RENARD Colette

Colette Renard en 2010

La chanteuse et actrice française Colette RENARD naît à Ermont le 1er novembre 1924 sous le nom de Colette Raget. Elle est avant tout l’une des plus grandes chanteuses populaires de l’après-guerre dont le répertoire parfois grivois a marqué l’histoire du music-hall. En 1956, elle participe à la comédie musicale « Irma la douce ».
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C’est le début d’une immense carrière dans le registre du cabaret. A Paris, l’Olympia et Bobino lui réservent des triomphes.
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Elle brille également sur les planches dans de nombreuses comédies musicales comme « Il était une fois l’opérette » ou dans des pièces de théâtre de boulevard comme « Folle Amanda » que Line Renaud interprétera aussi plus tard. En 1960, elle épouse le père de Michel Legrand, Raymond Legrand, un extraordinaire chef d’orchestre sous la direction duquel elle chante à de nombreuses reprises. Ils divorceront en 1969.
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Grand prix de l’Académie Charles-Cros, Officier des Arts et Lettres et Chevalière de la légion d’honneur, Colette Renard se révèle aussi comme une figure du cinéma et de la télévision. Elle joue notamment aux côtés d’Yves Montand dans le dernier film tourné par ce dernier: « IP5 » de Jean-Jacques Beineix en 1992. Après une longue séparation volontaire avec le milieu artistique pour se ressourcer en province en travaillant la terre et la poterie, elle revient sur scène une dernière fois à Paris en 2002 pour un récital. Puis, entre août 2004 et septembre 2009, elle incarne le truculent personnage de Rachel Lévy, doyenne de la série télévisée française « Plus belle la vie ».
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Colette Renard décède à Saint-Rémy-les-Chevreuse le 6 octobre 2010 à l’âge de 86 ans à la suite d’une longue maladie. Elle est inhumée dans le cimetière de Milon-la-Chapelle dans le département des Yvelines (F).
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LAFORET Marie

Marie Laforêt en 1971 – Photo (c) Just Jaeckin

La chanteuse et actrice suisse Marie LAFORET naît le 5 octobre 1939 à Soulac-sur-Mer, en France, sous le nom de Maïtena Marie Brigitte Douménach. Elle est alors la fille de l’industriel Jean Douménach qui est prisonnier en Allemagne durant la seconde guerre mondiale. Maïtena, sa soeur et sa mère sont obligées de trouver refuge à Cahors et à Lavelanet, commune d’origine de son grand-père. En mai 1945, toute la famille s’installe, avec le père revenu, à Valenciennes dans le Nord de la France. Jean Douménach y dirige alors un atelier de constructions ferroviaires pendant une dizaine d’années avant de ramener tout le monde à Paris. Après des études plutôt religieuses, Maïtena commence à s’intéresser à l’art dramatique qui devient une sorte de thérapie par rapport à un traumatisme vécu dans son enfance : un viol subi à l’âge de trois ans. En 1959, un peu par hasard et pour y remplacer sa soeur, elle s’inscrit au concours de la radio Europe 1 « Naissance d’une étoile ». Elle le remporte et obtient ainsi l’opportunité de jouer dans le film « Liberté » de Louis Malle qui ne sera finalement jamais tourné. Qu’à cela ne tienne, désormais remarquée par les gens du métier, elle va très vite jouer aux côtés d’Alain Delon et Maurice Ronet dans « Plein soleil » de René Clément. Pendant trois ans, Marie décroche de nombreux rôles dans des films français avant de se tourner, à nouveau un peu par hasard, vers la chanson. Elle enregistre un premier 45 tours qui devient l’un des grands succès francophones de l’année 1963: « Les vendanges de l’amour », chanson écrite par Danyel Gérard.
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Ce coup d’essai est alors rapidement transformé avec la sortie de toute une série de « tubes » qui vont durablement installer l’artiste aux yeux verts dans le paysage de la chanson francophone. C’est le cas pour « Viens sur la montagne » en 1964.
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Mais aussi pour « La tendresse » (1964), « La bague au doigt » (1965), « Manchester et Liverpool » (1966), « Ivan Boris et moi » (1967) et « Que calor la vida » (1968).
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A partir de ce moment, Marie Laforêt désire changer de style et enregistre des chansons plus authentiques inspirées par la musique du monde. Mais cela ne marche pas et les chiffres de ventes s’écroulent. Elle est obligée, en 1972, de changer de maison de disques et de revenir à un répertoire plus apprécié du grand public. C’est ainsi qu’elle enregistre en 1973 l’adaptation française d’un titre anglo-saxon (« Rain rain » de Simon Butterfly) qui devient un « tube » monumental et international sous le titre « Viens viens ».
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Puis, en 1974, c’est une autre reprise, cette fois d’une mélodie country américaine (« No charge »), qui va jouer sur la corde sensible de millions de mamans francophones pour devenir un énorme succès: « Cadeau ».
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Les années passent et Marie Laforêt connaît d’autres succès comme « Mais je t’aime » ou « Arlequin » et puis, en 1977, elle rend un hommage aux Beatles dans le retentissant « Il a neigé sur Yesterday ».
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L’année suivante, Marie Laforêt s’installe à Genève et demande la nationalité suisse qu’elle acquiert. En 1979, elle fait son retour au cinéma dans « Flic ou voyou » où elle côtoie Jean-Paul Belmondo et Michel Galabru. Elle joue alors dans de nombreux films dont « Tangos, l’exil de Gardel », prix du jury au Festival de Venise en 1985. Deux ans auparavant, en 1983, elle se retrouve à nouveau dans les hit-parade avec un 45 tours dont la chanson « Y’a pas d’raison » est un succès.
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Point de vue musique, Marie Laforêt ne se manifeste plus ensuite avant 1993 où elle sort un album dont elle écrit tous les textes: « Reconnaissances ». Au début des années 2000, Marie Laforêt se tourne vers le théâtre en interprétant, notamment, le rôle de Maria Callas dans « Master Class », l’adaptation d’une pièce de théâtre américaine signée Terrence McNally et créée à Broadway en 1995. En septembre 2005, elle revient à la chanson sur scène, après 33 ans d’absence, au théâtre des Bouffes-Parisiens et c’est un triomphe. Dans la foulée, une grande tournée internationale d’adieu est prévue pour 2007 mais des problèmes de santé contraignent la chanteuse à l’annuler.
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Marie Laforêt décéde le samedi 2 novembre 2019 à Genolier (Suisse) à l’âge de 80 ans. Les causes de son décès ne sont alors pas été précisées. Ses funérailles se déroulent à Paris en l’église Saint-Eustache le 7 novembre et l’inhumation a lieu dans l’intimité familiale au cimetière parisien du Père Lachaise où elle repose dans la 49e division.
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DUHAMEL Patrick

