Seine le 14 juin 1994. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
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George Chakiris dans les années 1970

16 septembre 1934 : Naissance, à Norwood (Ohio), de l’acteur, danseur et chanteur américain George CHAKIRIS. Ses premières activités artistiques le poussent très jeune vers la danse. Alors qu’il a 22 ans, il se fait remarquer par Jerome Robbins qui est le metteur en scène et chorégraphe de West Side Story dans un théâtre de Londres. Il y est engagé pour y jouer le rôle de Riff. Quelques années plus tard, lorsqu’il est question de porter le spectacle au cinéma, George Chakiris se présente au casting afin d’obtenir le même role mais il ne réalise pas ses ambitions tout en obtenant quand même le rôle de Bernardo. Ce rôle le fait passer du stade de comédien-danseur débutant à celui de nouvelle idole du cinéma américain. Mais le cinéma va le décevoir et, plus tard, il se tourne vers quelques rôles dans des séries télévisées. Enfin, à la fin des années 1970, il tente l’expérience de la chanson en France et dans la langue de Molière. Il s’adjoint la collaboration de musiciens et auteurs de variétés comme Pierre Bachelet et Didier Barbelivien avec qui il obtient de grands succès populaires: « Mon pays c’est le soleil », « Carte postale », « Le soleil italien », « Je t’emmène en tango » ou « La chanson de Bernardo ».

Après cette courte parenthèse chantée, il revient au théâtre dans les années 1990 à Los Angeles puis à Londres. Aux dernières nouvelles, George Chakiris se consacrerait désormais à la joaillerie.
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Maria Callas en 1958 - Photo (c) Houston Rogers

