Complice musical de Jacques Brel, Gérard JOUANNEST n’est plus

Gérard Jouannest en 2005

Décidément, cette année 2018, qui va commémorer les 40 ans de la disparition de Jacques Brel, est marquée par la disparition d’artistes qui, de près ou de loin, ont été concernés par l’univers de l’immense chanteur belge. Après le décès de la chanteuse Maurane qui avait commencé sa carrière en interprétant du Brel et qui prévoyait de commercialiser un album consacré à quelques-unes de ses grandes chansons, c’est maintenant Gérard Jouannest qui nous a quittés ce mercredi 16 mai 2018.
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Lors de la naissance de Gérard Jouannest le 2 mai 1933 à Vanves, son grand-père est facteur de piano et son père ouvrier est passionné par la musique. Le petit Gérard partage cet amour et, à l’âge de treize ans, il est admis au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Il en sort avec un premier prix de piano et, après un service militaire de 30 mois au Maroc, il se prépare à présenter le concours de professeur au Conservatoire de musique de Besançon. Mais ses projets et son avenir de concertiste sont brutalement interrompus par la mort soudaine de son père deux jours avant l’examen. L’urgence est alors de subvenir financièrement aux besoins de la famille et Gérard va mettre à profit ses talents de musicien pour récolter un peu d’argent. Il joue ainsi dans un orchestre tzigane qui se produit dans une brasserie parisienne et accompagne ensuite le groupe des Trois Ménestrels. Avec le trio, il découvre le monde de la chanson française et il accroit son expérience lorsqu’il est engagé pour accompagner des cahnteurs au théâtre des Trois Baudets. Jacques Canetti, le directeur artistique, y fait en effet se produire toute une série de jeunes artistes très prometteurs. Et c’est de cette manière que Gérard y rencontre le Belge Jacques Brel, alors accompagné au piano par François Rauber. Ce dernier devant satisfaire à d’autres activités musicales, c’est bientôt Jouannest qui suit Brel en tournée à partir de 1958. Au fil du temps, l’accompagnateur va devenir compositeur et travailler dès 1959 sur des chansons comme « Ne me quitte pas ». Cette collaboration s’annonce très fructueuse et va se poursuivre avec des titres comme « On n’oublie rien », « Bruxelles », « Madeleine », « Les Vieux », « Mathilde », « La chanson de Jacky » ou « La chanson des vieux amants » notamment. Tout au long de ce travail commun qui s’arrêtera avec les adieux de Brel à l’Olympia en 1967, 35 chansons naîtront initiées tantôt par le texte de l’un, tantôt par la musique de l’autre. En 1968, il est sollicité pour accompagner Juliette Gréco sur scène lors d’une tournée au Canada. L’interprète est d’abord séduite par les talents de musicien de Gérard Jouannest à qui elle demande de mettre en musique des textes de différents auteurs, un travail qu’il n’avait jamais effectué de cette manière. Juliette Gréco sera par la suite séduite tout simplement par l’homme et, le 15 avril 1988, Juliette et Gérard se marient à Ramatuelle. Jouannest s’éloigne ensuite un tout petit peu de la chanson pour tenter d’autres expériences musicales comme des génériques de téléfilms dans les années 1990. Il continue alors inlassablement à toujours accompagner Juliette Gréco sur toutes les scènes du monde. Puis, à sa grande surprise, il est contacté au début des années 2000 par le slammeur Abd Al Malik qui lui propose de participer à son album « Gibraltar » qui est commercialisé en 2006 puis à celui qui s’appelle « Dante » en 2008. En 2013, il réalise encore l’album « Gréco chante Brel » et part en tournée avec la chanteuse. Cette tournée d’adieux qui s’appelle « Merci » est interrompue en mars 2016 suite aux problèmes de santé de Juliette Gréco victime d’un accident vasculaire cérébral. Dans leur propriété de Ramatuelle, Gérard Jouannest veillera sur elle jusqu’à ce jour de mai 2018 où il s’éteint à l’âge de 85 ans.
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MAURANE est partie rejoindre les étoiles

Maurane sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Charleroi (B) en 2012 (c) Passion Chanson

