Steve LINDEN : Carpe Diem

Voilà un disque p(r)op(re) et épuré à l’image de la pochette : en noir et en blanc.
Dès le début, on est capté par un style musical et vocal qui rode autour de l’univers de Pascal Obispo. Le CD a été réalisé grâce aux producteurs internet d’Aka Music.
Steve Linden s’appelle véritablement Vanderlinden. Il fut l’un des finalistes du concours télévisé belge « Pour la gloire », bien avant la télé-réalité, en 2002. Les chansons de son album ont été écrites et mises en forme par son frère Fabian. Sur des mélodies plutôt accrocheuses et très pop, les textes ne sont pas insignifiants.
Le disque est constitué d’histoires d’amour et de thèmes plus sérieux sans que ces derniers  ne forment des chansons réellement engagées. Ce sont plutôt des constats dressés à partir de situations sans doute vécues et observées.
L’ensemble est cohérent et commence par « La vie va », une bonne chanson qui précède, à juste titre, « Carpe Diem » qui a donné son nom à l’album. Pour l’artiste, « Carpe Diem » est une  belle devise peu réalisable dans ce monde où l’on vous demande tout le temps d’être performant et de courir.
L’AMOUR
Côté chansons d’amour, il y a « Mon amour » : l’histoire d’un ami-confident incompris qui aurait voulu être plus que ça : un amant. Et puis il y a séparation et le divorce traités de manière plutôt humoristique dans « Union à durée déterminée ».
LA DECHEANCE HUMAINE
« L’enfer de ta vie » est une chanson sur la dépendance : ici, en l’occurence, l’alcool. Mais le texte peut s’appliquer à d’autres addictions. A noter la très belle version acoustique de cette chanson qui se trouve en plage cachée en fin d’album.
« Plus tout à fait toi » est une chanson toute en sensibilité sur la vieillesse et l’Alzheimer développé par une maman.
On peut enfin aussi classer dans ce thème de la déchéance « Identité ». Ce texte aborde le fait que notre société nous pousse à perdre notre âme pour être à la page ou à la mode. « A trop vouloir ressembler au plus grand nombre, on en perd son identité ».
LA MORT
Deux chansons de cet album s’attardent sur la mort plus ou moins programmée.
Il y a d’abord la reprise du « paradis blanc » de Michel Berger. Côté musique, l’adaptation plus rythmée de la mélodie douce de Berger est plutôt risquée. Les puristes trouveront sans doute que la chanson n’avait pas besoin de ça.
Et puis, il y a le dernier titre enregistré sur le mode piano-voix : « Le livre ». Le thème en est le suicide. Ici la voix ressemble plutôt à celle de la belle époque de Patrick Juvet.
VARIETE
Si des thèmes importants et sérieux sont ainsi développés par Steve Linden, n’allez pas croire pour autant que son album soit monotone. Il n’en est rien. L’opus est en effet agréable et alterne avec bonheur les chansons légères et les mélodies plus élaborées. Parmi les « tubes » éventuels et très pop, il y a « C’est la musique » qui contribue donc à rendre cet album définitivement varié.
Pour en savoir plus sur cet artiste, faites un tour sur le site internet de Steve Linden en CLIQUANT ICI.