Maria Callas en 1958 – Photo (c) Houston Rogers

16 septembre 1977 : Décès, à Paris, de la cantatrice grecque Maria CALLAS victime d’une insuffisance cardiaque. Elle naît à New York le 2 décembre 1923 sous le véritable patronyme de Sophie Cecilia Kalos. Son père est pharmacien et sa mère fille d’un colonel. Si la petite fille voit le jour à New York, c’est parce que ses parents, qui vivaient jusque là en Grèce, éprouvent des difficultés conjugales et décident de quitter la Grèce en espérant connaître des jours meilleurs aux Etats-Unis. Lorsque naît Sophie Cecilia, sa mère est extrêmement déçue que ce ne soit pas le garçon qu’elle espérait pour combler le vide laissé par le fils décédé un an plus tôt d’une méningite. De plus en plus mécontente de son couple, la mère finit par reporter toute son affection sur la petite dernière et sera largement à la base de la carrière artistique qu’elle va mener. Enfant, Sophie Cécilia apparaît intelligente et assidue et son comportement scolaire est brillant. Lorsque sa soeur achète un phonographe, la musique entre dans la maison sous diverses formes et, notamment, classique avec l’opéra. Les deux filles chantonnent alors souvent et il est bientôt question d’acheter un piano et de se payer quelques leçons à domicile. A partir de huit ans, la petite fille commence à posséder une voix remarquable et elle ne se fait pas prier dès qu’il y a une occasion d’être appréciée par un public, fut-il très restreint. L’une de ses chansons préférées est alors « La paloma ». En 1934, la jeune fille remporte un concours radiophonique et gagne une montre. Trois ans plus tard, ses parents se séparent et la mère reprend le chemin de la Grèce avec ses deux filles. Et c’est à Athènes que la future Maria Callas prend ses premiers cours de chant en 1937 avant d’intégrer le Conservatoire de la capitale grecque deux ans plus tard. Pendant les années de guerre, les seconds rôles qu’elle décroche à l’Opéra national de Grèce lui permettent de subvenir aux besoins de sa mère et de sa soeur. Le pays est alors occupé par les Italiens et les Allemands et la mère de Maria a pour amant un colonel italien. Il n’en faut pas plus pour qu’elle oblige sa fille à chanter pour les occupants, ce qui représente quelques avantages pécuniaires en ces temps difficiles. Mais, dans le même temps, son talent vocal est de plus en plus apprécié comme un don exceptionnel. A la libération, Callas se produit un peu partout en Grèce: elle apparaît dans sept opéras différents et donne 20 récitals. Mais sa mère est alors soupçonnée de collaboration avec l’occupant. Maria est exclue de l’opéra d’Athènes et elle perd la bourse du Conservatoire pour avoir trop chanté pour les ennemis. Elle décide de retourner aux États-Unis le 14 septembre 1945 pour renouer avec son père. Elle rompt avec sa mère qu’elle considère comme celle qui a exploité et monnayé ses talents avec les occupants. Trois mois plus tard, elle passe une audition devant le directeur du Metropolitan Opera, Edward Johnson, et elle est admise avec la mention « Voix exceptionnelle: doit être entendue rapidement sur une scène ». Malheureusement, d’audition en audition, la cantatrice doit déchanter et elle finit par se produire dans des restaurants. Elle quitte alors les Etats-Unis pour tenter sa chance en Italie, pays de l’opéra. Elle y rencontre un riche industriel, 30 ans plus âgé qu’elle, qui décide de l’aider dans sa carrière artistique. Elle l’épouse en 1949 et il est aussi son mentor et son impresario jusqu’en 1959, année de leur divorce. Elle devient entre-temps une grande vedette de l’opéra qui chante en Italie, à la Scala de Milan, en Grande-Bretagne, au Covent Garden de Londres, et aux Etats-Unis pour des cachets mirobolants. Les magazines s’intéressent à ce moment autant à sa vie privée qu’à ses prestations scéniques. C’est à cette époque qu’elle rencontre Aristote Onassis, armateur grec milliardaire, dont elle devient la maîtresse. La Diva quitte alors le chemin des théâtres pour profiter de la jet set avec son amant. Elle s’installe à Paris en 1961. La cantatrice effectue sa dernière apparition sur scène au Covent Garden de Londres dans un opéra, « La Tosca », le 5 juillet 1965. En 1966, alors qu’Onassis succombe aux charmes de l’ex-first lady américaine Jackie Kennedy, Maria Callas se rend à l’amabassade des Etats-Unis à Paris pour renoncer officiellement à la nationalité américaine. Elle redevient grecque pour profiter d’une loi qui annule un mariage non célébré selon les rites orthodoxes afin d’officialiser sa relation avec Onassis. Mais ce dernier épouse Jackie Kennedy sur l’île de Skorpios le 20 octobre 1968. Malgré cette énorme déception sentimentale, la cantatrice reste fidèle à Onassis et est auprès de lui dans ses derniers moments de vie en 1975. En 1969, le cinéaste Pier Paolo Pasolini tourne Médée, un film non-musical avec Callas dans le rôle-titre. Le film n’est pas un succès commercial mais c’est le seul document sur Callas, actrice de cinéma. En 1973, le ténor Giuseppe Di Stefano, avec qui elle a une liaison, lui propose de faire à ses côtés une tournée de récitals afin de financer le traitement médical de sa fille. Ils chantent dans toute l’Europe, aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon où a lieu la dernière prestation publique de Maria Callas le 11 novembre 1974 à Sapporo. Après ça, elle se retire dans son appartement parisien où elle se replie dans la solitude suite au décès d’Onassis en 1975. Elle tente à plusieurs reprises de se suicider. Le 16 septembre 1977, elle meurt d’une embolie pulmonaire à l’âge de 53 ans. Maria Callas est incinérée au cimetière parisien du Père-Lachaise où une plaque lui rend hommage au colombarium depuis que ses cendres ont été dispersées en mer Egée en 1980.

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Une des rares photos de Bernard Estardy dans son studio d'enregistrement parisien

Une des rares photos de Bernard Estardy dans son studio d’enregistrement parisien

