L’actrice et chanteuse centenaire Danielle Darrieux est décédée

Danielle Darrieux en 1961 – Photo (c) Sam Lévin

L’actrice et chanteuse française Danielle Darrieux est décédée le mardi 17 octobre 2017 à l’âge de 100 ans. Son état de santé s’était dégradé à la suite d’une chute anodine. Née le 1er mai 1917 à Bordeaux, comme actrice, elle était l’une des seules à pouvoir compter plus de 80 ans de carrière puisqu’elle a décroché son premier rôle en 1931 dans « Le bal » de Wilhelm Thiele. Après une enfance passée dans sa ville natale, Danielle Darrieux déménage à Paris. A la mort inattendue de son père, sa mère donne des leçons de chant pour subvenir aux besoins familiaux. Danielle assiste à ces séances et elle prend goût pour la musique. Tout en commençant une belle carrière cinématographique où les bons rôles se multiplient, elle décide de suivre des cours de violoncelle et de piano et s’inscrit au Conservatoire de musique. Mais elle est aussi très intéressée par la chanson et sa voix est douce et fluette. Dans son premier film déjà, elle met à profit ses qualités vocales pour chanter. Par la suite, elle interprète souvent des chansons dans quantité de films. En pleine crise économique des années 1930, ses chansonnettes guillerettes sont des plus appréciées par un public qui en a besoin: « Premier rendez-vous » est un gros succès par exemple. En 1935, alors que les bruits de bottes sont de plus en plus présents en Europe, Danielle Darrieux s’en éloigne en signant un contrat cinématographique de sept ans avec les studios Universal à Hollywood. Mais le séjour aux Etats-Unis est difficile pour elle et elle rompt son contrat pour revenir en France où la guerre est déclarée. Ayant obtenu des rôles en Allemagne avant le conflit, l’actrice française accepte alors, un peu dans l’ignorance, de tourner plusieurs film pour la société allemande Continental afin de pouvoir faire libérer son mari interné outre-Rhin. Ayant obtenu la remise en liberté de celui-ci, Danielle Darrieux casse aussitôt son contrat. Elle prend alors une fausse identité et vit dans la clandestinité en France jusqu’à la fin de la guerre. Au début des années 1950, elle reprend ses activités d’actrice et entame une seconde carrière plus prolifique que jamais. C’est aussi durant cette décennie qu’elle va confirmer ses talents de chanteuse en enregistrant quantité de disques à succès et en se produisant régulièrement sur scène. Ajoutant les pièces de théâtre, c’est finalement trois carrières que va ainsi mener de front Danielle Darrieux avec beaucoup de talent. En 1967, le réalisateur français Jacques Demy lui demande de jouer un rôle dans « Les demoiselles de Rochefort ». Elle est la seule comédienne de ce film musical à chanter avec sa propre voix ! Elle recommence ce genre d’expérience musicale et cinématographique avec Jacques Demy encore quelques années plus tard en tournant « Une chambre en ville ». A plus de 80 ans, l’actrice et chanteuse multiplie les apparitions au cinéma et à la télévision dans les années 2000. Au théâtre, elle est bouleversante dans « Oscar et la dame rose » d’Eric-Emmanuel Schmitt. François Ozon l’engage pour être l’une de ses « Huit femmes » dans le film qu’il réalise: elle y chante « Il n’y a pas d’amour heureux », texte d’Aragon mis en musique par Brassens. En 2002, Patrick Bruel l’a conviée à participer à son album de reprises de succès de l’entre-deux guerres. Le 17 octobre 2017, elle s’éteint de manière paisible dans son sommeil.
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Actrice et chanteuse, Jeanne MOREAU nous a quittés à 89 ans

