31 MAI

Lydia Verkine en 1977 – Photo (c) Edgar Clark

31 mai 1949 : Naissance de l’auteure, compositrice et interprète française d’origine arménienne Lydia VERKINE. Son premier album intitulé « Daddy » sort en 1973. Le succès est vite au rendez-vous grâce à des programmations sur les chaînes de radio françaises, comme Europe 1, de titres tels que « Lève-toi soleil » (1973) ou « Ouvre tes mains » (1975).

Elle apparaît aussi à quelques reprises dans des émissions de variétés à la télévision française. En 1978, Lydia Verkine fait partie du casting de la première version du spectacle musical « Starmania » à Paris. Malgré l’enregistrement de quelques albums et d’une dizaine de 45 tours entre 1973 et 1982, les chansons de Lydia Verkine n’ont, à ce jour, pas été rééditées en CD.
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Pascale Vyvere (c) Igloo Records

31 mai 1966 : Naissance de la chanteuse, comédienne et musicienne belge Pascale VYVERE. Encore étudiante, Pascale apprend le solfège, l’harmonie, le piano et l’accordéon. Intéressée par la chanson, elle s’inscrit aux Ateliers Chanson de Bruxelles où elle suit les cours de Martine Kivits et Jean-Luc Fafchamps. Elle cherche sa voie pendant un moment avant de rencontrer Romain Didier et Allain Leprest qui lui conseillent d’écrire des chansons et de les interpréter seule. Respectant leur recommandation, elle conçoit un spectacle qu’elle présente pendant des mois dans son pays natal mais aussi en France et en Suisse. Ce concert est conçu de manière à être présenté tantôt dans une formule piano-voix, tantôt soutenu par deux ou quatre musiciens. Pascale Vyvere se produit ainsi dans les salles bruxelloises de la Samaritaine et de la Soupape mais aussi à Paris au Sentier des Halles et au Théâtre l’Européen. Elle remporte le Prix du Sentier des Halles et de l’Adami au Tremplin des Hauts-de-Seine en 1993 ainsi que le Prix des Auditeurs au Concours International RTBF/France-Inter/RSR de la Chanson française, à Liège en 1994. Elle propose aussi ses chansons dans de nombreux festivals comme les Nuits Botanique à Bruxelles et les Francofolies de Spa où elle chante au Salon Bleu du Casino en 1994 et 1997. Elle sort, en 1997, un album qui a pour titre « Je Vous Attends » avec la complicité de Gwenaël Micault, Christophe Vervoort, Jean-Pierre Catoul, Romain Didier, Poney Gross, Patrick Deltenre, Pierre Michaud et Philippe Navarre entre autres. En 2001, elle participe à la soirée de fête à Allain Leprest dans le cadre du festival « Mars en Chansons » à Charleroi (B). Simultanément à ses activités de chanteuse, Pascale Vyvère est très active comme comédienne. Elle est ainsi à l’affiche, à Bruxelles et en province, de nombreuses pièces de théâtre de genres très différents. Ses différentes compétences artistiques l’amènent souvent à participer à des spectacles pluridisciplinaires. Elle est ainsi à l’affiche de l’opérette « L’Auberge du Cheval Blanc » dans une mise en scène très moderne de Dominique Serron en février 2015 en Belgique, à Charleroi et à Liège.
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La pochette de l’album de Pauline

31 mai 2010 : Sortie du deuxième album de PAULINE, qui a obtenu un très grand succès deux ans plus tôt avec « Allo le monde ». Elle a composé les douze titres de l’album et signé le texte de onze chansons. L’opus a pour titre La vie du bon côté.
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30 MAI

Albert Delchambre en 1985

30 mai 1947 : Naissance à Chimay de l’auteur, compositeur et interprète belge Albert DELCHAMBRE. Sa maman, d’origine ukrainienne, décède alors qu’il a quatre ans. Son enfance est profondément marquée par cette disparition et une scolarité accomplie en pensionnat. A quatorze ans, il s’enfuit de l’internat et aboutit à Paris où il devient garçon de courses. Il ne songe alors qu’à une chose: réaliser son rêve de poète en herbe et devenir chanteur. Au milieu des années 1960, sous le nom d’Ely Tchenko, il enregistre une chanson anglo-saxonne qui connait un certain succès adaptée en français sous le titre « Frédérica ». Mais Nicoletta, qui débute aussi sa carrière, s’en empare sous le titre de « La Musique » et en fait son premier tube. Vu le bon résultat du premier 45 tours, la maison de disques d’Ely l’encourage à en sortir un deuxième qui marche bien lui aussi. Alors que tout semble aller pour le mieux, Albert Delchambre enregistre avec un autre artiste belge talentueux, André Bialek, une chanson très engagée à la demande de la cellule marxiste de l’ULB, l’Université Libre de Bruxelles. Le contrat qui le lie à sa maison de disques est rompu car celui-ci empêchait l’artiste d’enregistrer pour un tiers quel qu’il soit. Sans contrat, le chanteur connaît beaucoup de difficultés à se maintenir dans le milieu artistique. Le creux est long et parsemé d’embûches avec un détour par l’alcool notamment. Près de dix ans plus tard, Delchambre décide de s’en sortir et parvient à enregistrer un nouveau 45 tours, sous ce nom. Le titre est autobiographique: « L’ivrogne ». Sa démarche se poursuit, en 1977, avec le lancement d’une souscription en vue de sortir un premier album. Les fonds réunis, le disque sort sous le titre générique « On n’est pas du même bord ». Le travail d’Albert Delchambre est apprécié des professionnels mais le public est encore relativement frileux même si certaines radios diffusent ses chansons. En 1980, le chanteur enregistre un deuxième 33 tours qui reste une autoproduction sous appellation Dicksong. Cet opus-là est appelé « Portraits » et, cette fois, les radios libres et nationale belges programment les titres « On peut s’imaginer » ou « Elle était de celles » qui évoque sa maman. Un an plus tard, Albert Delchambre participe au Festival de la Chanson Française de Spa et il y décroche le Prix de la Presse. Après ces bons résultats, le nom de Delchambre n’est plus vraiment inconnu et, pour son troisième album, une nouvelle société du nom de Sowarex produit le disque qui paraît sous le label Caracole distribué par Inelco. L’opus a pour titre « Entre l’enfer et le paradis » et il contient des chansons qui vont être radiodiffusées en 1982: « Mais que vienne l’automne », « Je t’aime bizarre étrange » et « Où est mon vélo ? ».

1984 voit la sortie d’un album qui retient l’attention des médias belges et dont le clip est diffusé dans l’émission télé de la RTBF « Palmarès »: « Traîner en ville ». En 1985, un nouveau 33 tours sort cette fois chez Vogue: « Rumeurs ». Les chansons sont belles et le travail est superbement réalisé avec l’appui d’excellents musiciens. Il y a « Extra-balle » et « Rumeurs de Fleetwood Mac » qui sont de très beaux morceaux. Une tournée est prévue à l’occasion de la sortie de cet album et la presse est invitée au premier de ces concerts dans la salle du Passage 44 à Bruxelles. Malheureusement, la branche belge de la firme de disques multinationale tombe en faillite et l’album d’Albert Delchambre a beau être programmé sur les radios, il n’est pas disponible dans les commerces. Après un 45 tours sorti en 1986 (« La mer »), l’artiste laisse à nouveau passer un peu de temps avant de revenir en 1991 avec, progrès technologique oblige, un CD intitulé « S’en dessus dessous ». Cette galette numérique propose des nouvelles chansons inédites (« Comme une envie de chanter »), des titres plus anciens (« Elle était de celles ») et de nouvelles versions comme celle de « Mais que vienne l’automne » qui s’appelle désormais « La feuille ». Avec cet album, le chanteur reçoit le prix des variétés de la SABAM, la Société Belge des Auteurs, en 1991. Bien qu’ayant retrouvé le label Sowarex distribué par Franc’Amour, Delchambre prend conscience de la nécessité d’éditer lui-même ses propres chansons et il fonde les éditions Dicksong avec lesquelles il va essayer d’aider de jeunes artistes comme Alfred (William Dunker) et le Québécois Jeff Smallwood qui est alors le guitariste de Roch Voisine. Désormais Albert Delchambre prend le temps de concocter et de peaufiner ses chansons avec l’aide de Roberto Di Ferdinando, Jacky Goethals et William Dunker. En 2002, il en réunit onze qu’il grave sur un nouveau compact qu’il appelle « Acte III » et qui est à nouveau autoproduit. Le 22 juillet 2004, l’artiste livre une superbe prestation au Salon Bleu dans le cadre des Francofolies de Spa. Et puis, dix ans plus tard, une dizaine de nouvelles chansons sont gravées sur un disque compact qui est commercialisé dans un emballage prestigieux. L’album a pour titre « Hors format » (CLIQUER ICI pour en savoir plus)  et aucune autre expression ne peut mieux caractériser la personnalité d’Albert Delchambre. Le 28 mai 2017, l’artiste fête ses 70 ans en présentant son nouveau spectacle appelé « L’inventaire » en la salle Sudhaina de sa ville natale de Chimay.
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Le 45 tours de 1962