16 septembre 2006 : Décès, à Paris, du musicien, producteur, ingénieur du son et arrangeur français Bernard ESTARDY. Né le 19 septembre 1939 à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), il suit un cursus scolaire normal avant de se présenter à l’ESTP, l’Ecole Supérieure des Travaux Publics de Paris, où il se destine à être ingénieur civil. Mais sa passion pour la musique et sa maîtrise des claviers le pousse à devenir l’organiste d’un jeune chanteur français de blues-jazz au début des années 1960: Nino Ferrer. Il est aussi le bassiste du groupe qui accompagne Nancy Holloway sur scène aux côtés du guitariste Georges Chatelain. En 1966, avec Georges Chatelain et sa soeur Janine Bisson, Bernard Estardy crée le studio d’enregistrement CBE, les initiales de Chatelain, Bisson et Estardy. Un jeune interprète au talent prometteur va bien vite profiter de cette nouvelle infrastructure technique: Joe Dassin. Ses premiers succès confortent Bernard Estardy dans ses projets et le studio prend de l’ampleur. Gérard Manset y réalise ses deux premiers albums en 1968 et 1970. Alors que Joe Dassin prend l’habitude d’enregistrer ses disques chez CBE comme Nino Ferrer, d’autres artistes y viennent également comme Carlos par exemple mais aussi Sheila, Dalida ou encore Johnny Hallyday. Au début des années 1970, Claude François se tourne vers celui que l’on surnomme désormais « Le Baron » pour réaliser ses chansons comme « Le lundi au soleil », « Chanson populaire » ou « Le téléphone pleure ». C’est aussi Estardy qui est aux commandes lorsque Clo-Clo enregistre les fameux « Magnolias for ever » et « Alexandrie Alexandra » en 1977. Fin des années 1970, l’homme achète un chalet dans les Alpes où il installe un nouveau studio. Les artistes qui ont la chance d’y travailler trouvent l’endroit idyllique. Puis c’est Michel Sardou qui va connaître des années fastes grâce aux mixages de Bernard Estardy avec, entre 1981 et 1990, de nombreux albums et « tubes » dont « Les Lacs du Connemara » et « Vladimir Illitch ». Au début des années 1980, Estardy est à l’origine du grand retour gagnant d’Herbert Léonard dont il réalise l’album « Pour le plaisir ». Quelques mois plus tard, il est derrière les premiers succès de Pierre Bachelet : « Elle est d’ailleurs » et « Les corons » ainsi que « Louise » pour Gérard Berliner. En 1982, c’est aussi grâce à Bernard Estardy qu’un jeune chanteur italo-belge fait une percée fulgurante dans les hit-parade francophones: Claude Barzotti connaît son premier grand succès international avec la chanson « Madame » ré-arrangée par l’ingénieur du son français. En 1985, le tube de l’été, « Tout doucement » de Bibie, est aussi réalisé par notre homme. En 1987, c’est pour Jean Guidoni qu’il arrange la majorité des nouvelles chansons de son album « Tigre de porcelaine ». A la même époque, à la demande de Didier Barbelivien et de François Bernheim mais aussi de Gérard Depardieu qui produit son premier album, Bernard Estardy est à la base de la carrière de Patricia Kaas en enregistrant « Mademoiselle chante le blues ». Les années 1990 ne seront pas inactives pour Bernard Estardy malgré le fait que les enregistrements n’ont plus autant recours aux synthétiseurs et aux sonorités électroniques bien marquées de notre réalisateur. Parmi les titres sur lesquels il travaille, il y a notamment « Le Jerk » de Thierry Hazard ainsi que les tubes de Didier Barbelivien et Félix Gray comme « A toutes les filles ». Et, au début des années 2000, il se consacre encore et toujours à essayer de promouvoir de jeunes artistes comme Isabelle de Castro pour qui il n’aura finalement pas le temps de concrétiser ses espoirs puisque, le 16 septembre 2006, celui que l’on appelait aussi « Le Géant », pour sa stature imposante, s’éteint à Paris. Sa fille Julie reprend la direction du studio à ce moment-là et elle publie, en 2018, une biographie de 400 pages sur son père sous le titre « Le Géant » (chez Gonzaï Media).
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Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format - Centre de la Chanson de Paris

Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format – Centre de la Chanson de Paris

