16 AVRIL

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25 DECEMBRE

Désireless en 2010

25 décembre 1952 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française DESIRELESS sous le nom de Claudie Fritsch-Mentrop. Après une enfance et une adolescence plutôt sans problèmes, la jeune Claudie décide de devenir styliste et prend des cours dans ce sens à Paris. Installée, elle lance sa propre collection qu’elle nomme « Poivre et sel » dans les années 1970. En 1980, la jeune femme se rend en Inde et, à partir de ce moment, elle s’intéresse à la musique et à la chanson. Après avoir fait partie de quelques groupes, elle rencontre le compositeur Jean-Michel Rivat qui lui propose des projets. Avec deux amis musiciens, elle crée, en 1984, le groupe Air 89 qui enregistre un 45-tours au succès très limité: « Cherchez l’amour fou ».

Elle décide par la suite de se lancer comme chanteuse soliste. Elle sort, au début de 1986, un disque avec « Qui peut savoir » qui récolte une oreille attentive auprès des professionnels, sans plus. Mais c’est sous le pseudonyme de Désireless que les choses vont se précipiter à la fin de cette même année. Jouant à fond sur une image et un look des plus surprenants, la chanteuse débarque sur les plateaux télé étonnamment coiffée à la brosse et toute de noir vêtue. Elle chante « Voyage voyage » et obtient immédiatement un succès aussi fulgurant qu’énorme dans toute l’Europe mais aussi au Canada, en Amérique du Sud et en Asie.

En 1988, un second 45-tours, avec pour titre principal « John », remet le couvert et installe à nouveau la chanteuse dans les charts de plusieurs pays européens. C’est seulement trois ans après son premier succès que Désireless prend enfin le temps de préparer un premier album dont est extrait son troisième single : « Qui sommes-nous ? » en 1989. Un an plus tard, avec la naissance de sa fille Lili, Désireless prend ses distances avec le métier. Elle y revient en 1994 avec un nouvel album, « I love you », qui ne rencontre pas le succès espéré. Quelques mois après, la chanteuse quitte le show-business et Paris pour s’installer en Provence et changer complètement de vie. En 2000, bien loin des mélodies qui ont fait sa popularité, Désireless se produit en tournée acoustique accompagnée du guitariste Michel Gentils. L’artiste arbore désormais un crâne rasé, porte des lunettes rondes et se vêt de robes amples et colorées. Elle auto-produit ensuite un album avec quinze titres enregistrés en public: « Un brin de paille ». En 2004, elle change encore radicalement de style en se livrant à un spectacle électro-dance qui fait le tour de l’Europe: « La vie est belle ». Un an plus tard, elle compose l’album « Le petit bisou » et tourne dans des petites salles pendant deux ans. Alternant toujours les genres et les styles, la chanteuse sort un double album intitulé « More love and good vibrations » en 2007. La même année, elle participe à la grande tournée nostalgique « RFM Party 80 ». Elle y rencontre l’auteur-compositeur interprète et producteur belge Alec Mansion qui, dans le spectacle, fait partie du groupe « Léopold Nord et Vous ». Celui-ci lui propose d’enregistrer un single évoquant la nostalgie de ses grands succès: « Tes voyages me voyagent ». En mai 2011, sort l’album « L’expérience humaine » que Désireless a réalisé avec Alec Mansion grâce à l’apport financier de plus de 500 internautes sur la plateforme Akamusic. Ce disque connaît un prolongement en 2012 avec un second volet baptisé « XP2 ». En 2013, Désireless sort en autoproduction l’album « Operation of the sun » incluant des nouvelles versions de « John » et de « Voyage voyage ». En novembre 2014, un nouvel album de dix chansons est commercialisé: « Un seul peuple » reprend une version très personnelle de « Duel au soleil » d’Etienne Daho et des réenregistrements de « Voyage Voyage » et « John ». Fin 2015, Désireless travaille sur un spectacle consacré à Guillaume Apollinaire dont l’album intitulé « Guillaume » est mis en vente sur le site internet de la chanteuse. Depuis, l’artiste a écrit une autobiographie, un livre sur la méditation-relaxation et a participé à quelques documentaires.
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25 décembre 1977 : Décès, à Corsier-sur-Vevey en Suisse, de l’acteur, réalisateur, écrivain et compositeur britannique Charlie CHAPLIN. Né le 16 avril 1889 à Londres, il débute au cinéma lorsque celui-ci est encore en noir et blanc et muet. Emigré aux Etats-Unis, il conquiert Hollywood en imposant un personnage de vagabond espiègle qui devient célèbre sous le nom de Charlot. Il réussit ensuite à franchir le cap du cinéma parlant pour en devenir aussi une vedette, ce qui n’est pas le cas de tous les acteurs du cinéma muet. Artiste complet dans tous les sens du terme, Charlie Chaplin se fait aussi remarquer comme le compositeur de plusieurs musiques de ses films: « Les temps modernes », « Le Dictateur », « Les feux de la rampe » ou « La comtesse de Hong Kong » entre autres. Les mélodies issues de ces bandes originales servent souvent de base à des chansons qui font le tour du monde en anglais ou dans d’autres langues. Parmi les adaptations françaises de ces airs les plus connus, on retiendra « Deux petits chaussons de satin blanc » (« Smile » de « Limelight », « Les lumières de la ville ») par André Claveau (repris plus tard aussi par Frank Michaël) ou « C’est ma chanson » interprétée par Petula Clark.