Le 45 tours de 1962

30 mai 1975 : Décès, à Bry-sur-Marne (F), de l’acteur et, occasionnellement, chanteur Michel SIMON. Né le 9 avril 1895 à Genève en Suisse, il délaisse vite les études et la famille pour se rendre à Paris où il exerce divers petits métiers avant de se tourner vers le spectacle. Il devient ainsi clown-acrobate et assistant d’un magicien. Mais la première guerre mondiale arrive et il est enrolé dans l’armée. Après le conflit, il revient à Paris et se destine cette fois clairement au théatre. Il joue alors aussi dans des comédies musicales avant de trouver sa voie au cinéma qui lui procure le véritable succès. Son timbre de voix rocailleux ne devait pas le destiner à la chanson. Pourtant, Michel Simon s’y est consacré à quelques reprises. Deux « chansons » restent dans les mémoires: « Elle est épatante » enregistrée en 1934 et « Mémère », un texte de Bernard Dimey récité sur une musique en 1962. Michel Simon est mort le 30 mai 1975 à Bry-sur-Marne (F). Il repose au cimetière du Grand-Lancy à Genève auprès de ses parents.
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30 mai 1981 : Alors qu’ils se connaissent depuis 1967 et qu’ils ont eu un fils, Thomas, né en 1973, Jacques DUTRONC et Françoise HARDY se marient en Corse.
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Jean-Claude Brialy – Pochette du 45 tours de 1964

30 mai 2007 : Décès, à Monthyon, du comédien français Jean-Claude BRIALY qui était né le 30 mars 1933 en Algérie. Ayant beaucoup plus qu’une corde à son arc, Jean-Claude Brialy a souvent participé aux émissions télévisées françaises consacrées à la chanson comme celles de Maritie et Gilbert Carpentier dans les années 1970. Il a ainsi eu l’occasion de se mesurer à d’autres artistes comme Carlos dans quelques duos improbables. En 1964, il enregistre, avec l’aide de Jean Ferrat, quatre titres dans la foulée de son succès au cinéma nouvelle vague. Quatorze ans plus tard, ce sont des chansons de Jacques Revaux, Françoise Dorin et Pierre Billon qu’il enregistre: « Si t’es beau t’es con » et « Le coeur tatoué ». En 1988 enfin, Jean-Claude Brialy commercialise un 45 tours où il parle plus qu’il ne chante. Les deux faces du disque sont des hommages: l’un à Jacques Prévert (« Si l’on chantait Prévert ») et l’autre à Arletty (« Paris Garance »). Jean-Claude Brialy est décédé le 30 mai 2007 à Monthyon (Seine-et-Marne, France).
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HIGELIN, MARCHET, ROUSSEL et LUCE à MONTAUBAN (F)

L’édition 2014 du festival « Alors, Chante ! » a lieu en ce moment jusqu’au 31 mai à Montauban, la superbe ville du Tarn-et-Garonne dans le Sud Ouest de la France. Comme chaque année, les têtes d’affiche attireront un public toujours plus nombreux sur les gradins de la grande salle Eurythmie tandis que les découvertes francophone se partageront la scène du « Magic Mirrors », superbe chapiteau de bois, chaque après-midi du 28 au 31 mai.
Voici les grandes lignes du programme de ce festival qui reste l’un des plus beaux de France en matière de chanson fra ncophone.
Jeudi 29 mai
14 h. 30, Magic Mirrors Découvertes : LIOR SHOOV, LA DEMOISELLE INCONNUE + CHOUF + NICOLAS MICHAUX
15 heures, Chapitô Mômes en zic : VINCENT MALONE
19 heures, Théâtre de Gouges : THOMAS FERSEN + IAROSS
20 heures, Eurythmie : FRANCOIS & THE ATLAS MOUNTAINS + JEANNE CHERHAL + RENAN LUCE
21 h. 30, Magic Mirrors Découvertes : PENDENTIF + SCHLAUBERG + BAGARRE
Vendredi 30 mai
14 h. 30, Magic Mirrors Découvertes : BESSA + LE NOISEUR + OTTILIE + OLIVIER JUPRELLE
15 heures, Chapitô Mômes en zic : WEEPERS CIRCUS
19 heures, Théâtre de Gouges : DES FOURMIS DANS LES MAINS + DOMINIQUE DALCAN
20 heures, Eurythmie : FLORENT MARCHET + GAETAN ROUSSEL + JACQUES HIGELIN
21 h. 30, Magic Mirrors Découvertes : MARVIN JOUNO + AV + PETER PETER
Samedi 31 mai
14 h. 30, Magic Mirrors Découvertes : ESKELINA + AUDEN + MARTIN RAHIN + ESTELLE MEYER
15 heures, Chapitô Mômes en zic : PASCAL PARISOT
19 heures, Théâtre de Gouges : NEVCHE + BABX
20 heures, Eurythmie : FAUVE + CAUSE COMMUNE + S-CREW
21 h. 30, Magic Mirrors Découvertes : RADIO ELVIS + GRAND BLANC + FEU CHATTERTON
Plus d’infos en vous rendant sur le site internet du festival « Alors, Chante » de Montauban en CLIQUANT ICI.
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29 MAI

Catherine Lara en 1992 – Photo (c) Corinne Berthelot Canicule

29 mai 1945 : Naissance, à Poissy, de la chanteuse, violoniste et compositrice française Catherine LARA. Dès l’âge de cinq ans, Catherine Bodet (le vrai nom de l’artiste) est une étudiante assidue du violon. Huit ans plus tard, elle décroche le premier prix du conservatoire de Versailles et, en 1965, elle obtient le deuxième prix au conservatoire national de Paris. L’année suivante, c’est le premier prix de musique de chambre qui lui est décerné dans la même institution. Il est dès lors normal que ses premiers pas professionnels la dirigent vers la musique classique. Elle fonde un orchestre de chambre qui a pour nom « Les Musiciens de Paris » puis « le Quatuor Lara ». Cette dernière formation accompagne des chanteurs sur scène et sur disque: Nana Mouskouri, Claude Nougaro, Maxime Le Forestier ou Françoise Hardy par exemple. Le fait de côtoyer ces artistes l’encourage à composer des chansons et deux de celles-ci sont enregistrées par Barbara en 1972. Et puis, soutenue par certains artistes et professionnels qui lui trouvent une voix plutôt intéressante, elle enregistre une première chanson la même année: « T »as pas le temps » dont le rythme surprend.