La chanteuse belge MAURANE est décédée ce lundi 7 mai 2018 à l’âge de 57 ans. Elle a été retrouvée dans son lit à son domicile bruxellois de Schaerbeek.
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Née le 12 novembre 1960 à Ixelles sous le nom de Claudine Luypaerts, son père, Guy Luypaerts, est alors musicien et compositeur. Il a écrit des arrangements pour bon nombre d’artistes francophones dont Charles Trenet avant de devenir directeur de l’Académie de musique de Verviers où Claudine passe son enfance. Sa mère est prof de piano. Il est donc normal que, dès l’âge de huit ans, la petite Luypaerts apprenne la musique. Adolescente, elle songe sérieusement à devenir chanteuse et elle participe à de nombreux castings sous le nom de Claudie Claude. C’est d’ailleurs sous ce pseudonyme qu’elle participe en 1978 à sa première émission de radio en Belgique à la RTBF. Au micro de Roger Simons qui présente alors « Les feux de la rampe », elle interprète, morte de peur, une chanson qui a pour titre « J’ai le trac ». En 1979, elle est sélectionnée par le metteur en scène Albert-André Lheureux pour faire partie du spectacle « Brel en mille temps » aux côtés de Philippe Lafontaine et Philippe Anciaux entre autres. C’est à cette occasion qu’elle rencontre l’auteur-compositeur-interprète mais aussi producteur français Pierre Barouh. Ce dernier craque devant le talent de celle qui décide alors de s’appeler Claude Maurane et qui vient d’enregistrer, chez Philips Belgique, un premier 45-tours avec la chanson « Fais soleil ». Pierre Barouh lui permet d’enregistrer les disques suivants sous le label Saravah qui lui appartient. Des titres comme « T’as pas la pêche » lui procurent des passages radiophoniques en Belgique mais le public n’est pas encore vraiment conquis. En 1985, elle parvient à se produire à Paris pour la première fois et c’est au Sentier des Halles. Dans la foulée, elle enregistre un premier album qui sort en France (« Danser ») et qui lui permet de se faire engager deux ans plus tard par Michel Berger pour être Marie-Jeanne dans la nouvelle version de « Starmania ». En 1986, elle reçoit le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles qui devient plus tard le prix Rapsat-Lelièvre et qui récompense alternativement chaque année un artiste québécois et un artiste francophone de Belgique. Son deuxième album, qui sort en 1989, contient un de ses plus grands succès, « Toutes les mamas », et elle se produit à l’Olympia. Sa carrière est alors clairement ascendante puisque, en 1991, l’album suivant, « Ami ou ennemi » va accumuler les succès: « Ca casse », « Du mal », « Mentir » et « Sur un prélude de Bach ». Elle chante à l’Olympia de Paris en 1992 et y enregistre un double album live. En 1993, Maurane se mobilise pour la lutte contre le SIDA. Elle donne un concert et enregistre un album en public avec Francis Cabrel, Michel Jonasz, Catherine Lara, Maxime Le Forestier et Alain Souchon au profit de l’association « Sol en Si » (Solidarité Enfants Sida). Le 29 décembre de la même année, Maurane devient la maman de Lou qui est la fille du chanteur Pablo Villafranca. L’année suivante, elle reçoit une Victoire de la Musique comme interprète de l’année mais elle est absente de la soirée. En 1995, la chanteuse est désormais une vedette qui tient sa place en sortant un album intitulé « Différente » qui se vend bien. Au fil du temps et des rencontres artistiques, Maurane se lie d’amitié avec son idole Claude Nougaro. Après la disparition de celui-ci, elle décide, en 2009, d’enregistrer un album hommage avec des chansons de l’artiste toulousain. Elle tourne alors pendant des mois avec un spectacle consacré à Nougaro. Ce dernier l’emmène en Belgique, en France, en Suisse et au Québec. En septembre 2011, elle sort un nouvel album enregistré aux Etats-Unis deux ans plus tôt: « Fais-moi une fleur ». L’opus n’est, en fait, pas sorti à la fin de son enregistrement à cause du succès de la tournée du spectacle Nougaro qui se prolonge et empêche l’artiste d’en faire la promotion de manière optimale. De 2012 à 2014, elle siège dans le jury de l’émission télé française « Nouvelle Star » aux côtés, notamment, d’André Manoukian et de Sinclair. Parallèlement à sa carrière dans la chanson française, Maurane enregistre deux albums passion avec les célèbres jazzmen belges Steve Houben et Charles Loos avec qui elle forme le trio H.L.M. (Houben, Loos, Maurane). Ces disques particuliers sortent en 1986 et 2005. La chanteuse est, enfin, une grande praticante d’internet depuis toujours. Elle chante au début des années 2000 « Il neige des e-mails » et, par la suite, elle devient une grande adepte des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter où la maîtrise de ses propos n’est pas sa plus grande qualité. Fin 2014, un premier single intitulé « Trop forte », chanson composée et écrite par Daran, annonce un nouvel album. Le titre global de cet opus est « Ouvre » et ses ventes ne décollent pas vraiment. Quelques mois plus tard, un problème sérieux aux cordes vocales oblige la chanteuse à cesser toute activité pendant deux ans. Début mai 2018, elle remonte enfin sur scène dans la banlieue de Bruxelles avec un bonheur inégalable. Maurane était également très heureuse d’enregistrer un album d’hommage à Jacques Brel qui devait sortir en octobre 2018 pour les 40 ans de la mort de cet autre immense talent belge.
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Francofolies de Spa 2018 : les derniers noms et Francos Juniors sont connus