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6 JUILLET

Pia Colombo dans les années 1960

6 juillet 1934 : Naissance, à Homblières (Aisne), de la chanteuse française Éliane Marie Amélie Colombo mieux connue sous le pseudonyme de Pia COLOMBO. Son père, Italien, et sa mère, du Nord de la France, la laissent à sa grand-mère maternelle qui l’élève peu après sa venue au monde. Et c’est donc à la campagne qu’elle grandit en se souciant bien peu de l’école. Après la guerre, en 1946, elle retrouve ses parents qui l’accueillent chez eux en région parisienne. Un jour, ils l’emmènent voir le spectacle proposé au théâtre du Châtelet et Eliane est subjuguée par ces gens qui dansent et qui chantent. Elle décide qu’un jour elle fera comme eux. Elle veut donc devenir petit rat du Châtelet et commence à suivre les cours de danse du théâtre. Mais, à quinze ans, elle est victime de rhumatisme chronique et doit arrêter les chorégraphies. Cela remet tout en question dans cette vie artistique que l’adolescente entame à peine. Une amie lui suggère alors d’essayer l’art dramatique et l’emmène au Cours Simon. Mais c’est un peu compliqué et elle est plus à l’aise lorsque cette amie lui demande d’interpréter des chansons lors d’un spectacle de patronage. Un jeune prof d’anglais, passionné de chanson française et également auteur-compositeur, l’y remarque, l’encourage à persévérer et lui propose finalement de lui « fournir » quelques titres : il s’appelle Maurice Fanon. Cette idée, ainsi que son auteur, la séduisent totalement. Elle travaille donc l’interprétation des chansons de celui qui, marié puis divorcé, devient son amant. Elle se présente pour une audition au cabaret parisien de L’Écluse où Léo Noël, un des cofondateurs, l’engage pour un an. Elle choisit alors le nom de scène de Pia Colombo et interprète, notamment, la chanson « Julie la Rousse », de René-Louis Lafforgue ainsi que des œuvres de Maurice Fanon. En 1956, elle emménage chez Maurice et signe un premier contrat phonographique avec la firme Versailles pour qui elle enregistre deux 45t de quatre titres dont « Julie la Rousse » et « Isabelle » (de Maurice Fanon). Quelques mois plus tard, Maurice Fanon part remplir ses obligations militaires françaises en Algérie jusqu’en 1959. Pendant son absence, elle poursuit sa carrière de chanteuse, change de maison de disques (Philips) et joue « Hula Hoop » au Disco Théâtre du théâtre Marigny à Paris. Son succès grandissant, Pia est appelée, en 1958, à se produire à l’Olympia de Paris, puis en tournée, en première partie de Georges Brassens. Un an plus tard, elle enregistre un des premiers titres signés par Serge Gainsbourg et retrouve Georges Brassens pour ses levers de rideau à Bobino. Maurice Fanon revient d’Algérie et elle reprend la vie commune avec lui. Elle reçoit le Coq d’Or de la chanson française pour son interprétation des « Flonflons du bal », mélodie de Charles Dumont immortalisée par Edith Piaf. Alors que la carrière de Pia Colombo est en mode ascendant, l’arrivée des « yéyés » va chambouler ses objectifs. Il n’y a plus beaucoup de place à la radio pour les chansons qu’elle propose. Et, sans médiatisation, les salles de spectacles sont plus difficiles à remplir. Alors, elle retourne dans les cabarets de la rive gauche parisienne qui l’ont aidé à se faire un nom : « La tête de l’art », « Les Trois Baudets » ou encore « La Contrescarpe » et « La Colombe ». Brassens ne l’oublie toutefois pas et il l’invite à assurer sa première partie à Bobino en avril 1960. Le 28 septembre de la même année, Pia Colombo épouse Maurice Fanon. En 1961, elle est remarquée par le jeune metteur en scène Roger Planchon qui la fait jouer du Bertold Brecht à Villeurbanne puis à Paris, au Théâtre des Champs-Elysées. Deux ans plus tard, Pia quitte Maurice mais continue à interpréter les chansons qu’il lui écrit, ou dédie, comme « L’écharpe » en 1964.

