Auteur de « La bonne du curé », Charles Level est décédé

Charles Level en 1964 - Photo (c) Nisak

Charles Level en 1964 – Photo (c) Nisak

Charles Level, auteur, compositeur et interprète français, est décédé le 24 octobre 2015. Il était né à Cherbourg en 1934. C’est en 1958 que Charles Level chante pour la première fois à la radio. Il rejoint ensuite les artistes en herbe qui fréquentent « Le Petit Conservatoire de la chanson » de Mireille. Au début des années 1960, il enregistre quantité de 45-tours sous son véritable nom mais aussi sous le pseudonyme de Charlie Level. Il interprète ainsi des titres personnels mais aussi des reprises comme « Pepito », « Brigitte Bardot », « La marche des anges », « Roméo », « Retiens la nuit », « Un premier amour », « Un clair de lune à Maubeuge », « Roses blanches de Corfou », « Pour une amourette », « J’entends siffler le train », « Telstar », etc. A partir de 1964, et uniquement sous le nom de Charles Level, il interprète de plus en plus de chansons dont il est le compositeur ou l’auteur. Il travaille alors souvent avec le compositeur Roland Vincent mais il ne connaît pas un grand succès en tant que chanteur. Par contre, il se met à écrire de grands succès pour des artistes réputés comme Mireille Mathieu, Dalida, Charles Aznavour, Marcel Amont, Sacha Distel, Régine, Line Renaud et Michel Delpech entre autres. Son succès le plus célèbre en tant qu’auteur reste « La Bonne du curé » qu’Annie Cordy enregistre en 1974 et qui se vend à plus de trois millions d’exemplaires. Plus tard, Charles Level va écrire les adaptations en français de génériques de dessins animés comme « Au pays de Candy », « Winnie l’ourson » et « Chapi Chapo ». Son dernier enregistrement d’interprète date des années 1980 : « A gauche gauche, à droite droite ». Membre de la Sacem pendant plus de cinquante ans, il y a déposé, en tant qu’auteur ou compositeur, plus de 1 300 œuvres dont plus de mille chansons et plus de 300 musiques pour le cinéma et la télévision.
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Décès de Leny ESCUDERO, l’interprète de « Pour une amourette »

Leny Escudero en 1972 - Photo (c) Birgit

Leny Escudero en 1972 – Photo (c) Birgit

Le chanteur, auteur et compositeur Leny Escudero est mort ce 9 octobre 2015 à Giverny dans l’Eure (F). Il était né le 5 novembre 1932 à Espinal de parents républicains espagnols. Ces derniers, analphabètes, quittent l’Espagne ravagée par la guerre civile en 1939. Ils se réfugient en France, à Mayenne, où le petit Leny entre à l’école communale. Sans formation ni métier particulier, il passe sa jeunesse, devient communiste et se marie dans la même région avant de s’installer à Paris dans les années 1950. Il effectue alors divers petits boulots pour survivre : terrassier et carreleur notamment. Passionné de guitare, il n’est pas rare que Leny chante en caressant les cordes de son instrument de prédilection. Et sa façon de chanter retient l’attention de quelques personnes qui lui proposent de se produire dans des cabarets parisiens dès 1957. Il finit par se faire remarquer par un producteur et il enregistre un premier 45-tours de quatre chansons en 1962. Les titres « Pour une amourette » et « Ballade à Sylvie » deviennent immédiatement des grands succès à contre-courant des rythmes rock et twist qui envahissent alors les hit-parade. Cette popularité est inattendue et déstabilisante : Leny Escudero ne la vit pas très bien. En pleine ascension, l’artiste abandonne tout pour effectuer un voyage qui va l’emmener aux quatre coins du monde. En Afrique, il développe même un projet humanitaire pour construire une école en pleine brousse. Il revient ensuite à la chanson mais le succès populaire ne sera plus jamais au rendez-vous malgré une carrière plutôt bien remplie. Il faut dire aussi que les thèmes de ses chansons ne sont plus très légers et retiennent plus l’attention des passionnés et professionnels de la chanson que celle du grand public. En 1971, l’album « Escudero 71 » est d’ailleurs récompensé par le Grand-Prix de l’Académie Charles Cros. Les thèmes de ses chansons évoquent notamment la guerre d’Espagne, les dictatures, la maltraitance de notre planète et la fuite du temps. Sa carrière musicale lui permet aussi ensuite de participer à quelques bandes originales de films. En mars 2013, une autobiographie est éditée par « Le Cherche midi » : « Ma vie n’a pas commencé ». Mais cette vie s’achève néanmoins le 9 octobre 2015 à la suite d’une insuffisance pulmonaire. Il meurt à 82 ans à son domicile de Giverny près de Vernon.
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Guy BEART est décédé à l’âge de 85 ans

Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format - Centre de la Chanson de Paris

Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format – Centre de la Chanson de Paris

L’auteur, compositeur et interprète français Guy BEART est décédé ce mercredi 16 septembre 2015 alors qu’il se promenait dans une rue de la ville de Garches (F) où il habitait depuis longtemps. Il semblerait qu’il ait succombé à un malaise cardiaque. Les secours n’ont rien pu faire pour sauver l’artiste.

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Guy Béart est né le 16 juillet 1930 au Caire en Egypte sous le nom de Guy Béhar-Hasson. Son père est comptable pour une entreprise française et son travail l’oblige à beaucoup voyager. C’est ainsi que c’est finalement au Liban que Guy grandit jusqu’à ses 17 ans. C’est à cet âge qu’il décide de vivre à Paris. Il s’inscrit à l’école nationale de musique et y apprend notamment le violon et la mandoline. Mais il décroche aussi un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Malgré ce bagage intéressant, Guy Béart est toujours passionné par la musique et la chanson et, en 1954, il tente sa chance dans les cabarets de la Rive gauche à Paris. Il chante ainsi à « La colombe » ou au théâtre des Trois Baudets. Remarqué notamment pour sa chanson « Bal chez Temporel », il lui est proposé d’enregistrer un premier disque chez Philips en 1957. Celui-ci est couronné du Grand-Prix de l’Académie Charles Cros l’année suivante. C’est le début d’une carrière florissante pour celui qui n’aura de cesse de s’accompagner de son unique guitare, pied sur le tabouret. Les succès vont se multiplier : « L’eau vive », « Qu’on est bien », etc. Profitant de sa popularité grandissante, il écrit pour des artistes féminines comme Patachou, Zizi Jeanmaire ou Juliette Gréco. A la fin des années 1960, il devient l’animateur et le producteur d’une émission de la télévision française où il accueille des collègues artistes : « Bienvenue chez Guy Béart ». Sa carrière de chanteur se poursuit sur un mode majeur avec des succès comme « L’espérance folle » (repris par Line et Willy en 1972) ou « A Amsterdam » en 1976. Il lui est alors découvert un cancer qui l’éloigne de son public et du métier pendant quelques années. Jusqu’en 1986 lorsqu’il revient avec un album au titre très optimiste : « Demain je recommence ». Cette année-là, lors d’une émission « Apostrophes » de Bernard Pivot, il s’accroche avec Serge Gainsbourg à propos de l’importance de la chanson. Pour Gainsbourg, il s’agit d’un art mineur alors que pour Béart c’est tout le contraire. En 1989, alors que la guerre y fait rage, il part à Beyrouth sur les traces d’une enfance qu’il ne retrouve pas. Il participe à un grand mouvement organisé en faveur de la paix et écrit une chanson de soutien intitulée « Liban libre ». Il fait ensuite quinze ans sans enregistrer d’album puis, en 2010, il sort « Le meilleur des choses ». Comme tous ses albums commercialisés depuis des années, celui-ci est une production propre des disques Temporel et il est distribué par Sony Music qui en profite pour demander à Béart de « compiler » sur un triple CD ses plus grands succès. Le 17 janvier 2015, Guy Béart donne le dernier concert de sa carrière à l’Olympia, avec seulement trois musiciens à ses côtés dont Roland Romanelli. Le spectacle dure quatre heures et il est ponctué d’anecdotes. Il annonce alors qu’il ne fera plus d’album ni de tournée. Le 16 septembre 2015, Guy Béart s’écroule alors qu’il se promène dans la ville de Garches où il habite. Les secours ne peuvent rien pour lui : il est mort.