Jeanne Moreau en 1975

L’artiste française Jeanne Moreau a été retrouvée décédée chez elle à Paris ce lundi 31 juillet 2017 à l’âge de 89 ans.
Elle était née à Paris le 23 janvier 1928 d’un père hôtelier à Montmartre et d’une mère anglaise, Kathleen Buckley, danseuse aux Folies-Bergères.  Elle était plus connue comme actrice que comme chanteuse mais elle réussit cependant à marquer la chanson par des titres comme « Le tourbillon », musique du film « Jules et Jim » ou « J’ai la mémoire qui flanche ». Sa carrière de comédienne a commencé à la fin des années 1940 et a pris une ampleur considérable avec de nombreux films à succès. En 1962, Jeanne Moreau joue dans le film « Jules et Jim » de François Truffaut. Le producteur Jacques Canetti commercialise la chanson originale du film, « Le tourbillon », que Jeanne interprète dans le film avec Serge Rezvani à la guitare. Le succès est immédiat. Sa carrière en tant que chanteuse démarre avec deux albums originaux de Serge Rezvani, qui se fait appeler Cyrus Bassiak, en 1963 et 1967. D’autres opus suivent comme, en 1981, celui qui reprend des textes du poète belge Norge. A cette époque, elle enregistre aussi un duo avec Guy Béart: « Parlez-moi de moi (y’a qu’ça qui m’intéresse) ». En 2010, elle enregistre l’intégrale du « Condamné à mort » de Jean Genet, un album interprété avec Etienne Daho. Ce dernier a mis en musique les textes de Genet et réalisé ce disque à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain. En 2011, elle est au festival d’Avignon pour interpréter le « Condamné à mort » avec Etienne Daho.
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Imprésario des « grands » de la chanson, Charley MAROUANI est décédé

Charley Marouani en 2012

Charley Marouani est mort à l’âge de 90 ans à Calvi, en Corse, ce samedi 29 juillet 2017. C’est sa fille, Rachel, qui en a fait l’annonce auprès de l’Agence France Presse, l’AFP.
C’est à Sousse, en Tunisie, que Charley Marouani a vu le jour le 7 décembre 1926 au sein d’une famille de sept frères. En 1944, souffrant des affres de la guerre et de la mort de son père qui était goûteur d’huile d’olive, il quitte la Tunisie pour la France où ses oncles sont déjà installés comme agents artistiques à Nice et à Marseille. Photographe à Nice, il rencontre le producteur de disques et d’artistes Jacques Canetti qui lui confie avoir besoin d’un homme comme lui pour « gérer » les artistes qu’il produit.
Il devient ainsi l’impresario d’abord de Jacques Brel, de Barbara, d’Yves Montand, d’Henri Salvador, de Juliette Gréco et de Gilbert Bécaud. Puis de Sylvie Vartan, Salvatore Adamo, Claude Nougaro, Joe Dassin, Serge Reggiani, Julien Clerc, Carlos mais aussi Michel Boujenah et Enrico Macias dont il s’occupait toujours. Mais plus qu’un gérant de planning, Charley Marouani était aussi pour toutes ces vedettes un confident et un ami. Les anecdotes, parfois intimes, qu’il avait ainsi accumulées tout au long de sa carrière ont été écrites et réunies dans un livre que Charley Marouani a publié chez Fayard en 2011: « Une vie en coulisses ». A ce moment-là, l’homme a accordé une interview télévisée pour l’émission « L’Invité » de Patrick Simonin sur TV5 Monde que « Passion Chanson » vous propose de découvrir ou de revoir ci-dessous.

Charley Marouani est décédé plus d’un an après son frère cadet, Gilbert, qui fut, entre autres, l’éditeur de chansons interprétées par Michel Sardou, Johnny Hallyday, Barbara, Michel Polnareff, Francis Cabrel ou Michel Jonasz.

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Décès à 93 ans du chanteur et comédien Jean-Marc THIBAULT