Brassens reste de ceux qui continuent à encourager Pia et elle se produit avec lui en 1964 à plusieurs reprises sur la scène parisienne de Bobino. Elle devient aussi une proche de Jean Ferrat. En 1966, elle joue l’un des 69 personnages de la pièce d’Armand Gatti : « Chant public devant deux chaises électriques », qui est présentée à Paris au Palais de Chaillot. Elle y interprète deux chansons. Elle poursuit alors sa carrière avec une autre oeuvre de Brecht et Weill : « Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny », un opéra en trois actes qui est une vraie révélation et un tournant dans la carrière de l’artiste. Pia Colombo revient au tour de chant traditionnel en première partie de l’Olympia d’Alain Barrière et de Charles Aznavour en 1967 avant d’effectuer une tournée en URSS. Arrivent les grèves et manifestations françaises de mai 1968 : Pia Colombo chante dans les usines occupées aux côtés de Lény Escudéro, Jean Ferrat, Isabelle Aubret, Georges Moustaki et Maurice Fanon. La chanteuse se décide à franchir le pas du récital seule sur la scène du Théâtre National Populaire en 1969 : elle y reste un mois. Elle enregistre un album avec des oeuvres de Bertolt Brecht et Kurt Weill pour lequel elle obtient un prix de l’Académie Charles-Cros. La même année, elle interprète « Le métèque » et « Il est trop tard » avant que leur auteur et compositeur, Georges Moustaki, les reprenne à son propre répertoire avec succès. Alors que l’artiste a repris le théâtre avec une nouvelle pièce de Brecht (« Maître Puntila et son valet Matti »), elle commercialise un nouvel album éponyme avec les titres « Un pays » et « Adagio nocturne » en 1971. Elle poursuit sa carrière en alternant ses activités théâtrales (au Festival d’Avignon en 1972) et musicales (avec, aussi, des spectacles thématiques). Engagée, Pia Colombo rejoint les artistes qui animent alors « La grande kermesse écologique » en octobre 1972 qui propose des alternatives à la pollution. En 1973, la chanteuse est l’une des têtes d’affiche de la fête de l’Humanité aux côtés de Mouloudji, Mireille Mathieu, Serge Lama, Mort Shuman et Marc Laferrière. L’année suivante, le producteur Gérard Meys propose à Pia d’enregistrer un nouvel album sur son label phonographique : il continet à nouveau des chansons signées Maurice Fanon comme « Le Che ». A ce moment, elle soutient la candidature du socialiste François Mitterrand aux élections présidentielles françaises et elle se produit dans divers pays comme l’Italie, Cuba ou les Etats-Unis. Contraint au silence par la maison de disques avec qui il vient de rompre son contrat en 1975, Léo Ferré offre cinq de ses nouvelles chansons qu’il ne peut interpréter à Pia Colombo qui les enregistre sur un album produit par l’auteur-compositeur. En avril 1976, l’artiste apparaît dans l’émission télévisée française « Numéro 1 » de Maritie et Gilbert Carpentier : elle y chante « Johnny Parker » aux côtés de l’acteur Jean-Claude Brialy. Quelques mois plus tard, la chanteuse tombe malade et un cancer lui est diagnostiqué. En 1978, elle fait partie, avec Catherine Ribeiro et Francesca Solleville notamment, de l’affiche d’un concert organisé au profit des victimes de la dictature chilienne. Puis, elle participe au Printemps de Bourges avant de s’effacer en raison de ses ennuis de santé. Entre 1979 et 1981, elle incarne son propre personnage dans un spectacle autobiographique écrit et composé par Maurice Fanon : « Requiem autour d’un temps présent » qui fera l’objet de l’enregistrement d’un double album. En 1980, sur scène entre deux séances de chimiothérapie, elle ose ôter la perruque qui masque sa calvitie devant un public en partie choqué par ce geste destiné à évoquer le temps qui lui est désormais compté. Elle participe ensuite à l’émission télévisée française de Jacques Chancel, « Le grand échiquier », où elle apparâit chauve. Consacrant de plus en plus de temps à se battre contre le mal qui la ronge, Pia Colombo se fait discrète mais, le 16 avril 1986, elle est vaincue par le cancer et elle décède à Nonancourt.
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6 juillet 1936 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur belge Jean Vanobbergen mieux connu sous le pseudonyme de GRAND JOJO. Ses premières activités professionnelles sont artistiques puisqu’il est d’abord engagé comme dessinateur publicitaire avant de réaliser des bandes dessinées. Par la suite, il s’installe comme disquaire pendant l’âge d’or des vinyles et s’essaie aussi à la musique en vrai passionné de jazz américain. Au tout début des années 1970, il constate que les chansons d’ambiance sont relativement rares sur le marché phonographique. Or, lors des mariages, baptêmes, communions et autres fêtes, les gens aiment, à cette époque, se lancer dans une joyeuse farandole sur des musiques appropriées. Jean décide donc de créer un personnage, celui du Grand Jojo, et d’enregistrer des chansons faites pour s’amuser sans prétention. Les premières mélodies sont composées par Armath, alias Roland Verloven, qui se spécialise assez vite dans le genre. Et, dès 1972, le Grand Jojo se taille un fameux succès en Belgique où son accent bruxellois devient vite un must. Il y a ainsi « Le tango du Congo » suivi de « Valencia » puis, en 1973, de « Angelina » sur un air de tarentelle.

Au fil des mois et des années, tous les genres musicaux passent à la moulinette du Grand Jojo. Après le tango et le pasodoble, il y a le « yodelage » du « bal tyrolien » ou le grand écart du « French cancan » par exemple. Et, ainsi, jusqu’au début des années 2000, les ventes des disques du Grand Jojo restent soutenues grâce à des titres comme « Victor le footballiste » (1974), « On a soif »(1979), « Ookie pookie » (1980), « Les petites boules pour la toux » (1981), « Sergent Flagada » (1983), « Vive les Saints » (1984) ou « Sitting Bull » (1989). Mais ses plus grands succès restent sans conteste « Jules César » en 1982 et, surtout, « E Viva Mexico » qui est gravé à jamais dans la mémoire des Belges pour avoir été la chanson des supporters de l’équipe nationale de football demi-finaliste de la Coupe du Monde de 1986. Faisant partie d’un paysage musical belge totalement surréaliste, le Grand Jojo est devenu le symbole d’une certaine belgitude. Au cours de l’année 2012, contre toute attente, à l’occasion de la sortie d’un CD « best of » par Universal, le Grand Jojo reprend le chemin de la scène et foule même, pour la première fois de sa longue carrière, les planches du Cirque Royal à Bruxelles accompagné d’une dizaine de musiciens. Il est d’ailleurs à l’affiche d’un bon nombre de festivals belges durant l’été 2013 comme, par exemple, les Francofolies de Spa le jour de la fête nationale belge le 21 juillet. A l’approche de la Coupe du Monde de football pour laquelle l’équipe belge est enfin qualifiée pour le Brésil douze ans après sa dernière participation, il enregistre un nouvel hymne pour les supporters en mars 2014. Mais, de bonne grâce, il accepte de laisser la place sur ce terrain à son jeune et dynamique compatriote Stromae qui, lui, compose l’hymne officiel agréé par l’Union Belge de Football. En 2015, le Grand Jojo commercialise un nouvel album qui porte le titre générique « Tout va très bien » et il en présente les chansons sur la scène du Cirque Royal de Bruxelles le 12 mars 2016. En 2015, un livre biographique a été écrit sur l’artiste par Brice Depasse (« Grand Jojo:Tout va très bien ») et édité à la Renaissance du Livre. L’équipe nationale belge de football étant à nouveau qualifiée pour la Coupe du Monde 2018 en Russie, le Grand Jojo reprend le chemin des studios pour enregistrer un nouvel hymne consacré aux Diables Rouges: « Goal goal gooaal ».
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Claude-Michel Schönberg en 1982 – Photo (c) Gilles Cappé