Alors que les organisateurs ont communiqué sur les bracelets électroniques qui donneront accès au nouveau site unique des Francofolies de Spa ainsi qu’aux différents stands de boissons et de nourriture, quelques noms d’artistes sont venus compléter l’affiche que l’on connaissait déjà.

Parmi eux, il y a ceux qui se produiront sur une nouvelle scène de découvertes, la Playright + (en français dans le texte…), et ceux qui feront la joie des plus jeunes francofous dans le cadre des Francos Juniors.

Voici le programme complété ci-dessous. Il vous suffit de cliquer dessus pour l’agrandir.

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Créatrice de la chanson « Africa », Rose LAURENS est décédée

Rose Laurens en 1985 – Photo (c) Erick Ifergan

La chanteuse française Rose Laurens est décédée ce lundi 30 avril 2018 à Paris des suites d’une longue maladie. Née le 4 mars 1953 à Paris, l’interprète, auteure et compositrice française était d’origine polonaise, son vrai nom étant Rose Podwojny. Alors qu’elle est toute petite, son grand-père, pianiste et violoniste, compose de la musique pour accompagner les films muets projetés dans un cinéma de Varsovie. Rose commence à chanter très jeune puisque, à huit ans déjà, elle gagne son premier concours. Vivant dans la capitale française, elle est souvent emmenée par ses parents à l’Olympia où elle découvre avec stupeur la voix de l’Américaine Dionne Warwick. Avec son baccalauréat en poche, elle apprend le russe, vend des vêtements mais reste passionnée avant tout par la musique et la chanson. De nombreuses aventures musicales vont alors émailler la vie de l’artiste. En 1972, elle est la chanteuse d’un groupe nommé « Sandrose » qui enregistre un seul et unique album de rock progressif. Sous un premier pseudonyme, celui de Rose Merryl, elle enregistre quelques 45 tours à la fin des années 1970 mais ces derniers restent confidentiels. Rose rencontre alors le compositeur Jean-Pierre Goussaud dont elle devient la compagne. Comme une sorte de pygmalion, le musicien va lui confectionner un répertoire sur mesure. Mais il faut encore attendre un peu pour voir le succès arriver. En 1980, en effet, Rose, qui a définitivement opté pour le pseudonyme Laurens, interprète le rôle de Fantine dans « Les Misérables » de Victor Hugo, la tragédie musicale composée par Claude-Michel Schönberg et mise en scène par Robert Hossein. Du coup, son agenda est bloqué pendant un an et son premier album, « Déraisonnable », ne sort qu’en 1982 mais il comporte un énorme « tube » : « Africa ». Un an plus tard, avec le vibrato vocal particulier qui la caractérise, Rose Laurens enregistre un deuxième album qui se signale par les chansons « Vivre » et surtout « Mamy Yoko ». Pour son album sorti en 1986, Jean-Pierre Goussaud signe évidemment toutes les musiques mais les textes sont écrits par Francis Cabrel (« Quand tu pars »), Yves Simon, Sylvain Lebel, Marc Strawzynski et Yves Duteil. Rose Laurens écrit elle-même « La nuit ».

