13 FEVRIER

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30 ans de Victoires pour la chanson de France : le ronronnement

Christine & the Queens : attendue et prévisible aux Victoires 2015

Si l’on veut défendre la chanson francophone comme nous le faisons, avec conviction, force est de reconnaître que la cérémonie des 30 ans de Victoires de la Musique manquait vraiment de punch ce vendredi 13 février 2015.

Car, même si la vaillante Virginie Guilhaume a livré un excellent et toujours périlleux exercice de très longue présentation, la liste des invités n’a pas vraiment amené de grands instants de liesse ou d’émotion. Et ce même si il y a eu quelques rares bons moments comme le fameux « Rockollection » mis à l’heure des 30 ans de Victoires par Laurent Voulzy et Alain Souchon, l’interprétation (trop) fragile et belle de « Dernière danse » par Indila ou encore le super medley de David Guetta avec Sam Martin et Ayo.
A l’analyse de cette (trop) longue soirée, il faut bien se rendre compte que, plus que jamais pour cette édition 2015, les Victoires ont célébré une poignée d’artistes totalement prévisibles. A commencer par Souchon et Voulzy, Julien Doré, Stromae, Calogero, Indila et, même, la très talentueuse Christine & the Queens.
Voici la liste des artistes s’exprimant en français qui ont été primés :
* Julien DORÉ : artiste masculin de l’année
* CHRISTINE (AND THE QUEENS) : artiste féminine de l’année + meilleur vidéoclip de l’année pour « Saint-Claude »
* INDILA pour l’album révélation « Mini world »
* Alain SOUCHON et Laurent VOULZY pour l’album de chansons (éponyme)
* AKHENATON pour l’album de musiques urbaines « Je suis en vie »
* RIVIERE NOIRE pour l’album de musiques du monde (éponyme)
* CALOGERO (& Marie BASTIDE) pour la chanson originale « Un jour au mauvais endroit »
* STROMAE pour le spectacle-tournée-concert « Racine carrée tour »
Il est à noter que des artistes renommés ont reçu, au cours de cette soirée, des Victoires d’honneur spéciales 30 ans. Ce fut le cas notamment pour David Guetta dans la catégorie musique électronique et Jean-Louis Aubert dans la catégorie rock.
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13 FEVRIER

 

Sheila & Ringo

13 février 1973 : Mariage, à Paris, de SHEILA et de RINGO. Vedette depuis plus de dix ans, Sheila prend pour époux celui qui se place en tête des hit-parade depuis près de deux ans avec des succès comme « Elle je ne veux qu’elle » ou « Ma jalousie ». Affublé au départ de l’extraordinaire pseudonyme de Ringo Willy-Cat, Guy Bayle devient tout simplement Ringo en épousant Annie Chancel devenue Sheila depuis bien longtemps. Leur mariage ressemble à une foire d’empoigne (mal) orchestrée et contrôlée par leur producteur commun: Claude Carrère.

En plus de les marier, Carrère a la bonne idée de leur faire enregistrer un énorme « tube » en duo: « Les gondoles à Venise ». Le couple aura un fils le 7 avril 1975, Ludovic, puis se séparera. Alors que Sheila poursuit sa carrière de chanteuse à succès, Ringo retombe dans l’anonymat de son snack restaurant au milieu des années 1980. Toutefois, depuis la fin des années 2000, l’homme a entrepris de rééditer, l’un après l’autre, les albums de sa fulgurante carrière en remontant le temps des derniers aux premiers. Il a aussi enregistré, en 2012, une nouvelle version de l’instrumental « Tentation ». Quant au fils du couple, Ludovic, il est retrouvé décédé chez lui le 8 juillet 2017.
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13 février 1991 : Naissance, à Pau, de l’auteur-compositeur-interprète français VIANNEY sous le nom complet de Vianney Bureau. Son père est alors pilote d’hélicoptère à l’armée et sa mère travaille dans le secteur aéronautique mais tous deux sont des passionnés de musique. Avec ses deux frères, Vianney admire son père lorsqu’il chante, en famille, des textes de Brassens, Le Forestier ou Béranger en s’accompagnant à la guitare. A l’âge de douze ans, il commence ainsi à écrire ses premières chansons. Vivant ensuite à Paris, il suit des études au collège Notre-Dame des Oiseaux, dans le 16e arrondissement, puis au lycée militaire de Saint-Cyr. Baccalauréat en poche, il fréquente ensuite l’ESG Management School de Paris avant de décrocher un diplôme de commerce à Londres. En 2011, Vianney fait la rencontre d’Isabelle Vaudey qui l’encourage à faire connaître ses chansons et lui fait rencontrer le directeur artistique Antoine Essertier qui tombe, lui aussi, sous le charme. A deux, ils s’isolent dans les montagnes d’Auvergne pour y enregistrer un album durant l’été 2013. L’opus, qui prend le titre d' »Idées Blanches », intéresse le label Tôt ou Tard qui le commercialise en octobre 2014. Entre-temps, un premier single, « Je te déteste », est sorti en mai, quelques jours avant que Vianney soit diplômé de l’École supérieure des arts et techniques de la mode (ESMOD). Au moment de la sortie de l’album, un nouveau titre est envoyé aux médias: « Pas là ».