6 juillet 1944 : Naissance, à Vannes, du compositeur et chanteur français Claude-Michel SCHÖNBERG. Il est d’abord un enfant et un adolescent qui suit correctement ses études dans sa ville natale puis à Nantes où il est diplômé de l’Ecole supérieure de Commerce. Puis, il se tourne vers la musique qu’il pratique depuis longtemps pour son plaisir et il désire en faire son activité principale. Il devient ainsi le pianiste-chanteur d’un groupe local des années 1960 : « Les Vénètes ». Une rencontre avec Pierre Bourgoin, alors directeur de la firme discographique Pathé Marconi, lui permet de devenir directeur artistique et il travaille notamment pour Régine, Dani, Véronique Sanson ou Gilbert Bécaud. En 1969, il permet à Jean-François Michaël de réaliser le tube « Adieu jolie Candy » avec l’aide de Michel Berger qui compose le morceau. Il fait aussi partie des copains de Michel Delpech et du chef d’orchestre Franck Pourcel. Avec un autre de ses amis, Raymond Jeannot, il compose, en 1972, le premier opéra-rock français : « La Révolution Française », avec des textes d’Alain Boublil et Jean-Max Rivière. L’oeuvre est l’objet d’un double album 33 tours et est présentée sur scène au Palais des Sports de Paris du 2 octobre au 11 novembre 1973. Claude-Michel Schönberg y joue le rôle de Louis XVI aux côtés d’Antoine, des Martin Circus, de Jean-François Michaël, d’Alain Bashung, des Charlots et de Noëlle cordier notamment. Parmi les autres artistes figurant à l’affiche, il y a aussi Jean-Pierre Savelli (le Peter de Peter et Sloane en 1985), Jean Schultheis (auteur du succès « Confidence pour confidence » en 1981) et les frères Balavoine (dont Daniel connaîtra son premier succès, « Le chanteur », en 1978). En 1974, il tente lui-même l’expérience de la chanson en réussissant un coup de maître : sa chanson « Le premier pas » est un des tubes de l’été dont il vend plus d’un million d’exemplaires. C’est le début d’une belle carrière au cours de laquelle il enregistre six albums tous produits par Franck Pourcel. Parmi ses succès, on peut relever « Le roi de Platonie » (1974), « Entre elle et moi » (1975) « Slow-moi » (1976) ou encore « Les enfants de mes enfants » (1977). En 1976, Claude-Michel est à la base du lancement de La Bande à Basile et de ses succès dansants « La chenille » ou « Chantez français dansez français ». Deux ans plus tard, avec Alain Boublil, il décide de réaliser un spectacle musical sur base des « Misérables » de Victor Hugo. La première a lieu au Palais des Sports à la fin de l’année 1980. Mise en scène par Robert Hossein, la tragédie musicale réunit des artistes de toutes générations comme Maurice Barrier, Jean Vallée, Fabienne Guyon, Marie-France Roussel ou Yvan Dautin. Et il révèle aussi la jeune Rose Laurens dans le rôle de Fantine. Traduite ensuite en anglais et jouée aux Etats-Unis et en Angleterre, « Les Misérables » est devenue la comédie musicale qui a enregistré le plus grand nombre d’entrées dans le monde. En 1983, il écrit et compose, pour la chanteuse québécoise Martine Saint-Clair, la chanson « Il y a de l’amour dans l’air » qui connaît un grand succès en France dans l’interprétation de Bruna Giraldi. Le succès mondial et anglo-saxon des « Misérables » pousse Schönberg et Boublil a écrire ensuite le spectacle « The Pirate Queen » qui est présenté au Cadillac Palace Théatre de Chicago en octobre 2006 avant d’être joué à Broadway l’année suivante. En 2008, les deux compères remettent le couvert, à Londres cette fois, avec « Marguerite », un projet musical qui inclut des compositions de Michel Legrand et qui est inspiré par le roman « La dame aux camélias » d’Alexandre Dumas fils.
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MADEMOISELLE NINETEEN aux Francos de Spa 2012 (c) Passion Chanson

6 juillet 1991 : Naissance, à Liège, de la chanteuse belge MADEMOISELLE NINETEEN dont le véritable patronyme est Juliette Wathieu. Elle est la fille du chanteur et musicien Marc Wathieu qui, lui-même, est mieux connu sous le pseudonyme de Marc Morgan. On peut donc considérer qu’elle a été bercée par la musique dès son plus jeune âge. A 18 ans, elle saisit l’opportunité de devenir choriste pour le projet de Benjamin Schoos: Phantaom featuring Lio. Il s’agit pour elle d’une expérience extraordinaire car de nombreux concerts sont programmés en Belgique et en France. Et cela lui permet de concrétiser un projet personnel: celui de Mademoiselle Nineteen qui tourne autour d’une chanson francophone à tendance pop-sixties. Elle s’entoure, pour ce faire, de Benjamin Schoos mais aussi de Gilles Martin et de Jacques Duvall qui lui concoctent un premier album acidulé à souhait qui est commercialisé en 2012. Elle a présenté les chansons de cet opus aux Francofolies de Spa en juillet 2012. Deux ans plus tard, elle se retrouve au même endroit pour un duo prévu dans le spectacle de Benjamin Schoos le 21 juillet. Après quelques années consacrées à d’autres expériences de vie, Mademoiselle Nineteen revient à la chanson avec un nouvel album en mars 2018. L’opus a pour titre « Liverpool » parce qu’il a été enregistré là-bas et se démarque du précédent par les textes de nombreux auteurs différents et par un style musical plus rock et moins pop.