16 septembre 2015 : Décès, à Garches, de l’auteur, compositeur et interprète français Guy BEART à l’âge de 85 ans. Il naît le 16 juillet 1930 au Caire en Egypte sous le nom de Guy Béhar-Hasson. Son père est comptable pour une entreprise française et son travail l’oblige à beaucoup voyager. C’est ainsi que c’est finalement au Liban que Guy grandit jusqu’à ses 17 ans, âge où il décide de vivre à Paris. Il s’inscrit à l’école nationale de musique et y apprend notamment le violon et la mandoline. Mais il décroche aussi un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Malgré ce bagage intéressant, Guy Béart est toujours passionné par la musique et la chanson et, en 1954, il tente sa chance dans les cabarets de la Rive gauche à Paris. Il chante ainsi à « La colombe » ou au théâtre des Trois Baudets. Remarqué notamment pour sa chanson « Bal chez Temporel », il lui est proposé d’enregistrer un premier disque chez Philips en 1957. Celui-ci est couronné du Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros l’année suivante. C’est le début d’une carrière florissante pour celui qui n’aura de cesse de s’accompagner de son unique guitare, pied sur le tabouret. Les succès vont se multiplier: « L’eau vive », « Qu’on est bien », etc. Profitant de sa popularité grandissante, il écrit pour des artistes féminines comme Patachou, Zizi Jeanmaire ou Juliette Gréco. A la fin des années 1960, il devient l’animateur et le producteur d’une émission de la télévision française où il accueille des collègues artistes: « Bienvenue ». Sa carrière de chanteur se poursuit sur un mode majeur avec des succès comme « L’espérance folle » (repris par Line et Willy en 1972) ou « A Amsterdam » en 1976. Il lui est alors découvert un cancer qui l’éloigne de son public et du métier pendant quelques années. Jusqu’en 1986 lorsqu’il revient avec un album au titre très optimiste: « Demain je recommence ». Cette année-là, lors d’une émission « Apostrophes » de Bernard Pivot, il s’accroche avec Serge Gainsbourg à propos de l’importance de la chanson. Pour Gainsbourg, il s’agit d’un art mineur alors que pour Béart c’est tout le contraire. En 1989, alors que la guerre y fait rage, il part à Beyrouth sur les traces d’une enfance qu’il ne retrouve pas. Il participe à un grand mouvement organisé en faveur de la paix et écrit une chanson de soutien intitulée « Liban libre ». Il fait ensuite quinze ans sans enregistrer d’album puis, en 2010, il sort « Le meilleur des choses ». Comme tous ses albums commercialisés depuis des années, celui-ci est une production propre des disques Temporel et il est distribué par Sony Music qui en profite pour demander à Béart de « compiler » sur un triple CD ses plus grands succès. Le 17 janvier 2015, Guy Béart donne le dernier concert de sa carrière à l’Olympia, avec seulement trois musiciens à ses côtés dont Roland Romanelli. Le spectacle dure quatre heures et il est ponctué d’anecdotes. L’artiste annonce alors qu’il ne fera plus d’album ni de tournée. Le 16 septembre 2015, Guy Béart s’écroule alors qu’il se rend chez son coiffeur dans la ville de Garches où il habite. Les secours ne peuvent rien pour lui: il est mort d’une crise cardiaque. Le chanteur est inhumé le 21 septembre 2015 dans le cimetière de Garches en présence, notamment, de sa fille Emmanuelle, d’Alain Souchon, Laurent Voulzy, Patrick Bruel, Dave, Laurent Gerra et Daniel Auteuil.
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Max sera éternellement libre : Hervé Cristiani est mort

Hervé Cristiani en 1982

Hervé Cristiani, auteur-compositeur-interprète de certains tubes francophones inoubliables du début des années 1980, est décédé ce mercredi 16 juillet 2014 à Paris. L’artiste, qui a succombé à un cancer des cordes vocales, avait obtenu une grande popularité avec des chansons comme « Il est libre Max », « Ma claque », « Salve Regina » ou encore « Radio-bonheur ».