Patrick DUHAMEL en 1980 – Photo (c) Eliane-eternellement33.skyrock.com

L’animateur de radio et de télévision français Patrick DUHAMEL est né en Lozère le 23 août 1945. Mais c’est en Belgique, à Tournai, qu’il suit des études en communications sociales et entreprend ensuite une carrière d’animateur à la radio. A la RTB, radio télévision belge publique francophone, il devient le très populaire présentateur de l’émission «Ne cherchez plus entre midi et deux heures» diffusée tous les jours depuis les studios de Mons au début des années 1970. Ensuite, il est le maître d’oeuvre de «Cap Midi Cap Musique» sur Radio 2. En télévision, il lui est proposé d’animer, à la RTBF, les émissions «Chansons à la carte» où il reçoit une pléiade des artistes de variétés les plus en vue de la fin des années 1970: Claude François, Dalida, Annie Cordy, Dave, Joe Dassin, etc.
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Il est aussi le présentateur du jeu télévisé « A qui le gant » de 1981 à 1985 (à visionner ci-dessous en cliquant sur l’image).
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En 1986, c’est lui qui assure, pour la RTBF, les commentaires du concours Eurovision de la chanson que la chanteuse belge francophone Sandra Kim remporte à Bergen en Norvège.
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Trois ans plus tard, ne se sentant pas soutenu dans certains projets d’envergure, il claque la porte de la RTBF-Mons et passe à la régie publicitaire de la télé privée belge RTL-TVI où il s’occupe, un moment, des dossiers de partenariats. Mais, assez vite, il retrouve ses passions d’animateur aux commandes de l’émission «A tout coeur», un concept télévisé mêlant le jeu à la chanson lancé le mardi 8 octobre 1991, où il reçoit de nombreux chanteurs francophones comme Pierre Bachelet ou Gérard Lenorman. Quelques années plus tard, Patrick Duhamel collabore aussi à l’émission journalistique « I comme… » toujours sur RTL-TVI. Le 4 octobre 1999, il meurt des suites d’un malaise cardiaque à l’âge de 52 ans. Il est alors inhumé au cimetière bruxellois de Schaerbeek mais la sépulture n’existe plus depuis 2004.
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ANNOUX Jean-Claude

Jean-Claude Annoux en 1968 – Photo (c) P. Bertrand

L’auteur, compositeur et interprète français Jean-Claude ANNOUX naît le 15 mai 1939 à Beauvais sous le vrai patronyme de Jean-Claude Bournizien. On connaît peu de choses sur son enfance et sa jeunesse si ce n’est qu’il apprend assez vite à jouer du violon. Mais on sait, en revanche, qu’il commence sa carrière artistique en écrivant des chansons pour des interprètes connus du début des années 1960: Richard Anthony ou Marcel Amont par exemple. Il enregistre ensuite ses propres compositions à partir de 1963. Et, dès 1964, il connaît un succès fulgurant avec sa chanson « Aux jeunes loups » qui reçoit le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1965.

Les disques suivants vont également connaître un bon succès: « Les touristes » et « Vive la mariée » sont aussi bien accueillis par le public que par les médias.

Mais la popularité va logiquement décroître avec le temps et le chanteur ne trouvera jamais son second souffle. De plus, un accident de voiture perturbera son parcours artistique pendant quelques années. En 1974, il chante « La jeunesse » et, deux ans plus tard, il répond à Michel Sardou qui chante la peine de mort pour les assassins d’enfants (« Je suis pour ») par la chanson « Je suis contre ».