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16 AVRIL

La pochette du disque de Petula Clark avec la chanson de Charlie Chaplin en 1967 – Photo (c) Bianchini

16 avril 1889 : Naissance, à Londres, de l’acteur, réalisateur, écrivain et compositeur britannique  Charlie CHAPLIN. Il débute au cinéma lorsque celui-ci est encore en noir et blanc et muet. Emigré aux Etats-Unis, il conquiert Hollywood en imposant un personnage de vagabond espiègle qui devient célèbre sous le nom de Charlot. Il réussit ensuite à franchir le cap du cinéma parlant pour en devenir aussi une vedette, ce qui n’est pas le cas de tous les acteurs du cinéma muet. Artiste complet dans tous les sens du terme, Charlie Chaplin se fait aussi remarquer comme le compositeur de plusieurs musiques de ses films: « Les temps modernes », « Le Dictateur », « Les feux de la rampe » ou « La comtesse de Hong Kong » entre autres. Les mélodies issues de ces bandes originales servent souvent de base à des chansons qui font le tour du monde en anglais ou dans d’autres langues. Parmi les adaptations françaises de ces airs les plus connus, on retiendra « Deux petits chaussons de satin blanc » (« Smile ») par André Claveau (repris plus tard aussi par Frank Michaël) ou « C’est ma chanson » interprétée par Petula Clark. Charlie Chaplin est décédé le 25 décembre 1977 à Corsier-sur-Vevey en Suisse.

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16 avril 1908 : Naissance, à Paris, du musicien, compositeur et chef d’orchestre Ray VENTURA. Alors qu’il est toujours étudiant, le jeune Raymond Ventura fonde un orchestre de jazz avec des copains de lycée. Très vite, il se rend compte qu’il existe, dans les pays anglo-saxons, des formations musicales qui proposent des chansons humoristiques qui s’apparentent à de véritables sketches lorsqu’elles sont jouées sur scène. Raymond Ventura rencontre alors d’autres jeunes passionnés de musique, de textes et d’humour: Paul Misraki, Loulou Gasté, Alix Combelle et Coco Aslan. Ils décident ensemble de constituer un groupe dont le nom leur colle à la peau: les Collégiens. Et, dès 1929, ils enregistrent un premier disque. Mais c’est sur scène que l’orchestre va prendre toute sa dimension en se produisant à de nombreuses reprises dans les music-halls parisiens des années 1930. En 1936, Ray Ventura et ses Collégiens connaissent un premier grand succès: « Tout va très bien Madame la Marquise ».

En 1941, la guerre battant son plein, Ventura se réfugie dans la France non occupée et il enregistre quelques disques en Suisse. Mais l’ambiance raciste de l’époque vis-à-vis de certains musiciens oblige la troupe à quitter la France pour l’Amérique du Sud où de nouvelles chansons sont gravées sur disques. Après la seconde guerre mondiale, l’orchestre est remanié et de jeunes musiciens enregistrent de nouveaux succès comme « La mi-août » en 1949. Le cinéma s’intéresse aussi aux Collégiens qui tournent quelques films musicaux. Les années 1950 sont plus difficiles pour les formations musicales de ce genre et Ray Ventura dissout le groupe pour se consacrer à l’édition musicale. A ce titre, il sera l’un des premiers à croire en Georges Brassens. D’anciens Collégiens vont tenter des carrières en solo: Henri Salvador et Henri Genès y parviendront fort bien. A la fin des années 1960, Ray Ventura se retire sur l’île espagnole de Palma de Majorque où il décède le 29 mars 1979 à l’âge de 70 ans. Sa dépouille repose dans le cimetière parisien des Batignolles. En 1993, son neveu, Sacha Distel, décide de reprendre, sur un album, les grands succès de Ray Ventura en s’entourant d’une bande de nouveaux Collégiens dont font partie des personnalités du show-business et de la télévision comme Sim, Salvatore Adamo, Jean-Pierre Foucault, Henri Salvador, Michel Legrand, Michel Drucker, Guy Marchand, Carlos, Philippe Lavil, Jacques Martin, Claude Brasseur, Jean Yanne, Darry Cowl, Michel Fugain, Paul Misraki, etc.
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USTINOV Peter - Pochette 45 t16 avril 1921 : Naissance, à Londres, du comédien, écrivain et metteur en scène britannique Peter USTINOV. Homme aux talents multiples parlant plusieurs langues, il portait un certain intérêt pour la musique. Sans véritablement se livrer à l’exercice de la chanson proprement dit, Peter Ustinov enregistra un 45 tours en 1988 à l’initiative du producteur belge Eddy Luyckx qui avait déjà réalisé le même type d’opération avec Anthony Quinn ou Alain Delon. Il s’agissait d’un texte de Pierre Delanoë récité sur une musique d’Alec Mansion et Roger Jouret (alias Plastic Bertrand): « Paix aux hommes de bonne volonté ». L’acteur était très concerné par l’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance. Peter Ustinov est décédé le 29 mars 2004 à Bursins, près de Nyon en Suisse où il résidait depuis 1957. Ses obsèques eurent lieu en présence d’une représentante de Kofi Annan, le secrétaire général des Nations-Unies de l’époque.
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Boby Lapointe en 1966