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Laurent ROSSI retrouvé mort chez lui

Laurent Rossi en 1974

Laurent Rossi en 1974

Le chanteur et producteur Laurent Rossi est décédé ce jeudi 20 août 2015 à l’âge de 67 ans. C’est apparemment une crise cardiaque qui a frappé le fils de l’illustre Tino Rossi, père de deux garçons, qui se trouvait seul chez lui dans la capitale française.

Né le 22 mai 1948 à Paris, Laurent Rossi, était l’un des deux enfants de Tino Rossi, qui avait aussi une fille, prénommée Pierrette, issue d’un premier mariage. Comme pour tous les enfants de stars, il ne fut pas facile pour le jeune Laurent de se faire un prénom dans le show-business français à l’ombre de son père. Pourtant, après quelques années de galère à partir de 1968, date de la sortie de son premier disque, les choses s’améliorent en 1973 avec un premier succès : « Quelqu »un qui t’aime ». A ce moment, il produit un groupe qui va signer le tube de l’été 1974 composé par Claude Morgan : le Bimbo Jet et « El Bimbo ». Mais cela ne l’empêche pas de connaître encore quelques bons succès en tant qu’interprète : « Jolie baby blue »(1974), « Notre histoire » (1974) et « L’amour est dans l’air » (reprise de « Love is in the air » de John Paul Young en 1978). Il propose l’une de ses compositions à Mireille Mathieu qui en fait un succès en 1975 : « Addio ». Laurent enregistre aussi quelques duos avec son père dont le plus connu est sans doute « Chantons la même chanson » en 1976. A la fin des années 1970, Laurent Rossi est victime d’un accident de la route qui lui laisse des cicatrices sur le visage. Il poursuit alors ses activités de producteur et, depuis 1983, date de la disparition de son père, il gère la succession artistique de ce dernier. Il s’occupe ainsi notamment de la propriété du Scudo sur la route des Sanguinaires en Corse : une villa située dans une pinède au bord de mer qu’il transforme en une sorte de musée consacré à Tino Rossi.
Laurent Rossi sera inhumé dans le caveau familial du cimetière marin d’Ajaccio, sur la route des îles Sanguinaires, où reposent son père Tino, décédé en 1983 à 76 ans, et sa mère, l’actrice d’origine italienne Lilia Vetti décédée en 2003.
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Attachée de presse belge hors du commun, Jacqueline De Schryver est décédée

DESCHRIJVER Jacqueline

Jacqueline De Schryver au début des années 2010

C’est en octobre 1999, lors des obsèques d’un ami commun, l’animateur Patrick Duhamel, que j’ai eu l’occasion de rencontrer Jacqueline De Schryver pour la première fois. Dans le cadre de mes activités professionnelles alors consacrées à la chanson, elle me parla d’un artiste avec qui elle était très amie et dont elle pensait, à raison, qu’on l’oubliait injustement : Georges Chelon. Elle me fit parvenir un récent album de ce chanteur ayant connu le succès au coeur des années 1960, m’invita à aller l’apprécier sur la scène du « Bouche-à-oreille » à Bruxelles et me le présenta finalement. L’interview que je réalisai avec Georges Chelon à Mons (B) le 12 septembre 2001 grâce à Jacqueline restera un de mes souvenirs les plus étranges. Nous étions le lendemain de l’attaque terroriste des tours jumelles du World Trade Center de New York et, comme tout le monde, nous étions, Georges et moi, simplement hébétés face à une situation inédite engendrée par une catastrophe sans précédent.

Jacqueline et moi ne nous sommes plus perdus de vue depuis cette époque. Oh bien sûr, nos contacts n’étaient pas permanents mais plutôt réguliers. Ils devinrent cependant plus fréquents quant, au milieu des années 2000, elle accepta de mettre sur pied, en Belgique, les étapes de la tournée « Age tendre et tête de bois » initiée par le producteur français Michel Algay. Chaque année depuis la première saison de cette aventure artistique pourtant risquée au début, Jacqueline m’invitait, avec d’autres journalistes belges, à assister, en France, à un spectacle de la tournée qu’elle proposait au public belge de Charleroi et de Marche-en-Famenne quelques mois plus tard. J’ai ainsi eu l’occasion de me rendre à Paris mais aussi à Lille et à Dunkerque où l’accueil des organisateurs et des artistes était toujours convivial. L’occasion était belle de discuter ainsi en totale décontraction avec des artistes comme Annie Cordy, Claude Barzotti, Alice Dona, Christian Delagrange, Sheila, Herbert Léonard, Michèle Torr ou Stone et Eric Charden. Mais aussi de faire connaissance avec des journalistes et critiques musicaux comme Jean-Pierre Pasqualini (du magazine Platine et de la chaîne de télé française Mélody) ou Fabien Lecoeuvre.
Par la suite, au début des années 2010, c’est avec Daniel Guichard que Jacqueline me permit de faire des retrouvailles après quelque 25 ans.