La même année, elle se produit plusieurs fois à l’Olympia de Paris. En 1987, elle apprend que son compagnon, Jean-Pierre Goussaud, souffre d’un cancer. Elle décide d’arrêter sa carrière. Trois ans vont passer avant que Rose ne revienne à la chanson avec le dernier album que Jean-Pierre Goussaud a décidé de lui composer avant de mourir. Complètement bouleversée, Rose Laurens prend du recul et n’enregistre un nouvel album qu’en 1996. Mais le succès n’est pas au rendez-vous. 20 ans après son expérience du spectacle musical « Les Misérables », elle obtient à nouveau un rôle dans la comédie musicale de François Valéry, « L’ombre d’un géant », consacrée à James Dean. En 2007 et 2008, elle rejoint la troupe des artistes qui font partie de la tournée « RFM Party 80 ». Avril 2015 marque le retour de Rose Laurens avec un nouvel album qu’elle écrit avec la collaboration de l’humoriste Pierre Palmade: A.D.N. Elle interprète une chanson de cet opus, « Si j’pars sur une île », dans quelques émissions de la télé française. Mais l’artiste est malade et sa santé ne va cesser d’empirer malgré un dernier rendez-vous avec le public honoré en 2016 au Cabaret Sauvage à Paris. Ironie du sort: la chanson « Africa » connaît une belle reprise actuellement grâce aux talents décalés et conjugués de Julien Doré et Dick Rivers qui l’interprètent en duo.
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Le programme (quasi) complet des Francofolies de Spa 2018 est connu

Fait étonnant dans l’histoire des Francofolies de Spa: le programme complet des concerts, à quelques exceptions près, est déjà connu en ce début du mois d’avril. Soit plus de trois mois à l’avance. Il est vrai que pour cette 25e édition du festival, les organisateurs sont de plus en plus confrontés à la concurrence d’autres manifestations similaires qui sont toujours plus nombreuses en Belgique comme ailleurs. Alors, pour « réserver » la participation d’artistes en exclusivité ou les proposer avant d’autres festivals, il faut aller de plus en plus vite.

Les programmateurs des Francofolies belges l’ont bien compris et, en conséquence, le programme est donc déjà presque totalement bouclé. N’y manquent que les prestations des artistes de la scène électro et des « vitrines » consacrées aux révélations des pays francophones (mais pas nécessairement francophones dans l’expression).

Ci-dessous le programme déjà connu et presque complet.
CLIQUEZ SUR LE PROGRAMME POUR L’AGRANDIR

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Nouvel album « Le mot dit » de Guillaume Ledent : musique, qualité, musicalité

En onze chansons, Guillaume Ledent, accompagné du groupe « Dérange ta chambre », nous emmène dans la vie d’un enfant qui nous raconte son quotidien mais aussi tout son univers de rêves. Et chaque texte porte sa particularité avec des mots propres, simples et musicaux. Ce qui est formidable, c’est que Guillaume semble avoir gardé cette fraîcheur et cette candeur qui permet à certains adultes de bien cerner les préoccupations des enfants qui les entourent pour mieux en rendre compte dans des textes qui s’adressent aussi bien aux grandes personnes qu’aux plus jeunes.
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Et ici, clairement, de par la musique et le vocabulaire utilisés, il est question de toucher plutôt les enfants que les tout-petits ou les ados.
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Au rayon des chansons que l’on peut qualifier de « sérieuses », on relèvera « Emilie Parfaite », la première chanson du disque, qui, avec un texte d’emblée basé sur la sonorité des mots, nous parle d’une copine comme nous en avons tous (eue) : perfectionniste voire maniaque. Et puis il y a les questions que notre monde contemporain impose aux enfants et qui se retrouvent dans quelques titres de l’album. De manière légère avec « Maman s’affole » qui évoque la peur de vieillir et la crainte de la nouvelle ride face au miroir des années qui passent. Ou de façon plus grave dans la chanson « Si c’était nous? » et qui tire un bilan de tout ce qui pourrait nous arriver et qui tracasse les mômes d’aujourd’hui (« Je veux un JT de bonnes nouvelles »). Sans oublier la plus concernante et actuelle des chansons: celle qui évoque Malaïka, une petite fille réfugiée malienne sans papiers qui a été renvoyée chez elle et qui suscite l’incompréhension dans la classe d’école.
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Enfin, il y a les mélodies douces, intimistes, aux textes oniriques spécifiques à l’enfance. « Obago » et « Dimanche flanche » sont de celles-là et nous rappellent le doux cocoonisme de nos jeunes années d’insouciance où de simples objets de notre quotidien étaient bien souvent sources d’évasion.
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Côté musique, Guillaume Ledent est proche de la pop de Calogero et des mélodies douces de Souchon. Et, pour parler jeune public, on n’est pas dans le rock d’André Borbé ou dans la comptine d’Henri Dès. Et cela nous conforte dans l’idée d’un répertoire qui touche plutôt les grands enfants voire les pré-adolescents.
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Une chose est en tous cas certaine: l’écriture, la composition mais aussi la réalisation de cet album sont de grande classe et donnent vraiment envie d’en découvrir la déclinaison sur scène. Bientôt sans doute puisque, déjà, un concert a été proposé à Bruxelles récemment.
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A PROPOS DE GUILLAUME LEDENT
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Guillaume Ledent à Maurage le 22 avril 2017 (c) Passion Chanson

