Longueurs d’ondes été 2013

Le mag musical gratuit est distribué à 100 000 exemplaires dans toute la francophonie. Depuis quelque temps, progrès oblige, il existe un site web qui vit en parallèle avec le magazine « papier ». Vous pouvez vous rendre sur ce site internet de « Longueur d’Ondes » simplement en CLIQUANT ICI.
Et, si vous désirez l’obtenir ou même en faire la distribution bénévole en Belgique, n’hésitez pas à me le faire savoir sur ce site « Passion Chanson »
via la rubrique « Me contacter ».

ANNIE CORDY souffle 85 bougies ce 16 juin 2013

Annie Cordy à Dunkerque pour Age tendre et tête de bois le 8 juin 2013 (c) Passion Chanson

Ce 16 juin 2013, il y a 85 ans que naissait, à Laeken (Bruxelles), la chanteuse et actrice belge Léonie Cooreman mieux connue sous son pseudonyme d’Annie CORDY. Enfant, elle suit des cours de danse et apprend le piano et le solfège. Parallèlement à ses activités scolaires, elle semble se destiner à une carrière artistique et fait tout pour. Elle s’inscrit ainsi dans des crochets radiophoniques et des concours. Elle propose aussi un bref tour de chant au « Boeuf sur le toit » à Bruxelles. Elle s’y fait remarquer par le directeur artistique du cabaret parisien « Le Lido » qui l’engage comme meneuse de revue en 1950. Deux ans plus tard, elle parvient à se détacher de l’image de meneuse de revue grâce à son engagement dans l’opérette « La route fleurie » de Francis Lopez aux côtés de Georges Guétary et Bourvil. Parallèlement à cette nouvelle activité, elle signe un contrat phonographique avec Pathé Marconi et elle connaît ses premiers succès de chanson avec « Fleur de papillon » et « Léon » par exemple. Elle est aussi à l’affiche de quelques films de cinéma et son talent d’actrice crève déjà l’écran. En 1955, elle passe en vedette sur les scènes parisiennes de l’Olympia et de Bobino. Le 18 avril 1956, elle chante pour les fiançailles de Grace Kelly et du prince Rainier de Monaco. Le public et les professionnels sont séduits par ses talents de chanteuse, danseuse, actrice et fantaisiste. Elle s’envole bien vite pour présenter des shows aux Etats-Unis, au Brésil, à Cuba et au Mexique. Mais, alors qu’on lui promet une grande carrière internationale, elle préfère revenir en France et y rester. Elle s’y produit à nouveau dans quelques opérettes à succès comme « Tête de linotte » ou « Visa pour l’amour » (avec Luis Mariano). Mais c’est dans le secteur de la chanson qu’elle va véritablement trouver sa place à partir de 1965. Elle propose alors au public francophone un show totalement inédit construit sur la musique, la chorégraphie et de petits sketches de liaison. Le succès est tel qu’il s’exporte en Allemagne, en Espagne et, aussi, en Union Soviétique. De l’opérette, Annie Cordy va ensuite évoluer vers la comédie musicale : « Hello Dolly » en 1972, « Nini la chance » en 1976 et « Envoyez la musique » en 1982. Mais elle n’oublie pas la chanson de variétés où elle va multiplier les tubes dans les années 1970 en se créant un répertoire très personnel : « Frida Oum Papa », « La bonne du curé », « Tata Yoyo » ou « Cho ka ka o ». En 1998, elle a fêté son 70e anniversaire et ses 50 ans de carrière sur la scène de l’Olympia. Cinq ans plus tard, elle propose un nouveau spectacle qui passera, notamment, par les Francofolies de Spa (B) en 2004 : « Que du bonheur ! ». Dix ans plus tard, la télévision publique belge RTBF lui a consacré une émission spéciale à l’occasion de son 80e anniversaire et de ses 60 ans de carrière. En octobre 2012, Annie Cordy sort un nouvel album intitulé « Ça me plaît… Pourvu que ça vous plaise ». L’oeuvre est réellement magnifique avec des relents de jazz léger et agréable. L’artiste semble s’être offerte un cadeau en réalisant vraiment l’album qu’elle désirait avec, entre autres perles, une très belle reprise de « Maintenant je sais », le texte de Jean-Loup Dabadie initialement récité par Jean Gabin en 1974. En février 2013, elle rejoint une ultime fois la troupe de la dernière tournée « Age tendre et tête de bois », un spectacle auquel elle a déjà participé pour les saisons 3 et 6. La tournée passera en Belgique à Charleroi le 10 janvier 2014 et à Marche-en-Famenne le 11 janvier 2014. D’après les statistiques de spécialistes, Annie Cordy aurait enregistré plus de 700 chansons reprises sur deux coffrets de l’intégrale sortie en CD au début des années 2010. Elle aurait également donné près de 10 000 spectacles.