Incontestablement attachée de presse et organisatrice de spectacle hors-pair, Jacqueline De Schryver restera dans ma mémoire comme une personne attachante et toujours suffisamment « fleur-bleue » pour préserver une spontanéité et une fraîcheur peu commune. Au point de passer ses vacances en Espagne, à deux pas des courts de tennis où son idole, Rafael Nadal, venait s’entraîner !

Jacqueline, merci pour tous ces bons moments de franchise et d’honnêteté. Et chapeau pour ta ténacité face à cette maladie dont tu m’as informé un jour en me demandant de rester discret. Aujourd’hui, en ce dimanche 16 août 2015, c’est par un coup de fil d’une de tes amies que j’ai appris ton grand départ. Fidèle à toi-même, tu m’avais dit un jour : « Ne t’inquiète pas : le jour où je casserai ma pipe, je trouverai le moyen de te le faire savoir. » Là où tu es maintenant, remets le bonjour à ceux que tu appréciais sur la tournée « Age tendre » et qui sont près de toi : Frank, Eric, Demis et Richard notamment.

Les funérailles de Jacqueline De Schryver ont eu lieu le jeudi 20 août 2015 au Crématorium du Champ de Court à Court-Saint-Etienne (B).

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Magali NOËL nous a quittés à l’âge de 83 ans

Magali Noël en 1965

Magali Noël en 1965

La comédienne et chanteuse française Magali Noël est décédée ce mardi 23 juin 2015 dans la matinée à l’âge de 83 ans dans une maison de retraite de Chateauneuf-Grasse, dans le sud-est de la France. « Elle allait avoir 84 ans samedi, elle s’est éteinte dans son sommeil ce matin à 05h00 », a déclaré sa fille Stéphanie Vial-Noël.
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Née à Izmir, en Turquie, le 27 juin 1931, de parents français travaillant dans le service diplomatique, Magali Noël vit dans son pays natal pendant 20 ans sous son vrai nom de Magali-Noëlle Guiffray. C’est là qu’elle étudie le chant, la musique et la danse avant de se faire engager dans des cabarets où elle chante dès l’âge de 16 ans. Arrivée en France en 1951, elle suit des cours d’art dramatique et se produit dans des théâtres avant de se tourner vers le cinéma. En 1955, elle joue dans le film « Du rififi chez les hommes » de Jules Dassin et interprète la chanson du générique. C’est sur ce tournage qu’elle rencontre Boris Vian qui devient son ami pendant des années. Vian pastiche beaucoup les Américains. Il emmène Magali dans les clubs parisiens de Saint-Germain-des-Prés et il la trouve rigolote et espiègle. Au point de lui proposer une chanson et pas n’importe laquelle : « Fais-moi mal Johnny » où elle déclare aimer « l’amour qui fait boum! ». La chanson est à l’époque dénoncée par le Vatican et interdite à la radio en raison de paroles jugées scandaleuses. Elle enregistre alors quelques 45 tours et un 33 tours avec des textes de Boris Vian sur des musiques de Michel Legrand, Alain Goraguer et Alix Combelle. Elle développe ensuite sa carrière cinématographique et ne revient à la chanson qu’en 1965 sur la proposition de Jacques Canetti qui lui fait enregistrer des chansons de Boris Vian comme « J’coûte cher ». Un an plus tard, elle enregistre des chansons de la comédie musicale « Mouche » aux côtés de Christine Delaroche et Jean-Claude Drouot. L’orchestre de cette adaptation française de Paul Misraki est dirigé par Guy Luypaerts, le papa de la chanteuse Maurane. En 1972, Magali Noël enregistre une chanson dont la musique de Dino Risi supporte un texte de Guy Bonnardot adapté d’un livre de Roger Peyrefitte : « La coloquinte ». Et, en 1979, c’est Luc Plamondon qui lui écrit les textes de deux chansons composées par des artistes québécois : « C’est fini le temps des stars » et « On fait tous du show business ». En 1986, elle interprète le rôle de la logeuse dans la comédie musicale « Cabaret » mise en scène par Jérôme Savary. Dix ans plus tard, elle rend hommage à Jacques Prévert dans un spectacle musical intitulé « Soleil blanc » à la Comédie des Champs-Elysées à Paris. Au cinéma, Magali Noël a la chance  d’avoir tourné pour de grands réalisateurs comme René Clair, Jean Renoir, Federico Fellini (« La Dolce Vita » en 1960, « Satyricon » en 1969 et « Amarcord » en 1973), Costa-Gavras (« Z »), Chantal Akerman (« Les Rendez-vous d’Anna » en 1978) ou Andrzej Zulawski (« La Fidélité » en 2000).
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Elle avait fait connaître Brassens : PATACHOU nous a quittés