Et cette chanson va propulser son auteur-compositeur-interprète aux cimes de la popularité en quelques semaines. Il est alors sollicité pour assurer les premières parties de la tournée « Vieillir ensemble » de Florent Pagny. Son premier concert parisien en solo a lieu au Café de la Danse en janvier 2015 et Vianney est ensuite de toutes les émissions de radio et de tous les festivals d’été comme les Francofolies de Spa en Belgique. Dans la foulée, son album sort en Allemagne en août 2015. En septembre 2015, il enregistre une version acoustique de cet opus et il compose « Les Filles d’aujourd’hui » qu’il chante en duo avec Joyce Jonathan. Alors qu’il était nommé aux Victoires de la Musique 2015 dans la catégorie « album révélation de l’année », il est récompensé en 2016 par la Victoire de l’artiste interprète de l’année. En novembre 2016, Vianney commercialise son deuxième album et un premier titre en fait un succès: « Je m’en vais ». Avec ce second opus, Vianney se fait véritablement une place parmi les artistes francophones en développement. Et son phrasé aussi particulier que son comportement sur scène sont les gages d’une notoriété en plein essor. Le chanteur prend un plaisir particulier à multiplier les collaborations, les duos et les participations en enregistrant des titres avec Maître Gims (La même), Johnny Hallyday, etc.
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Pochette de l’album posthume 2012

13 février 2008 : Décès, à Paris, du chanteur, compositeur et guitariste français Henri SALVADOR à l’âge de 90 ans. Né le 18 juillet 1917 à Cayenne, en Guyane, il débarque en France au Havre à l’âge de douze ans. Très vite, bon musicien, il joue de la guitare dans des orchestres de jazz français. Sa carrière commence donc dans les années 1930 mais il faut attendre 1948 pour qu’il devienne populaire en tant que chanteur. Dans des registres allant de la tendresse à l’humour, ses succès sont devenus des incontournables de la chanson française: « Syracuse », « Maladie d’amour », « Le Loup, la biche et le chevalier », « Le lion est mort ce soir », « Le travail c’est la santé », « Minnie petite souris », « C’est pas la joie » ou encore « Zorro est arrivé ». En 1949, il obtient le grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros, et passe à l’ABC dans la revue de Mistinguett « Paris s’amuse ». En 1956, sous le pseudonyme d’Henry Cording, il est l’un des premiers à interpréter des airs de rock ‘n’ roll en français qui sont, en fait, des parodies. Dans les années 1960, sa carrière va évoluer avec l’apparition dans les foyers de la télévision et des émissions de variétés. Maritie et Gilbert Carpentier vont mettre en scène ses chansons les plus drôles comme « Juanita Banana » en 1965. La consécration suprême viendra avec la création de son propre show télévisé: « Salves d’or ». En 1979, il est le conteur d' »Emilie Jolie » écrit par Philippe Chatel et il y interprète aussi trois chansons. Ce n’est pas la première fois qu’Henri Salvador enregistre des chansons pour le jeune public. Dans les années 1960, il chante ainsi la plupart des airs connus des dessins animés de Walt Disney. Dans les décennies 1980 et 1990, son succès s’estompe et il continue à enregistrer des albums qui ne se vendent pas. Mais, en 2000, Keren Ann et Benjamin Biolay lui signent des chansons pour un retour triomphal. Le tube « Jardin d’hiver » est extrait de l’album « Chambre avec vue » qui cartonne dans les ventes et amasse les récompenses.

Sa carrière est véritablement relancée alors qu’il a plus de 80 ans et les albums suivants marcheront encore très bien sans toutefois atteindre le résultat de « Chambre avec vue ». Son dernier album, intitulé « Révérence », est commercialisé en 2006. Et, le 21 décembre 2007, il donne un dernier spectacle au Palais des congrès de Paris. Henri Salvador meurt le 13 février 2008 d’une rupture d’anévrisme. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 16 février 2008. En 2012, le 18 juin, sort un album posthume avec des titres inédits datant de 1999 finalisés par Benjamin Biolay: « Tant de temps ».
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Christine & the Queens, récompensée par deux Victoires

13 février 2015 : Soirée des 30 ans de remise des Victoires de la Musique au Zénith de Paris. Avec quelques bons moments comme le fameux « Rockollection » mis à l’heure des 30 ans de Victoires par Laurent Voulzy et Alain Souchon, l’interprétation (trop) fragile et belle de « Dernière danse » par Indila ou encore le super medley de David Guetta avec Sam Martin et Ayo. Mais sur l’ensemble de la (trop) longue  soirée, il a bien fallu se rendre compte que, plus que jamais pour cette édition 2015, les Victoires ont célébré une poignée d’artistes totalement prévisibles. A commencer par Souchon et Voulzy, Julien Doré, Stromae, Calogero, Indila et, même, la talentueuse Christine & the Queens.
Voici la liste des artistes s’exprimant en français qui ont été primés :
* Julien DORÉ : artiste masculin de l’année
* CHRISTINE (AND THE QUEENS) : artiste féminine de l’année + meilleur vidéoclip de l’année pour « Saint-Claude »
* INDILA pour l’album révélation « Mini world »
* Alain SOUCHON et Laurent VOULZY pour l’album de chansons (éponyme)
* AKHENATON pour l’album de musiques urbaines « Je suis en vie »
* RIVIERE NOIRE pour l’album de musiques du monde (éponyme)
* CALOGERO (& Marie BASTIDE) pour la chanson originale « Un jour au mauvais endroit »
* STROMAE pour le spectacle-tournée-concert « Racine carrée tour ».
Il est à noter que des artistes renommés ont reçu, au cours de cette soirée, des Victoires d’honneur spéciales 30 ans. Ce fut le cas notamment pour David Guetta dans la catégorie musique électronique et Jean-Louis Aubert dans la catégorie rock.