En 1982, à l’époque des radios libres, il tente un retour avec l’aide de Daniel Guichard qui sort son disque « Les mères » (déjà commercialisé dans une autre version en 1976) sur son label personnel « Kuklos ».

L’un de ses derniers enregistrements sera celui d’un album en 1988 (« Laisse-moi trois minutes encore ») qui est composé de nouvelles chansons et de réenregistrements de titres antérieurs.

Au début des années 1990, il écrit un livre qui a pour titre « Gare au show biz ». Il quitte ensuite la butte Montmartre et s’installe en Corrèze où il collabore à Radio Vicomté. A Brive-la-Gaillarde, il crée un atelier de chansons destiné aux jeunes talents. En 1998, à l’occasion d’une exposition consacrée à ses textes vus par le peintre Jacques Teulet, il chante quelques-uns de ses succès. En 2000, Jean-Claude Annoux compose une symphonie intitulée « Les cinq saisons de la Vicomté » qui ne sera jamais jouée de son vivant. Alors qu’il doit participer à la première tournée des idoles « Age tendre et tête de bois », il décède le 2 octobre 2004 à Martigues (France).
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VALLEE Jean

Jean Vallée chantant Brel à Fleurus en septembre 2012 (c) Passion Chanson

L’auteur, compositeur et interprète belge Jean VALLEE naît le 2 octobre 1939 à Verviers sous le nom de Paul Goeders. Ses parents, à la tête d’une famille de six enfants, vont l’encourager à devenir professeur de mathématiques. Mais le petit Paul n’est pas un scientifique. Il se sent plutôt l’âme d’un artiste et préfère apprendre, en autodidacte, le piano et la guitare. Ces instruments lui permettent de composer quelques mélodies et, à l’âge de 19 ans, il s’inscrit à un concours de chant qu’il remporte. Alors qu’il se produit de plus en plus dans des petits lieux ou des fêtes scolaires sous le nom de Jean Vallée, il franchit une sérieuse étape en 1966 en gagnant, avec la chanson « Sur les quais », le Prix du Festival de la Chanson Française de Spa qui se tient à quelques kilomètres de chez lui. La même année, il obtient le prix de la presse lors de la « Coupe d’Europe du tour de chant » à Knokke (B). En 1967, il part pour le Brésil où il représente la Belgique au Festival de Rio devant Jacques Brel qui se trouve dans le jury. Quelques mois plus tard, il part en tournée en première partie de Salvatore Adamo puis de Juliette Gréco et il enregistre un premier 33 tours. En 1970, il est sélectionné pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson. Il y chante « Viens l’oublier » et se classe 6e.
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Il poursuit alors une carrière de plus en plus marquante en interprétant ses chansons: « Les fous d’amour », « Noblesse oblige » (1972), « Toutes les mélodies », « Des mots simples » (1975) ou « Divine » (1977).
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Puis, en 1978, il est à nouveau désigné pour représenter son pays natal au Concours Eurovision de la Chanson à Paris. Il y interprète « L’amour ça fait chanter la vie » et se classe deuxième derrière le groupe israélien d’Izar Cohen qui chante « A ba ni bi ». Aux dires de très nombreux spécialistes, Jean Vallée est, cette année-là, le vrai vainqueur de l’Eurovision et le succès international rencontré par sa chanson le prouve alors amplement.
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Cette reconnaissance soudaine lui permet de passer en première partie de Nicoletta dans la salle parisienne de Bobino. Il y chante notamment « Paris Basilic ». En 1980, pour le spectacle musical composé par Claude-Michel Schönberg, Jean-Marc Natel et Alain Boublil, qu’il met en scène d’après Victor Hugo, Robert Hossein fait appel à Jean Vallée pour tenir le rôle de l’inspecteur Javert dans « Les Misérables » au Palais des Sports de Paris. Jean y apparaît aux côtés de Maurice Barrier, Rose Laurens, Yvan Dautin, Marie, etc. 500.000 personnes assistent aux représentations.
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Il part ensuite en tournée avec sa compatriote Annie Cordy. Puis, il tente une nouvelle expérience artistique en présentant, pour la télévision belge publique francophone RTBF, une émission de variétés intitulée « La bonne étoile ». Il y reçoit des stars de la chanson, du cinéma et de la télévision : Mylène Farmer, Hervé Vilard, Karen Chéryl, Enrico Macias, les frères Préboist, Nicole Croisille, Jean-Claude Brialy, Michel Drucker et Adamo (en la défunte salle Rinakono de son village natal de Jemappes en 1983). Un soir, il y accueille aussi Nana Mouskouri qu’il accompagne au piano pour un duo sur la chanson qu’il a composée et qu’elle a reprise en 1971 : « La vague ».
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Parallèlement à la présentation de ces émissions, Jean Vallée connaît ses plus grands succès de chansons après avoir rejoint le label Trema: « Un vieux singe dans un coin de sa tête » ou « Javert t’es amoureux » qu’il a écrit sur base de son expérience dans « Les Misérables ».
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En 1989, il crée un oratorio  » Brel, un impossible rêve  » qui est présenté à Liège. Puis, pendant des années, il se produit dans des cabarets parisiens réputés comme le « Don Camillo », « La villa d’Este » ou « Chez ma cousine ». En 1993, Jean Vallée écrit et compose une chanson biographique pour les soixante ans de Jean-Paul Belmondo.
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Sept ans plus tard, il propose un spectacle intitulé « Rêves de Noël » avec succès dans les églises de Belgique. En 2002, il enregistre un album de nouvelles chansons: « Air de vie ». En 2004, Jean participe, devant toute la famille royale de Belgique, au spectacle de fin d’année au Palais. Un an plus tard, sa chanson « Je suis Belge » est interprétée par Annie Cordy pour les 175 ans de la Belgique sur la grand place de Bruxelles.
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En 2008, il participe en direct à l’émission « Tenue de soirée » présentée par son ami Michel Drucker à Bruxelles. Et la même année, il propose un spectacle d’hommage à Jacques Brel.
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Il poursuit alors ses tournées en alternant les spectacles de Noël et les concerts où il mêle ses chansons personnelles aux succès de Brel. Il est régulièrement accompagné par son fils sur scène au saxophone. Au début du mois de mars 2014, alors que Jean Vallée est à Paris, le cancer généralisé qui le tenaille s’aggrave subitement. L’artiste demande à rentrer chez lui dans la maison de Thimister (B) qu’il aime tant et où il décède le 12 mars 2014. Fin 2018, son épouse, Malou, et sa famille, décident de publier, à compte d’auteur, un triple CD posthume reprenant près de 70 chansons de Jean Vallée sous le titre « Le plus beau chemin ».
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GRECO Juliette