Né le 8 novembre 1947 à Paris, Hervé Cristiani est, très jeune, influencé par le blues et le rock du début des années 1960. Son adolescence est bercée par les courants musicaux distillés par Ray Charles ou Aretha Franklin. Et il n’est pas vraiment fasciné par la chanson francophone  de la même époque qui, souvent d’ailleurs, est constituée de succès anglo-saxons adaptés ou maladroitement traduits en français. Au collège des Jésuites, il n’est pas parmi les meilleurs élèves. Il apprend la guitare et en joue très bien, ce qui lui permet de se produire de temps en temps à l’American Center de Paris où il figure aux côtés d’autres inconnus comme Marcel Dadi, Bill Deraime ou Maxime Le Forestier par exemple. A seize ans, Hervé fréquente le petit conservatoire de Mireille dans le but, aussi, d’apprendre à écrire et à interpréter des chansons. Grâce à la chanteuse, il va avoir l’occasion d’enregister un premier 45-tours et d’obtenir un premier passage à la télé française et à la radio. Un second disque est commercialisé peu après : il s’agit d’un duo interprété avec Dick Annegarn : « La femme fleur ». Il sort un premier album en 1975 qui a pour titre « Au pays de mélodie ». Un des titres de l’opus est souvent programmé par la station française Europe 1 : « Les étoiles noires ». Alors que tout est en place pour que la carrrière d’Hervé Cristiani démarre bien, le deuxième album, « Campanules » (1976), ne récolte qu’une écoute confidentielle réservée aux professionnels du secteur. Sa maison de disques du moment décide de ne pas le suivre plus loin et c’est sous un nouveau label que sort, en 1979, l’album « Récréation » qui lui permet d’entamer des tournées de concerts en compagnie de Francis Cabrel qui, à ce moment, cartonne partout avec « Je l’aime à mourir ». Dans ses spectacles, une chanson particulière semble retenir l’attention du public qui la fredonne rapidement : « Il est libre Max ». Ce succès populaire spontané permet à l’artiste d’imposer cette chanson qui donnera son titre à l’album suivant qui est chez les disquaires en 1981. Deux ans plus tard, Cristiani enregistre son cinquième album sur lequel se trouvent des chansons comme « Salve Regina » et « Ma claque ». Après cela, l’artiste ralentit sa production discographique à un 45 tours par an et le succès n’est plus au rendez-vous. En 1989, il se lance dans la chanson pédagogique en enregistrant « Mutiplicato », une mélodie facilitant l’usage par les enfants de la table de multiplication. Il obtient ainsi le prix du disque pour enfants de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français. En 1990, Hervé Cristiani revient à la chanson pour adultes et sort l’album le plus abouti de sa carrière : Antinoüs. A cause de la faillite de la maison de disques, l’album ne sera pas promotionné correctement et ne se vendra qu’à très peu d’exemplaires. Un an après, le chanteur récidive en matière de disque pédagogique avec, cette fois, « L’alphabet en chansons » et « Bébé chante ». En 1992, il devient le réalisateur, pour la télévision française, de deux films musicaux consacrés au tennis et à ses champions de l’époque. Les années 1990 vont être celles de la réalisation de clips publicitaires et de l’écriture de chansons qui doivent encore mûrir avant de sortir. En 2002, Hervé Cristiani se met à l’écriture d’un livre consacré à Max, le héros de « Il est libre Max », la chanson qui lui collera éternellement à la peau. Doté d’une personnalité hors du commun, l’artiste va décider, en 2007, de réaliser treize versions nouvelles et différentes de la chanson « Il est libre Max » qui voyage du côté du rap, du reggae du jazz ou du hard rock. Un an plus tard, il se décide à enregistrer les quatorze chansons qui ont mûri depuis une quinzaine d’années et il les réunit sur un album intitulé « Paix à nos os ». A la faveur d’émissions télévisées nostalgiques des années 1980, il a encore fait quelques apparitions au début des années 2010.
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16 JUILLET

Guy Béart à La Colombe en 1954

16 juillet 1930 : Naissance, au Caire en Egypte, de l’auteur, compositeur et interprète français Guy BEART sous le nom de Béhar-Hasson. Son père est comptable pour une entreprise française et son travail l’oblige à beaucoup voyager. Et c’est finalement au Liban qu’il grandit jusqu’à ses 17 ans. C’est à cet âge qu’il décide de vivre à Paris. Il s’inscrit à l’Ecole Nationale de Musique et y apprend notamment le violon et la mandoline. Mais il décroche aussi un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Malgré ce bagage intéressant, Guy Béart est toujours passionné par la musique et la chanson et, en 1954, il tente sa chance dans les cabarets de la Rive gauche à Paris. Il chante ainsi à « La colombe » ou au théâtre des Trois Baudets. Remarqué notamment pour sa chanson « Bal chez Temporel », il lui est proposé d’enregistrer un premier disque chez Philips en 1957. Celui-ci est couronné du Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros l’année suivante. C’est le début d’une carrière florissante pour celui qui n’aura de cesse de s’accompagner de son unique guitare, pied sur le tabouret. Les succès vont se multiplier: « L’eau vive », « Qu’on est bien », etc.