Jean-Marc Thibault en 2004

Le réalisateur, acteur, scénariste et chanteur français Jean-Marc THIBAULT est décédé à Marseille ce dimanche 28 mai 2017. Né le 24 août 1923 à Saint-Bris-le-Vineux, il rejoint, après des études plutôt calmement menées, le cours Simon à Paris dans l’espoir de s’orienter vers le théâtre et la comédie. Mais sa première activité artistique va plutôt se dérouler dans le cadre des bals musettes qu’il anime en poussant la chansonnette. Par la suite, il joue aussi des sketches dans les cabarets parisiens. En 1944, il a l’occasion de faire ses premiers pas au cinéma dans « Premier de cordée », film réalisé par Louis Daquin. Après la seconde guerre mondiale, il rencontre Roger Pierre avec qui il crée un duo qui va faire rire la France pendant des décennies sur scène et à la télévision. Mais il n’abandonne pas pour autant le cinéma et le théâtre. En 1956, il enregistre une chanson qui va être très populaire: « A Joinville-le-Pont ». Entre 1985 et 1993, il devient la vedette populaire de la série télé française « Maguy » où il apparaît aux côtés de Rosy Varte. En 1991, il revient à ses premières amours: la chanson populaire et le bal musette avec le disque « Le printemps des valses et des javas ». Ensuite, il enregistre aussi l’album « Des chansons plein le coeur » où il interprète des standards du genre: « Le p’tit bal du samedi soir », « Sombreros et mantilles » et des pots pourris divers. Et, de la même manière, Jean-Marc Thibault réitère l’expérience en 2004 avec, cette fois, l’album « Chantez » où l’on trouve, entre autres, « La java », « En revenant de la r’vue », « Ça s’est passé un dimanche », « Quand on s’promène au bord de l’eau », « Ça fait d’excellents français », « Lily Marlène », « Le chant des partisans », « Fleur de paris » ou « La plus bath des javas ».
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Créateur de génie pour la télévision française, Jean-Christophe Averty est mort

Jean-Christophe Averty en 1996 au cours de l’émission Bouillon de Culture de Bernard Pivot (c) ina.fr

L’auteur-réalisateur et producteur de télévision français Jean-Christophe Averty est décédé ce samedi 4 mars 2017 à l’âge de 88 ans. Diplômé de la Haute Ecole du Cinéma, c’est dans les studios de Walt Disney en Californie qu’il exerce ses activités de banc-titreur dans les années 1950. Il revient ensuite en Europe et débarque à la RTF, la Radio Télévision Française, en 1952. Pianiste de jazz par passion, il travaille d’abord pour la radio avant de découvrir la télévision qui n’en est qu’à ses balbutiements. Mais il se rend très vite compte des possibilités qui vont bientôt se développer grâce à ce média qui permettra de voir, dans un premier temps, puis de conserver des images. Car Jean-Christophe Averty va se révéler être un conservateur extraordinaire et un historien de la véritable culture: celle de la vie de tous les jours et du quotidien des Français à travers les idoles, la musique et les chansons qu’ils apprécient depuis toujours. D’un caractère plutôt fort, l’homme va marquer le secteur audiovisuel français par son goût de la provocation et, surtout, son sens de l’innovation. Les nombreuses émissions qu’il va réaliser ou produire ne vont jamais laisser indifférent. En 1963, la série « Les Raisins Verts » fait scandale. Délaissant quelque peu sa passion pour le jazz, il consacre bon nombre de programmes à la chanson française du milieu des années 1960. Il est l’un des premiers à « faire joujou » avec des trucages qui, aujourd’hui, semblent issus de la préhistoire. Mais, à l’époque, ces bidouillages ont le mérite d’exiger une créativité que les machines de maintenant ne réclament plus. Et Averty va y exceller dans ses émissions consacrées à Gilbert Bécaud, Georges Brassens, Julien Clerc, Dalida, Léo Ferré, Serge Gainsbourg, France Gall, Juliette Gréco, Johnny Hallyday, Gérard Manset, Guy Marchand, Yves Montand, Tino Rossi, Jean Sablon, Sylvie Vartan, etc. En 1971, il réalise tout un programme sur l’abum « Melody Nelson » de Serge Gainsbourg et Jane Birkin à découvrir ci-dessous.