Juliette Gréco en 2012

La chanteuse et comédienne française Juliette GRECO est née le 7 février 1927 à Montpellier. Petit rat de l’opéra à Paris à l’aube de la guerre, elle aide sa mère dans la résistance quelques années plus tard. Découverte par les Allemands, elle n’est pas déportée comme sa mère et sa soeur en raison de son jeune âge. Elle est cependant emprisonnée à Fresnes jusqu’à la fin de la guerre. A la libération, un vent de folie souffle sur Saint-Germain-des-Prés. C’est à deux pas de chez Juliette et elle va souvent y passer du temps. Elle commence à y faire du théâtre peu de temps après. Elle s’intéresse à la chanson et, en 1949, elle est présente à l’ouverture du cabaret « Le Boeuf sur le Toit ». Elle devient la « muse » de Saint-Germain-des-Prés. A partir de ce moment, son répertoire d’interprète ne va cesser de s’enrichir. Ses rencontres intéressantes vont se multiplier aussi. Rencontres artistiques et, parfois aussi, amoureuses: Miles Davis, Philippe Lemaire, Daryl Zanuck, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart, Léo Ferré, Michel Piccoli, Gérard Jouannest, etc.

Les grands succès de Juliette Gréco – créations ou reprises – sont nombreux. On peut citer: « Si tu t’imagines » (Raymond Queneau), « La Rue des Blancs Manteaux » (Jean-Paul Sartre et Joseph Kosma), « Un petit poisson un petit oiseau » (Jean-Max Rivière et Gérard Bourgeois), « Accordéon » (Serge Gainsbourg), « Je hais les dimanches » (Charles Aznavour et Florence Véran), « Il n’y a plus d’après » (Guy Béart), « Jolie môme » (Léo Ferré), « La javanaise » (Gainsbourg), « La chanson des vieux amants » (Jacques Brel et Gérard Jouannest), « Mon fils chante » (Maurice Fanon et Gérard Jouannest), « Déshabillez-moi » (Robert Nyel et Gaby Verlor) ou « Les Feuilles mortes » (Jacques Prévert et Joseph Kosma) entre autres.

A la fin des années 1950, on lui découvre un talent de comédienne hors-pair dans le film « Bonjour tristesse » d’Otto Preminger ou, en 1965, dans le feuilleton télévisé français « Belphégor ». Jusqu’à l’approche de ses 90 ans, Juliette Gréco garde un rythme de travail étonnant et elle sort régulièrement de nouveaux albums. Pour les chansons qui s’y trouvent, elle fait toujours appel à de nouveaux talents: Christophe Maé ou Benjamin Biolay sont ainsi de ses plus récentes aventures musicales. En 2012, l’opus intitulé « Ça se traverse et c’est beau » évoque les ponts de Paris et le casting des collaborations est éblouissant. La muse de St Germain des Prés s’est en effet entourée de créateurs qui jamais auparavant ne s’étaient associés à un projet commun : Amélie Nothomb, François Morel, Melody Gardot ou Marc Lavoine.

Le 28 octobre 2013, Juliette Gréco commercialise un nouvel album de douze chansons où elle interprète Jacques Brel. Des récitals consacrés à cet album ont lieu à l’Olympia de Paris et au Cirque Royal de Bruxelles en 2014.