Le succès est au rendez-vous même s’il est très temporaire. La productrice de l’émission télévisée française, et passionnée de chanson francophone, Denise Glaser, découvre Catherine Lara qu’elle veut aider. Elle l’invite dans son émission à l’occasion de la sortie de son premier album « Ad libitum » dont l’une des chansons bénéficie de bonnes diffusions radiophoniques: « Marche dans le temps ». En 1974, Catherine se distingue à nouveau grâce à un duo qu’elle enregistre avec un autre musicien-chanteur débutant nommé Gilbert Montagné: « La craie dans l’encrier ». Elle sort deux nouveaux albums en 1976 et 1977, toujours chez CBS, mais il ne rencontrent pas le succès escompté. Catherine Lara va alors devoir attendre 1979 pour être enfin reconnue comme une chanteuse ayant son univers à elle. Et c’est une chanson d’inspiration très rock qui va la faire connaître d’un large public: « Coup d’feel ». Cette mélodie va être à la base de ce qui va faire la marque de fabrique de Lara dans les années 1980. Une décennie où elle va caracoler en tête des hit-parade francophones avec des titres comme « Johann » (1981), « La rockeuse de diamant » (1983), « Famélique » (1983), « Encore une fois » (1987), « Rocktambule » (1988), etc. En 1986, elle enregistre ce qui reste sans doute le plus grand succès de sa carrière: « Nuit magique ». Grâce à cette chanson, Catherine reçoit la Victoire de la Musique de la meilleure interprète féminine de l’année. La décennie 1990 s’ouvre avec un projet d’opéra rock composé par Catherine Lara et Eddie Rosemond avec des textes de Luc Plamondon: « Sand et les romantiques ». L’album est enregistré avec les voix de Catherine (George Sand), Claude Lauzzana (Musset), Véronique Sanson (Marie Dorval), Richard Cocciante (Chopin), Daniel Lavoie (Delacroix) et Maurane (la muse de la musique). Tout en continuant à réaliser des disques de chanson, Catherine Lara va alors diversifier ses activités. Elle compose, en 1996, le générique de la série télé « Terre Indigo ». En 1997, elle adapte l’opéra « L’Arlésienne » de Georges Bizet qui est joué aux Folies Bergère. Trois ans plus tard, elle sort un album instrumental world au violon sous le nom « Aral » qui est réalisé avec les musiciens du groupe Deep Forest. En 2004, elle travaille avec Jean-Jacques Thibaud sur le spectacle musical « Graal ». L’album du retour à la chanson, « Passe-moi l’ciel », qui est commercialisé en 2005, n’est pas apprécié à sa juste valeur et ne connaît qu’un succès anecdotique. Catherine participe ensuite en Belgique, à La Louvière, au spectacle urbain « Décrocher la lune » produit par son ami Franco Dragone en septembre 2006. Multipliant les expériences musicales différentes, la chanteuse rend hommage à Léo Ferré qu’elle revisite façon flamenco avec l’opus « Une voix pour Ferré » en 2010. Quelques mois plus tard, elle est aux côtés de Laurent Boyer pour commenter, sur France 3, la soirée finale du Concours Eurovision de la Chanson le 14 mai 2011. En 2012, elle rejoint la tournée des idoles « Âge tendre et Têtes de bois » aux côtés d’Alice Dona entre autres. La même année, Catherine Lara sort également un disque intitulé « Au cœur de l’âme yiddish » où elle reprend quelques uns de ses titres les plus connus accompagnée par l’orchestre yiddish « Sirba octet ».
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29 mai 1982 : Décès, à Paris, de l’actrice française d’origine allemande Romy SCHNEIDER. Née le 23 septembre 1938 à Vienne en Autriche, Romy, de son vrai nom Rosemarie Magdalena Albach, est une enfant de la balle née dans une famille d’artistes. Elle entame sa carrière d’actrice en Allemagne alors qu’elle est en pleine adolescence. De 1955 à 1957, elle se fait connaître en endossant le rôle de l’impératrice Elisabeth d’Autriche dite « Sissi ». En 1958, elle fait la connaissance d’Alain Delon, se fiance avec lui et s’installe en France où elle commence à tourner une quantité de films à succès. Parmi ces films, il y a « Les choses de la vie » de Claude Sautet où elle joue aux côtés de Michel Piccoli en 1970. C’est à cette occasion que, pour la seule fois de sa vie, Romy Schneider enregistre une chanson en français: « La chanson d’Hélène ». En 1981, le fils de son premier mariage meurt tragiquement et accidentellement à l’âge de quatorze ans en s’empalant sur la grille de sa propriété. Romy Schneider en est très affectée et, le 29 mai 1982, l’actrice est retrouvée morte dans son appartement de la rue Barbet-de-Jouy à Paris. Bien que de l’alcool et des médicaments se soient trouvés sur le bureau où elle était en train d’écrire au moment de son décès, aucune autopsie n’est décrétée afin qu’elle « garde son secret avec elle » selon le magistrat qui classe l’affaire. Romy Schneider est enterrée le 2 juin 1982 au cimetière de Boissy-sans-Avoir.
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28 MAI

28 mai 1948 : Naissance, à Ixelles (Bruxelles), de l’auteur, compositeur et interprète belge Pierre RAPSAT. De son vrai nom Pierre Raepsaet, l’artiste naît d’un père belge néerlandophone et d’une mère d’origine espagnole. Alors qu’il est âgé de dix ans, ses parents s’installent à Verviers. Après avoir joué dans différents groupes comme Tenderfood Kids et Gengis Khan, il se lance dans une carrière solo en 1973. Ses chansons sont tout d’abord écrites en anglais et en français et ses deux premiers albums, « New York » et « Musicolor », bénéficient des deux versions. Mais, au fil du temps, son succès va petit à petit l’orienter vers les pays de la francophonie et il ne chante plus dans la langue de Shakespeare.

En 1974, Pierre Rapsat coécrit avec la chanteuse française Jeanne-Marie Sens, qui va l’interpréter, « L’enfant du 92e ». Pierre enregistre aussi cette chanson en 1977. En 1976, il participe au concours Eurovision de la Chanson avec une ballade qui se classe sixième pour la Belgique: « Judy & Cie ». Dans une veine musicale similaire, il connaît un beau succès avec « Si on s’en allait » durant l’été de la même année. Par la suite, Pierre Rapsat va enregistrer quelque quinze albums originaux (or compilations et live) et ceux-ci ne se vendront pour ainsi dire qu’en Belgique francophone. Cela confère à l’artiste aujourd’hui disparu un statut très particulier: celui de vedette francophone belge à part entière. Ce ne sont pourtant pas les essais de carrière internationale qui ont manqué à Pierre Rapsat. La preuve de cet acharnement réside notamment dans le grand nombre de maisons de disques qui lui ont donné sa chance: Warner (WEA), RCA (Inelco), Milan, CBS (Epic), Trema, Team 4 Action, Viva Disc et Universal. Entre 1977 et 1981, il enregistre cinq albums qui le propulsent comme le chanteur rock belge francophone le plus en vue: « Je suis moi » (1977), « Gémeaux » (1978), « 1980 » (1979), « Donner tout son coeur » (1980) et « Un coup de rouge, un coup de blues » (1981). Mais le tout gros succès va survenir avec la sortie, en 1982, de l’album « Lâchez les fauves » et la chanson « Passagers de la nuit ». 30 000 exemplaires sont vendus en quelques semaines. En juillet 1984, Pierre est invité comme découverte au Festival d’été de Québec. Cela permet à son album « Lâchez les fauves » d’être présent sur les ondes canadiennes avec la chanson « Sujet tabou ». Mais, malgré la médiatisation, le public éprouve des difficultés à trouver ses disques sur le continent américain. A l’automne de cette année-là, l’album « Ligne claire » sort en Belgique et les « tubes » fusent: « Illusions », « Elle m’appelle », « Animal » et « Joan joue aux dominos ». L’opus bénéficie d’une promotion au Québec et il est, cette fois, disponible dans les bacs des disquaires. En 1986, conséquence de son succès discographique et de la sortie de l’album suivant (« J’aime ça »), Pierre Rapsat donne son premier concert dans la salle de Forest National à Bruxelles: une première pour un artiste belge francophone. La fin des années 1980 et la décennie suivante sont jalonnées de succès qui ne dépassent toutefois jamais les frontières de la Belgique: « Soleil noir », « J’ouvre les yeux », « Où tu veux quand tu veux », « Comme un brasero », « Aurore », « Goodbye Mr Fender », « Blue note dans l’univers », « A l’envers c’est l’endroit », « J’attends le soleil », « Pile ou face », « Si les femmes », etc. Au 21e siècle, le nouvel album de Pierre Rapsat, « Dazibao » (2001) (avec « Ensemble » et « Tous les rêves sont en nous »), est très bien accueilli en Belgique mais aussi, enfin, en France. La firme Universal est intéressée par la distribution et une tournée est prévue. Mais Pierre est déjà rongé par la maladie. Tout en étant soigné et hospitalisé à plusieurs reprises, il trouve le courage de monter encore sur la scène du Cirque Royal à Bruxelles pour ce qui sera son ultime concert enregistré pour un DVD, finalement posthume, le 28 avril 2001. Il nourrit alors le projet de se produire aux Francofolies de Spa, dont il fut l’un des créateurs en 1992, en juillet 2001 mais il doit déclarer forfait. Le 20 avril 2002, le cancer du foie sort vainqueur du combat inégal. Les funérailles du chanteur ont lieu à Heusy, sur les hauteurs de Verviers, en présence de tout le milieu artistique musical belge francophone. Peu après son décès, le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles, créé en 1984 pour aider alternativement chaque année un artiste québécois et un artiste belge francophone, est rebaptisé prix Rapsat-Lelièvre. Pierre Rapsat et le Québécois Sylvain Lelièvre avaient reçu chacun le prix (Rapsat reçut même le tout premier). Et ces deux artistes talentueux sont décédés à quelques jours d’intervalle.
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Jean-Marc Thibault en 2004

28 mai 2017 : Décès, à Marseille, du réalisateur, acteur, scénariste et chanteur français Jean-Marc THIBAULT. Né le 24 août 1923 à Saint-Bris-le-Vineux, il rejoint, après des études plutôt calmement menées, le cours Simon à Paris dans l’espoir de s’orienter vers le théâtre et la comédie. Mais sa première activité artistique va plutôt se dérouler dans le cadre des bals musettes qu’il anime en poussant la chansonnette. Par la suite, il joue aussi des sketches dans les cabarets parisiens. En 1944, il a l’occasion de faire ses premiers pas au cinéma dans « Premier de cordée », film réalisé par Louis Daquin. Après la seconde guerre mondiale, il rencontre Roger Pierre avec qui il crée un duo qui va faire rire la France pendant des décennies sur scène et à la télévision. Mais il n’abandonne pas pour autant le cinéma et le théâtre. En 1956, il enregistre une chanson qui va être très populaire: « A Joinville-le-Pont ». Entre 1985 et 1993, il devient la vedette populaire de la série télé française « Maguy » où il apparaît aux côtés de Rosy Varte. En 1991, il revient à ses premières amours: la chanson populaire et le bal musette avec le disque « Le printemps des valses et des javas ». Ensuite, il enregistre aussi l’album « Des chansons plein le coeur » où il interprète des standards du genre: « Le p’tit bal du samedi soir », « Sombreros et mantilles » et des pots pourris divers. Et, de la même manière, Jean-Marc Thibault réitère l’expérience en 2004 avec, cette fois, l’album « Chantez » où l’on trouve, entre autres, « La java », « En revenant de la r’vue », « Ça s’est passé un dimanche », « Quand on s’promène au bord de l’eau », « Ça fait d’excellents français », « Lily Marlène », « Le chant des partisans », « Fleur de paris » ou « La plus bath des javas ».
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27 MAI