Précurseur du clip vidéo, il s’éloigne paradoxalement de la télévision au moment où celle-ci l’utilise de manière systématique au milieu des années 1980. Mais il rebondit de manière étonnante sur les ondes de Radio France où il lance, en 1988, l’émission « Les cinglés du music-hall ». Jusqu’en 2006, soit pendant 28 ans, Jean-Christophe Averty va raconter l’histoire de la chanson française au travers de l’écoute de centaines de disques 78-tours qu’il s’est amusé à dénicher sur les marchés aux puces qu’il fréquente régulièrement depuis des années. En 1 805 épisodes, il reconstitue, de manière guillerette et avec un accent zozoteur sans pareil, tout un pan du patrimoine de la musique de France entre 1920 et 1940. Les auditeurs sont ravis et l’écoutent d’autant plus attentivement qu’ils ne veulent pas rater le célèbre « A vos cassettes » lancé par l’animateur pour qu’ils enclenchent leur magnétophone au moment du démarrage de la chanson tant attendue. Au programme: Maurice Chevalier, Yvette Guilbert, Charles Trenet, Fréhel, Georgius, Joséphine Baker, Ray Ventura, Damia, Fragson et bien d’autres. En 2012, Jean-Christophe Averty confie la gestion, la conservation et la sauvegarde des droits de l’ensemble de ses œuvres télévisuelles et radiophoniques à l’Institut National de l’Audiovisuel, l’INA, à Paris. Cela concerne près d’un millier d’émissions sur le jazz, le sport, le cirque, la mode, la chanson, les variétés ou le théâtre.
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Pierre BAROUH s’en est allé à 82 ans

Pierre Barouh dans les années 1970 – Photo (c) Claude Barouh

Pierre Barouh est décédé ce mercredi 28 décembre 2016 alors qu’il avait été admis à l’hôpital Cochin de Paris quelques jours auparavant. Selon son épouse Atsuko Ushioda qui a communiqué son décès, l’artiste français de 82 ans a été victime d’un infarctus.
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Auteur-compositeur-interprète, acteur et producteur né le 19 février 1934 à Paris 15e, Pierre Barouh était devenu célèbre pour son implication dans le film de Claude Lelouch « Un homme et une femme » où il était à la fois acteur et auteur-interprète de la chanson du film composée par Francis Lai et interprétée par Nicole Croisille en 1966. Sous le prénom initial d’Elie, le petit garçon est issu de parents juifs originaires de Turquie et marchands de tissus sur les marchés de la région parisienne avant la seconde guerre mondiale. Pourchassés par l’occupant allemand nazi, Elie, son frère, sa soeur et ses parents se réfugient et se cachent en Vendée chez des amis. C’est là qu’il change son prénom d’Elie en Pierre. A la Libération, grand sportif, Pierre Barouh pratique le volley-ball dans l’équipe nationale française et est aussi journaliste sportif. Mais la musique est l’autre de ses grandes passions et, lors d’un voyage au Portugal, il découvre les compositeurs brésiliens qu’il admire. Du coup, dès qu’il a suffisamment d’argent en 1959, il ne résiste plus et embarque sur un cargo pour le Brésil. Mais, paradoxalement, c’est plus tard et à Paris qu’il fait vraiment connaissance avec les grands compositeurs brésiliens de bossa nova. Au début des années 1960, il fréquente le milieu de la chanson française et du cinéma. Et c’est de cette manière qu’il décroche le rôle du chef des gardians dans le film musical « D’où viens-tu Johnny? » (avec Johnny Hallyday) en 1963. La même année, il enregistre ses premiers disques 45-tours avec des chansons comme « Tes dix-huit ans », « La chanson du port », « Le tour du monde », « La plage » ou « Monsieur de Furstemberg ». En 1966, il participe au film « Un homme et une femme » qui obtient la Palme d’or du Festival de Cannes. Acteur dans le film et auteur d’une version française, intitulée « Samba Saravah », de la chanson Samba da Bênção des Brésiliens Baden Powell et Vinícius de Moraes, son succès est énorme. C’est l’époque où il commence à gagner sa vie de ses activités musicales et il achète une maison en Vendée à proximité d’un moulin qu’il acquiert ensuite pour y installer un studio d’enregistrement. A la fin des années 1960, il crée le label discographique Saravah qui lui permet d’aider quelques artistes à devenir connus: Areski, Higelin, Brigitte Fontaine, Maurane, Allain Leprest, David McNeil, Françoise Kucheïda, etc. En 1968, avec Francis Lai qui a déjà composé le thème d' »Un homme et une femme », il écrit « La bicyclette » qui est un des plus grands succès d’Yves Montand. Après avoir été marié à Anouk Aimée de 1966 à 1969, Pierre Barouh épouse ensuite Dominique avec qui il monte quelques spectacles à Paris. Il rencontre notamment la troupe du théâtre Aleph d’Ivry et, ensemble, ils conçoivent un opéra intitulé « Le Kabaret de la Dernière Chance ». Le spectacle est proposé au Bataclan à Paris à partir du 9 décembre 1986.

