Nicolas PEYRAC à Maurage (B): acoustique improvisé mais apprivoisé

Nicolas Peyrac à Maurage le 22 avril 2017 (c) Passion Chanson

Il y a toujours, dans la vie de tout un chacun, des moments tant attendus qu’ils peuvent vous décevoir terriblement ou vous propulser sur un nuage de bonheur.
Notre rendez-vous récent avec Nicolas Peyrac sur une scène de la périphérie de La Louvière en Belgique est à classer dans la seconde catégorie.
Le spectacle est annoncé comme des « acoustiques improvisées » de l’artiste qui a connu un début de carrière fulgurant il y a plus de 40 ans déjà. Et la publicité n’est certes pas mensongère puisque, effectivement, le chanteur arrive, guitare à la main, pour se poser sur un tabouret confortable où il va rester vissé pendant près de deux heures. Les présentations sont plutôt vites faites: les spectateurs savent qui il est et il sait ce qu’ils attendent de lui. Mais là, il y a un lézard: non, Nicolas Peyrac n’est pas venu pour leur interpréter ses grands succès. Et l’artiste explique immédiatement sa démarche qui est bien compréhensible. Car, toutes ces années de chanson ne peuvent quand même pas se résumer à quatre ou cinq gros succès qui ont pour titre « Et mon père », « So far away from LA », « Je pars », « Le vin me saoûle » ou « Comment t’appelles-tu? ». Alors, il a décidé de proposer un concert avec des compositions dont peu de gens se souviennent et qui sont souvent accompagnées de textes signifiants. Car, au bout du compte, ce que Peyrac retient définitivement de toute son aventure artistique, c’est avant tout l’écriture. Celle-là même qui l’a amené, un moment, à écrire des romans et, récemment, un livre de souvenirs.
Donc, fort de cette philosophie, l’auteur-compositeur-interprète nous emmène faire le tour d’un répertoire aussi méconnu que superbe. Pour lequel ses doigts filent avec une aisance incroyable sur une guitare obéissante et dévouée. A la manière d’un conteur mais sans jamais se prendre au sérieux, Nicolas Peyrac explique comment certaines de ses mélopées ont vu le jour. Parfois au détour d’une rencontre, au lendemain d’un événement ou au retour d’un voyage pas forcément lointain. Et le public ne s’en lasse pas même s’il marque ses préférences lorsque l’artiste lui livre quand même des titres comme « So far away from LA », « Et mon père », « Le vin me saoûle », « Et nous voilà » ou « Il y aurait du soleil ». Dans des versions vocalement magnifiques de sobriété et de sensibilité. Comment décrire alors les autres chansons si ce n’est comme des perles qui traversent les époques sans prendre une ride. Ecoutez donc si vous le pouvez « Ne me parlez pas de couleurs » ou « Une peau que t’as pas » et vous nous comprendrez parfaitement. Alors, bien sûr, comme les règles du jeu sont énoncées dès le début du tour de chant, l’artiste décide seul de ce qu’il va faire écouter ou pas. Ce soir par exemple, il n’y a pas « Je pars », ni « Ne jouez plus God Save the Queen » ou encore « J’avance ». Mais l’interprète rend hommage à Henri Salvador et à Guy Béart dont il reprend deux chansons: « Laura Laura pas » et « Il n’y a plus d’après ».
Quelle bonne idée donc que celle de faire (re)découvrir ainsi une oeuvre de grande qualité littéraire et musicale! Et merci aux personnes qui se reconnaîtront de permettre à Monsieur Peyrac de proposer ses moments de vie ailleurs que dans la salle parisienne des Mathurins où il est à l’affiche maintenant depuis quelques mois.
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Guillaume Ledent: une bonne entrée en matière
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Guillaume Ledent à Maurage le 22 avril 2017 (c) Passion Chanson

Permettre à Guillaume Ledent d’ouvrir la soirée était également une autre bonne idée. Car l’artiste tournaisien, seul avec sa guitare, a, lui aussi, mérité pleinement l’ovation d’un public de connaisseurs. En quelques chansons balancées avec une assurance élégante, l’auteur-compositeur-interprète a fait montre de tout son talent de chanteur engagé et préoccupé par l’époque dans laquelle nous vivons. Le tout servi avec suffisamment d’humour et de légèreté pour que le message passe au mieux et soit reçu sans interférence. Sans oublier les quelques moments de détente toujours appréciés lorsque le public peut participer comme pour « L’amour au four » par exemple. Avec une expérience de la scène de près de quinze ans dont dix comme chanteur soliste, Guillaume Ledent a, une fois de plus, confirmé tout le bien qu’on pensait de lui après ses prestations reconnues lors des Francofolies de Spa, de différents concours musicaux et du festival « Mars en Chansons » de Charleroi il y a quelques années.
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Les « Sages Sauvages » remportent la Biennale de la Chanson Française à Bruxelles