Boby Lapointe en 1966

16 avril 1922 : Naissance, à Pézenas (Hérault), du chanteur français Boby LAPOINTE. Artiste et poète aussi étonnant que particulier, Boby Lapointe, dès son adolescence, prend plaisir à critiquer la société et surtout le clergé et les bourgeois. Passionné d’aviation et de sciences, il tente à de nombreuses reprises de construire des engins plus ou moins volants en se cassant la figure à presque tous les coups. Et puis, il entreprend des études en ce sens. Mais, à 20 ans, en pleine guerre, il est enrôlé en Autriche pour le Service du Travail Obligatoire. Qu’à cela ne tienne, il s’évade et, après moultes pérpéties, revient en France où il doit se cacher. Durant ces quelques mois, il se prend à écrire des chansons dans un style très particulier qui s’affirme ensuite comme le sien: il y mélange contrepèteries, calembours et jeux de mots. Il ne considère pas qu’il possède les qualités vocales d’un interprète et, en toute logique, Boby Lapointe propose d’abord ses chansons à d’autres artistes comme les Frères Jacques par exemple. Mais ces derniers, comme d’autres chanteurs, sont un peu étonnés voire effrayés par les textes tordus de Lapointe et ils refusent poliment la proposition. Une de ses mélodies est cependant acceptée par le réalisateur Gilles Grangier qui la fait chanter par Bourvil dans le film « Poisson d’avril » en 1956: « Aragon et Castille ».

Il n’en faut pas plus pour que Lapointe entame finalement sa carrière de chanteur dans les cabarets parisiens. C’est là que le cinéaste François Truffaut le remarque et pense à lui pour jouer le chanteur de bar dans le film « Tirez sur le pianiste » aux côtés de Charles Aznavour notamment. En 1960 et 1961, Boby Lapointe enregistre deux disques où l’on retrouve des chansons comme « Le Poisson fa », « Marcelle » ou « Aragon et Castille » qui connaissent enfin le succès. La popularité de l’artiste s’installe ensuite avec des titres comme « Ta Katie t’a quitté », « Comprend qui peut » ou encore « La Maman des poissons ». Dans les années 1960, avec Georges Brassens, Boby Lapointe multiplie les tournées. Mais la vague des « yé-yés » ne lui permet plus d’enregistrer ses chansons qui ne concernent pas vraiment les jeunes de l’époque. Il se tourne vers le cinéma et, grâce à Claude Sautet, il joue quelques petits rôles dans divers films. A ce moment, un de ses admirateurs s’appelle Joe Dassin et décide de devenir son producteur. Il pousse Lapointe à signer un nouveau contrat discographique et à entamer une nouvelle tournée de concerts. Atteint d’un cancer, Boby effectue sa dernière prestation en public en première partie de son ami et fan Pierre Perret à Bobino. Le 29 juin 1972, Boby Lapointe meurt à Pézenas où il est inhumé.
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16 avril 1933 : Naissance, à Rocourt près de Liège, de l’artiste belge MARION. Humoriste, comédienne, animatrice mais aussi chanteuse à l’occasion, Marion (Georgette Mariot de son vrai nom) a d’abord suivi des études de théâtre. Ensuite, elle est devenue présentatrice à la radio belge dès 1959 puis à la télévision belge publique francophone: la RTB. À la fin des années 1960, elle est la voix de la célèbre marionnette Bébé Antoine qui endort des milliers d’enfants belges devant leur poste de télé. La popularité de Marion atteint probablement son apogée lorsqu’elle est la partenaire à la scène du regretté humoriste belge Stéphane Steeman. A deux, ils participent à de nombreuses émissions télévisées humoristiques en Belgique comme, par exemple, « Keskinvapa ». Avec Stéphane Steeman, Marion partage alors de nombreuses parodies de chansons comme « Marolles Marolles » consacrée au quartier bruxellois des Marolles sur le thème de « Paroles paroles » de Dalida et Alain Delon. En 1974, elle enregistre, seule cette fois, une autre parodie de Dalida « Belgigiqu’amoroso » et, plus sérieusement, une chanson intitulée « Une maman c’est fait pour ça ».
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Jean-François Michaël en 1976 - Photo (c) Jack Touroute

Jean-François Michaël en 1976 – Photo (c) Jack Touroute

16 avril 1946 : Naissance du chanteur français Jean-François MICHAËL. Sous son vrai nom de Yves Roze, il enregistre quelques 45 tours chez Polydor entre 1965 et 1967. En 1968, il est directeur artistique dans la maison de disques d’Eddie Barclay mais c’est le statut d’interprète qui l’intéresse. Il change alors de firme de disques et prend le pseudonyme de Jean-François Michaël pour enregistrer une chanson qui sera un énorme tube en 1969: « Adieu jolie Candy ». Cette chanson est composée par un jeune inconnu du nom de Michel Hursel derrière lequel se cache la véritable identité de Michel Berger. Dans la foulée de cette popularité soudaine, Jean-François Michaël va s’accrocher et connaître d’autres succès: « La vie continue » (1970), « Je pense à toi » (1970), « Adios querida luna » (1970), « Je veux vivre auprès de toi » (1971) et « Un an déjà » (1971). Puis, ses chansons vont moins bien marcher et Yves Roze va reprendre son véritable patronyme pour devenir réalisateur et producteur de disques à partir de 1975. En 1986, c’est lui qui convainc la princesse Stéphanie de Monaco d’enregistrer un disque: « Ouragan ». Il est son producteur pour deux albums. Par la suite, Jean-François ou Yves n’a de cesse de revenir à la chanson mais les nouvelles versions de ses succès d’antan ne lui permettent jamais de retrouver la gloire. Sauf lorsqu’il s’agit, pour lui, de participer à la tournée « Age tendre et tête de bois » dans les années 2000. Il a alors l’occasion de constater de visu que le public ne l’a jamais oublié.
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16 avril 1950 : Naissance, à Liège, de l’auteur, compositeur et interprète belge Alain BRAINE. Après avoir tâté du théâtre, il enregistre un 45 tours en 1973: « Michaela ». Puis, il se présente comme chanteur au Festival de Spa (B) en 1976. La même année, il collabore avec le célèbre vibraphoniste liégeois Guy Cabay qui lui compose deux chansons. De la même manière, il écrit alors quelques chansons avec la regrettée Andrée Simons. Très intéressé par le jazz, Alain Braine rencontre Pierre Barouh et commence à tourner en Angleterre et au Québec notamment. Il sort un premier 33 tours en 1982: « Flamber ». Alors qu’on attendait de lui d’autres chansons et d’autres disques, Alain a fait le choix de s’installer au Québec et de délaisser la musique en tant que professionnel.
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Michel Blanc : le disque de 1986