Originaire de Tournai en Belgique, Guillaume Ledent n’est pas un nouveau venu dans le domaine de la chanson. Ses débuts remontent au début des années 2000 et prennent l’allure d’une aventure musicale collective au sein d’un groupe nommé « Dîne à quatre ». Il s’adresse alors aux adultes et propose des chansons au concours « Musique à la Française » de Bruxelles où il se fait remarquer en 2003. Un premier album est commercialisé en 2005 qui connaît un beau succès d’estime. Trois ans plus tard, l’album « Ton océan » reçoit un accueil plus marqué et des chansons en sont radiodiffusées. Parmi elles, il y a un duo avec un autre artiste belge talentueux : Saule (« L’amour au four »). En 2010, un troisième opus (« La récréation ») permet à Guillaume Ledent d’élargir son public à la France, la Suisse et, aussi, le Maroc, où il chante dans des festivals. La vie de famille de l’artiste lui inspire alors des chansons qu’il ne va pas destiner au jeune public mais plutôt et plus largement à un public familial. L’album « Dérange ta chambre » qui sort en 2012 est congratulé par la presse belge et permet à l’artiste de proposer près de 100 concerts en Belgique et en France. Après une nouvelle expérience d’un album partagé avec le chanteur belge Guillaume Duthoit en 2014 (« Histoires d’écailles et de plumes »), il se produit en première partie de Nicolas Peyrac en acoustique le 22 avril 2017 à Maurage (B) et travaille à l’élaboration d’un nouvel album « familial » dont on vous parle ci-dessus: « Le mot dit ».
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Du neuf « Sous la lune » avec les chansons d’Antoine ARMEDAN