Le 24 mars 2016, la chanteuse doit être hospitalisée à Lyon (F) à la suite d’un malaise. C’est dans une chambre d’hôtel du centre-ville que l’artiste a été secourue. Le 17 septembre 2016, Juliette Gréco devait reprendre sa tournée d’adieux baptisée « Merci » à Vannes en Bretagne (F). Mais le calendrier des concerts, suspendu après que l’artiste a subi un accident vasculaire cérébral, n’est pas repris. Frappée par le destin, la chanteuse perd sa fille unique, Laurence-Marie, la même année. Le 16 mai 2018, son compagnon de route et aussi son mari depuis 30 ans, le compositeur, pianiste et chef d’orchestre Gérard Jouannest décède.

A regret, Juliette Gréco se fait alors de plus en plus discrète et déclare en juillet 2020 au magazine Télérama que chanter, sa raison de vivre, lui manque terriblement. Elle décède ce 23 septembre 2020, entourée des siens, à son domicile de Ramatuelle dans le Var.

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Décès de Juliette GRECO : une grande interprète nous a quittés

L’année 2020 n’aura décidément pas de limites pour nous décevoir. Paralysé et désemparé par un virus minuscule mortifère, le monde de la musique et de la chanson francophone aura aussi vu disparaître un grand nombre d’artistes ayant marqué le paysage pendant des dizaines d’années. Ainsi, après Zizi Jeanmaire et Annie Cordy, c’est maintenant une autre interprète nonagénaire qui est partie dans les étoiles : Juliette Gréco.
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Juliette Gréco était née le 7 février 1927 à Montpellier. Petit rat de l’opéra à Paris à l’aube de la guerre, elle aide sa mère dans la résistance quelques années plus tard. Découverte par les Allemands, elle n’est pas déportée comme sa mère et sa soeur en raison de son jeune âge. Elle est cependant emprisonnée à Fresnes jusqu’à la fin de la guerre. A la libération, un vent de folie souffle sur Saint-Germain-des-Prés. C’est à deux pas de chez Juliette et elle va souvent y passer du temps. Elle commence à y faire du théâtre peu de temps après. Elle s’intéresse à la chanson et, en 1949, elle est présente à l’ouverture du cabaret « Le Boeuf sur le Toit ». Elle devient la « muse » de Saint-Germain-des-Prés. A partir de ce moment, son répertoire d’interprète ne va cesser de s’enrichir. Ses rencontres intéressantes vont se multiplier aussi. Rencontres artistiques et, parfois aussi, amoureuses: Miles Davis, Philippe Lemaire, Daryl Zanuck, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart, Léo Ferré, Michel Piccoli, Gérard Jouannest, etc.

Les grands succès de Juliette Gréco – créations ou reprises – sont nombreux. On peut citer: « Si tu t’imagines » (Raymond Queneau), « La Rue des Blancs Manteaux » (Jean-Paul Sartre et Joseph Kosma), « Un petit poisson un petit oiseau » (Jean-Max Rivière et Gérard Bourgeois), « Accordéon » (Serge Gainsbourg), « Je hais les dimanches » (Charles Aznavour et Florence Véran), « Il n’y a plus d’après » (Guy Béart), « Jolie môme » (Léo Ferré), « La javanaise » (Gainsbourg), « La chanson des vieux amants » (Jacques Brel et Gérard Jouannest), « Mon fils chante » (Maurice Fanon et Gérard Jouannest), « Déshabillez-moi » (Robert Nyel et Gaby Verlor) ou « Les Feuilles mortes » (Jacques Prévert et Joseph Kosma) entre autres.

A la fin des années 1950, on lui découvre un talent de comédienne hors-pair dans le film « Bonjour tristesse » d’Otto Preminger ou, en 1965, dans le feuilleton télévisé français « Belphégor ». Jusqu’à l’approche de ses 90 ans, Juliette Gréco garde un rythme de travail étonnant et elle sort régulièrement de nouveaux albums. Pour les chansons qui s’y trouvent, elle fait toujours appel à de nouveaux talents: Christophe Maé ou Benjamin Biolay sont ainsi de ses plus récentes aventures musicales. En 2012, l’opus intitulé « Ça se traverse et c’est beau » évoque les ponts de Paris et le casting des collaborations est éblouissant. La muse de St Germain des Prés s’est en effet entourée de créateurs qui jamais auparavant ne s’étaient associés à un projet commun : Amélie Nothomb, François Morel, Melody Gardot ou Marc Lavoine.

Le 28 octobre 2013, Juliette Gréco commercialise un nouvel album de douze chansons où elle interprète Jacques Brel. Des récitals consacrés à cet album ont lieu à l’Olympia de Paris et au Cirque Royal de Bruxelles en 2014.