PATACHOU en 1965

PATACHOU en 1965

La chanteuse et actrice française PATACHOU est décédée ce 30 avril 2015 à son domicile de Neuilly-sur-Seine. Née le 10 juin 1918 à Paris sous le nom de Henriette Ragon, elle passe son enfance dans sa ville natale puis effectue divers boulots avant de reprendre un cabaret de Montmartre auquel elle donne le nom de Patachou. Particularité anecdotique de l’endroit : les hommes qui s’y présentent cravatés voit la patronne leur couper la cravate avec des ciseaux. La jeune femme profite de l’endroit pour y pousser la chansonnette et, très vite, les journalistes la rebaptisent Patachou. Elle accueille aussi des jeunes artistes dans son cabaret comme un certain Georges Brassens dont elle va interpréter des chansons comme « Le bricoleur » ou « La chasse aux papillons ». Elle enregistre même un duo avec lui : « Maman, papa ». Le succès de ses disques oblige rapidement Patachou à fouler d’autres planches que celles de son cabaret. Elle tourne en France, dans les pays francophones et puis dans le monde entier : à Londres, Stockholm, New York, Montréal, Tokyo et Hong Kong. Parallèlement à ses activités de chanteuse, Patachou oriente aussi sa carrière avec succès vers le cinéma et la télévision. Parmi les grands succès chantés par Patachou, on retiendra « La Complainte de la butte », « Bal chez Temporel », « Jolie môme », « La bague à Jules », « Rue Saint Vincent », « Tire l’aiguille » et « À Saint-Lazare ». Patachou était la mère de l’auteur, compositeur et interprète Pierre Billon qui a connu le succès dans les années 1970 (« La Creuse ») et qui a, notamment, écrit de nombreuses chansons pour Johnny Hallyday et Michel Sardou. Elle meurt le 30 avril 2015 à son domicile de Neuilly-sur-Seine, à l’âge de 96 ans. Elle est inhumée le 7 mai 2015 au cimetière parisien du Père-Lachaise.

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Le musicien et chanteur Serge KOOLENN est décédé