JOHNNY HALLYDAY FÊTE SES 70 ANS sur TF1

Il est né le 15 juin 1943 à Paris. Jean-Philippe Smet, également appelé Johnny HALLYDAY, est le « taulier » de la chanson française. Il est une sorte de géant mythique qui aura défié les modes, les époques et le temps qui passe.
Depuis l’émission télévisée française qui l’a révélé et où il était présenté comme le timide « filleul artistique » de Line Renaud en 1959, Johnny Hallyday n’a jamais quitté le devant de la scène.
Il a résisté, en l’intégrant, à la vague des yé-yés. Il a survolé, en les pratiquant, les modes du rythm’n’blues et de la musique hippie même s’il a connu alors un léger passage à vide à ce moment. Il est revenu au top dans les années 1970 et a affronté le disco en chantant « Le bon vieux temps du rock’n’roll » ou en popularisant la musique country. Enfin, depuis les années 1980, il a su faire confiance à des auteurs et/ou compositeurs de talent reconnus ou non : Michel Berger, Jean-Jacques Goldman, Pascal Obispo, Zazie, Daran, Miossec, etc.
En résumé, il y a plus de cinquante ans qu’il enregistre des disques à succès. Mais, ce qui est plus rare, c’est que cela fait plus de cinquante ans qu’il effectue des concerts sans avoir perdu l’énergie de ses débuts et, à ce titre-là, c’est une véritable « bête de scène ».
Aucun autre chanteur francophone ne peut aujourd’hui se vanter d’avoir un palmarès aussi complet. Le 12 novembre 2012, il a enregistré son 48e album studio : « L’Attente ».
La liste de ses succès est énorme et on peut se risquer à en évoquer ici quelques-uns : « Souvenirs souvenirs », « L’idole des jeunes », « Retiens la nuit », « Que je t’aime », « Derrière l’amour », « Requiem pour un fou », « Elle m’oublie », « Quelque chose de Tennessee », « L’envie », « Mirador », « Allumer le feu », « Sang pour sang », « Vingt ans », etc.
En pleine tournée, Johnny Hallyday va fêter son anniversaire sur scène à Paris. Et, pour partager ce moment avec un maximum de personnes, il a choisi de vous le faire en direct ce samedi 15 juin sur la chaîne de télé privée française TF1.
Alors, d’ores et déjà, bon anniversaire Monsieur Johnny !

RIGUELLE : Un premier amour

Comme beaucoup d’entre vous sans doute, je ne connaissais pas Riguelle avant de recevoir son album, « Un premier amour », il y a quelques semaines.
D’emblée, le titre m’a intrigué car il me rappelait indéniablement un succès des années 1960 à l’époque interprété par Isabelle Aubret et qui s’était classé en première position au concours Eurovision de la chanson. Je ne me trompais pas : il s’agissait bien de ce morceau qui est ici repris de manière jazz très actuelle par le chanteur belge néerlandophone.
Car Patrick Riguelle est flamand et musicien mais aussi francophile tant est ardente sa passion pour la chanson française. Alors, pour réaliser un vieux rêve, il a enregistré ce disque de quatorze titres (+ un caché) où se côtoient six chansons originales créées paroles et musique pour l’occasion et neuf chansons glanées çà et là dans le répertoire francophone (parfois très) traditionnel et ancien. La démarche est intéressante et permet de redécouvrir, avec des arrangements très contemporains, des mélodies fâcheusement oubliées de nos jours.

Jean-Louis Jaubert, chef des Compagnons de la Chanson, est mort

Jean-Louis Jaubert dans les années 1960

Le fondateur et directeur des Compagnons de la Chanson, Jean-Louis Jaubert, est décédé à l’âge de 92 ans le dimanche 2 juin 2013 à l’hôpital Pompidou de Paris. C’est le chanteur du groupe, Fred Mella, qui a rendu publique la nouvelle. En 1944, Jean-Louis Jaubert avait rencontré Edith Piaf avec qui il avait vécu un moment. Membre du groupe comme ténor, il avait aussi assuré la tâche de gérant de la formation jusqu’à sa dissolution en 1985.

Guillaume BOUST : Saisons rouges

Photo (c) Claire Boust

Il est un de ces artistes atypiques qui vaut le détour. Le détour par Nantes, ville d’où il est originaire et qui nous a déjà révélé bien d’autres surprises intéressantes dans le domaine de la chanson francophone.

Ici, la chanson dont il est question avec Guillaume Boust nous emmène allègrement du côté du jazz, d’influence « Nougaresque », qu’il partage avec quatre musiciens talentueux. La musique y tient donc une place importante et elle impose de ce fait un phrasé particulier à moins que ce ne soit le contraire. Tant il est vrai que les textes font corps avec le rythme et la mélodie.