Alain Souchon en 1977

27 mai 1944 : Naissance, à Casablanca au Maroc, de l’acteur, auteur, compositeur et interprète français Alain SOUCHON. Sous le nom d’Alain Kienastn, il vit son enfance pendant six mois au Maroc puis en France, à Paris, et en Suisse d’où son père est originaire. S’il choisit, un jour, de changer son patronyme et de prendre celui de Souchon, c’est parce que ce nom est celui de son père biologique, amant puis second mari de sa mère. En 1959, de retour de vacances de neige avec ses parents, Alain est victime d’un accident de voiture au cours duquel son père perd la vie. Sa mère l’envoie alors étudier en Angleterre mais il reste sur place plus longtemps en pratiquant des petits boulots. De retour en France, il continue à multiplier les petits jobs et, finalement, il essaie de tenter la chanson en se produisant dans de petites salles parisiennes. C’est ainsi qu’il se fait remarquer par un directeur artistique, Bob Socquet, qui lui conseille de se présenter au concours de la Rose d’Or d’Antibes en 1973. Ce dernier a vu juste puisque sa chanson « L’amour 1830 » remporte le prix spécial de la critique et le prix de la presse.

En 1974, Alain rencontre un musicien qui exerce depuis quelque temps dans la variété au service, notamment, de Pascal Danel: Lucien Voulzy. Ce dernier n’a pas encore changé de prénom et apporte l’univers musical qui manque aux textes de Souchon. Cette collaboration va tout de suite donner de bons résultats: en 1975, la chanson « J’ai dix ans » fait véritablement connaître Alain Souchon. Et ce succès sera rapidement confirmé par des titres comme  » S’asseoir par terre » et, surtout, « Bidon » en 1976. Il est alors considéré par la presse comme le chef de file de la nouvelle chanson française. Il se produit sur scène notamment à la Kermesse de la Bière de Maubeuge (Nord de la France) en juillet. En 1977, il signe le texte d’une chanson nostalgique destinée à son ami Voulzy qui l’enregistre sous le prénom de Laurent: le « Rockollection » est le méga-tube de l’été. A l’automne de cette année-là, Souchon sort son troisième album qui a pour titre « Jamais content » et qui renferme des succès comme « Poulailler song » et « Y’a d’la rumba dans l’air ». En 1978, le chanteur bouclé enregistre l’album mythique « Toto 30 ans rien que du malheur ». Le 33 tours contient des chansons fortes comme « Papa Mambo » (« On est foutu on mange trop »), « Le bagad de Lann Bihoué » (dans une superbe version longue), « L’amour en fuite », « Le dégoût », « J’étais pas là » ou « Frenchy bébé blues ». Un an plus tard, les lettres rouges de son nom s’accrochent à la façade du music-hall parisien de l’Olympia. Alors que l’album « Rame » est commercialisé en 1980, Alain Souchon fait ses premiers pas, prometteurs, au cinéma sous la houlette de Claude Berri dans « Je vous aime » avec Catherine Deneuve et Serge Gainsbourg. Trois ans plus tard, son sixième album, « On avance » est dans les bacs et il constitue un virage musical car l’empreinte de Voulzy est moins présente avec un seul titre composé. Les autres compositions sont signées par Yves Martin, Michel Jonasz, Louis Chédid ou Souchon lui-même. Le changement de style s’accentue en 1985 avec l’album « C’est comme vous voulez » pour lequel l’artiste change également de maison de disques. Les arrangements plus électroniques correspondent à l’époque des années 1980 et le grand succès a pour nom « Ballade de Jim ». C’est en Angleterre que l’opus suivant (« Ultra moderne solitude ») est enregistré et la chanson « Quand je serai KO » reçoit la Victoire de la meilleure chanson originale en 1990. Trois ans plus tard sort le premier disque compact d’Alain Souchon: « C’est déjà ça ». D’emblée, la chanson « Foule sentimentale » s’impose comme un tube sur toutes les radios francophones. Après une tournée triomphale malicieusement appelée « Défoule sentimentale », le chanteur prend du recul. Il faut ainsi attendre 1999 pour le voir revenir à la production discographique avec l’album « Au ras des pâquerettes » qui livre de bonnes mélodies comme « Le baiser » ou « Rive gauche » par exemple. Les albums suivants se font plus discrets au point de vue des ventes. Il y a, en 2005 « La vie Théodore » et, en 2008, « Écoutez d’où ma peine vient ». Dans ce dernier opus, le titre « Parachute doré » est le reflet d’une époque de crise financière mondiale. Souchon y dénonce avec humour les excès des grands patrons virés avec des indemnités monstrueuses. En novembre 2011, il surprend encore en sortant un album intitulé « A cause d’elles ». Pour une association caritative qui lutte contre le cancer chez les enfants, Alain Souchon y interprète des mélodies que sa mère lui chantait dans son enfance. Dans la foulée de cet album, l’artiste a réalisé une très longue tournée en se produisant de manière acoustique dans de petites salles de province en 2012 et 2013. En 2014, après des années de collaboration et de travail, Alain Souchon et Laurent Voulzy décident d’enregistrer ensemble un album qui, dès sa sortie, atteint des sommets de vente. Dès le mois d’avril 2015, les deux compères entament une grande tournée sur les routes de la francophonie.
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MARKA en 2010

27 mai 1961 : Naissance, à Molenbeek-Saint-Jean (Bruxelles), de l’auteur, compositeur et interprète  belge Serge Van Laeken mieux connu sous le nom de MARKA. Il entame sa carrière musicale au sein de groupes punk bruxellois avant de rejoindre la formation « Allez Allez » en 1981. En 1983, il fonde le groupe « Les Cactus ». A cette époque, il porte souvent un polo avec une pub pour un saucisson d’Ardenne belge (Marcassou) et ses copains l’appellent Marka. En 1992, il enregistre donc son premier album solo sous le pseudonyme de Marka: « Je vous dis tout ». Avec la chanson « Je tu il », le CD est édité chez Play It Again Sam (PIAS). En 1995, il signe un contrat pour trois albums avec Columbia France. Le premier sort en 1996 sous le titre générique « Merci d’avance » et est connu grâce à « Accouplés », « La poupée barbu », « Les mondains », « Nos amis les riches » ou « Je prête à confusion » sans oublier « La berceuse de Kiki ». Le second album Columbia est enregistré en 1997 et s’intitule comme sa chanson phare: « L’Idiomatic ». Et la trilogie Columbia se termine avec l’opus « L’homme qui aimait la scène », un « live » enregistré à l’AB Club de Bruxelles en juin 1998: il y interprète « Caroline » qu’il emprunte de manière très personnelle à son ami MC Solaar. Dès le début du 21e siècle, Marka change de firme de disques et sort chez Viva Disc un album (« A nous deux ») enregistré en public au Botanique avec la participation de son épouse la comédienne et chanteuse Laurence Bibot. La même année, il compose l’hymne officiel des Francofolies de Spa (B) qui est programmé sur le site du festival pour introduire chaque concert. Ce morceau musical sera régulièrement remis à jour par Marka au fil des éditions suivantes. En 2001 sort l’album « Avant-Après » avec, entre autres, « Comment te le dire » et « Je parle ». En 2003, on trouve dans les bacs une compilation qui sort sous le nom de « C’est tout moi » avec quatre titres inédits dont « Reine et roi ». L’album « Aktion Man » qu’il sort en 2006 lui permet d’effectuer une tournée dans les pays asiatiques et il chante à Tokyo, Pékin et Hanoï notamment. Toujours avide d’horizons musicaux nouveaux, c’est vers Cuba que Marka s’oriente ensuite et, en 2008, avec le groupe La Sonora Cubana, il enregistre un album de sonorité salsa. Il se rend à Cuba pour des concerts et le voyage fait l’objet d’un documentaire télévisé, « Senor Marka » diffusé sur la chaîne publique belge RTBF. En 2010, il travaille avec les paroliers Jacques Duvall et Thierry Robberecht sur un nouveau projet de jazz mélodique et de « swing crooner big band » en français pour l’album « Made in Liège » de Marka and his Blue Orchestra. Cinq ans plus tard,le chanteur commercialise un nouvel album en anglais: « Days of wine and roses ». En 2016, Marka se mobilise pour défendre la cause des sans-abris en organisant, en Belgique francophone, des concerts dont les recettes sont versées à des associations de terrain.
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CABREL Aurélie - Pochette album 201427 mai 2014 : Aurélie CABREL sort son deuxième album, « A la même chaîne », pour lequel son papa lui offre trois chansons dont le premier single « Bref, s’aimer ». Les douze morceaux sont réalisés par le Belge Esthen (sauf « Tout l’indiffère ») avec qui l’interprète affiche une belle complicité artistique. Selon Aurélie: « Nous n’avons pas les mêmes références et nous nous complétons parfaitement« . Auteur ou co-auteur, Aurélie a partagé sa plume avec Olivier Béranger et Francis Cabrel qui a signé « Bref, s’aimer », « Tout l’indiffère » et le vibrant « Lève les bras ».
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26 MAI