Serge Koolenn en 1975

Serge Koolenn en 1975

Serge Koolenn, le musicien du groupe Il était une fois, célèbre dans les années 1970 pour avoir composé « J’ai encore rêvé d’elle », est décédé le mardi 28 avril 2015 à l’âge de 68 ans. Il semblerait que, en phase terminale d’un cancer, Serge ait délibérément décidé d’arrêter son traitement et ait dit au revoir à tout le monde.
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Né le 15 avril 1947 à La Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, il est adolescent quand il apprend la guitare avec, pour exemple, les groupes de rock « yé-yé ». Il se rapproche des vedettes de l’époque et finit par être guitariste dans l’orchestre qui accompagne Michel Polnareff sur scène en 1969. Il rencontre alors une jeune Américaine dont il partagera l’existence pendant neuf ans. Ensemble, ils enregistrent un duo en 1970 : « Sonne, carillonne ». Cette chanteuse s’appelle Joëlle Mogensen et choisit son seul prénom comme pseudonyme : Joëlle. Quelques mois plus tard, le couple décide de créer un groupe avec l’aide d’autres musiciens qui ont pour nom Richard Dewitte, Lionel Gaillardin, Bruno Walker et Christian Burguière : « Il était une fois ». Leur premier succès, en 1972, a pour titre « Rien qu’un ciel » mais quelques autres « tubes » vont marquer la brève carrière du groupe qui se sépare en 1979 : « Les filles du mercredi » (1973), « Que fais-tu ce soir après dîner ? » (1973), « Quand tu partiras » (1973), « C’était l’année dernière » (1974), « J’ai encore rêvé d’elle » (1975), « Viens faire un tour sous la pluie » (1975), « Je suis mélodie » (1976), « Toi et la musique » (1976) ou encore « Pomme » (1978). La plupart de ces titres ont été composés par Serge Koolenn et Richard Dewitte. Ces deux compères vont d’ailleurs être les premières victimes de la séparation du groupe car si Joëlle poursuit, avec succès, une carrière de chanteuse soliste interrompue par son décès tragique en 1982, Serge et Richard finissent par retomber dans l’anonymat. Pourtant, Serge Koolenn compose avec Jacques Mercier deux chansons pour son nouveau groupe MEKS (avec les initiales de Mercier, Einaudi, Koolenn et Sere) en 1979 : « Loin de chez moi » et « La vie est belle ». Mais cela ne donne rien. Et le résultat n’est pas meilleur lorsqu’il commercialise, grâce à son pote Dick Rivers en 1980, un album où figurent des chansons comme « Fille à problèmes », « A cause de vous » ou « Les p’tites grenouilles ». En 1981, il enregistre encore un album intitulé « Paris Hollywood » avant de définitivement rejoindre le rang des musiciens de studio. Atteint d’un cancer, Serge Koolenn décède le mardi 28 avril 2015 à Molières-sur-Cèze, dans le Gard (F).
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Richard Anthony a pris le train pour l’au-delà

Richard Anthony en 1983 (c) Jean Eckian

Richard Anthony en 1983 (c) Jean Eckian

« Que c’est triste un train qui siffle dans la nuit… » et qui pleure celui qui l’a tant chanté ! Richard Anthony est décédé ce lundi 20 avril 2015 à l’âge de 77 ans. L’artiste français aux plus de 50 tubes avait vendu plus de 60 millions de disques et enregistré des centaines de chansons en près de 60 ans. Car, depuis 1958, le chanteur que l’on avait surnommé, à ses débuts, le « Tino Rossi du twist » en raison de son physique un peu rondouillard, était devenu une icône de la chanson francophone. Et ce en ayant, la plupart du temps, enregistré des reprises francophones de succès étrangers.

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Richard Anthony était né sous le nom de Richard Btesh au Caire, en Egypte, le 13 janvier 1938. Fils d’un industriel turc, il débarque en France au début des années 1950 après un détour par l’Egypte, l’Argentine et l’Angleterre. Ses parents poursuivent leur voyage en Italie mais Richard reste en France où il découvre la musique après des études de droit vite oubliées. Il pense alors que bien des chansons anglo-saxonnes ne sont pas connues en France et il décide de les interpréter en français. « You are my destiny » de Paul Anka deviendra ainsi « Tu m’étais destinée ». Dans la foulée, Richard Anthony sera, avec Danyel Gérard et Henri Salvador, l’un des premiers chanteurs à faire découvrir le rock au public français. Ses succès vont se multiplier ensuite : « Nouvelle vague », « J’entends siffler le train » (que Hugues Aufray interprète en même temps que  lui), « Ecoute dans le vent », « La terre promise » ou encore « Aranjuez mon amour ». Toutes ses chansons sont des reprises. Il en sera de même pour « Amoureux de ma femme » en 1974, une chanson dont la version originale est italienne. La carrière de Richard Anthony va se poursuivre avec d’autres « tubes » comme « J’irai » (en 1978) et d’autres adaptations dans les années 1980. Sa voix restera à jamais l’une des plus belles de la chanson francophone. Après des années de silence, de galère, de vaches maigres et de problèmes d’alcool, Richard Anthony fait un retour étonnant en 2005 avec la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». En août 2010, on lui décèle un cancer du colon qui sera rapidement guéri. Ce qui lui permettra de reprendre le chemin des salles de spectacle avec 40 kilos de moins. En 2014, il retrouve aussi les studios pour enregistrer deux chansons qui se trouvent sur un CD-single en vente sur sa boutique internet désormais inaccessible. Il s’agit de « I’ve got you under my skin » et une nouvelle version de « Un instant de bonheur ». Richard Anthony s’est éteint à Pegomas (F – Alpes-Maritimes) le 20 avril 2015. A ce moment, au Québec, la chanson « J’entends siffler le train » connaît un nouveau succès grâce à son interprétation country réalisée en duo par Isabelle Boulay avec le vainqueur du télé-crochet « La voix »: Yoan. Vous pouvez écouter cette nouvelle version en CLIQUANT ICI.

