Julie ROSES : un joli bouquet de fraîcheur

Dès la découverte du titre de son album, « Les pieds dans le plat », on comprend que Julie Roses n’est pas une artiste comme les autres. Issue « du milieu » du jazz, Julie a réussi à faire un amalgame intelligent entre ce genre musical et la chanson francophone dans ce qu’elle a de meilleur aujourd’hui.
Ainsi c’est le rythme mais aussi l’humour, la joie, le bonheur, la légèreté, l’insouciance et la poésie qui sont au rendez-vous de tous ces textes qui relatent les petits faits de la vie quotidienne de la chanteuse. Une interprète qui est aussi compositrice et auteure de temps à autre. Mais pas tout le temps car elle partage ce travail avec son complice, le talentueux musicien Yves Gourmeur.
Le résultat de cet alchimie est un album varié et riche d’excellents moments musicaux.
A la manière d’une Pauline Ester des années 2010, cette jeune femme belge originaire de la région de Mons prouve qu’elle est une artiste au registre très large. Elle épate dans un exercice de diction de haut vol comme « Les passants pressés » tout comme elle surprend sur un air de salsa comme « Le réveil ». L’album est une réussite musicale complète qui est appuyée par la participation de musiciens de renom. L’enregistrement et la production sont parfaits et la prise de voix est tout bonnement superbe.
Quant aux textes, ils ne vous lassent jamais et tournent autour de la vie quotidienne qui n’est pas toujours… rose ! Il y a les chansons de couple qui traitent de l’infidélité de deux manières différentes (« Feux de paille » et « Cours toujours ») ou du rapport de force entre les conjoints (« Laisse-moi de la place »). Puis il y a les textes qui parlent des problèmes de la jeune femme par rapport à l’esthétique et ce qui va avec : « La salle de torture » et « Natacha ». Et, enfin, il y a ces petites choses dont on aimerait se passer au quotidien mais que l’on doit subir : « Le réveil » (l’objet), « Les passants pressés » et « J’aime pas la ville ».
Au final, cette jeune chanteuse a du peps à revendre, de l’optimisme à foison et du talent à donner le tournis. Et, de plus, avec l’expérience qu’elle a déjà acquise sur scène dans le monde du jazz, il est presque certain que ces spectacles seront des grands moments d’enthousiasme populaire.
Assurément, les chansons de Julie constituent un bouquet de Roses pour lesquelles on aimerait volontiers devenir horticulteur !
Pour en savoir plus sur l’artiste et sur son album, rendez-vous sur le site internet de Julie Roses en CLIQUANT ICI.

Amandine Bourgeois pour la France à l’Eurovision

Le concours Eurovision de la chanson aura lieu à Malmö en Suède le samedi 18 mai 2013. Si l’on savait déjà que Roberto Bellarossa représenterait la Belgique, on sait maintenant que la France a choisi sa représentante. Ce sera Amandine Bourgeois qui fut victorieuse de l’édition 2008 de la « Nouvelle Star ». Elle interprétera ce soir-là la chanson « L’enfer et moi » qui risque bien d’être le seul morceau interprété en français au cours de la soirée. Son auteur n’est autre que le célébrissime parolier Boris Bergman qui a signé un nombre impressionnant de succès depuis les années 1970 avec, par dessus tout, une grande partie du répertoire d’Alain Bashung. Le compositeur est David Salkin.