DRUCKER Michel Tapis Rouge 2001

Michel Drucker à la présentation de Tapis Rouge

26 mai 2001 : Le producteur et présentateur de télé français Michel DRUCKER propose son émission « Tapis Rouge » sur France 2 à 20h50. Ses invités ont pour nom Patrick BRUEL, Eddy MITCHELL, ASSIA, Sonia LACEN, Judith BERARD, Sofia MESTARI, Gérald DE PALMAS, CALOGERO, Félix GRAY, Frédéric LERNER et PIERPOLJAK.
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25 MAI

Pierre Bachelet en 1992 – Photo (c) Henry Leutwyler

25 mai 1944 : Naissance, à Paris, du compositeur et chanteur français Pierre BACHELET. Enfant, il déménage à Calais, la ville natale de son père. Puis il revient à Paris à l’adolescence. Il y entreprend des études dans le milieu du cinéma. Et il se fait d’abord connaître comme le compositeur de la musique des films érotiques « Emmanuelle » ou « Histoires d’O » au milieu des années 1970. Il fait aussi partie du groupe instrumental Résonance qui connaît le succès avec « OK Chicago » en 1974. Il se tourne alors progressivement vers la chanson et est l’interprète d’un « tube » estival en 1975 avec « L’Atlantique ».

Mais il lui faut attendre la décennie suivante pour s’imposer en tant que chanteur avec « Elle est d’ailleurs » et, surtout, « Les corons ». Il compose alors quelques titres à succès pour la comédienne Véronique Jannot. Jusqu’à la date de sa mort, il enregistre régulièrement des disques et de nombreux succès: « Quitte-moi », « Embrasse-là », « Marionnettiste », « En l’an 2001 », « Vingt ans », « Pleure pas Boulou », « Flo » (avec Florence Arthaud), etc. Son dernier album est un hommage à Jacques Brel dont il reprend, d’une manière très personnelle, les chansons de son choix. Pierre Bachelet décède d’un cancer du poumon le 15 février 2005 à Suresnes (F). Il repose au cimetière marin de Saint-Tropez. Un album posthume, « Essaye » est édité et réalisé par son épouse en 2008. Il contient une version inédite des « Corons » interprétée avec la chorale des supporters du club de football du RC Lens. Dix ans après son décès, un album hommage est commercialisé. Réalisé par son fils Quentin Bachelet, il a pour titre « Nous l’avons tant aimé » et comprend des versions 2015 de « Elle est d’ailleurs » par Didier Barbelivien, « 20 ans » par Dave, « Marionnettiste » par Gérard Lenorman, « Embrasse-la » par Enrico Macias ou encore « En l’an 2001 » par Philippe Lavil entre autres.
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25 mai 2009 : après bien des années d’absence, Georgette LEMAIRE sort un nouvel album intitulé « Inoubliable ». Composé de dix nouvelles chansons, l’opus ne sera malheureusement pas « inoubliable » malgré le talent intact de la chanteuse française réaliste des années 1970.
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24 MAI

Berthe Sylva

Berthe Sylva

24 mai 1941 : Décès, à Marseille, de la chanteuse française Berthe SYLVA. Née le 7 février 1885 à Lambézellec sous le nom de Berthe Francine Ernestine Faquet, elle est la fille d’un marin et d’une couturière. Berthe passe son enfance à Brest avant de devenir femme de chambre. Elle n’a que seize ans lorsqu’elle devient maman d’un petit garçon dont elle ne s’occupera pas: il sera éduqué par ses grands-parents. On ne sait que très peu de choses sur les origines de la carrière de chanteuse de Berthe Sylva qui dateraient de 1910. Elle aurait aussi enregistré un premier disque en 1920: « L’enfant de la misère ». Mais, à partir de 1928, année où elle chante au Caveau de la République à Paris, sa biographie s’étoffe. C’est là qu’elle se fait remarquer par l’accordéoniste et compositeur Léon Raiter qui l’invite à interpréter, dans le studio de Radio Tour Eiffel, des chansons qu’il lui compose et qu’elle enregistre sur des disques 78-tours. En 1929, elle enregistre ainsi « Le racommodeur de faïence » qui se vend à 200 000 exemplaires en deux ans.

Berthe Sylva profite de ce succès rapide pour effectuer des concerts dans de nombreuses salles parisiennes et en province française. Un an plus tard, c’est la sortie d’autres chansons comme « Frou frou » et « C’est mon gigolo ». Puis les succès s’enchaînent: « Du gris » (1931), « Le tango des fauvettes » (1931), « La légende des flots bleus » (1931), « La voix de maman » (1932), « Rends-moi mon papa » (1932), « Les mômes de la cloche » (1933), « Les nocturnes » (1934), « Le p’tit Boscot » (1935), « Comme un moineau » (1935) et « Arrêter les aiguilles » (1937). En 1937 aussi, elle enregistre ce qui reste son « standard » éternel et immortel: « Les roses blanches ». Elle atteint ainsi, en enregistrant cette chanson composée par Léon Raiter en 1926, un sommet dans l’art de la chanson réaliste de l’entre-deux guerres. C’est aussi, un peu, son « chant du cygne », puisque juste après la sortie de cette chanson, l’artiste décide de s’installer à Marseille où, dans la pauvreté la plus totale, elle s’adonne à la boisson. Elle décède à l’âge de 56 ans, le 24 mai 1941, et elle est inhumée à Marseille grâce à sa maison de disques qui finance ses obsèques. Quelques années plus tard, sa dépouille est transférée à la fosse commune du cimetière Saint-Pierre car personne ne renouvelle la concession. Grâce aux matrices des disques de Berthe Sylva qui ont été particulièrement bien conservés, les rééditions de ses chansons ont été nombreuses à la grande époque des vinyles microsillons mais aussi à celle des disques laser et, désormais, à celle du téléchargement digital. Il en est ainsi de l’éternel « On n’a pas tous les jours vingt ans » qui est encore régulièrement évoqué lors de cet anniversaire particulier dans une vie.
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Philippe Lafontaine en 2012

Philippe Lafontaine en 2012

24 mai 1955 : Naissance, à Gosselies, de l’auteur, compositeur et interprète belge Philippe LAFONTAINE. Il passe son enfance à Bruxelles et, parallèlement à ses études, il apprend le piano et la guitare classique en cours du soir. Ensuite, il étudie les arts plastiques avant de se lancer dans la chanson en véritable artisan. Pendant deux ans, il part avec sa guitare pour sillonner l’Europe et il fait la manche dans de nombreux pays: Angleterre, Suisse et France notamment. A la fin des années 1970, il enregistre des 45 tours qu’il promotionne lui-même dans les medias belges en faisant le boulot d’un attaché de presse. De ce fait, il rencontre beaucoup de monde et sympathise avec les animateurs, les présentateurs, les producteurs et les programmateurs. Cette proximité lui permet de cerner le fonctionnement mais aussi les besoins des medias. En 1978, il décroche un rôle dans le spectacle hommage à son compatriote Jacques Brel mis en scène par Albert-André Lheureux « Brel en mille temps ». Il s’y retrouve sur scène avec d’autres jeunes artistes qui ont pour nom Maurane, Jofroi ou Dani Klein, la future chanteuse du groupe « Vaya con Dios ». Cette année-là, Philippe Lafontaine enregistre aussi son premier album qui a pour titre « Où ? ». Puis, dans les années 1980, le chanteur va s’assurer une confortable popularité dans son pays natal avec des chansons comme « Bronzé bronzé » (1980), « Je ne crie pas je ne pleure pas » (1981), « Dis-le-moi » (1981), « Il faut bien que ça roule » (1982), « Ouh » (1983), « Famanonima » (1985), « Tamisez Londres » (1985) ou « Paramour » (1987). En 1988, il réenregistre une de ses premières chansons datant de 1978: « Coeur de loup ». Le titre plaît au public belge, traverse la frontière et devient un énorme tube en France en 1989. Ce disque permet à son interprète de recevoir quelques prix et récompenses: Eve des Variétés en Belgique (1989), Victoire de la révélation de l’année au début de l’année 1990 en France et, au Québec, le Félix de l’artiste francophone (1990). Philippe Lafontaine apprécie les honneurs mais délaisse néanmoins les cérémonies et il ne participe pas à la soirée de remise des Victoires à Paris. Peu de temps après, toujours en 1990, il est désigné pour représenter la Belgique francophone au concours Eurovision de la Chanson qui a lieu en Yougoslavie. Il écrit alors une chanson qu’il dédie à son épouse d’origine macédonienne: « Macédo-mienne ». Il classe le titre douzième à Zagreb dans un pays où les poussées nationalistes sont alors à leur apogée. Et il refuse de commercialiser le disque dont quelques 45 tours numérotés sont distribués aux medias. Ce n’est que quelques années plus tard qu’il accepte la commercialisation de cette chanson sur un album compilation vendu au profit d’une oeuvre. Toujours en 1990, le public français plébiscite encore la chanson « Alexis m’attend » sortie trois ans plus tôt en Belgique. C’est le dernier succès en France de Lafontaine qui se conscare ensuite désormais à nouveau au public de son pays d’origine en lui offrant des « tubes » comme « L’amant tequila » (1992) et des albums tous plus originaux les uns que les autres: « D’ici » (1993), « Folklores imaginaires » (1995), « Pour toujours » (1998) ou « De l’autre rive » (2003). En 2000, Philippe Lafontaine écrit et compose une comédie musicale pour jeune public qu’il dédie à sa petite fille: « Célia Fée ». Le spectacle est présenté en fin d’année au Centre Culturel d’Uccle, dans la banlieue de Bruxelles, et obtient un franc succès. Toujours original dans sa démarche artistique et refusant les règles établies, il décide, dans les années 2000, de ne plus commercialiser ses chansons que sur son site internet qui est, au demeurant, un lieu virtuel onirique et ludique unique.
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23 MAI