16 avril 1952 : Naissance, à Courbevoie, de l’acteur et réalisateur français Michel BLANC. Dès le lycée, le jeune Michel se destine à la comédie avec des copains qui ont pour nom Thierry Lhermitte, Christian Clavier et Gérard Jugnot. C’est ensemble qu’ils fondent finalement la troupe du Splendid qui crée au cinéma la mythique série des « Bronzés ». Les années 1980 lui permettent ainsi de devenir un acteur très en vue (dans « Tenue de soirée » de Bertrand Blier en 1986 par exemple) mais aussi un réalisateur qui s’affirme (« Marche à l’ombre » en 1984). C’est à cette époque que Michel Blanc enregistre, un peu comme un défi et pour se faire plaisir, une chanson au style jazzy avec une voix de crooner : « Le mec plus ultra ». L’oeuvre est signée par Patrick Michel et Gérard Presgurvic et obtient un beau succès radiophonique. Ce dernier restera toutefois sans lendemain puisque, comme d’autres acteurs tels Daniel Auteuil à la même époque, Michel Blanc n’ira pas plus loin dans sa carrière de chanteur.
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SLOANE en 1986 – Photo (c) Jean-Paul Théodule

16 avril 1957 : Naissance de la chanteuse SLOANE, de son vrai nom Chantal Richard. Sa grand-mère lui transmet sa passion pour le chant dès son plus jeune âge. Elle intègre ainsi la chorale de son école. Et, ayant décidé de faire son métier de la musique, elle fait partie de La bande à Basile à la fin des années 1970. Elle se fait aussi remarquer comme choriste et est notamment engagée par la toute jeune Céline Dion. En 1983, elle rencontre, dans un piano-bar parisien, le chanteur Jean-Pierre Savelli qui, depuis les années 1970, ne trouve pas la chanson qui va le propulser au sommet des hits. Savelli demande à Chantal d’interpréter une chanson en duo avec lui. Il s’appellera Peter et elle Sloane. Ensemble, ils chantent sans pudeur: « Besoin de rien envie de toi ». Le tube est immédiat. Il est suivi de quelques autres morceaux enregistrés par le couple comme « C’est la vie d’château avec toi » en 1985. Mais le succès n’est plus au rendez-vous et chacun des duettistes essaie de démarrer une vraie carrière de son côté. Jean-Pierre n’y parvient pas vraiment. Chantal essaie d’abord sous le nom de Merry Sloane, puis de Sloane et, enfin, de Slo-Anne. Sans plus de réussite que Jean-Pierre. En 1989, Sloane enregistre une chanson en duo avec Christian Delagrange: « Laissez les enfants rêver ». En 2009, surfant sur la vague nostalgique des années 1980, Peter et Sloane participent à la tournée RFM Party 80 et, deux ans plus tard, le duo fait partie de la tournée « Âge tendre et Têtes de bois ». En 2012, dans le film « Stars 80 », ils jouent leur propre rôle dans le cadre de la tournée RFM Party 80.
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29 MARS

Jacqueline Joubert

29 mars 1921 : Naissance, à Paris, de la productrice de télévision française Jacqueline JOUBERT, de son vrai nom Jacqueline Annette Edith Pierre. D’abord connue pour avoir été l’une des deux premières speakerines françaises, elle a été mariée au journaliste Georges de Caunes avec qui elle a eu un fils: Antoine de Caunes. Elle est aussi la grand-mère de l’actrice Emma de Caunes. Elle a également été l’épouse de Jacques Lagier. En 1959 et en 1961, elle présente, à Cannes, le Concours Eurovision de la Chanson. Dès le 18 janvier 1956, elle devient la présentatrice de l’émission de variétés « Rendez-vous avec… » qui accueille des chanteurs connus mais également de jeunes talents de la chanson francophone. Comme le 25 novembre 1961, lorsqu’elle y accueille Johnny Hallyday qui interprète « Viens danser le twist », « Douce violence » mais aussi « Retiens la nuit » en duo avec Janet François, l’épouse de Claude François. A partir de 1966, elle devient productrice et réalisatrice d’émissions de variétés. Jacqueline Joubert s’éteint le 8 janvier 2005 à Neuilly-sur-Seine.
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Marianne Mille et la fameuse pochette de 1963 – Photo (c) Gérard Neuvecelle

29 mars 1945 : Naissance, à Marseille, de la chanteuse française Marianne MILLE sous le véritable nom de Marianne Sbriglio. Sa mère, Florence Véran, a enregistré plusieurs disques et composé pour des artistes comme Juliette Gréco, Philippe Clay ou Édith Piaf. Si elle prend le pseudonyme de Mille, c’est parce que, sur la pochette de son premier 45 tours datant de 1963, elle pose assise sur le capot d’une Simca 1000. Entre 1963 et 1970, elle enregistre une dizaine de disques. En 1970, elle sort un premier disque en duo avec son conjoint depuis 1968: Maurice Dulac. D’emblée, c’est le succès pour le couple avec « Dis à ton fils ».