Profitant de sa popularité grandissante, il écrit pour des artistes féminines comme Patachou, Zizi Jeanmaire ou Juliette Gréco. A la fin des années 1960, il devient l’animateur et le producteur d’une émission de la télévision française où il accueille des collègues artistes: « Bienvenue ». Sa carrière de chanteur se poursuit sur un mode majeur avec des succès comme « L’espérance folle » (repris par Line et Willy en 1972) ou « A Amsterdam » en 1976. Il lui est alors découvert un cancer qui l’éloigne de son public et du métier pendant quelques années. Jusqu’en 1986 lorsqu’il revient avec un album au titre très optimiste: « Demain je recommence ». Cette année-là, lors d’une émission « Apostrophes » de Bernard Pivot, il s’accroche avec Serge Gainsbourg à propos de l’importance de la chanson. Pour Gainsbourg, il s’agit d’un art mineur alors que pour Béart c’est tout le contraire. En 1989, alors que la guerre y fait rage, il part à Beyrouth sur les traces d’une enfance qu’il ne retrouve pas. Il participe à un grand mouvement organisé en faveur de la paix et écrit une chanson de soutien intitulée « Liban libre ». Il fait ensuite quinze ans sans enregistrer d’album puis, en 2010, il sort « Le meilleur des choses ». Comme tous ses albums commercialisés depuis des années, celui-ci est une production propre des disques Temporel et il est distribué par Sony Music qui en profite pour demander à Béart de « compiler » sur un triple CD ses plus grands succès. Le 17 janvier 2015, Guy Béart donne le dernier concert de sa carrière à l’Olympia, avec seulement trois musiciens à ses côtés dont Roland Romanelli. Le spectacle dure quatre heures et il est ponctué d’anecdotes. Il annonce aussi qu’il ne fera plus d’album ni de tournée. Le 16 septembre 2015, Guy Béart s’écroule alors qu’il se rend chez son coiffeur dans la ville de Garches où il habite. Les secours ne peuvent rien pour lui: il est mort d’une crise cardiaque. L’artiste est inhumé le 21 septembre 2015 dans le cimetière de Garches en présence, notamment, de sa fille Emmanuelle, d’Alain Souchon, Laurent Voulzy, Patrick Bruel, Dave, Laurent Gerra et Daniel Auteuil.
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16 juillet 1975 : Naissance du chanteur belge d’origine italienne Fabrice ZEVA. Il se fait connaître en Belgique au début des années 1990 en étant programmé dans l’émission « 10 qu’on aime » sur la chaîne de télé privée RTL-TVI grâce à sa chanson « Envie que tu m’aimes ». Il a ensuite l’occasion d’enregistrer un album intitulé « Laissez-les s’envoler » avec la collaboration de Claude Barzotti et de sa parolière Anne-Marie Gaspard. C’est à cette époque qu’il a l’opportunité de se produire dans la salle parisienne de « La Cigale » en première partie de Gérard Lenorman en février 1995. Il écrit alors une chanson en hommage au pilote automobile brésilien Ayrton Senna. Plus tard, il modifie son nom de scène en reprenant son prénom initial: Fabrizio Zeva.

Depuis les années 2000, il participe régulièrement, avec d’autres artistes belges, à un concert en hommage à Daniel Balavoine. Il fait aussi partie des chanteurs de la comédie musicale « La mélodie du bonheur » aux côtés de la troupe Fantasia. L’un de ses derniers enregistrements a pour titre « Top Model ». En août 2015, Fabrizio Zeva se présente aux auditions du crochet télévisé « The Voice Belgique » mais il n’est pas sélectionné. Trois ans plus tard, un nouvel album est annoncé avec des chansons interprétées en français, en anglais et en italien. L’opus est composé, réalisé et produit par Rick Allison.