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18 JUILLET

18 juillet 1917 : Naissance, à Cayenne en Guyane, du chanteur français Henri SALVADOR. Il débarque en France, au Havre, à l’âge de douze ans. Très vite, bon musicien, il joue de la guitare dans des orchestres de jazz français comme celui de Ray Ventura. Sa carrière commence donc dans les années 1930 mais il faut attendre 1948 pour qu’il devienne populaire en tant que chanteur. Dans des registres allant de la tendresse à l’humour, ses succès sont devenus des incontournables de la chanson française: « Syracuse », « Maladie d’amour », « Le Loup, la biche et le chevalier », « Le lion est mort ce soir », « Le travail c’est la santé » ou encore « Zorro est arrivé ».

En 1949, il obtient le grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros, et passe à l’ABC dans la revue de Mistinguett « Paris s’amuse ». En 1956, sous le pseudonyme d’Henry Cording, il est l’un des premiers à interpréter des airs de rock’n’roll en français qui sont, en fait, des parodies signées par Boris Vian. Dans les années 1960, sa carrière va évoluer avec l’apparition dans les foyers de la télévision et des émissions de variétés. Maritie et Gilbert Carpentier vont mettre en scène ses chansons les plus drôles comme « Juanita Banana ». Et la consécration suprême vient avec la création de son propre show télévisé: « Salves d’or ». En 1979, il est le conteur d' »Emilie Jolie » écrit par Philippe Chatel et il y interprète aussi trois chansons. Ce n’est pas la première fois qu’Henri Salvador enregistre des chansons pour le jeune public. Dans les années 1960, il chante ainsi la plupart des airs connus des dessins animés de Walt Disney. Dans les décennies 1980 et 1990, son succès s’estompe mais il continue à enregistrer des albums qui ne se vendent pas. Toutefois, en 2000, Keren Ann et Benjamin Biolay lui signent des chansons pour un retour triomphal. Le tube « Jardin d’hiver » est extrait de l’album « Chambre avec vue » qui cartonne dans les ventes et amasse les récompenses. Sa carrière est véritablement relancée alors qu’il a plus de 80 ans et les albums suivants marchent encore très bien sans atteindre le résultat de « Chambre avec vue ». Son dernier album, intitulé « Révérence », est commercialisé en 2006. Et, le 21 décembre 2007, il donne un ultime spectacle au Palais des Congrès de Paris. Henri Salvador meurt le 13 février 2008 d’une rupture d’anévrisme. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 16 février 2008. En 2012, le 18 juin, sort un album posthume avec des titres inédits datant de 1999 finalisés par Benjamin Biolay: « Tant de temps ».

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18 juillet 1933 : Naissance, aux Lilas (Seine-Saint-Denis), de l’acteur, cinéaste, humoriste et chanteur français Jean YANNE sous le nom de Jean Gouyé. Après ses études secondaires, il entre à l’école de journalisme mais il la quitte assez vite pour écrire des sketches. Il est néanmoins embauché au journal « Le Dauphiné Libéré » avant de devenir animateur de radio au début des années 1960. Au même moment, il se lance dans la chanson et enregistre deux disques de rock en 1961 sous le nom de Johnny RockFeller et ses RockChild: « J’aime pas le rock » et la reprise de « Je n’suis pas bien portant » d’Ouvrard.

Parmi les autres chansons marquantes de son répertoire, il y a eu « Rouvrez les maisons closes » (1965) et « Hue donc ou Les Emancipations d’Alphonse, Les Revendications d’Albert, Les Pérégrinations d’Anselme, Les Préoccupations d’Antime » (parodie avec Jacques Martin des « Elucubrations » d’Antoine) (1966). En 1964, Jean Yanne s’oriente vers le cinéma où il est remarqué dans de nombreux films dramatiques comme « Le boucher » de Claude Chabrol. A partir de 1972, il désire se tourner vers la comédie et décide de réaliser ses premiers films: il y a « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » (1972), « Moi y’en a vouloir des sous » (1973), « Les Chinois à Paris » (1974), « Chobizenesse » (1975), « Je te tiens tu me tiens par la barbichette » (1978), « Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ » (1982) et « Liberté, égalité, choucroute » (1985). La plupart des musiques et chansons de tous ces films sont composées par Jean Yanne. L’artiste meurt le 23 mai 2003 dans sa propriété de Morsains dans la Marne (F).
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La Grande Sophie en 2016