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Décès du rocker belge Jacky Valentin ce 23 mars 2015

En Belgique, et plus particulièrement dans la partie sud, francophone, du pays, le Liégeois Jacky Valentin n’a eu de cesse de chanter et de vénérer le rock’n’roll en français. Pourtant, né le 22 décembre 1951, le rocker n’a pas eu l’occasion de faire ses premières armes dans les « golden sixties » qui ont révélé ses idoles : Johnny Hallyday, Dick Rivers ou Eddy Mitchell. Car c’est en effet au début des années 1970 qu’il se lance dans une carrière musicale qui va lui valoir de rencontrer Eddie Barclay en 1974. Ce dernier lui conseille alors vivement de changer son vrai nom de Jacques Theunis en Jacky Valentin.
Malgré tous ses efforts et peut-être parce que la grande époque du rock était passée, Jacky n’a jamais vraiment connu de grands succès discographiques contrairement à son aîné de rocker belge francophone Burt Blanca qui, lui, était présent dans les charts des années 1960. Cela dit, ce fils d’un fantaisiste et d’une chanteuse lyrique, a quand même réussi, en 40 ans, à enregistrer de nombreux 45-tours, CD-singles et une bonne dizaine d’albums. Parmi ses chansons les plus connues, on peut citer « Bâti comme un rock » (en 1976), « Le temps des slows » (1982) et « Tu peins ton visage » (reprise, en 1982, d’un tube des années 1960 interprété par les Vautours).
Liégeois de coeur, Jacky, frère de l’humoriste et musicien belge Pierre Theunis, était aussi un supporter du Football Club Liégeois pour lequel il a composé naguère un hymne : « Allons les rouge et bleu ». Il est décédé des suites d’une longue maladie ce lundi 23 mars 2015 dans la matinée.
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A 68 ans, Demis Roussos est décédé en Grèce

Demis Roussos au cours du spectacle « Age tendre et tête de bois » à Dunkerque le 17 juin 2011 – Photo (c) Passion Chanson

Le chanteur grec Demis Roussos est décédé à Athènes ce dimanche 25 janvier 2015. Il s’est éteint dans la capitale grecque où il était hospitalisé depuis quelques semaines.