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Patrick Dewaere – Pochette de disque en 1978 (c) José Ferré

16 juillet 1982 : Décès de l’acteur, et occasionnel chanteur, français Patrick DEWAERE. Né le 26 janvier 1947 à Saint-Brieuc sous le nom de Patrick Jean-Marie Henri Bourdeaux. Surtout connu pour ses rôles de personnages abrupts et un peu « paumés » dans de nombreux films, Patrick Dewaere nourrissait aussi une passion pour la musique et la chanson. En 1971, il compose une mélodie qu’il interprète en duo avec Françoise Hardy: « T’es pas poli ». Et, sept ans plus tard, il enregistre un 45 tours produit par Yves Simon. S’y trouvent deux chansons de sa composition: « L’autre » et « Le policier ».

En 2006, 24 ans après sa mort, huit chansons inédites composées et interprétées par l’acteur sont éditées sur un CD accompagnant sa biographie écrite par sa mère. Ce sont des problèmes d’ordre sentimental qui semblent avoir amené Patrick Dewaere à mettre fin à ses jours le 16 juillet 1982 à l’âge de 35 ans.
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Jacques Plante

16 juillet 2003 : Décès, à Paris, de l’auteur de chansons français Jacques PLANTE à l’âge de 82 ans. Fils d’un garagiste, ce qui est un métier peu courant à l’époque, Jacques Plante naît le 14 août 1920 à Paris. Les années de guerre sont l’occasion pour lui de coucher quelques textes sur des mélodies et, en 1943, il écrit « Marjolaine » pour André Claveau sur une musique de Louiguy. Mais c’est Yvette Giraud qui va lui procurer ses premiers grands succès avec des titres comme « Mademoiselle Hortensia » en 1946 ou « Ma guêpière et mes longs jupons » en 1949. Au fil des succès, ses interprètes se diversifient. Il y a ainsi Bourvil, les Compagnons de la Chanson, Anny Gould, André Dassary, Jacqueline François, John William, Gloria Lasso, Georges Guétary (« Maître Pierre »), Line Renaud (« Etoile des neiges »), Yves Montand (« Les grands boulevards »), Edith Piaf, Tino Rossi (« Tango bleu »), Dalida, Eddie Constantine, Petula Clark (« Chariot »), Hugues Aufray (« Santiano »), Sheila (« L’heure de la sortie »), Charles Aznavour (« Les Comédiens », « La bohème »), Rika Zaraï (« Prague »), Richard Anthony (« J’entends siffler le train »), Mathé Altéry (« J’aurais voulu danser »), les Chaussettes Noires, Mireille Mathieu, Marcel Amont (« Un Mexicain »), Lucky Blondo, Danyel Gérard (« Il pleut dans ma maison »), Christophe, Dominique Walter, David Christie, Claude François (« Tout éclate tout explose ») et, entre bien d’autres encore, Eddy Mitchell (« Vieille canaille »). Au début des années 1980, l’auteur se retire en Suisse où il gère la maison d’éditions musicales qu’il a créée : MCA/Caravelle.
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16 juillet 2003 : les Francofolies de Spa (B) fêtent leur 10e anniversaire avec une édition qui va exceptionnellement durer six jours soit jusqu’au 21 juillet, jour de la fête nationale belge. Parmi les artistes au répertoire francophone, on notera la présence cette année, entre autres, de JERONIMO, Vincent VENET, YEL, Marc MORGAN, Sandrine COLLARD, les ESCROCS et TAM’ECHO’TAM’. La scène Rapsat, située sur la Place de l’Hotel de Ville, accueille les concerts de Jeff BODART, de Marc LAVOINE et de Laurent VOULZY (le 19 juillet), d’Ismaël LO, de Jane BIRKIN et de ZAZIE (le 20 juillet). Le lundi 21 juillet, un hommage est rendu à Pierre RAPSAT décédé en 2002, avec un concert réunissant MAURANE, LIO, Marc LAVOINE, Michel FUGAIN et Salvatore ADAMO notamment pour interpréter chacun une chanson de l’ami Pierrot.
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Hervé Cristiani en 1982