18 juillet 1969 : Naissance, à Thionville, de l’auteure-compositrice et interprète française LA GRANDE SOPHIE sous le vrai nom de Sophie Huriaux. Elle quitte la Moselle très jeune car ses parents vont s’installer à l’autre bout de la France, à Port-de-Bouc près de Marseille. Le père de Sophie est alors technicien sidérurgiste et sa mère infirmière. Un jour de congé, la petite fille est émerveillée par le film « Peau d’Ane » de Jacques Demy qui est diffusé à la télévision. Et elle décide de s’intéresser à la musique en apprenant d’abord la guitare à l’âge de neuf ans. Quatre ans plus tard, avec son frère et un voisin de la famille, elle crée un premier groupe musical qui a pour nom « Entrée Interdite ». Le 21 juin 1982, la formation se produit lors des fêtes de la musique qui ont lieu dans le collège où Sophie est inscrite. L’adolescente ambitionne de devenir sculptrice et, pour ce faire, s’inscrit aux Beaux-Arts de Marseille où elle suit les cours pendant deux ans. Car, par dessus tout, c’est définitivement la musique qui l’intéresse. Elle décide ainsi de rejoindre la capitale française en 1990 pour tenter sa chance et, dans un premier temps, pour y jouer dans des bars et des petites salles sous le nom qu’elle a désormais choisi: la Grande Sophie. Elle peaufine son expérience pendant quelques années et, en février 1996, elle écrit en partie et interprète une comédie musicale, « La Marée d’Inox », qui est présentée au théâtre Jean Vilar de Suresnes. Remarquée par les organisateurs des Francofolies de La Rochelle, elle est invitée à venir y chanter en juillet. Les chansons de Sophie s’accumulent et sont maintenant prêtes à figurer sur un premier disque que l’artiste autoproduit en 1997. Cet opus connaît ce que l’on appelle un succès d’estime: il est apprécié des professionnels et des journalistes qui en parlent positivement. Il permet aussi à la chanteuse de négocier un contrat avec une firme phonographique qui va lui produire son second album. Commercialisé en 2001 sous le titre « Le Porte-Bonheur », la galette numérique est annoncée par le single « Martin » et se vend à plus de 50.000 exemplaires.

Le répertoire de La Grande Sophie est donc à maturité lorsque sort, en 2004, le troisième opus qui a pour titre « Et si c’était moi » et qui contient les succès « On savait » et « Du Courage ». La tournée de concerts qui suit ainsi que son passage sur la scène de l’Olympia de Paris sont également une grande réussite récompensée par les Victoires de la Musique (révélation scène) en 2005. Quelques mois plus tard, l’artiste aborde un virage musical plus rock avec le disque suivant qui est intitulé « La Suite… ». En 2006, la Grande Sophie décide de souffler un peu, de crainte de se répéter et de se fourvoyer dans un style musical de plus en plus chargé. Elle accepte divers projets scéniques au cours des deux années suivantes et reprend le chemin des studios en 2008 pour enregistrer un mini-album de six chansons en version acoustique. La tournée de concerts qui va suivre est de la même veine et a pour titre « Toute seule comme une grande ». Plus axé sur la voix, l’album « Des vagues et des ruisseaux » est chez les disquaires au début 2009. Elle est sur la scène des trois Francofolies durant l’été: La Rochelle, Montréal et Spa. Et, un an après sa sortie commerciale, l’album reçoit le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros dans la catégorie chanson. La Grande Sophie publie son sixième album, intitulé « La Place du fantôme » en février 2012. Ce disque est basé sur le thème de la rupture et la chanteuse s’y exprime sans complexe ni restriction entre songe et réalité sur des mélodies acoustiques ou des rythmiques pop. Sonorités électroniques, écriture introspective, mélodies cousues main, voix assurée, la chanteuse y laisse la place à toutes les facettes de sa personnalité, même fantomatique. Avec ces nouvelles chansons et des plus anciennes, l’artiste repart sur la route des spectacles qui passent par l’Europe francophone et le Québec en 2012 et 2013. Avec une régularité exemplaire, elle commercialise l’album suivant en septembre 2015: « Nos histoires ». L’opus raconte des histoires comme celle de Maria Yudina, pianiste russe qui vécut sous l’ère stalinienne et qui fit preuve de beaucoup de courage, d’audace et de fermeté dans ses combats. En mai 2019, les médias reçoivent un single avec la chanson « Une vie » qui annonce un nouvel album pour septembre de la même année : « Cet instant ».
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18 juillet 1997 : La chanteuse française ELSA participe à ses premières Francofolies et c’est à Spa en Belgique que cela se passe alors qu’elle fête ses onze ans de carrière. Dans le cadre de ces Francofolies de Spa, le même jour, une fête est consacrée au groupe INDOCHINE. Alors que les invités de la célèbre formation sont Axelle RENOIR, Marc MORGAN et Rudi LEONET, la première partie est assurée par le groupe belge HUY!, VENDETTA, la chanteuse argentine Mercedes AUDRAS et le chanteur français Mathieu BOOGAERTS.
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Marc Chevalier (c) Le hall de la chanson

18 juillet 2013 : Décès, à Paris, du comédien, chanteur, guitariste, musicien, chansonnier et enseignant français Marc CHEVALIER à l’âge de 93 ans. Né en mai 1920 à Avignon, il commence sa carrière comme comédien. Puis il rencontre des musiciens qui s’appelleront bientôt les Frères Jacques. Marc Chevalier les accompagne à la guitare et se passionne pour l’humour et le music-hall. En 1947, après quelques apparitions dans des cabarets parisiens, il rencontre André Schlesser avec qui il forme le duo « Marc et André ». Ils obtiennent de plus en plus de succès avec leurs chansons qu’ils présentent surtout au TNP, le Théâtre National Populaire de Jean Vilar. Mais leurs disques deviennent aussi très populaires et remportent à deux reprises le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1956 et en 1963. Entretemps, en 1951, Marc Chevalier rachète un cabaret parisien nommé « L’Ecluse », bien décidé à en faire un lieu intimiste consacré à la chanson française. Léo Ferré est l’un des premiers artistes connus à s’y produire alors que Barbara, Jacques Brel, Cora Vaucaire ou Serge Lama y débutent. En tant que « boîte à chansons », l’Ecluse ferme ses portes en 1975 et devient, par la suite, notamment, un bar à vins. Plus tard, Marc Chevalier crée un centre de formation aux métiers d’art et de la communication. Il enseigne aussi au conservatoire parisien de Nadia et Lili Boulanger. En 1987, Marc Chevalier raconte ses souvenirs dans un livre intitulé « Mémoires d’un Cabaret: L’Écluse ». Il décède le 18 juillet 2013 et est inhumé au cimetière du Père Lachaise à Paris le 25.
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11 MAI