Georgette Plana nous a quittés

Georgette Plana en 1978 - Photo (c) Vogue Pascal Carqueville

Georgette Plana est décédée à l’âge de 95 ans ce 10 mars 2013 près de Paris. En 1967, alors qu’elle avait 50 ans, la chanteuse française Georgette Plana a atteint les sommets des ventes de disques en France avec « Riquita ». Il s’agissait d’une chanson du répertoire francophone du début du 20e siècle reprise par l’artiste qui enregistra alors tout un 33 tours de classiques de la chanson réaliste française. Parmi ces chansons, il y avait aussi « La femme aux bijoux », « Le dénicheur », « Du gris » ou « Les nocturnes ».
C’est elle qui « déclencha », à l’époque, la mode des anciennes chansons remises au goût du jour. Des groupes comme les Sunlights enregistrèrent avec succès « Les roses blanches », les Charlots reprirent, entre autres, « Cach’ ton piano » et Antoine livra une nouvelle version de « Dites-moi ma mère » de Maurice Chevalier. C’était quelques mois avant mai 1968 et les jeunes artistes essayaient encore de séduire parents et grands parents en leur proposant une nouvelle lecture des chansons de leur jeunesse. Georgette Plana était née le 4 juillet 1917 à Agen dans le Sud-Ouest de la France. C’est à Bordeaux qu’elle effectua ses premiers pas de danseuse de music-hall avant de rejoindre Paris en 1941. Elle chante à l’Alhambra de Paris avec Bourvil en 1942 et enregistre alors bon nombre de chansons avant de se retirer du show business à la fin des années 1940. Elle mène alors une vie de famille tranquille et s’occupe de ses deux enfants. Mais la passion de la chanson refait surface plus de vingt ans plus tard
lorsqu’elle sort, en 1967, le fameux album évoqué ci-dessus. Ses qualités vocales ne sont pas irréprochables mais elle possède ce grain de gouaille qui convient parfaitement au répertoire qu’elle interprète. Elle connaît ainsi encore le succès avec « La fille du bédouin », « La valse brune » ou encore « E Viva Espana » composée par le Belge Léo Caerts. Sur ses enregistrements, Georgette sera parfois accompagnée par le célèbre accordéoniste français Aimable. En 1969, elle a aussi enregistré un duo avec Antoine : « Je t’offre un verre » et, cinq ans plus tard, elle sera de la tournée française du podium d’Europe 1 aux côtés des Martin Circus.

LE QUESNOY EN CHANTEUR(S) : 18 ans, l’âge majeur

Du 15 au 30 mars, la ville du Quesnoy (F), près de Valenciennes va à nouveau vivre au rythme de la chanson francophone. Et le festival « Le Quesnoy en chanteurs » va, pour la 18e fois, proposer un savoureux et savant mélange de concerts proposant de découvrir des artistes jeunes et neufs et d’autres plus expérimentés.

Jérôme Savary a tiré sa révérence

L’acteur, metteur en scène et directeur de théâtre français Jérôme Savary s’est éteint ce lundi 4 mars 2013 des suites d’un cancer à l’âge de 70 ans.

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Les gagnants du concours franco-allemand de Sulzbach

Les gagnants du deuxième concours franco-allemand de la chanson ont été désignés le samedi 2 mars à Sulzbach. Il s’agit du seul concours du genre : le « Moulin à Sel » de Sulzbach en Allemagne.

Laurent Berger (c) Thierry Cirriez

Le prix principal récompensant un auteur, compositeur et interprète français est revenu à Laurent Berger, de Grenoble, qui a aussi obtenu le prix du public. Du côté allemand, c’est l’actrice et chanteuse Manuela Sieber, de Berlin, qui a conquis le jury. Les deux artistes sont repartis avec 2 000 Euros chacun. C’est donc la chanson poétique de bonne facture qui a été primée.

Le prix pour la meilleure chanson autour du Sel, Sulzbach étant une ville d’extraction de sel, est revenu à la jeune Française Emilie Marsh, qui a également gagné un deuxième prix de 1 000 Euros. Les deux autres finalistes, Lukas Meister, de Fribourg, représentant de la rélève pour la chanson allemande, et Mélinée, une jeune Toulousaine qui vit et chante à Berlin, ont remporté, elles aussi, la somme de 1 000 Euros.

Décès de Daniel Darc

Le chanteur français Daniel Darc a été retrouvé mort à son domicile ce 28 février 2013. L’ex-chanteur du groupe Taxi Girl serait décédé à la suite de l’absorption d’alcool et de médicaments.
Né le 20 mai 1959 à Paris, Darc fut très influencé par le mouvement punk de la fin des années 1970 et c’est à cette époque qu’il devint le chanteur du groupe Taxi Girl entre 1978 et 1986. Le groupe n’enregistra cependant qu’un seul album et récolta un fameux succès avec « Cherchez le garçon ». Entamant ensuite une carrière de chanteur soliste. Avec son complice Jacno, décédé en 2009, il enregistra un premier album intitulé « Sous influence divine » en 1987. Alors que sa popularité s’était étiolée dans les années 1990, Daniel Darc était revenu au premier plan en 2004 avec l’album « Crève Coeur ». Grâce à cet album, il reçut, à 45 ans, une Victoire de la musique comme révélation de l’année. Fin 2011, il avait sorti l’album « La Taille de mon âme » avec, notamment, le single « C’est moi le printemps ».