Trois ans plus tard, la chanson principale du spectacle est reprise par Yves Montand qui déclare alors qu’il s’agit d’une des plus belles oeuvres qu’il ait enregistrée lorsqu’il l’interprète lors d’une émission télévisée de Michel Drucker. Pierre Barouh est alors marié à une antiquaire japonaise, Atsuko Ushioda, et il réside très souvent au Japon, un pays qu’il aime passionnément et où il développe des activités artistiques et commerciales. Pierre Barouh poursuit infatigablement son travail en réalisant des documentaires, en écrivant des chansons et en enregistrant des disques. En 1992, il compose ainsi la musique des Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville en France. Et, toujours à l’affût de nouveaux talents, Barouh se promène de festival en festival. Il est ainsi le président du jury du concours « Miroir de la chanson francophone » au Festival d’été de Québec en juillet 2000 qui récompense Fred Fortin, Eric Lapointe, Claude Léveillée, Sally Nyolo et Marc Déry.
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L’harmoniciste belge Toots Thielemans est décédé

THIELEMANS TootsJean-Baptiste Frédéric Isidore Thielemans ou, tout simplement « Toots », est décédé ce lundi 22 août 2016 à l’âge de 94 ans. L’artiste est décédé dans son sommeil à l’hôpital où il avait été admis après une chute le mois dernier.
Né à Bruxelles le 29 avril 1922, il a trois ans lorsque son père lui fait apprendre l’accordéon que le petit semble apprécier. Mais c’est à seize ans que l’adolescent découvre l’harmonica dans un des films musicaux tournés par Ray Ventura et son orchestre. Pendant l’occupation, il se passionne et joue dans des clubs où on lui conseille d’apprendre la guitare. Son modèle est alors Django Reinhardt. Après la guerre, il joue avec de petits orchestres. Il rêve alors de faire carrière aux Etats-Unis et, en 1950, il effectue une tournée européenne avec Benny Goodman. En 1952, il décide de s’installer aux USA et il joue avec de grands noms du jazz: Charlie Parker et George Shearing notamment. En 1962, il compose un morceau intitulé « Bluesette » et la mélodie devient un standard international d’un genre nouveau: sifflé et en joué à la guitare simultanément. Toots devient alors l’harmoniciste le plus demandé pour des musiques de films comme « Midnight cowboy » ou « Jean de Florette » par exemple. Il est aussi, dans les années 1970, le soliste qui enregistre l’indicatif, composé par Vladimir Cosma, de la célèbre émission de radio de Max Meynier sur RTL France: « Les routiers sont sympas ». A l’harmonica, il accompagne aussi de nombreux artistes francophones au cours de l’enregistrement de leurs chansons. C’est le cas notamment pour Salvatore Adamo et la chanson « La vie comme elle passe » en 1995. Le 12 mars 2014 Toots Thielemans déclare mettre un terme à ses concerts, sa santé ne lui permettant plus d’assumer ce type d’activité.

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Décès, à 80 ans, du compositeur de chansons Gérard BOURGEOIS