RINGO en 1978

11 mai 1947 : Naissance, à Toulouse, du chanteur français RINGO. C’est tout d’abord sous le pseudonyme de Ringo Willy Cat que Guy Bayle se fait un peu connaître en 1971 en enregistrant une première chanson intitulée « L’homme ». Mais c’est sous le pseudonyme plus court de Ringo que le chanteur connaît le véritable succès quelques mois plus tard. Le titre de son premier « tube » est « Elle je ne veux qu’elle », adaptation française d’un tube anglo-saxon de Tony Ronald: « Help get me some help ».

Cet essai est transformé ensuite lors de la sortie du deuxième 45 tours de Ringo: « Trop fragile trop belle pour rester seule » qui est suivi de « Ma jalousie ». Entre-temps, Ringo, la vedette montante, rencontre Sheila, l’idole des Français. Leur coup de foudre va faire les choux gras de leur producteur commun: Claude Carrère. Le mariage est décidé et organisé le 13 février 1973 à 13 h 13 pour être fidèle au chiffre 13 qui, paraît-il, porte bonheur à Sheila. Pour l’occasion, Claude Carrère estime qu’une chanson enregistrée en duo est une belle opportunité: « Les gondoles à Venise » sort quelques jours avant la noce. Le disque est un succès incomparable. Mais ce dernier n’empêche pas les jeunes mariés de continuer à enregistrer séparément des chansons très populaires. Ringo continue sur sa lancée avec « Une bague, un collier » (1973) « Une heure, une nuit » (1973), « Tentation » (1974) et « Accepte-moi » (1974). Le 7 avril 1975, Ringo devient père lorsque Sheila donne naissance à Ludovic. Et sa carrière se poursuit avec « La rupture » (1975), « Rossana » (1975), « Fille sauvage » (1975), « Les oiseaux de Thaïlande » (1976), « Comme hier » (1976), « Se quitter est impossible » (1976), « Goodbye Elvis » (1977), « Darlin » (1978) et « Qui est ce grand corbeau noir ? » (adaptation de « Video Killed the Radio Stars » des Buggles) en 1979. Le 9 novembre 1979, c’est le divorce avec Sheila. Ce dernier événement va aussi provoquer une autre rupture: celle de Ringo avec Claude Carrère. Du coup, les enregistrements suivants paraissent sous le label « Formule 1 » que Ringo a créé quelques années plus tôt. La chanson « Un homme ne pleure pas » composée par Toto Cutugno connaît encore un beau succès en 1980 mais ce sera le dernier coup d’éclat du chanteur qui se retire sur la pointe des pieds en 1983. Redevenu Guy Bayle, l’ex-chanteur se lance dans la restauration à Paris (le City Rock Café en 1985). Il rachète aussi la salle de spectacles parisienne de Bobino qu’il rebaptise le Wiz. Puis il ouvre un établissement de restauration dans sa ville natale de Toulouse mais cela ne marche pas et il revend le Wiz à Philippe Bouvard qui en refait Bobino. Alors que, depuis 2001, l’homme est devenu plutôt discret, Ringo effectue son retour discographique en 2013 avec, entre autres, la sortie de certains de ses albums en CD, un travail qui n’avait jamais été réalisé jusque-là et qui ne concerne que les enregistrements de la période post-Carrère. Mais il faut bien dire que ce retour ne récolte pas le succès espéré et l’initiative semble finalement abandonnée.

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RENAUD en 1977 – Photo (c) François Gaillard