Anne-Marie David en 1979 - Photo (c) Giancarlo Botti

Anne-Marie David en 1979 – Photo (c) Giancarlo Botti

23 mai 1952 : Naissance, à Arles, de la chanteuse française Anne-Marie DAVID. Toute petite déjà, Anne-Marie chante tout le temps et s’imprègne de l’environnement musical de ses parents constitué d’opéra, d’opérette, de variété française et d’accordéon. A seize ans, elle découvre le film « Funny Girl » avec Barbra Streisand et c’est le choc. Elle décide qu’elle sera chanteuse avec pour modèle absolu Barbra Streisand. Tout en perfectionnant sa maîtrise vocale, Anne-Marie s’inscrit à diverses auditions et se fait engager pour jouer dans une comédie musicale américaine présentée à Paris: « The Me Nobody Knows ». Malgré certaines qualités, le spectacle reste confidentiel. C’est à ce moment qu’une autre comédie musicale prometteuse débarque des Etats-Unis: « Jésus-Christ Superstar ». Alors que l’un des rôles principaux, celui de Marie-Madeleine, n’est pas encore attribué, Anne-Marie passe le casting et se voit engagée par la production. Dans la foulée, c’est à elle que l’on demande d’interpréter les chansons de la version française du film. En 1973, alors qu’elle commence à se faire un nom dans le métier, elle enregistre la chanson « Aimer » pour laquelle elle reçoit le Grand Prix international du disque de l’Académie Charles-Cros. Elle est remarquée par Monique Le Marcis, programmatrice à la radio RTL France qui pense qu’elle serait une bonne représentante pour le Luxembourg au concours Eurovision de la Chanson. Anne-Marie David est sélectionnée et remporte l’édition 1973 du concours avec « Tu te reconnaîtras ».

Quelques mois plus tard, la chanteuse obtient le prix d’interprétation au World Festival Song de Tokyo. En Turquie aussi, Anne-Marie est appréciée: elle y est récompensée par l’Oscar des Variétés en 1974 et 1975. En 1979, alors que sa carrière ralentit un peu, l’artiste propose la chanson « Je suis l’enfant-soleil » à la sélection française pour le concours Eurovision. Elle se qualifie, participe à nouveau au grand show télé international et se classe, cette fois, troisième. Deux ans plus tard, elle est l’une des invitées au Gala des vainqueurs de l’Eurovision organisé à Mysen en Norvège pour le 25e anniversaire du concours. Et, toujours en Norvège où elle est très populaire, Anne-Marie David reçoit le prix de la meilleure interprète étrangère en 1983. Quelques mois plus tard, elle est à Angers où elle donne la réplique à Michaël Lonsdale dans la comédie musicale de Claude Bolling que le comédien met également en scène: « Le Vent tourbillon ». En 1987, c’est au Chili qu’on retrouve la chanteuse où elle se classe troisième en représentant la France au Festival de Viña del Mar avec le titre « 2000 ans déjà ». Mais, au fil du temps, Anne-Marie s’est éloignée du milieu du show-business français et de la vie artistique parisienne. Sa vie de famille et ses contraintes ne lui permettent plus de se consacrer à fond à ce métier qui la passionne et elle décide d’arrêter la chanson. Quinze ans plus tard, ses fans qui ne l’ont pas oublié la supplient de remonter sur scène: rien que pour eux le temps d’une soirée. Ils récoltent les fonds nécessaires pour que cela se réalise et, en 2005, le spectacle a lieu en Belgique, à Charleroi, en formule piano-voix. Le concert fait l’objet d’un enregistrement sur CD: « Anne-Marie David live à Charleroi ». La chanteuse entame ensuite une tournée avec ce spectacle constitué de reprises et de chansons originales qu’elle appelle simplement « Chansons ». Quelques semaines plus tard, elle participe à l’émission célébrant les 50 ans de l’Eurovision à Copenhague. Elle prépare alors un album studio et c’est Jean Renard, le producteur qui a découvert Mike Brant et Jeane Manson, qui lui propose « Federico », un opus en hommage à Federico Garcia Lorca écrit en français et en espagnol qui sort en 2010. Deux ans plus tard, Anne-Marie David fête ses 40 ans de carrière sur scène au Théâtre du Temple à Paris. Jamais deux sans trois: en 2013, l’artiste se présente à la présélection française du Concours Eurovision avec la chanson « Je manque de toi » écrite par Pierre-André Dousset et Jean Musy. Mais cette fois elle n’est pas retenue. La même année, elle crée le concept « Mon cinéma sans image ». Dans une salle plongée dans l’obscurité, un texte est lu par un comédien pendant que des bruitages d’un film et la musique de Jean Musy appuient l’histoire qui est racontée. Et à la fin de la séance, Anne-Marie David anime un débat sur « la puissance de l’imaginaire et nos perceptions perdues ». Le 12 novembre 2013, la chanteuse revient sur scène à l’Alhambra de Paris pour y interpréter des duos avec des amis artistes: Jean Vallée, Bernard Sauvat, Gilles Dreu ou encore Stéphane Rizon (le vainqueur de « The Voice France » 2012). En mai 2015, Anne-Marie David est invitée à Londres pour l’enregistrement d’une émission de télévision regroupant les plus grands succès du concours Eurovison de la Chanson: elle y interprète « Tu te reconnaîtras ».
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François Feldman en 1991 - Photo (c) Claude Gassian

François Feldman en 1991 – Photo (c) Claude Gassian

23 mai 1958 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français François FELDMAN. Sa mère est d’origine belge et son père, originaire de Russie, lui offre une guitare lorsqu’il a quatorze ans. Cet instrument va le pousser à s’inscrire, comme chanteur, dans divers concours qu’il remporte souvent. Il crée son premier groupe avec des copains et se produit dans quelques clubs parisiens. Son adolescence est alors bercée de soul music et ses idoles ont pour nom James Brown ou Stevie Wonder. En 1977, il trouve l’opportunité d’enregistrer un premier 45 tours avec une chanson qu’il a écrite et composée: « Comme une petite île ». Ce n’est pas un succès et François se tourne vers d’autres aventures musicales au sein d’un groupe nommé Yellowhand et avec lequel il enregistre un disque en 1980. Le succès n’est pas au rendez-vous. Comme il n’est pas au rendez-vous de ses 45 tours suivants commercialisés sous son nom: « Ma petite video » en 1982, « Folle sur les bords » en 1983, « Obsession » en 1984, et « Amour de corridor » en 1985. Nullement découragé par ces tentatives, François Feldman va aborder l’année suivante en enregistrant cette fois une chanson intitulée « Rien que pour toi ». Et c’est le « tube » ! Plus de 300 000 exemplaires vendus en très peu de temps. Ce premier succès lui permet de réaliser un premier album en 1987. Il a pour titre « Vivre vivre » et ses chansons phares marcheront bien en 1988: « Slave » et « Je te retrouverai ». Dans la foulée, le deuxième album (« Une présence » en 1989) va connaître une popularité plus importante encore avec des chansons comme « Joue pas » (en duo avec Joniece Jamison), « Les Valses de Vienne », « C’est toi qui m’as fait », « Petit Franck » et « J’ai peur » (en duo avec Joniece Jamison). L’album dépasse le million d’exemplaires vendus et constitue le pic de la carrière de François Feldman. En effet, le troisième opus de l’artiste, « Magic Boul’vard » en 1991, ne connaît pas un succès comparable au précédent même si bon nombre de singles marchent bien comme « Joy » par exemple. Sorti en 1993, l’album « Indigo » va, à son tour, confirmer le lent désintérêt du public pour les chansons de Feldman. Seul « Le petit cireur » retient quelque peu l’attention de certaines radios. Commence alors une solide traversée du désert pour le chanteur qui enregistre pourtant de nouveaux albums en 1995, 1997 et 2004. Les medias et le public ne semblent plus vouloir de lui que pour évoquer la nostalgie des années 1980 et 1990. Il oriente d’ailleurs ses nombreux galas sur les succès de cette époque qui font toujours plaisir à réentendre. En 2007 et 2010, il participe à la tournée RFM Party 80. Dans le film « Stars 80 », sorti en 2012, qui raconte l’aventure de cette tournée qui a réuni plus d’un million de spectateurs, François Feldman joue son propre rôle.
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Jean Yanne