Les chansons suivantes vont aussi connaître une certaine popularité: « Libertad » en 1970, « Le fusil et la rose » en 1972 et, surtout, la reprise de « La foule » de Piaf en 1973. En 1974, ils assurent la première partie de la tournée de Michel Sardou. Quelques semaines plus tard, Marianne Mille commercialise son premier album en solo: « Je suis de nulle part ». Le succès n’est pas vraiment au rendez-vous et la chanteuse tente d’autres expériences comme le role d’Eponine dans la comédie musicale « Les Misérables » de Claude-Michel Schönberg, d’après Victor Hugo, mise en scène par Robert Hossein en 1980 au Palais des Sports de Paris. Après un 45 tours enregistré avec la collaboration du célèbre compositeur et arrangeur italien Ennio Morricone, elle décide de quitter le milieu artistique. Mais, en 2005, elle revient à Paris pour participer aux castings de la Star Academy. Fin 2007, elle crée à Montreuil l’école de musique « Ateliers de chant Marianne Mille ». Les nostalgiques du duo qu’elle a formé avec Maurice Dulac ont pu les retrouver tous deux sur scène ensemble le 25 avril 2015 au Forum Léo Ferré d’Ivry-sur-Seine (F – 94 200).
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VENTURA Ray - Pochette album29 mars 1979 : Décès, à Palma de Majorque, du musicien, compositeur et chef d’orchestre Ray VENTURA. Né le 16 avril 1908 à Paris, il est toujours étudiant lorsque le jeune Raymond Ventura fonde un orchestre de jazz avec des copains de lycée. Très vite, il se rend compte qu’il existe, dans les pays anglo-saxons, des formations musicales qui proposent des chansons humoristiques qui s’apparentent à de véritables sketches lorsqu’elles sont jouées sur scène. Raymond Ventura rencontre alors d’autres jeunes passionnés de musique, de textes et d’humour: Paul Misraki, Loulou Gasté, Alix Combelle et Coco Aslan. Ils décident ensemble de constituer un groupe dont le nom leur colle à la peau: les Collégiens. Et, dès 1929, ils enregistrent un premier disque. Mais c’est sur scène que l’orchestre va prendre toute sa dimension en se produisant à de nombreuses reprises dans les music-halls parisiens des années 1930. En 1936, Ray Ventura et ses Collégiens connaissent un premier grand succès: « Tout va très bien Madame la Marquise ».

En 1941, la guerre battant son plein, Ventura se réfugie dans la France non occupée et il enregistre quelques disques en Suisse. Mais l’ambiance raciste de l’époque vis-à-vis de certains musiciens oblige la troupe à quitter la France pour l’Amérique du Sud où de nouvelles chansons sont gravées sur disques. Après la seconde guerre mondiale, l’orchestre est remanié et de jeunes musiciens enregistrent de nouveaux succès comme « La mi-août » en 1949. Le cinéma s’intéresse aussi aux Collégiens qui tournent quelques films musicaux. Les années 1950 sont plus difficiles pour les formations musicales de ce genre et Ray Ventura dissout le groupe pour se consacrer à l’édition musicale. A ce titre, il sera l’un des premiers à croire en Georges Brassens. D’anciens Collégiens vont tenter des carrières en solo: Henri Salvador et Henri Genès y parviendront fort bien. A la fin des années 1960, Ray Ventura se retire sur l’île espagnole de Palma de Majorque où il décède le 29 mars 1979 à l’âge de 70 ans. Sa dépouille repose dans le cimetière parisien des Batignolles. En 1993, son neveu, Sacha Distel, décide de reprendre, sur un album, les grands succès de Ray Ventura en s’entourant d’une bande de nouveaux Collégiens dont font partie des personnalités du show-business et de la télévision comme Sim, Salvatore Adamo, Jean-Pierre Foucault, Henri Salvador, Michel Legrand, Michel Drucker, Guy Marchand, Carlos, Philippe Lavil, Jacques Martin, Claude Brasseur, Jean Yanne, Darry Cowl, Michel Fugain, Paul Misraki, etc.
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USTINOV Peter - Pochette 45 t29 mars 2004 : Décès, à Bursins, près de Nyon en Suisse, du comédien, écrivain et metteur en scène britannique Peter USTINOV. Né le 16 avril 1921 à Londres, l’homme a des talents multiples, parle plusieurs langues et porte un certain intérêt pour la musique. Sans véritablement se livrer à l’exercice de la chanson proprement dit, Peter Ustinov enregistre un 45 tours en 1988 à l’initiative du producteur belge, Eddy Luyckx, qui a déjà réalisé le même type d’opération avec Anthony Quinn ou Alain Delon. Il s’agit ici d’un texte de Pierre Delanoë récité sur une musique d’Alec Mansion et Roger Jouret (alias Plastic Bertrand): « Paix aux hommes de bonne volonté ». L’acteur est à ce moment très concerné par l’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance. Peter Ustinov est décédé à Bursins où il résidait depuis 1957. Ses obsèques eurent lieu en présence d’une représentante de Kofi Annan, le secrétaire général des Nations-Unies de l’époque.
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2010 : Sortie du 1er album éponyme de Camelia JORDANA qui s’est faite remarquer par les responsables du label Sony Music au cours de l’émission télé française « A la recherche de la Nouvelle Star » où elle a été éliminée en demi-finale en terminant troisième.
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