Il y a presque cinq ans sortait le premier album du chanteur belge Antoine Armedan. Nous avions alors eu l’occasion d’en faire l’écho dans les colonnes de « Passion Chanson » (cliquer ICI). Nous parlions alors « d’un disque totalement à contre-courant de ce qui se fait de plus tendance où tel un Brassens, un Béart ou un Duteil du 21e siècle, cet artiste se présente à nous muni d’une seule guitare pour nous emmener dans son « jardin des nouveaux jours » en douze chansons. Et ce qui étonne dans cet univers très personnel, c’est forcément le dépouillement des orchestrations. »
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Fin 2017, le chanteur a sorti un second opus totalement différent, dans la forme, du premier. En évolution constante, le garçon propose cette fois des chansons au format plus restreint, plus condensé, plus direct, plus rythmé et, aussi, un rien plus « festif ». Et il s’agit véritablement de bonne chanson francophone d’aujourd’hui, moderne, qui se place désormais plus dans la lignée des Cabrel et autres Le Forestier. Car, cette fois, il n’est plus question de mélodies où la voix est uniquement soutenue par une guitare mais bien par des orchestrations élaborées qui vont de la ballade au rock et à la country en passant par le reggae.
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En treize titres, Antoine nous rappelle que, chez lui, aucun texte est insignifiant. Et que chaque écrit mérite d’être bien mis en valeur par des musiques qui accrocheront l’oreille pour y rester un bout de temps. Alors, bien sûr, l’amour occupe une belle place dans cet album avec des chansons comme « Sous la lune », « Tant que je passe » ou « La fille qui dort là-haut ». Mais d’autres thèmes sont abordés de manière originale, intéressante et, parfois, onirique. « Dimanche après-midi » est une belle histoire intergénérationnelle et, sur un rythme ensoleillé, « A la sauvette » aborde finement la thématique des vendeurs clandestins.
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Au final, voilà un album qui ne galvaude pas le titre de « varié ». Car il est à la fois multiple musicalement mais aussi très diversifié au niveau des textes. Et le tout est enveloppé d’une qualité qui ne peut que permettre à Antoine Armedan de poursuivre un chemin ascendant dans le domaine de la chanson francophone contemporaine.
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Les chansons sont en écoute ainsi que « téléchargeables » sur le site web de l’artiste (cliquer ICI). Tous les renseignements sur l’artiste ainsi que sur ses concerts s’y trouvent aussi. Et la chanson qui a annoncé l’album, « Si je te disais », est audible ci-dessous.
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Appel aux artistes québécois désirant se faire connaître en Europe

Le concept des Québecofolies est simple mais efficace. Il choisit un grand festival européen renommé, organisé, bien rodé et fort fréquenté afin d’y insérer un véritable «showcase» valorisant une sélection d’artistes francophones issu(e)s du Québec et des terres canadiennes. Ensuite, les professionnels et les médias présents au festival sont invités à découvrir sur scène le talent des artistes sélectionnés. Cela facilite aussi les contacts entre artistes et professionnels du secteur musical et les retombées sont réelles pour la carrière des artistes présentés.

Ajoutons que les artistes participant aux vitrines des Québecofolies sont également invité(e)s à présenter leur spectacle sur une ou plusieurs scènes des festivals partenaires, cela leur permettant d’élargir leur public au-delà des professionnels de l’industrie musicale.
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Les Québecofolies sont intégrées depuis dix ans dans la programmation de trois festivals européens:
+ Le Festival Pause Guitare à Albi (Midi-Pyrénées France) qui aura lieu du 3 au 8 juillet 2018
+ Les Francofolies de Spa (Belgique) qui se tiendront du 19 au 22 juillet 2018
+ Les Transes Cévenoles à Sumène (Gard France) organisées du 19 au 22 juillet 2018.
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Si, en tant qu’artiste, vous désirez participer à l’une ou l’autre, voire à plusieurs vitrines des Québecofolies, vous trouverez l’information nécessaire pour déposer votre candidature sur le site web des Québécofolies en cliquant ICI.

La clôture des inscriptions a été fixée au vendredi 15 décembre 2017 et seuls les artistes francophones canadiens peuvent s’inscrire aux Québecofolies.

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Comme Chorus et d’autres avant lui, le magazine Platine interrompt sa publication

Depuis 1992, le magazine Platine se défend d’être le seul magazine traitant de la chanson de variétés majoritairement francophone. Un titre qu’il n’usurpe pas tant Jean-Pierre Pasqualini et son équipe, des vrais passionnés de chanson, n’ont jamais craint les obstacles et les problèmes de toutes sortes.
Depuis quelque temps toutefois, des soucis sont venus contrarier la publication de « Platine » qui du format mensuel est passé à la fréquence bimestrielle. Mais, apparemment, cela n’a pas suffi à remettre en selle le magazine qui a vu ses chiffres de vente diminuer au fil du temps.