23 mai 2003 : Décès, à Morsains, de l’acteur, cinéaste, humoriste et chanteur français Jean YANNE, à l’âge de 70 ans, suite à un malaise cardiaque. Jean Yanne est le nom d’artiste que Jean Gouyé, né le 18 juillet 1933 aux Lilas (Seine-Saint-Denis), avait choisi. Après ses études secondaires, il entre à l’école de journalisme mais il la quitte assez vite pour écrire des sketches. Il est néanmoins embauché au journal « Le Dauphiné Libéré » avant de devenir animateur de radio au début des années 1960. Au même moment, il se lance dans la chanson et enregistre deux disques de rock en 1961 sous le nom de Johnny RockFeller et ses RockChild: « J’aime pas le rock » et la reprise de « Je n’suis pas bien portant » d’Ouvrard. Parmi les autres chansons marquantes de son répertoire, il y a « Rouvrez les maisons closes » (1965) et « Hue donc ou Les Emancipations d’Alphonse, Les Revendications d’Albert, Les Pérégrinations d’Anselme, Les Préoccupations d’Antime » (parodie avec Jacques Martin des « Elucubrations » d’Antoine) (1966). En 1964, Jean Yanne se tourne vers le cinéma où il est remarqué dans de nombreux films dramatiques comme « Le boucher » de Claude Chabrol. A partir de 1972, il désire se tourner vers la comédie et décide de tourner ses premiers films: « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » (1972), « Moi y’en a vouloir des sous » (1973), « Les Chinois à Paris » (1974), « Chobizenesse » (1975), « Je te tiens tu me tiens par la barbichette » (1978), « Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ » (1982) et « Liberté, égalité, choucroute » (1985). La plupart des musiques et chansons de tous ces films ont été composées par Jean Yanne. L’artiste est mort le 23 mai 2003 dans sa propriété de Morsains dans la Marne (F).
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23 mai 2013 : Décès, à Nice, de l’auteur, compositeur et interprète français Georges MOUSTAKI. Né le 3 mai 1934 à Alexandrie (Egypte) de parents juifs grecs parlant l’italien, le petit Giuseppe se passionne rapidement pour la musique, la littérature et la chanson françaises. En 1951, il débarque à Paris où il est brièvement journaliste puis barman. Dans le piano-bar où il travaille, il est amené à fréquenter des musiciens et lorsqu’il voit Georges Brassens sur scène, c’est la révélation: il va écrire des chansons et il va désormais se prénommer Georges. En 1958, il croise la route d’Edith Piaf et ils tombent amoureux pour une fulgurante mais brève liaison. C’est à cette époque qu’il lui compose l’un de ses plus grands succès: « Milord ». Il n’y aura pas de suite à cette chanson pour Piaf et, après le décès de cette dernière en 1963, Moustaki va écrire et composer pour Yves Montand et Serge Reggiani. Il offre ainsi à ce chanteur sur le tard de magnifiques chansons comme « Sarah » (« La femme qui est dans mon lit… ») ou « Ma liberté » (reprise en 2011 par Chimène Badi dans une version gospel). Il écrit aussi pour Barbara « La longue dame brune » qu’il interprète avec elle. Lors des manifestations parisiennes de mai 1968, Georges Moustaki s’implique beaucoup aux côtés des jeunes et des étudiants. Il devient un artiste engagé et c’est à ce moment qu’il écrit et compose « Le métèque », la description d’un personnage « baba cool » et d’un mode de vie qui s’apparente à celui de ceux que l’on appellera bientôt les « hippies ». Le succès de cette chanson qu’il interprète est énorme et international en 1969. Un an plus tard, il est à l’affiche du théâtre parisien de Bobino en vedette. Son répertoire reprend les chansons de l’album du « Métèque » qui sont devenues, à leur tour, des succès: « Joseph », « Il est trop tard », etc. Sur scène, il dévoile un caractère gentil et affable qui prône cependant l’action et la révolution permanente en douceur. Il se met ensuite à voyager et profite de ses périples pour y découvrir des nouvelles formes musicales qui vont l’inspirer à chaque nouvel album. Le Brésil des années 1970 et 1980 y tient une grande place. Parmi les chansons les plus populaires de Georges Moustaki, on peut citer: « Sans la nommer », « Les amis de Georges », « Les eaux de mars », « Humblement il est venu », « Heureusement qu’il y a de l’herbe », « Donne du rhum à ton homme », etc. En 2003, sur l’album « Moustaki », l’interprète reprend enfin de manière très personnelle, le succès qu’il avait donné à Edith Piaf: « Milord » se trouve en « piste cachée » tout à la fin de la dernière plage du disque compact. En 2011, le premier Prix Georges Moustaki est décerné à Paris à la chanteuse française Melissmell. Il récompense depuis, chaque année, un album auto-produit indépendant. Créé avec l’aval de l’artiste, Georges Moustaki s’est déclaré flatté et honoré de pouvoir ainsi aider à mettre en lumière des artistes qui n’ont pas encore pu bénéficier de l’aide de structures professionnelles pour produire leur travail. En octobre 2011, deux ans après avoir alerté le public à propos de ses problèmes respiratoires, « Jo » Moustaki déclare à la presse qu’il n’aura plus jamais les capacités physiques de chanter. Depuis ce moment, les forces du chanteur ne cessent de diminuer. Victime de l’emphysème et toujours à la recherche d’oxygène, il doit se résoudre à quitter son domicile parisien de l’île Saint-Louis qu’il chérit tant pour emménager à Nice où il s’éteint le 23 mai 2013.
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Ami du festival « Mars en chansons », Daniel Chif, est décédé

Nous avons appris ce 22 mai 2014, jour de ses funérailles à Gosselies, près de Charleroi (B), la mort de Daniel Chif qui fut, durant quelques années, le président du jury d’un festival de chanson française à Charleroi : Mars en Chansons.
Daniel est décédé le 16 mai 2014 à Gosselies à l’âge de 67 ans. Passionné de chanson francophone, il n’avait pas son pareil pour s’enflammer à propos de tel ou tel jeune artiste talentueux. Présent dès le début du festival en 2000, Daniel avait, comme beaucoup d’autres, été très affecté par la disparition de la manifestation au début des années 2010. Il s’était également mobilisé pour la sauvegarde de celle-ci.
L’homme, de nature timide, n’était cependant pas le dernier à pousser lui même la chansonnette et beaucoup de ses amis se souviendront de son interprétation a cappella toujours époustouflante de « A bout de souffle » de Claude Nougaro. Nous ne l’oublierons pas.
Salut Daniel !
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22 MAI

Charles Aznavour en 1980 – Photo (c) Alain Marouani

22 mai 1924 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur, interprète et acteur français Charles AZNAVOUR. Avec un père, Micha, baryton tenant un restaurant arménien à Paris et une mère, Knar, comédienne, le petit Charles est élevé au milieu des artistes qui fréquentent le resto de ses parents. Et il songe très vite à appartenir à leur univers. Après l’adolescence, il se lie d’amitié avec le musicien Pierre Roche et, ensemble, ils commencent à se produire sur scène. En 1946, Edith Piaf les remarque et décide de les engager avec les Compagnons de la Chanson pour tourner en France et aux Etats-Unis. C’est toutefois au Québec qu’ils se distinguent le plus et c’est là qu’ils vont finalement s’installer pendant 18 mois. Ils donnent des concerts chaque semaine « Au Faisan Doré » à Montréal et, jusqu’en 1950, le duo enregistre de nombreux disques 78 tours. De retour à Paris, c’est Gilbert Bécaud, jeune débutant, qui va composer et interpréter les chansons dont Charles Aznavour écrit le texte. Mais sa volonté est d’être un interprète lui-même malgré la critique qui est virulente à son égard et qui estime qu’il n’a pas de voix. En 1956 cependant, le vent tourne à la faveur d’un récital donné à Casablanca où le public l’adule. Cette reconnaissance l’encourage et le propulse sur la scène de l’Olympia de Paris où sa chanson « Sur ma vie » devient son premier succès populaire en France. Il réussit alors à créer d’autres titres qui vont lui permettre de poursuivre ses concerts et l’enregistrement de disques. En 1960, alors qu’il passe à l’Alhambra de Paris, il séduit l’assistance avec « Je m’voyais déjà »: une chanson sur la vie des jeunes artistes qu’Yves Montand vient de refuser.