BOURGEOIS Gérard - Pochette 1963 - Photo (c) Jean Distinghin

En 1963 – Photo (c) Jean Distinghin

Le compositeur français Gérard Bourgeois, qui est à l’origine de centaines de chansons pour des artistes comme Brigitte Bardot, Juliette Gréco ou Dalida, est décédé à Bordeaux (F) le vendredi 8 juillet 2016. Il avait 80 ans.
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Selon Jean-Max Rivière, auteur avec qui Bourgeois formait un duo exceptionnel, le compositeur était malade depuis un certain temps. Les deux hommes ont signé, dans les années 1960 et 1970, toute une série de succès pour Françoise Hardy (« L’amitié » en 1965), Serge Reggiani (« Il suffirait de presque rien » en 1968), France Gall ou les Compagnons de la Chanson. Pour Juliette Gréco, Bourgeois fut le compositeur de « Un petit poisson un petit oiseau » en 1966. Et pour Brigitte Bardot, il signa les musiques de « La Madrague » ou encore de « C’est rigolo ». Enfin, la chanteuse Barbara interpréta en 1974 « L’homme en habit rouge » composée par Gérard Bourgeois.
Né le 17 juin 1936 à Paris, avec pour vrai prénom Robert, il apprend à jouer du piano assez tôt. Il fréquente aussi le cabaret parisien « Chez Patachou » et il y découvre Georges Brassens au moment où son père lui offre une guitare. Mais c’est en 1961 qu’il se dévoile comme compositeur sur des textes de Jean-Max Rivière qu’il a contacté pour lui proposer ses services. La liste de ses interprètes devient alors extraordinaire: Richard Anthony, Michèle Arnaud, Eric Charden, Frida Boccara, Michel Delpech, Nicole Croisille, Daniel Guichard, Gribouille, Jean Guidoni, Nicoletta, Enrico Macias, Sylvie Vartan, Thierry Le Luron, Ria Bartok, Vic Laurens, Sandie Shaw (en français), Jean-Pierre Ferland, Michèle Torr, Dario Moreno, Anne-Marie Peysson (animatrice de radio et télé française avec qui il enregistre une chanson en duo dans les années 1970: « On est bien quand on est deux »), Antoine, Georgette Lemaire, Frank Alamo, Rika Zaraï ou Tino Rossi entre autres.
Dans les années 1960 et 1970, on a pu entendre sa voix grâce à quelques chansons enregistrées sur quelques 45 tours. En 1963, il sort un disque de quatre chansons : « A la fin de l’été », « Tant pis », « Ceux » et « Jamais trois sans quatre ». Puis un autre, quelques mois plus tard avec « Trois fois rien », « Je t’aime encore », « Viens encore une fois » et « Pour de vrai ».
Au début des années 1990, Gérard Bourgeois est devenu le directeur artistique du cabaret « Salut l’Artiste » sur le site du Futuroscope près de Poitiers.
Ci-dessous, la possibilité d’écouter un titre de 1964 enregistré par Gérard Bourgeois chanteur: « Trois fois rien ».


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L’Affaire Louis’Trio en deuil: Hubert Mounier est décédé

A notre époque, celle des réseaux sociaux et de l’hyper-information, c’est relativement longtemps après les faits que la nouvelle a été communiquée: Hubert Mounier est décédé le lundi 2 mai 2016 « des suites d’une rupture aortique foudroyante » selon ses proches. Il a été, dans les années 1980, le chanteur du groupe français « L’Affaire Louis’Trio » avant d’entamer une carrière en solo à la fin des années 1990.

Hubert Mounier en 2011

Hubert Mounier en 2011

Né le 21 septembre 1962 à Lyon, le petit Hubert s’oriente assez vite vers une carrière artistique qu’il concrétise en dessinant et en créant rapidement ses propres bandes dessinées. En 1982, avec son frère Vincent et un ami nommé François Lebleu, il décide de créer un groupe musical hors du commun. Ils prennent chacun un pseudonyme: Hubert devient Cleet Boris, Vincent est Karl Niagara et François s’appelle Bronco Junior. Et, à trois, ils fondent « L’Affaire Louis’Trio ». La formation connaît alors un succès important avec des chansons dont Hubert écrit les textes: « Tout mais pas ça » (1987), « Chic Planète » (1987), « Bois ton café » (1988), « Mobilis in Mobile » (1993), « Le capitaine » (1993), etc. En 1987, le groupe remporte une Victoire de la musique comme « révélation variétés masculine de l’année ». Après avoir commercialisé sept albums, le trio se sépare en 1997 et Hubert Mounier se lancé dans une carrière en solo avec, notamment, trois albums réalisés avec son ami Benjamin Biolay. En 2008, un des deux membres de l’Affaire Louis Trio, Bronco Junior, décède à l’âge de 43 ans et l’idée de reformer un jour le groupe s’éloigne définitivement. Hubert Mounier était également l’auteur de plusieurs albums de BD. Il préparait depuis deux ans une bande dessinée consacrée à Tarzan. Il laisse derrière lui son épouse, trois filles et un petit-fils.
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Victime, lui aussi, du cancer, René Angélil s’est éteint à 73 ans

René Angélil en 2009 (c) Nicolas Laffont @ flickr

René Angélil en 2009 (c) Nicolas Laffont @ flickr

L’actualité nécrologique de ces derniers jours semble se répéter: après Michel Delpech et David Bowie décédés à l’âge de 69 ans, c’est René Angélil qui est, lui aussi, décédé d’un cancer ce jeudi 14 janvier 2016 à Las Vegas.