Le 24 mars 2016, la chanteuse doit être hospitalisée à Lyon (F) à la suite d’un malaise. C’est dans une chambre d’hôtel du centre-ville que l’artiste a été secourue. Le 17 septembre 2016, Juliette Gréco devait reprendre sa tournée d’adieux baptisée « Merci » à Vannes en Bretagne (F). Mais le calendrier des concerts, suspendu après que l’artiste a subi un accident vasculaire cérébral, n’est pas repris. Frappée par le destin, la chanteuse perd sa fille unique, Laurence-Marie, la même année. Le 16 mai 2018, son compagnon de route et aussi son mari depuis 30 ans, le compositeur, pianiste et chef d’orchestre Gérard Jouannest décède.

A regret, Juliette Gréco se fait alors de plus en plus discrète et déclare en juillet 2020 au magazine Télérama que chanter, sa raison de vivre, lui manque terriblement. Elle décède ce 23 septembre 2020, entourée des siens, à son domicile de Ramatuelle dans le Var. Les obsèques de l’artiste seront célébrées le 5 octobre 2020 à Paris avec une cérémonie organisée dans l’église de Saint Germain des Prés en toute logique pour celle qui a été surnommée « la muse » de ce quartier parisien très animé dans les années 1950.

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MIREILLE

MIREILLE au début des années 1960 – Photo (c) Wiesniak

La chanteuse, compositrice et actrice française MIREILLE naît le 30 septembre 1906 à Paris sous le nom de Mireille Hartuch. Née dans une famille de musiciens, c’est tout naturellement que la petite fille apprend le piano. Passionnée de théâtre, elle décroche un rôle de figurante en Angleterre à l’âge de six ans. Elle se tourne ensuite vers la musique et veut devenir pianiste mais, ses mains étant trop petites, elle se contente de composer des mélodies sur cet instrument. A 22 ans, elle rencontre l’auteur Jean Nohain avec qui elle compose une comédie musicale de cinq heures intitulée « Fouchtra » et qui, en fonction de sa durée et de son étrangeté, n’est pas montée. Ayant appris l’anglais, Mireille décide de partir aux Etats-Unis où elle reste deux ans: le temps de se produire à Broadway et à Hollywood où elle tourne notamment avec Buster Keaton en 1931. A la grande surprise de sa compositrice, une mélodie de la comédie musicale « Fouchtra » enregistrée par le duo Pills et Tabet qu’elle accompagne au piano, sous le titre « Couchés dans le foin », est sortie durant son séjour aux Etats-Unis et est devenue l’un des grands succès de l’année 1932.

 

Mireille rentre alors en France où elle est demandée pour composer d’autres chansons destinées à des vedettes comme Maurice Chevalier ou Jean Sablon. Mais elle décide aussi d’enregistrer quelques titres avec Pills et Tabet: « Ce petit chemin » ou « C’est un jardinier qui boîte ».

Et, en 1934, elle commence une carrière de chanteuse soliste pour se produire, accompagnée d’un piano, sur les scènes parisiennes de l’A.B.C., l’Alhambra et Bobino. La guerre va obliger Mireille et son mari, le philosophe Emmanuel Berl, d’origines juives, à fuir la capitale française occupée. Ils s’installent donc en Corrèze où Mireille va entrer en résistance en prenant la tête du Comité de Libération. Après la seconde guerre mondiale, elle continue à écrire des chansons pour Yves Montand notamment et enregistre encore quelques disques comme un album de ses succès réorchestrés en jazz en 1962.

Sacha Guitry, qui est de ses amis, lui conseille un jour de mettre ses grandes connaissances artistiques à la disposition des jeunes artistes en devenir. Dès 1955, elle crée ainsi « Le petit conservatoire de la chanson » qui fait l’objet d’un programme de radio avant de devenir un rendez-vous télévisé de 1960 à 1974. Cette école hors du commun révèle toute une série de chanteurs et chanteuses parmi lesquels on peut citer Alice Dona, Pierre Vassiliu, Françoise Hardy, Yves Duteil, Frida Boccara, Hervé Cristiani, Sapho, Julien Clerc, Pascal Sevran, Daniel Prévost, Dick Annegarn et Alain Souchon.

A 70 ans, elle est sur la scène du Printemps de Bourges en 1976 où elle interprète ses succès mais aussi des nouvelles chansons figurant sur un album produit par Michel Berger: « J’ai changé mon piano d’épaule ».

Près d’un an avant son décès, qui survient à Paris le 29 décembre 1996, Mireille se produit encore au théâtre parisien  de la Potinière.

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ULMER Georges

Le chanteur danois Georges ULMER naît à Copenhague le 16 février 1919 sous le vrai nom de Jørgen Frederick Ulmer. Son père sculpteur meurt alors qu’il n’a qu’un an. Et sa mère décide alors de partir aux Etats-Unis avant de s’installer en Espagne où Jørgen Frederick passe son enfance et où il pratique ses premières activités artistiques. Il écrit et compose ainsi pour le cinéma. S’étant installé en France pour fuir le fascisme des Franquistes, il connaît un grand succès avec une chanson dont il signe les paroles avec Géo Koger sur une musique de Guy Luypaerts: « Pigalle ». Enregistré à la fin de la guerre, ce cliché touristique du quartier parisien est un des airs populaires de la libération de Paris en 1945.