Le « jeune premier » a en fait 36 ans et voit enfin s’éloigner l’époque de la « vache enragée ». Mieux: en quelques années, il va devenir une valeur sûre de la chanson française dont il va même être l’un des ambassadeurs dans le monde. Parmi les titres qui vont assurer sa popularité, il y a: « Tu t’laisses aller » (1960), « Il faut savoir » (1961), « Les comédiens » (1962), « La mamma (1963) », « For Me Formidable » (1964), « Que c’est triste Venise » (1964), « La Bohème » (1965), « Emmenez-moi » (1967) ou « Désormais » (1969). En 1962, Charles Aznavour écrit « Retiens la nuit » qui est un grand succès pour Johnny Hallyday et qu’il reprend plus tard, à la fin des années 1970, dans une version disco. Et, deux ans plus tard, il offre « La plus belle pour aller danser » à Sylvie Vartan. Dans les années 1970, il maintient son succès avec des chansons comme « Mourir d’aimer » (1971), « Non je n’ai rien oublié » (1971), « Les plaisirs démodés » (1972), « Comme ils disent » (1972), « Nous irons à Vérone » (1973), « She (tous les visages de l’amour) » (1974), « Ils sont tombés » (1975), « Mes emmerdes » (1976) ou « Camarade » (1977). Et les années 1980 ne sont pas en reste même si les « tubes » d’Aznavour deviennent moins fréquents: « Ca passe » (1980), « Une première danse » (1982) ou « Toi contre moi » (1987). En 1988, un épouvantable tremblement de terre ravage son pays d’origine: l’Arménie. Face à la détresse de tout un peuple, il crée la fondation « Aznavour pour l’Arménie » et il fait enregistrer sa chanson « Pour toi Arménie » par plus de 80 artistes francophones. Le succès est phénoménal. En 1995, Aznavour rachète les éditions musicales Raoul Breton qui détiennent la majeure partie des chansons de Charles Trenet. En 1996, il découvre la chanteuse québécoise Lynda Lemay et décide de l’aider pour la faire connaître en Europe francophone. Deux ans plus tard, il enregistre l’album « Jazznavour » où, avec la complicité de grands musiciens, il transforme quelques uns de ses grands succès en mélodies jazz. En 2001, son nom est donné à une place dans le centre d’Erevan, la capitale arménienne. Pour le remercier de l’action entamée par sa fondation en 1988, une statue lui est même érigée à Gyumri, la ville d’Arménie la plus touchée par le Séisme de cette année-là. En 2006, Aznavour donne un concert en plein air à Erevan devant plus de 100 000 personnes. Le 26 décembre 2008, le président de la République d’Arménie, Serge Sargsian, confère au chanteur français la citoyenneté arménienne. Et, en février 2009, il accepte le poste d’ambassadeur d’Arménie en Suisse. Charles Aznavour est également le représentant permanent de l’Arménie auprès de l’ONU à Genève. Le 6 mars 2010, Charles Aznavour préside la 25e édition des Victoires de la musique à Paris et il reçoit, ce jour-là, une Victoire d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Pour les 90 ans de l’artiste, sa firme de disques met sur le marché, en mai 2014, un coffret des 90 grands succès du chanteur depuis ses débuts. Et, dans le même temps, 32 CDs gravés chronologiquement sont commercialisés pour être vendus séparément et reconstituer l’intégrale des chansons de Charles Aznavour de ses débuts à 2014. Pour ses 91 ans, en 2015, Charles Aznavour sort un album de chansons nouvelles au ton nostalgique intitulé « Encores » avec un « s » à l’américaine pour évoquer les rappels du public d’outre-Atlantique. Une série de six concerts est alors prévue entre le 15 et le 27 septembre 2015 au Palais des Sports de Paris. Parallèlement à ses activités de chanteur, Charles Aznavour a également mené une carrière exemplaire de comédien en tournant des films pour le cinéma et des séries pour la télévision. Il a ainsi joué dans plus de 60 films.
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Guy Marchand en 1986 – Photo (c) Tony Frank

22 mai 1937 : Naissance, à Paris, du chanteur et comédien français Guy MARCHAND. Il passe une enfance et une adolescence parisiennes sans problèmes. Lors de son service militaire, il quitte Paris et s’oriente vers une carrière sous les drapeaux. Il intègre ainsi la Légion étrangère dans la section des parachutistes. A ce titre, il participe à la guerre d’Algérie. De retour en France, il exerce divers métiers avant de bifurquer vers la chanson tant il est vrai qu’il possède une voix de crooner. En 1965, il enregistre ainsi ce qui reste l’un de ses plus grands tubes: « La passionnata ». Presque au même moment, il fait ses premiers pas au cinéma. Il s’y fait remarquer dans de nombreux seconds rôles (« Boulevard du rhum » avec Ventura et Bardot) avant d’incarner, pour la télévision, le personnage du détective Nestor Burma. Après le succès de « La passionnata » et malgré ses activités cinématographiques, Guy Marchand continue d’enregistrer des chansons dont certaines sont encore dans toutes les mémoires: « Plein les bottes, les bottines et les boots » (1973), « Moi je suis tango » (1975), « Hey Crooner » (1977), « Relax » (1978), et puis, surtout, la mythique chanson reprise dans le film « Le Père Noël est une ordure »: « Destinée » en 1982. Par la suite, Guy Marchand se laisse entraîner par sa passion pour le jazz et enregistre, à partir de la fin des années 1990, des albums avec cette connotation musicale. Et c’est dans cette même veine qu’il sort, en 2012, un opus intitulé « Chansons de ma jeunesse » où il adapte, façon Marchand, quelques grandes chansons françaises.
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Dominique Walter en 1968

22 mai 1942 : Naissance, à Paris, du chanteur français Dominique WALTER, né Dominique Gruère. Il est le fils de la chanteuse Michèle Arnaud et, de ce fait, il fréquente très tôt le milieu des artistes et des chanteurs. Sa maman est l’une des premières à découvrir Serge Gainsbourg, qui l’accompagne au piano, à la fin des années 1950. Et, du coup, quand il se lance dans la chanson en 1965, Dominique Walter est un des premiers interprètes masculins de Gainsbourg. Son plus gros tube reste d’ailleurs un titre de Gainsbourg en 1967: « Les petits boudins » qui sera repris avec succès par Robert Farel à la fin des années 1980. Quelques mois avant cette popularité, Dominique Walter représente la France au Concours Eurovision de la Chanson avec « Chez nous ». Ensuite, pendant un moment, il est aidé par Claude François qui l’engage dans son écurie « Flèche ». A partir des années 1970, il quitte la chanson pour s’orienter vers l’industrie.
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Laurent Rossi en 1974

22 mai 1948 : Naissance du chanteur et producteur français Laurent ROSSI, fils du célèbre chanteur corse Tino Rossi. Comme pour tous les enfants de stars, il n’est pas facile pour le jeune Laurent de se faire un prénom dans le show-business français à l’ombre de son père. Pourtant, après quelques années de galère, à partir de 1968, date de la sortie de son premier disque, les choses s’améliorent en 1973 avec un premier succès: « Quelqu »un qui t’aime ». A ce moment, il produit un groupe qui va signer le tube de l’été 1974 composé par Claude Morgan: le Bimbo Jet et « El Bimbo ». Mais cela ne l’empêche pas de connaître encore quelques bons succès en tant qu’interprète: « Jolie baby blue » (1974), « Notre histoire » (1974) et « L’amour est dans l’air » (reprise de « Love is in the air » de John Paul Young en 1978). Il enregistre quelques duos avec son père dont le plus connu est sans doute « Chantons la même chanson » en 1976. A la fin des années 1970, Laurent Rossi est victime d’un accident de la route qui lui laisse des cicatrices sur le visage. Il poursuit alors ses activités de producteur et, à la mort de son père en 1983, il gère la succession artistique de ce dernier. Il s’occupe ainsi notamment de la propriété du Scudo sur la route des Sanguinaires en Corse: une villa située dans une pinède au bord de mer qu’il transforme en une sorte de musée consacré à Tino Rossi. Le 20 août 2015, Laurent Rossi est retrouvé mort à son domicile parisien où il semble avoir été terrassé par une crise cardiaque. Laurent Rossi est inhumé dans le caveau familial du cimetière marin d’Ajaccio, sur la route des îles Sanguinaires, où reposent son père Tino, décédé en 1983 à 76 ans, et sa mère, l’actrice d’origine italienne Lilia Vetti décédée en 2003.
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22 mai 2003 : L’album de Jacques DUTRONC « Madame l’existence » fait son entrée en 20e position dans le classement des  meilleures ventes d’albums en Belgique francophone. La première place est alors occupée par l’opus de Florent PAGNY « Ailleurs land ».
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Pochette de l’album « Les beaux dégâts » de Francis Cabrel

22 mai 2004 : Alors que Michel SARDOU occupe la première position dans le classement des meilleures ventes d’albums en Belgique francophone avec « Du plaisir », d’autres artistes d’expression française entrent dans ce classement : il y a Carla BRUNI (avec « Quelqu’un m’a dit » 47e), GAROU (avec « Reviens » 28e) et Francis CABREL d’emblée 4e avec « Les Beaux Dégâts ».
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