11 mai 1952 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français RENAUD, Renaud Séchan de son vrai nom. Son père, Olivier, professeur d’allemand et de néerlandais, est aussi traducteur et auteur de romans policiers et de livres pour la jeunesse. Il a reçu le prix des Deux Magots en 1942 pour « Les corps ont soif » et il a travaillé, pendant la Seconde Guerre mondiale, à Radio Paris comme traducteur. Quant à sa mère Solange, originaire d’une famille de mineurs du Nord, elle était ouvrière dans une usine de Saint-Étienne avant de devenir femme au foyer. C’est elle qui permet au petit Renaud de se familiariser avec la chanson française de Fréhel, Chevalier et Piaf tandis que son père l’initie au talent de Georges Brassens. A l’âge de onze ans, Renaud prend possession de la machine à écrire de son père et écrit un roman. Il découvre aussi les chansons d’Hugues Aufray qui devient son idole. Alors que les songwriters comme Dylan, Cohen ou Joan Baez le touchent, il apprécie Antoine et ses « élucubrations » en 1966. L’école, par contre, ne figure pas vraiment dans la liste de ses occupations préférées et ses études tournent court. Après avoir intégré plusieurs mouvements gauchistes, il vit trois semaines dans la Sorbonne occupée de mai 1968 avec son frère Thierry et il célèbre son seizième anniversaire au Quartier Latin. C’est là, sur les barricades, qu’il écrit ses premières chansons avec l’aide d’un artiste plutôt déjanté: Evariste. A la rentrée, ses parents l’inscrivent, un peu désespérément, au lycée Claude Bernard de la Porte d’Auteuil. Mais l’environnement bourgeois de l’établissement l’exaspère très vite et, en avril 1969, il arrête ses études. Il s’installe alors dans une chambre de bonne et se fait engager comme magasinier puis vendeur dans une librairie où il découvre les oeuvres de Vian, Prévert, Zola et Maupassant entre autres. Il réussit alors à économiser assez d’argent pour s’acheter une moto et il se met à fréquenter les « loubards » parisiens en se fringuant de perfectos en cuir. Une rencontre avec Patrick Dewaere lors de vacances à Belle-île-en-Mer lui permet d’intégrer la troupe des comédiens du Café de la Gare pour un remplacement en 1971. Il sort de cette expérience très enrichissante en imaginant qu’il est né pour faire du théâtre. Ayant quitté la librairie, il change de milieu et fréquente le quartier Montparnasse avant de « faire la manche » à la Porte d’Orléans. Il interprète des chansons d’Aristide Bruant mais aussi quelques compositions propres. Un jour de 1974, alors que Renaud fait patienter les spectateurs qui font la file pour Coluche devant le Café de la Gare, le producteur Paul Lederman le remarque. Il lui demande de venir jouer au Caf’conc’ de Paris en première partie du spectacle de Coluche. C’est là qu’un soir de 1975 deux producteurs lui proposent de faire un disque. Malgré ses réticences à devenir chanteur plutôt qu’acteur, Renaud accepte quand même et le 33 tours « Amoureux de Paname » sort en 1975. Ses chansons font découvrir un artiste assurément hors du commun qui va d’emblée séduire une frange du public et certains animateurs de radio comme Jean-Louis Foulquier de France Inter. Renaud obtient un passage télévisé dans l’émission « Midi-Première » de Danièle Gilbert et il commence à effectuer quelques concerts dans des maisons de jeunes de France et de Belgique. La chanson « Hexagone » ne laisse personne indifférent. En juin 1975, il chante à Paris à la Pizza du Marais au même programme qu’Yvan Dautin. Mais, pour Renaud, son avenir est toujours au théâtre ou au cinéma. Et il accepte quantité de petits rôles en délaissant un peu la chanson. Pourtant, à nouveau, il cède à l’idée de ses deux producteurs d’enregistrer un deuxième 33 tours: « Laisse Béton » en 1977. Avec un look de loubard à la veste de cuir et au foulard rouge, Renaud compte là son premier grand succès discographique.