 

La suite de la carrière de Georges Ulmer est faite de chansons plus discrètes mais néanmoins connues comme « Un monsieur attendait », « Ma voiture contre une jeep » et « Quand allons-nous nous marier ? », une sorte de chanson comic & western.

Moins marquants en terme de popularité sont toutefois les duos qu’Ulmer enregistre avec Arletty en 1959 (Viens, viens Mad’leine ») et avec Mick Micheyl (« C’est un au-revoir » de Jean-Paul Cara et Mick Micheyl) en 1972.

Georges Ulmer diversifie alors quelque peu ses activités et présente, notamment aux côtés de la chanteuse brésilienne Eliana Pittman, le gala annuel du MIDEM (Marché international du Disque et de l’Edition Musicale) qui se tient à Cannes le 25 janvier 1970. Ensemble, ils introduisent sur scène les prestations de Nicoletta, Mike Brant, Julio Iglesias et Astrud Gilberto entre autres. Georges Ulmer décède le 29 septembre 1989 à Marseille.
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RAYNAUD Fernand

Fernand Raynaud en 1960

L’humoriste et chanteur français Fernand RAYNAUD naît le 19 mai 1926 à Clermont-Ferrand. L’enfance de cet artiste hors du commun se déroule à l’ombre de l’usine de pneumatiques Michelin où son père est contremaître. Agé de quinze ans et avec son certificat d’études en main, Fernand se destine à travailler. Et il exerce divers métiers manuels tout en se passionnant pour le théâtre en jouant avec une troupe amateur. Et puis, en froid avec son père, il part pour Paris où il se débrouille pour assister tous les soirs aux spectacles comiques des Folies Bergère. Ayant bien assimilé les ficelles du métier d’humoriste, il essaie d’amuser le public des cafés et des brasseries puis des cabarets avant de monter sur les planches des music-halls en première partie d’autres artistes. Puis, grâce à Jean Nohain qui l’accueille dans ses émissions télévisées comme « 36 chandelles », il se fait connaître du grand public français à la fin des années 1950. Ses sketches vont beaucoup faire rire: « Le fût du canon », « le 22 à Asnières », « Y a comme un défaut », « C’est l’plombier ! », « Allo Tonton ? Pourquoi tu tousses ? », etc. C’est aussi au cours de ces émissions de la télé française qu’il s’essaie parfois à la chanson en reprenant des mélodies à la mode comme, en 1962, « Le clair de lune à Maubeuge » de Pierre Perrin également interprétée, entre autres, par Bourvil.

Parmi ses autres succès chantés, il y a aussi « Et v’lan passe moi l’éponge », « Les gens riaient » (aussi interprétée par Fernandel), la reprise de « Avec l’ami Bidasse », initialement interprété par Bach au début du 20e siècle, ou celle de la chanson de Nino Ferrer « Oh hé hein bon » qui devient « Oh eh hein quoi » en 1966.

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En pleine gloire, alors qu’il se rend dans sa ville natale de Clermont-Ferrand pour un gala le 28 septembre 1973, Fernand Raynaud rate un virage au volant de sa Rolls-Royce et va s’écraser contre le mur du cimetière de Cheix-sur-Morge après avoir percuté une voiture et un camion. Il est tué sur le coup. Il est enterré au cimetière de Saint-Germain-des-Fossés dans l’Allier, dans cette localité où, enfant, il aimait passer ses vacances.

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KRISTEL Sylvia

L’actrice et mannequin néerlandaise Sylvia KRISTEL naît le 28 septembre 1952 à Utrecht, aux Pays-Bas. Elle a surtout défrayé la chronique en 1974 en tenant le premier rôle d’un film érotique culte : « Emmanuelle ». C’est d’ailleurs dans le cadre de cette série de films coquins qu’elle enregistre, en 1975, un disque où elle interprète « L’amour d’aimer », la chanson du film « Emmanuelle 2 » de Francis Giacobetti composée (et interprétée partiellement aussi) par Francis Lai. Cela restera la seule incursion de l’artiste dans la chanson francophone. Sylvia Kristel est morte le 17 octobre 2012 à Amsterdam, aux Pays-Bas, des suites d’un cancer.

 