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Connu pour être le mari et pygmalion de la chanteuse québécoise Céline Dion, René Angélil était né le 16 janvier 1942 à Montréal au Canada. Comme beaucoup de producteurs de chanson, René Angélil commence sa carrière en tant que musicien au sein d’un groupe ayant pour nom « Les Baronets » de 1962 à 1972. A la dissolution du groupe, il se lance comme impresario et la première artiste dont il s’occupe est Ginette Reno. A l’époque où Ginette décide de se passer de ses services, René remarque une très jeune fille qui possède une voix remarquable. Elle s’appelle Céline Dion et c’est en 1981. Les deux amis ne se quitteront plus. René Angélil décide de faire de la jeune artiste une star de renommée internationale. Et il réalise son rêve pas à pas en présentant d’abord Céline Dion comme interprète d’une oeuvre suisse au Concours Eurovision de la Chanson en Irlande en 1988. Grand joueur (de poker) et parieur devant l’éternel, René avoue plus tard être entré dans une agence de paris à Dublin et d’avoir gagné quelques livres en misant sur la victoire de Céline avec « Ne partez pas sans moi ». Peu à peu, l’amitié, d’abord professionnelle, va se transformer en amour et, le 17 décembre 1994, René et Céline se marient à Montréal. C’est le troisième mariage de René. Et sa seconde épouse, la chanteuse Anne Renée, lui a donné deux enfants. En 1999, un cancer de la gorge est décelé chez René mais, soigné à temps, il en guérit rapidement. La même année, il accepte de s’occuper de la carrière de Garou mais cette collaboration ne dure pas. Dans le même ordre d’idées, c’est lui qui est aussi à la base de la carrière de l’imitatrice québécoise Véronic Dicaire. Le 25 janvier 2001, Céline Dion donne naissance à leur premier fils René-Charles. Et, le 23 octobre 2010, René-Charles accueille ses deux frères jumeaux : Eddy et Nelson. Le 23 décembre 2013, René Angélil subit l’ablation d’une nouvelle tumeur cancéreuse à la gorge. Les médias s’alarment mais Céline Dion communique que René va bien mais qu’elle doit désormais imaginer différemment son avenir artistique en changeant, notamment, d’équipe et de producteur. Le 14 janvier 2016, deux jours avant son 74e anniversaire, le cancer emporte René Angélil qui décède à Las Vegas où il est en convalescence depuis le début 2014.
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Décès de Michel DELPECH: la fin d’une lutte acharnée