Hervé Cristiani en 1982

16 juillet 2014 : Décès, à Paris, des suites d’un cancer des cordes vocales, de l’auteur, compositeur et interprète français Hervé CRISTIANI. Né le 8 novembre 1947 à Paris, il est, très jeune, influencé par le blues et le rock du début des années 1960. Son adolescence est bercée par les courants musicaux distillés par Ray Charles ou Aretha Franklin. Et il n’est pas vraiment fasciné par la chanson francophone de la même époque qui, souvent d’ailleurs, est constituée de succès anglo-saxons adaptés ou maladroitement traduits en français. Au collège des Jésuites, il n’est pas parmi les meilleurs élèves. Il apprend la guitare et en joue très bien, ce qui lui permet de se produire de temps en temps à l’American Center de Paris où il figure aux côtés d’autres inconnus comme Marcel Dadi, Bill Deraime ou Maxime Le Forestier par exemple. A seize ans, Hervé fréquente le petit conservatoire de Mireille dans le but, aussi, d’apprendre à écrire et à interpréter des chansons. Grâce à la chanteuse, il va avoir l’occasion d’enregistrer un premier 45-tours et d’obtenir un premier passage à la télé française et à la radio. Un second disque est commercialisé peu après: il s’agit d’un duo interprété avec Dick Annegarn intitulé « La femme fleur ». Hervé Cristiani sort un premier album en 1975 qui a pour titre « Au pays de mélodie ». Un des titres de l’opus est souvent programmé par la station de radio française périphérique Europe 1: « Les étoiles noires ». Alors que tout est en place pour que sa carrrière démarre bien, le deuxième album de l’artiste, « Campanules » (1976), ne récolte qu’une écoute confidentielle réservée aux professionnels du secteur. Sa maison de disques du moment décide de ne pas le suivre plus loin et c’est sous un nouveau label que sort, en 1979, l’album « Récréation » qui lui permet d’entamer des tournées de concerts en compagnie de Francis Cabrel qui, à ce moment, cartonne partout avec « Je l’aime à mourir ». Dans ses spectacles, une chanson particulière semble retenir l’attention du public qui la fredonne rapidement: « Il est libre Max ». Ce succès populaire spontané permet à l’artiste d’imposer cette chanson qui donne son titre à l’album suivant qui est chez les disquaires en 1981. Deux ans plus tard, Cristiani enregistre son cinquième album sur lequel se trouvent des chansons comme « Salve Regina » et « Ma claque ». Après cela, l’artiste ralentit sa production discographique à un 45 tours par an et le succès n’est plus au rendez-vous. En 1989, il se lance dans la chanson pédagogique en enregistrant « Mutiplicato », une mélodie facilitant l’usage par les enfants de la table de multiplication. Il obtient ainsi le prix du disque pour enfants de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français. En 1990, Hervé Cristiani revient à la chanson pour adultes et sort l’album le plus abouti de sa carrière: Antinoüs. A cause de la faillite de la maison de disques, l’album n’est pas promotionné correctement et ne se vend qu’à très peu d’exemplaires. Un an après, le chanteur récidive en matière de disque pédagogique avec, cette fois, « L’alphabet en chansons » et « Bébé chante ». En 1992, il devient le réalisateur, pour la télévision française, de deux films musicaux consacrés au tennis et à ses champions de l’époque. Les années 1990 sont celles de la réalisation de clips publicitaires et de l’écriture de chansons qui doivent encore mûrir avant de sortir. En 2002, Hervé Cristiani se met à l’écriture d’un livre consacré à Max, le héros de « Il est libre Max », la chanson qui lui colle éternellement à la peau. Doté d’une personnalité hors du commun, l’artiste va décider, en 2007, de réaliser treize versions nouvelles et différentes de la chanson « Il est libre Max » qui voyage alors du côté du rap, du reggae du jazz ou du hard rock. Un an plus tard, il se décide à enregistrer les quatorze chansons qui ont mûri depuis une quinzaine d’années et il les réunit sur un album intitulé « Paix à nos os ». A la faveur d’émissions télévisées nostalgiques des années 1980, l’artiste fait encore quelques apparitions au début des années 2010.
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