SAGES COMME DES SAUVAGES grands vainqueurs à la finale de la biennale (c) Passion Chanson

La finale de la Biennale de la Chanson Française de Bruxelles a tenu toutes ses promesses ce samedi 13 décembre 2014 en soirée. La salle du Wolubilis a permis aux trois finalistes de se présenter dans des conditions artistiques optimales devant un public nombreux et intéressé. Deux groupes et un duo ont ainsi pu mettre en avant leurs créations musicales durant 30 minutes : « Tout finira bien », « Kouzy Larsen » et « Sage comme des sauvages ». Ce dernier tandem a raflé la majorité des prix en jeu et a fait l’unanimité aussi bien parmi le jury que chez les spectateurs.

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TOUT FINIRA BIEN à la finale de la biennale 2014 (c) Passion Chanson

Première formation à se présenter, « Tout finira bien » a d’emblée planté son décor et essayé de nous inviter dans son univers musical aux parfums de jazz oriental. Emmenée par Gilles Bourgain, à la fois flûtiste et chanteur d’origine française, la bande de ses accompagnateurs le suit là où il le décide. Et si la chanson « Le mouton mouillé » sollicite une participation du public, c’est la seule interaction de ce set professionnel un peu froid malgré un certain humour dégagé par les textes conjugués à la première personne du singulier. Il en est ainsi de « Ma Belgique » où le chanteur avoue sa méconnaissance charmante du plat pays qui l’héberge.

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Le chanteur KOUZY LARSEN à la finale de la biennale (c) Passion Chanson

Si chaque membre du groupe « Tout finira bien » affichait une touche de vert dans son code vestimentaire, ceux de Kouzy Larsen pratiquaient le rouge : la couleur des décibels quand ils frappent fort dans les vu-mètres des consoles de mixage. Car, dès le départ, la tendance avouée du band est le rock délivré de main de maître par un chanteur cavaleur au pantalon zébré. Pendant une demi-heure, la prestation est époustouflante même si elle ne dégouline pas d’originalité. Le leader possède un certain charisme et ses acolytes semblent prendre leur pied : de la choriste-claviériste en léopard au bassiste avec des chaussures à faire blémir le plus dur des rockers. Les textes sont ici torturés, sombres et difficiles à suivre mais, sans constituer des rimes traditionnelles, collent très bien au rythme et à la musique, à moins que ce ne soit l’inverse. La démarche est intéressante d’un point de vue francophone.

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SAGES COMME DES SAUVAGES à la finale de la biennale (c) Passion Chanson

Restait à accueillir les derniers finalistes : un couple de musiciens chanteurs français installés à Bruxelles et qui pratiquent la chanson comme on ferait de la musique du monde : avec couleur et fantaisie. Et, dès les premiers instants, cela fonctionne auprès du public qui adhère à ces deux « Sages comme des sauvages ». Ismaël Colombani et Ava Carrère emmènent les spectateurs en voyage. Et le périple se déroule en créole à la Réunion mais aussi à « La Montagne » ou dans nos villes contemporaines et à Paris par exemple. Ici, l’originalité est omniprésente : dans la composition, dans l’écriture, dans l’interprétation, dans la tenue de – et sur – scène, jusque dans la manipulation et le choix des instruments : cordes et percussions.

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Restait au public et au jury de livrer leur verdict. Il fut très logiquement plus que favorable aux « Sages comme des sauvages ». Mais le jury des professionnels éprouva plus de difficultés à départager « Tout finira bien » et « Kouzy Larsen ». Ils s’en tirent finalement avec un deuxième prix ex-aequo.
Les trois finalistes sont repartis heureux de cette expérience nouvelle et, surtout, ravis des perspectives d’avenir que dessinent déjà pour eux les organisateurs de la Biennale.
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Serge Lama à Colfontaine (Belgique)

Serge Lama à Colfontaine (c) Passion Chanson

La tournée de Serge Lama a fait escale à Colfontaine, en Belgique, ce 15 février 2014, soit quatre jours après le 71e anniversaire du chanteur. Nous y étions et avons été surpris par la forme extraordinaire de l’artiste qui n’a rien perdu, ou si peu, de sa prestance et de sa voix d’antan.