Michel Delpech en 1988

Michel Delpech en 1988

L’année 2016 commence très mal pour la chanson francophone : Michel Delpech est décédé ce samedi 2 janvier. Cela fait trois ans que l’artiste luttait de toutes ses forces contre un cancer de la langue et de la gorge. Mais, une fois de plus, le combat a été inégal contre la bête chantée avec tant de lucidité et de véracité par Stromae.
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Michel Delpech laisse des dizaines de chansons qui resteront, pour beaucoup d’entre nous, comme des balises dans une vie souvent rythmées par ses mélodies. Pour la génération du « baby boom », celle de la fin des années 1950, il sera toujours celui qui a dépeint avec sensibilité l’adolescence des petits bistrots estudiantins avec « Chez Laurette ». Ensuite, il fait découvrir les hippies en 1969 avec « Wight is wight ». Puis, en 1971, à l’heure des premiers émois amoureux, il chante « Pour un flirt ». Deux ans plus tard, il traduit en chanson la situation de bon nombre de couples avec « Les divorcés ». Enfin, personne n’a oublié son fameux « Que Marianne était jolie » que François Hollande, président de la République française, évoque dans son communiqué d’hommage de ce début janvier.
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Michel Delpech était né le 26 janvier 1946 à Courbevoie. A presque 20 ans, il est propulsé chanteur à succès avec « Chez Laurette » mais il lui faut attendre le début des années 1970 pour qu’il s’installe durablement dans le paysage de la chanson francophone. Après l’immense « tube » « Pour un flirt », les réussites vont s’accumuler en ayant pour titres : « Que Marianne était jolie », « Les divorcés », « Le chasseur », « Tu me fais planer », « Le Loir et Cher ». Puis, après une période personnelle et professionnelle difficile passant notamment par la dépression, Michel Delpech revient au premier plan en évoluant artistiquement selon ses désirs. Ce retour est couronné de succès avec la sortie, fin 2006, d’un album de ses grandes chansons interprétés en duo avec des collègues nommés Souchon, Cabrel, Clerc, Bénabar, Cali, Jonasz ou Voulzy. Cet opus donne même lieu à un spectacle enregistré au Grand Rex à Paris en 2007. Une grande partie de ses compagnons de duo viennent alors le rejoindre sur scène. En 2011-2012, Michel Delpech fait partie de la tournée « Age tendre et tête de bois ». Quelques mois plus tard, la presse révèle que l’artiste est atteint d’un cancer et ses apparitions en public se font beaucoup plus rares. Malgré une farouche volonté de vaincre la maladie, les nouvelles qui nous parviennent de lui sont de moins en moins bonnes au fil du temps. Parmi celles-ci, il y a cette annonce de Michel Drucker (à lire en CLIQUANT ICI), en juin 2015, qui prétend dramatiquement que Delpech n’en a plus que pour quelques mois.
Quarante ans après la sortie du disque « Quand j’étais chanteur », le texte chanté par l’artiste sonne désormais un peu faux : il n’aura pas eu 73 ans, Mick Jagger n’est pas mort et Sylvie Vartan chante toujours. Mais il est bien vrai que, cette fois, pour lui, c’est fini…
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Auteur de « La bonne du curé », Charles Level est décédé

Charles Level en 1964 - Photo (c) Nisak

Charles Level en 1964 – Photo (c) Nisak

Charles Level, auteur, compositeur et interprète français, est décédé le 24 octobre 2015. Il était né à Cherbourg en 1934. C’est en 1958 que Charles Level chante pour la première fois à la radio. Il rejoint ensuite les artistes en herbe qui fréquentent « Le Petit Conservatoire de la chanson » de Mireille. Au début des années 1960, il enregistre quantité de 45-tours sous son véritable nom mais aussi sous le pseudonyme de Charlie Level. Il interprète ainsi des titres personnels mais aussi des reprises comme « Pepito », « Brigitte Bardot », « La marche des anges », « Roméo », « Retiens la nuit », « Un premier amour », « Un clair de lune à Maubeuge », « Roses blanches de Corfou », « Pour une amourette », « J’entends siffler le train », « Telstar », etc. A partir de 1964, et uniquement sous le nom de Charles Level, il interprète de plus en plus de chansons dont il est le compositeur ou l’auteur. Il travaille alors souvent avec le compositeur Roland Vincent mais il ne connaît pas un grand succès en tant que chanteur. Par contre, il se met à écrire de grands succès pour des artistes réputés comme Mireille Mathieu, Dalida, Charles Aznavour, Marcel Amont, Sacha Distel, Régine, Line Renaud et Michel Delpech entre autres. Son succès le plus célèbre en tant qu’auteur reste « La Bonne du curé » qu’Annie Cordy enregistre en 1974 et qui se vend à plus de trois millions d’exemplaires. Plus tard, Charles Level va écrire les adaptations en français de génériques de dessins animés comme « Au pays de Candy », « Winnie l’ourson » et « Chapi Chapo ». Son dernier enregistrement d’interprète date des années 1980 : « A gauche gauche, à droite droite ». Membre de la Sacem pendant plus de cinquante ans, il y a déposé, en tant qu’auteur ou compositeur, plus de 1 300 œuvres dont plus de mille chansons et plus de 300 musiques pour le cinéma et la télévision.
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