Les albums francophones de la fin 2012 et du début 2013

Voici une sélection des albums qui ont été commercialisés depuis septembre 2012.

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Le Belge Roberto Bellarosa ne chantera pas en français à l’Eurovision

Il est de notoriété publique que les chansons interprétées en français ont de moins en moins la cote dans les grands concours internationaux comme le Grand-Prix Eurovision. Il en est d’ailleurs de même pour d’autres langues comme le néerlandais ou le suédois contrairement à l’espagnol, l’italien ou, surtout, l’anglais.

En Belgique, depuis toujours, un candidat néerlandophone alterne avec un chanteur francophone. Mais il n’y a jamais eu de règle précise en ce qui concerne le langage d’interprétation de la chanson sélectionnée. Et il y a bien longtemps que les représentants flamands ont opté pour la langue de Shakespeare, ce qui n’était pas encore trop le cas des Wallons.

La RTBF (radio télévision belge francophone) a décidé, en cette année 2012, d’envoyer le vainqueur de la première saison du concours « The Voice Belgique » au Grand Prix Eurovision (voir article ci-dessous à ce propos). Et cela en réjouissait plus d’un puisque le jeune garçon de 18 ans, Roberto Bellarosa, semble avoir du talent. Et puis aussi, parce qu’en fonction des goûts personnels avoués par l’artiste en herbe, il semblait avoir une nette préférence pour la chanson francophone. Au point de confier qu’il chanterait probablement en français à Malmö, ville d’accueil de l’Euro Song Contest de 2013.

Et puis, finalement, pour d’indubitables raisons commerciales, le jeune Roberto a offert trois chansons au choix du public d’auditeurs et d’internautes francophones et au jury des professionnels : deux interprétées en anglais et une en français. Et c’est « Love kills » qui a emporté les suffrages.

C’est assurément dommage pour tous ceux qui croient avec raison que la chanson francophone peut encore s’exporter et se « vendre » à l’étranger avec ses caractéristiques propres. Et il s’avère un peu trop facile de taxer de passéiste ceux qui prétendent à juste titre que la seule victoire belge au concours Eurovision fut celle de Sandra Kim en 1986 avec un texte francophone : « J’aime la vie ». Et que si Jean Vallée se classa deuxième en 1978, c’est aussi en chantant « L’amour ça fait chanter la vie » en bon français. Bien sûr, ces mélodies-là n’ont sans doute pas fait le tour de la planète. Mais peut-on avoir la naïveté de croire que « Love Kills » y parviendra ? C’est toutefois ce que l’on peut souhaiter, en beau joueur, à ce cher Roberto Bellarosa qui aura encore, c’est certain, d’autres occasions de chanter en français avec la voix de l’honnêteté.

Georges Bellec, un des Frères Jacques, est décédé

Chanteur membre des Frères Jacques mais aussi peintre et musicien, Georges Bellec est décédé le jeudi 13 décembre 2012 à Senlis (France). Il avait 94 ans.
Né le 18 mars 1918 à Saint-Nazaire (F), Georges Bellec avait rejoint dès 1944 le très populaire groupe de quatre chanteurs créé par son frère André. Véritables phénomènes de scène, ils se rendirent célèbres avec leurs justaucorps multicolores, leurs gants blancs et leurs chapeaux haut de forme.
Il ne reste désormais plus qu’un seul des Frères Jacques en vie. Il s’agit de Paul Tourenne qui vit au Québec. Les deux autres membres du groupe, François Soubeyran et André Bellec, sont respectivement décédés en 2002 et 2008.
Les « Frères Jacques », dont aucun ne portait ce prénom, ont marqué l’histoire de la chanson française avec leurs chorégraphies proches du mime. Le nom du groupe venait, en fait, de l’expression « faire le Jacques » qui signifiait faire l’idiot. Entre 1944 et 1982, ils ont interprété, à leur manière vocalement très originale, un grand nombre de classiques de la chanson francophone signés Boris Vian, Georges Brassens, Serge Gainsbourg, Léo Ferré ou Jacques Prévert entre autres. Ils connurent aussi des succès plus personnels avec « La Marie-Joseph », « C’que c’est beau la photographie », « La ceinture », « Le peloton » ou encore « La confiture ».

« Le Moulin à Sel de Sulzbach », prix franco-allemand de la chanson

En cette année 2013 où l’on va célébrer le cinquantenaire de la réconciliation franco-allemande, la Ville de Sulzbach, en Sarre, organise pour la deuxième fois le Prix franco-allemand de la chanson. Ce prix doté au total de 8 500 euros est ouvert aux auteurs-compositeurs-interprètes solistes chantant en allemand et/ou en français.
Alors que la première édition, en 2012, a rendu hommage au poète français Georges Brassens, le festival sera consacré cette fois à l’oeuvre du chanteur allemand Reinhard Mey que les Français connaissent mieux sous le nom de Frédérik Mey.
Pour participer à ce concours, les artistes doivent déposer leurs candidatures jusqu’au 31 décembre 2012. La grande finale, avec décision du jury, aura lieu le vendredi 2 mars 2013 à 19 heures à la salle des fêtes Aula de Sulzbach. Pour plus d’informations et les formalités de candidature sur les sites internet suivants : www.prixdelachanson.eu ou www.chansonpreis.de. Adresses électroniques : info@prixdelachanson.eu ou info@chansonpreis.de. Tél. +49 66897-54141.