Le dernier numéro de Platine paru en mars 2017

Alors, ce 1er juin 2017, sur la page Facebook de Platine Mag, Jean-Pierre Pasqualini s’est fendu d’une lettre qui en dit long sur l’état de notre société où la défense de la culture francophone et de la langue française est pourtant plus que jamais nécessaire face aux dérives politiques et économiques de plus en plus autoritaires. Par respect pour le rédac’chef de Platine, que j’ai eu l’occasion de rencontrer à plusieurs reprises lors de festivals et autres activités artistiques, j’ai choisi de vous livrer intégralement le contenu de cette lettre que vous trouverez ci-dessous.
Petite précision en ce qui concerne le site web « Passion Chanson »: étant le fruit d’une petite activité de passionné non rémunéré, il n’y a jamais été question de reproduire quelque article que ce soit du magazine Platine. Nous étions en effet trop fiers de pouvoir, au contraire, promouvoir autant que faire se peut, un magazine qui incarne à nos yeux ce qu’il y a de mieux dans le domaine avec le regretté « Chorus » disparu il y a maintenant quelques années déjà.

 

La lettre de Jean-Pierre Pasqualini en intégralité

Boulogne, le 1er juin 2017

Chers copains, chers amis, chers lecteurs, chers abonnés de Platine,

On ne peut rien contre le progrès…

En général, le premier jour du mois de sortie d’un numéro de Platine est celui où je communique sur les réseaux sociaux son sommaire et la photo de la couverture. Aujourd’hui, j’ai le regret de vous annoncer qu’il n’y aura pas de Platine le 8 juin prochain.
Et je voudrais tout d’abord dire à tous nos fidèles lecteurs et surtout abonnés que nous en sommes vraiment désolé.

Les temps sont difficiles.
Pour tous et aussi pour le monde de la chanson.
En effet, après 15 ans de piratage de la musique et l’effondrement du marché physique, ce sont maintenant les spectacles qui souffrent avec les nombreux attentats dont ils sont victimes. On ne compte plus les faillites : de celle de la Tournée  » Âge tendre  » (première version) à celle, toute récente, de  » Hit-parade « .

Avec moins de spectacles qui sont montés, moins de disques qui sortent, toujours moins de nouveautés en radio des artistes qui ont plus de 10 ans de carrière, et aussi de moins en moins de Best Of de ces derniers (tout ce qui a été important a été réédité en CD depuis plus de 30 ans, et plusieurs fois, et comme il y a peu de nouveaux fans, ces compiles ne se vendent plus)…, Platine a de moins en moins de raisons d’exister.

Sans compter que, depuis des années, notre revue a subi une triple crise:

1. La crise de la presse face à internet.
Comme vos vendeurs de journaux, les éditeurs indépendants de presse magazine spécialisée souffrent beaucoup. Il faut dire que non seulement internet annonce les nouvelles beaucoup plus vite que n’importe quel journal, mais pirate la presse (et Platine) depuis des années en reproduisant les articles et interviews sans autorisation. En plus, de nombreux internautes s’improvisent journalistes. Sans parler des artistes qui choisissent de parler à leurs fans en direct via les réseaux sociaux…

2. La crise de la musique, piratée et devenue gratuite, qui, de ce fait, ne stimule pas les ventes de presse musicale. D’autant plus que la presse adolescente ne parle plus de chanson et ne prépare donc pas les nouvelles générations à vouloir un jour lire un magazine spécialisé comme Platine. Quant à ceux qui ont été biberonnés à Salut les Copains, Podium…, voire Star Club, ils ne sont pas éternels…

3. La crise économique globale qui a pour conséquence que les Français souffrent d’une diminution de leur pouvoir d’achat…

Aujourd’hui, nous travaillons donc à une nouvelle formule (en version papier ou sur le net) afin d’essayer de relancer votre revue.
Pour cela, nous sommes en discussions avec de nouveaux éventuels partenaires, fournisseurs, distributeurs…
Nous espérons pouvoir la concrétiser d’ici la rentrée de septembre.

Avec l’arrivée des vacances et l’enchainement des périodes électorales, ce début d’été nous semblait, de toute façon, peu propice au lancement de cette nouvelle formule.

Sachez, pour finir, que nous ferons TOUT ce qui est possible pour ne pas disparaître comme l’ont fait tant de magazines (notamment musicaux) avant nous. Ceci dit, pas à n’importe quel prix: l’augmentation du tarif d’un magazine, et la diminution de la quantité de pages ou de la qualité des articles ne sont pas, pour nous, des solutions à long terme.

Merci encore de votre fidélité.

L’équipe de Platine.