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HAILLANT Bernard

Bernard Haillant en 1985 – Photo (c) Christophe Chauvet

Le chanteur français Bernard HAILLANT naît le 24 septembre 1944 à Nancy. Les premiers pas dans la chanson de Bernard Haillant se font en 1959 lorsqu’il crée le groupe « Les Baladins de Nancy » qui se fait un nom dans sa région natale en interprétant ses compositions et en commercialisant un 45-tours autoproduit. Cinq ans plus tard, c’est sous son nom et seul qu’il enregistre un premier disque sous le label Bel-Air où, sur la pochette, on le compare déjà à Brel, Aznavour ou Brassens. L’extended-play (EP) comprend quatre chansons : « Mille boules de neige », « Ma terre », « Si je quitte la ville » et « Les gens viennent ». En 1966, Bernard se décide à s’installer à Paris et y trouve un engagement au cabaret de La Contrescarpe jusqu’à la fermeture de celui-ci en 1970. Parmi ses rencontres de l’époque, il y a notamment Jean Vasca, Christine Sèvres, Rufus ou encore Romain Bouteille. Il se produit également un peu partout en France et à l’étranger. Et il enregistre un deuxième 45-tours avec le titre « Mes enfants » en 1968.
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Lors d’une tournée sur la Côte d’Azur l’année suivante, il rencontre trois musiciens et une chanteuse qui, avec lui, décident de former le groupe Crëche. Ils ont pour nom Jo Akepsimas, Mannick, Jean Humenry et Gaëtan de Courrèges.
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Parallèlement à cette nouvelle aventure musicale, Bernard Haillant enregistre seul un nouveau disque qui bénéficie d’une légère médiatisation en 1970 grâce à la chanson « Le jour où nous serons vieux ». Il enchaîne l’enregistrement de son premier album en 1971 avant de réaliser un voyage bouleversant dans le Pacifique. Puis, l’artiste revient poursuivre ses tournées avec le groupe Crèche qui accueille deux nouveaux membres : Didier Desmas et Charles Gancel. Le deuxième 33-tours de Bernard Haillant est commercialisé en 1974 et a pour titre « Les riches heures du temps qui passe ».
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En 1975, il interprète trois chansons du spectacle de Robert Hossein « La Prodigieuse aventure du Cuirassé Potemkine » qui est proposé au Palais des Sports de Paris. Les titres sont composées par Maxime Le Forestier, Yvan Dautin et Alain Ledouarin et ils se trouvent sur un 45-tours. Le chanteur repart pour d’autres voyages dans les îles du Pacifique et ces derniers vont inspirer son troisième album de 1976 : « Petite soeur des îles ».
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L’aventure du groupe Crëche se termine en 1977 et Bernard développe plus encore sa carrière de soliste. La même année, il assure la première partie du récital de Maxime Le Forestier au Palais des Congrès de Paris. Il enregistre ensuite quatre albums jusqu’en 1987, date à laquelle Bernard Haillant crée une œuvre originale : « Remonter la rivière ». Il sort alors du format de la chanson traditionnelle pour réaliser un oratorio pour soliste, chœurs et orchestre. Il s’agit d’un poème symphonique où il fait un retour sur son enfance et sa jeunesse. Mais aussi sur la mort et, en particulier, celle de sa mère qui vient de se produire.
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Dans la foulée de ce disque hors-format, il fonde avec des amis l’association « Remonter La Rivière » qui est une structure lui permettant d’enregistrer les chansons qu’il souhaite sans subir les contraintes d’un directeur artistique et d’une maison de disques. Il devient son propre producteur et en assume tous les risques. Pour ses enregistrements, Bernard Haillant reçoit deux prix de l’Académie Charles-Cros: en 1982 et en 2001. Et, toujours au niveau des distinctions, il reçoit aussi la Grand-Prix de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français. Le dernier opus enregistré par l’artiste sort le 30 mars 2001. Il a pour titre « L’homme en couleur » et évoque une fois de plus le Pacifique et les îles avec la Nouvelle-Calédonie et les Kanaks.
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En juillet 2001, Bernard Haillant est sur la scène du festival « Chansons de parole » à Barjac (Ardèche). Il s’agit de ce qui se révélera être sa dernière apparition publique. Le chanteur décède le 17 avril 2002 à Paris. Il est inhumé au cimetière parisien d’Ivry. Sur la dizaine d’albums enregistrée au cours de sa carrière, l’artiste crée ses propres chansons mais se promène aussi, d’une manière très personnelle, dans les répertoires de Louis Aragon, Boris Vian et Maxime Le Forestier. Les thèmes abordés par Bernard Haillant sont très divers, sérieux et humains. Sa voix est puissante et, dans ses enregistrements, elle est toujours mise en avant pour faciliter l’audibilité des textes qui, ici, ont une grande importance. Cette façon de travailler, qui ne correspond à aucune tendance et mode, a la particularité de rendre les chansons de Bernard Haillant intemporelles. Mais, du coup, ces chansons ont toujours eu trop peu de chances d’être diffusées sur les radios qui pouvaient les rendre « populaires ». Avec le temps, Haillant est devenu un artiste apprécié par une certaine catégorie d’afficionados de la chanson française qui a finalement constitué son public de prédilection. Pendant toute sa carrière, le chanteur s’est aussi attaché à jouer d’un maximum d’instruments sur ses enregistrements: guitare, percussions, flûte ou violon par exemple. Un coffret reprenant en CD les huit premiers albums que Bernard Haillant a enregistrés entre 1972 et 1987, et intitulé « Je vous enchanterais les mots », est sorti en 2007 chez EPM. Le bel objet est à ce moment présenté lors du festival « Chansons de Paroles » à Barjac (Ardèche) à l’initiative de Jofroi, chanteur et alors organisateur de la manifestation. La mémoire de Bernard Haillant est perpétuée grâce au site web qui lui est consacré et qui  vous permettra de mieux le connaître, de partager vos souvenirs de l’artiste ou encore de commander les oeuvres du chanteur.
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