Dans la foulée, l’artiste participe au Printemps de Bourges en France et gagne le Festival de la Chanson de Spa en Belgique avec « Chanson pour Pierrot ». En 1979 sort l’album « Ma gonzesse » avec, entre autres titres, « C’est mon dernier bal ». Suivent alors toute une série de « tubes » qui vont installer Renaud dans la cour des grands de la chanson francophone: « Marche à l’ombre », « Le Retour de Gérard Lambert », « Morgane de toi », « Manu », « Dès que le vent soufflera », « Mistral gagnant », « Miss Maggie » ou « Marchand de cailloux ». En 1985, il est touché par la famine et la sécheresse en Ethiopie. Sur une musique de Franck Langolff, il écrit une chanson interprétée par toute une série de chanteurs francophones dont Michel Berger, Francis Cabrel, Julien Clerc ou Jean-Jacques Goldman. La vente du disque rapporte des millions de francs français à l’association « Médecins sans frontières ». En 1992, son vieux rêve de comédien se réalise grâce à Claude Berri qui lui propose de tourner dans le film « Germinal » aux côtés de Gérard Depardieu et Miou-Miou. Les décors naturels des sites miniers du Nord de la France l’incitent à enregistrer un album en dialecte picard de la région. Il rend ainsi hommage à son grand-père mineur lorsque sort, en 1993, l’opus « Renaud cante el’Nord ». Le film et l’album sont des succès mais, depuis quelque temps, le chanteur est confronté à des pensées plutôt négatives notamment inspirées par la perte d’amis chers comme Coluche, parrain de sa fille Lolita, Pierre Desproges ou Serge Gainsbourg. Entre 1995 et 2002, sa vie va être bousculée par la dépression, l’alcoolisme et le divorce avec sa femme Dominique. Des amis musiciens comme Alain Lanty et Jean-Pierre Bucolo vont essayer de le sortir de cette situation en mettant sur pied des tournées au cours desquelles la voix de Renaud est désormais méconnaissable, rauque et fausse. L’artiste se retire alors dans son bistrot parisien préféré de « La Closerie des Lilas » où il reste attablé des heures durant le regard vide. Il finit cependant par y écrire les chansons d’un nouvel album qui sort en 2003: « Docteur Renaud, Mister Renard » où figure le « tube » inspiré des attentats américains du 11 septembre 2001, « Manhattan-Kaboul » qu’il enregistre en duo avec Axelle Red. La même année, il rencontre une jeune chanteuse dont il tombe amoureux: il se marie avec Romane Serda en août 2005. Grâce à elle, il parvient à oublier l’alcool et à se reconstruire. Il prend aussi part au mouvement collectif visant à faire libérer Ingrid Betancourt et les otages des Farcs en Colombie: il écrit une chanson à ce propos qui a pour titre « Dans la jungle ». Il enregistre un nouvel album, double, qui sort en 2006: « Rouge Sang ». Et il est à nouveau papa, d’un petit garçon cette fois : Malone. Ce prénom se retrouve dans le titre d’un nouvel opus qui sort en 2009 et qui est consacré à des chansons traditionnelles irlandaises que Renaud songeait à interpréter depuis longtemps. Malheureusement, le nouveau cadre familial ne va pas faire disparaître les vieux démons qui hantent l’artiste encore et encore. Et le couple Renaud-Serda prend l’eau pour exploser en divorce en septembre 2011. Renaud redevient alors plutôt discret sauf lorsqu’il est nommé Commandeur des Arts et des Lettres à Paris en janvier 2013. Une compilation hommage à Renaud par des artistes francophones sort en juin 2014: on y retrouve Nolwenn Leroy, Jean-Louis Aubert, Carla Bruni ou encore Bénabar entre autres dans l’interprétation des grands succès du chanteur. Suite au succès de l’album, un deuxième volume est enregistré avec d’autres chansons et d’autres artistes comme Bernard Lavilliers, Calogero, Arno ou Olivia Ruiz à la fin de 2014. Au même moment, Renaud accepte de sortir de sa réserve à l’initiative de son ami Bob Geldhof pour enregistrer le disque « Noël est là » commercialisé au profit de la recherche contre Ebola. Les attentats parisiens du début 2015, à Charlie-Hebdo et dans le supermarché hyper-cacher, lui rendent l’envie d’écrire mais il lui faut sortir de sa dépendance au pastis du petit bar de l’Isle-sur-la-Sorgues en Provence où il réside. Finalement, mi-2015, il décide d’enregistrer à Bruxelles la bonne dizaine de chansons qu’il vient d’écrire. L’album est commercialisé au début de l’année 2016 et porte un premier titre évocateur: « Toujours debout ». Plus étonnant, suite aux attentats français, il chante aussi « J’ai embrassé un flic » et regrette même, dans une de ses nombreuses interviews, d’avoir enregistré « Hexagone » 40 ans plus tôt. L’album récolte un succès fracassant et, après avoir retravaillé ses cordes vocales, Renaud remonte sur scène pour une très longue tournée qui commence en 2016. Le 10 février 2017, il est récompensé par les 32e Victoire de la Musique comme artiste masculin de l’année. Et, le 10 décembre 2018, après un nouvel épisode fragilisant sa santé déjà précaire, Renaud reçoit de la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français, un prix spécial pour l’ensemble de sa carrière. En novembre 2019, un nouvel opus est distribué chez les disquaires : il a pour titre « Les mômes et les enfants d’abord » et est lancé par la chanson « Les animals » dont l’orthographe annonce bien la couleur déjantée et délibérée du projet.
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11 mai 1953 : Naissance, à Namur, de l’animateur et producteur de radio belge Pierre COLLARD-BOVY. Après avoir passé son enfance entre Namur et Charleroi où il fréquente l’école Saint-Joseph de Jemeppe-sur-Sambre, Pierre est orienté par ses parents vers des études supérieures de droit et de littérature. Mais c’est la radio qui le passionne et il suit finalement les cours de médias de l’IAD, Institut des Arts de Diffusion. Encore étudiant, il devient l’assistant de l’animateur Jacques Mercier aux studios radio de la RTB (Radio Télévision Belge) à Mons. Bien vite, il se retrouve à Bruxelles où il devient titulaire de quelques émissions de radio de la RTBF (avec un F comme francophone) qui ont pour titre « Musique au petit-déjeûner », « Rond-point chansons », « L’air de rien » ou « Sucré, salé ». Au début des années 1980, il présente des émissions de télévision consacrées aux chanteurs belges. Dans « Chanson Plus » et « Palmarès », on découvre des chanteurs comme Claude Semal, Jacques Hustin, André Bialek, Albert Delchambre ou encore, comme ci-dessous, un jeune artiste belge chantant en anglais : Mike Benson.

Il est parfois aux commandes du programme télévisé intitulé « Plein jeu » diffusé, en avant-soirée, où il accueille des artistes comme Chantal Goya ou William Sheller (à visionner en cliquant ICI). Au milieu de la décennie 1980, il met sur pied une émission radiophonique publique hebdomadaire qui se déroule en direct du Botanique à Bruxelles. C’est « Couleur Nuit » qui accueille une quantité étonnante de chanteurs francophones des moins connus aux plus célèbres. Le rendez-vous dure environ cinq ans. En février 1991, après une autre expérience télévisuelle de début de soirée, « Jamais deux sans toi », il revient à la radio avec une quotidienne consacrée à la chanson: « L’air de rien » qui accueille un invité chaque vendredi. Parallèlement à cette émission, un concours du même nom est lancé par l’intermédiaire de la CRPLF (Communauté des radios publiques de langue française). Des textes en français écrits par des auditeurs sont mis en musique et interprétés par des artistes suisses, français, canadiens et belges. Deux éditions de ce concours ont lieu à Liège avec, notamment, la participation de la française Clarika. En 1993, avec l’aide de l’animateur de radio français Jean-Louis Foulquier qui a créé les Francofolies de La Rochelle, il décide, avec un groupe d’amis passionnés dont le chanteur Pierre Rapsat et un jeune élu local Charles Gardier, de créer à Spa, ville thermale des Ardennes, l’édition belge des Francofolies. Le festival naît l’année suivante dans la cité où avait lieu, auparavant, le célèbre Festival de la Chanson Française. Durant les années 2000, après une nouvelle émission de radio intitulée « Avenue Bel Air », il est amené à lancer une webradio pour la RTBF: « Franco’Sphère ». Ensuite, dans le même créneau, il s’occupe, chaque année, de la radio RTBF des Francofolies de Spa qui émet sur le site du festival et sur le web 24 heures sur 24. Depuis octobre 2012, il est aussi échevin (adjoint au maire) dans sa ville de Jemeppe-sur-Sambre où ses compétences sont la mobilité, le tourisme et, bien entendu, la culture. Des activités dont il s’occupe encore plus depuis sa retraite de la RTBF en 2016.
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Nathalie Paque en 1989 – Photo (c) Stéphane de Bourgies