Né le 15 juin 1946 sous le nom de Artémios Ventouris Roussos à Alexandrie en Egypte, il se passionne très jeune pour la musique et le chant. Il participe au Choeur de l’église orthodoxe grecque d’Alexandrie et apprend le solfège, la guitare et la trompette. En 1961, Artémios et ses parents quittent l’Egypte pour la Grèce. Les temps sont plus durs et il doit travailler pour subvenir aux besoins familiaux. Le soir, après sa journée de boulot, il satisfait sa passion et joue de la trompette dans les clubs d’Athènes. En 1963, il forme son premier groupe, « The Idols », avec des parents et des amis : il y joue de la guitare et de la basse et, un jour, incidemment, il remplace le chanteur. Le public présent lui trouve des qualités vocales peu communes et il envisage alors sérieusement de devenir chanteur. En tant que tel, il écume les boîtes de nuit et les clubs de vacances de la Grèce d’alors. Durant l’été 1966, il rencontre le musicien qui va changer sa vie : Vangelis Papathanassiou. Demis Roussos, qui a désormais choisi ce nom d’artiste, quitte « The Idols » et la Grèce avec Vangelis pour tenter l’aventure musicale à Londres. Mais, sans permis de travail, ils sont refoulés en France où il se trouvent coincés à Paris durant les manifestations de mai 1968. Désargentés, ils créent un groupe qui a pour but de clairement rapporter un peu d’argent : les Aphrodite’s Child. Ils obtiennent un contrat de six ans chez Philips et enregistrent immédiatement un titre qui va devenir un « tube » mondial : « Rain and tears ». Mais, au fil du temps, Vangelis désire explorer d’autres horizons musicaux et, malgré quelques succès, le groupe Aphrodite’s Child explose en 1970. Demis Roussos se décide alors à poursuivre sa carrière en solo et, en 1971, il sort son premier disque : « We shall dance » qui se retrouve très vite en tête des hit parade français. Mais ce sera le seul succès du premier album de Demis. Il lui faudra ainsi attendre l’été 1972 pour renouer avec la popularité grâce à la chanson « My reason ». On imagine alors que la carrière internationale de Demis Roussos se déroulera uniquement dans la langue de Shakespeare mais ce ne sera pas le cas. En 1973, en effet, un feuilleton diffusé par la télé française va lui permettre d’enregistrer le générique : « Le peintre des étoiles » est la musique du « Jeune Fabre » dans lequel tournent Mehdi et Véronique Jannot. Néanmoins, l’album qui suivra sera publié en anglais et sera le véritable tremplin de Demis vers une carrière internationale avec les hits « Forever and ever », « Goodbye my love goodbye, « My friend the wind », etc. A partir de ce moment, les chansons de Demis en français ne seront plus qu’épisodiques mais elles seront aussi de grands succès : il y aura surtout « Mourir auprès de mon amour » en 1977, « Ainsi soit-il » en 1977, « Loin des yeux loin du coeur » en 1978, « Longtemps je t’aimerai » en 1979, « Si j’étais roi de la terre » en 1981 et, aussi, « Quand je t’aime » en 1987 ou « On écrit sur les murs » en 1989. Entretemps, Demis aura aussi repris le célèbre « Je t’appartiens » de Gilbert Bécaud en anglais : « Let it be me ». D’après les spécialistes de ce genre de calcul, le chanteur grec aurait vendu près de 60 millions d’albums dans le monde depuis ses débuts. Entre 2005 et 2011, Demis Roussos a participé à quelques saisons des tournées du spectacle « Age tendre et tête de bois » en France, Belgique et Suisse.

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PIERRE VASSILIU a quitté sa « maison d’amour »

Pierre Vassiliu en 1974 - Photo (c) Marie Vassiliu

Le chanteur français Pierre VASSILIU est décédé ce dimanche 17 août 2014 à l’âge de 76 ans dans un établissement de Sète (F) où il était hospitalisé. Depuis 2006, l’artiste était atteint de la maladie de Parkinson.

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Né le 23 octobre 1937 à Villecresnes, Pierre se passionne dès son plus jeune âge pour les chevaux et les concours hippiques. Il se destine donc à être jockey. Il apprend le métier à Chantilly et parvient à gagner six courses. Sur le site d’un hippodrome, le jockey rencontre deux cavaliers qui ont pour nom Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, humoristes de leur état. Il leur déclare écrire des chansons dans ses moments de temps libre. Ecoutant celles-ci, les deux compères encouragent notre homme à présenter son répertoire dans les cabarets parisiens. Il parvient à signer un contrat phonographique et à enregistrer une première chanson en 1962 : « Armand ». Le disque se vend à 150 000 exemplaires et c’est un très gros succès. Cette popularité soudaine lui permet de se retrouver rapidement sur la scène parisienne de l’Olympia en première partie des Beatles. Dans la foulée, il entame une tournée d’été avec Françoise Hardy, Jacques Dutronc et Johnny Hallyday. Pendant quelques années, il enchaîne les succès peu conformistes et drôles comme « Ivanhoé » ou « La femme du sergent » avant de connaître un léger passage à vide. En 1973, il revient un album où il dévoile ses influences récentes de la musique brésilienne. Il connaît à nouveau le succès avec « J’ai trouvé un journal dans le hall de l’aéroport » puis, surtout, avec « Qui c’est celui-là ». Pierre Vassiliu a continuer à enregistrer des albums par la suite mais ils obtiennent une popularité moindre. Certains ne contiennent d’ailleurs souvent que des réenregistrements de ses grands succès. Il s’installe au Sénégal entre 1985 et 1989 et il y ouvre un club de jazz. En 2003, il commercialise un album réalisé avec des griots Sénégalais : l’orchestre Kalone. En 2006, Pierre Vassiliu apprend qu’il est atteint de la maladie de Parkinson. Cela ne l’empêchera pas de se produire avec les autres vedettes de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » en 2008.

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