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Albert DELCHAMBRE fait l’inventaire pour ses 70 ans ce 28 mai à Chimay (B)

 

Né le 30 mai 1947, le chanteur belge Albert Delchambre a décidé de fêter ses 70 ans sur scène ce dimanche 28 mai. Il présentera à l’occasion un tout nouveau spectacle-concept intitulé « L’inventaire ». Et cela se fera à Chimay, sa ville natale, et plus précisément en la salle Sudhaina de Baileux à 16h00.

70 ans de vie et, aussi, 50 ans de carrière pour celui dont le dernier album s’appelait « Hors Format« . Une expression qui colle parfaitement à cet artiste qui perdit sa maman, ukrainienne, très tôt et qui s’est d’abord lancé dans la chanson sous le nom d’Eli Tchenko à la fin des années 1960.

D’expérience malheureuse en espoir déçu, c’est finalement au début des années 1980 qu’Albert Delchambre va connaître des premiers succès éloquents en Belgique francophone grâce d’abord aux récentes radios libres dont la programmation musicale est surveillée puis relayée par la radio publique nationale. Les succès ont alors pour titre « On peut s’imaginer », « Elle était de celles », « Mais que vienne l’automne », « Où est mon vélo » ou encore « Traîner en ville ». Des mélodies et textes qui lui valent notamment de recevoir le prix du Public ainsi que celui de la Presse internationale au Festival de la Chanson Française de Spa (B) en 1981.

Les années 1990 seront marquées par une compilation de ses titres connus sur un CD qui reprendra aussi quelques nouvelles versions et inédits: « Sens dessus dessous » avec notamment la chanson « Comme une envie de chanter ».

La décennie suivante sera celle de l’album « Acte III » et les années 2010 celles de l’opus « Hors Format » présenté au public et à la presse le 28 novembre 2014 à La Chapelle de Mons (B).

Voilà un parcours dont une trentaine de chansons sont donc extraites pour le nouveau spectacle « Inventaire ». Un concert d’Albert Delchambre c’est un rendez-vous avec une musique élégante, des textes peaufinés, un répertoire sans facilité et, surtout, un artiste authentique et vrai.
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Un album hommage pour les 50 ans de chanson de MICHEL FUGAIN

Pour fêter les 50 ans de carrière de Michel Fugain, quelques artistes français de la nouvelle génération ont décidé d’enregistrer ses grandes chansons. Ils célèbrent ainsi, à leur manière, un artiste qui a passionnément chanté la jeunesse et même incarné son élan, sa folie, sa vitalité et sa candeur.

Cette initiative permet de (re)découvrir des titres comme «Forteresse», «Attention mesdames et messieurs», «Fais comme l’oiseau» ou «Jusqu’à demain peut-être» et de se rendre compte comment elles ont passé sans difficultés le cap des années. Des chansons tellement bien ancrées dans leur époque qu’elles parlent à la nôtre.

Pour cet album intitulé « Chante la vie chante » qui a été commercialisé le 12 mai, on retrouve les voix de KIDS UNITED, Patrick FIORI, SLIMANE, Olivier DION, Damien SARGUE, VICTORIA, Claudio CAPEO, BEN L’ONCLE SOUL, Anaïs DELVA, Sophie TAPIE, ARCADIAN, CORNEILLE, Florent MOTHE, Chimène BADI et Mickaël DOS SANTOS.
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Bruxelles: le café-théâtre de La Samaritaine vit ses derniers jours

Suite à un changement de propriétaire, le bail du café-théâtre La Samaritaine, à Bruxelles, sera interrompu et ce, plus tôt que prévu. La salle, une cave du 15ème siècle mythique pour avoir connu les débuts d’artistes comme Maurane ou Philippe Lafontaine, disparaîtra malheureusement du paysage culturel de la capitale belge au mois de juin 2017.
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L’année 2017 et sa programmation se termineront toutefois au Little TTO (Théâtre de la Toison d’or) de septembre jusqu’à décembre. Puis, la Samaritaine fermera définitivement ses portes le 1er janvier 2018.
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Depuis vingt-quatre ans, la cave accueillait un café-théâtre avec des one-man-shows allumés, de la chanson française hors normes, des musiques world et jazz, de la poésie, des mini comédies musicales, des variétés contemporaines et du blues.
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