Jean VALLEE en concert à Fleurus (B) : superbe

 

Jean Vallée chantant Brel à Fleurus (c) Passion Chanson

Jean Vallée est un phénomène : à bientôt 72 ans, le chanteur belge a gardé une forme physique et vocale qui épate.

Il suffit de se rendre à l’un de ses concerts pour rapidement s’en rendre compte. C’est ce que j’ai fait ce 22 septembre 2012 en me rendant à Fleurus.
En formule « cabaret », avec tables et chaises, la salle des fêtes de la localité affichait complet. Il faut dire que l’artiste verviétois a gardé un capital de sympathie intact depuis ce jour d’avril 1978 où il hissa la Belgique sur la deuxième marche du podium de l’Eurovision.

 


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MOCHELAN grand vainqueur de la Biennale de la Chanson Française 2012 à Bruxelles

Mochélan lors de la finale de la Biennale ce 20 septembre 2012 (c) Passion Chanson

La soirée, présentée par Ophélie Fontana, a eu lieu ce jeudi 20 septembre au Cirque Royal de Bruxelles et elle a vu les 5 finalistes prester un set de 20 minutes chacun. Au terme des délibérations, c’est le slammeur de Charleroi MOCHELAN qui a remporté le Grand Prix devant la Bruxelloise Mélanie Isaac et les Liégeois du groupe « Les Retardataires ». Les autres candidats, Philippe Tasquin et Aurélia ont reçu diverses récompenses.

L’Envol des Cités a atterri ce samedi 9 juin

L’édition 2012 du concours de L’Envol des Cités s’est achevée à La Louvière (B) ce samedi 9 juin sous le splendide chapiteau de la troupe « Arsenic ».
La finale a eu lieu evant plus de 700 personnes qui avaient préalablement réservé leur place gratuite.
Ce sont finalement neuf candidats, au lieu de dix, qui se sont affrontés sur la scène à partir de 19 heures 30. Le rappeur Mess Bass avait en effet dû déclarer forfait pour des raisons de santé.
La totalité des groupes et artistes venaient de la partie francophone de Belgique, et trois sur les neuf, ne prestaient pas en français : Dandy Shoes, Night Howl et Kaptain Oats.

Tonique TONYCELLO à consommer sans modération

Prenez un violoncelle. Ajoutez-y un musicien chanteur qui n’est pas dénué d’humour et d’aspect comique. Vous obtiendrez un mélange subtil de poésie, de tendresse et d’hilarité.
Il s’appelle Tonycello et je vous recommande vivement d’aller le voir là où il passe près de chez vous. Ce sera l’occasion pour vous d’oublier, le temps de son spectacle, tout ce qui vous tracasse.

Maurane en très grande forme à Charleroi (B)

Maurane resplendissante sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Charleroi ce 30 mars 2012 (c) Passion Chanson

Ils sont faits l’un pour l’autre… Telles sont les paroles de la chanson qui ouvre le spectacle de Maurane. Le ton est donné : rayonnante, la chanteuse est heureuse et l’exprime à qui veut l’entendre. Elle est amoureuse et a trouvé la perle rare, la pépite : il se nomme Pepito. Il est grand, il est beau et il chante le flamenco comme un dieu. Et, comme si tout cela ne suffisait pas, il partage la scène avec la diva.
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Isabelle BOULAY à Bruxelles : blue country girl

Isabelle Boulay sur scène le 20 janvier à Bruxelles (c) Passion Chanson

Le rendez-vous était fixé à Woluwé-Saint-Pierre ce 20 janvier 2012 sur le coup de 20 heures 30. Elle est venue en toute simplicité comme elle peut le faire, de manière intelligente, en grande professionnelle qu’elle est. Et, tout en douceur, dans une salle feutrée qui s’y prêtait merveilleusement bien, elle a pris la main des spectateurs. Isabelle Boulay les a emmenés vers ces grands espaces qui sont ceux qui caractérisent son répertoire en général et son dernier album en particulier.
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