11 mai 1977 : Naissance, à Liège, de la chanteuse belge Nathalie PAQUE. Très tôt dirigée vers la chanson par sa maman, elle devient, à douze ans, l’interprète qui représente la France au Concours Eurovision de la Chanson. Elle y participe à Lausanne, en Suisse, avec la chanson « J’ai volé la vie » signée Sylvain Lebel, Guy Mattéoni et GG Candy. Elle se classe 8e sur 22, le concours étant remporté par le groupe yougoslave Riga. Un seul autre participant chante en français cette année-là: il s’agit du groupe luxembourgeois Park Café qui interprète « Monsieur » et qui se classe 20e sur 22. Cette participation permet à la chanson de Nathalie Paque de bénéficier d’un grand nombre de diffusions sur les radios belges. Mais son succès ne va pas au-delà.

Cependant, la jeune Nathalie, toujours supportée par sa maman, enchaîne les enregistrements et les prestations sur les podiums radiophoniques, dans les fêtes villageoises et les kermesses locales. Toutes ces expériences vont lui permettre d’acquérir des planches. Elle se débrouille d’ailleurs très bien lorsqu’il est question pour elle d’interpréter ses chansons au début des années 1990 dans le cadre des émissions télé de RTL-TVI en Belgique: « Dix qu’on aime ». Elle y récolte de francs succès avec des chansons comme « Nous c’est spécial », « Bébé Bambou », « Danse » ou « Ils reviennent ». Mais, avec la disparition de ce programme, la fin des années 1990 va être plus difficile pour Nathalie Paque qui sort encore un album original en 1998 sous le titre « Chante-nous la vie ». Dans les années 2000, elle va se diriger vers le monde de la comédie musicale et elle participe, à l’Opéra Royal de Wallonie à Liège, au spectacle « Titanic ». En 2002, elle reprend le premier rôle de la comédie musicale « Chantons sous la pluie » en tournée en France et en Belgique. Puis, elle décroche aussi le rôle principal du spectacle musical « Blanche-Neige », adapté par Philippe Swan et mis en scène à Paris à la fin de l’année 2003 par Jean-Luc Moreau. Par la suite, Nathalie retourne à son métier d’enseignante mais garde toujours l’espoir de poursuivre sa carrière artistique. C’est ainsi qu’elle se présente au casting du spectacle musical « Assurance Fou-Rire » proposé au Parc Astérix près de Paris. Elle y décroche un rôle qui lui permet par la suite d’assurer la mise en scène des personnages de ce parc d’attractions. Maman de deux enfants, elle décide de revenir à la chanson en 2016. Après avoir présenté un concert de Noël, elle entreprend le projet d’un spectacle et d’un album consacrés aux chansons de Jacques Brel reprises en version jazz. Le tout est prévu pour courant 2018 juste avant le 40e anniversaire de la disparition de l’immense artiste belge. Nathalie Paque évoquait tout cela, ainsi que sa participation au concours Eurovision 1989, le 8 mai 2018, jour de l’annonce de la disparition de Maurane, sur l’antenne de la radio belge francophone VivaCité et c’est à écouter et à voir en CLIQUANT ICI. Mais finalement, c’est à la fin de l’année 2019 que cet album hommage à Jacques Brel est commercialisé.

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11 mai 2012 : Ces vendredi 11 et samedi 12 mai a lieu dans la capitale française l’opération « Paris fait chanter Bruxelles » qui a pour but d’offrir une visibilité parisienne à toute une série d’artistes belges pratiquant la chanson francophone. Après la soirée d’ouverture qui a lieu le mercredi 9 mai au Centre Wallonie-Bruxelles avec Gérard W. et Jean-Charles De Keyzer, les artistes à se produire en différents endroits ont pour nom Daniel Hélin, Coline Malice, Blanche (Stéphanie Blanchoud), Samir Barris, Coenguen, Karim Gharbi, Marka, Jules et Jo, Farida Zouj, Labiur, Balimurphy, David Bartholomé et Christiane Stéfanski. Ils chantent au Théâtre Les Déchargeurs mais aussi au Sentier des Halles, à la Scène du Canal de l’Espace Jemmapes, au Centre Wallonie-Bruxelles, à la Manufacture Chanson, au théâtre des Trois Baudets ou encore au Limonaire.
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